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29 juillet 2009

Les résultats du Bac 2009 procclamés

Le sort des 163.523 candidats du baccalauréat session 2009 est connu depuis hier mardi 28 juillet comme prévu. Les résultats sont catastrophiques. C'est la déception totale. 20,27 %. C'est le taux de réussite à cet examen à grand tirage sur l'ensemble du territoire, contre 30% l’année dernière. Soit seulement 28.487 sur 163.523 candidats qui ont pu avoir leur ticket pour le supérieur.
Dans bon nombre de centres visités, les pleurs et les cris fusaient de partout. Tant les «victimes» étaient nombreuses. Les statistiques l'illustrent clairement.
Sur 200 candidats au bac à Séguéla, 25 ont été admis. Soit un taux de 5,20%. Le plus faible taux enregistré sur l'ensemble du territoire. Quand Yamoussoukro et Dimbokro ont réussi à se démarquer. Elles ont respectivement 29,74% et 29,71%.
Cette année, le moins qu'on puisse dire, c'est que le taux d'absence a été très élevé : 14,05%.
La série C a enregistré le plus grand nombre d'admis. Sur les 6.388 candidats, 5.815 ont été reçus. Soit un taux de 66,26%. Quand la série D, comme cela est de coutume depuis plusieurs années, est à la traîne. Le taux de réussite, le plus faible des 16 séries.
Ces résultats, bien que tristes, ne sont guère surprenants en réalité. En effet, depuis plus de trois ans, les résultats du baccalauréat n'atteignent pas les 45%. Au grand dam des parents qui se saignent, en dépit de la crise financière qui gagne la majorité des foyers ivoiriens, pour scolariser leurs enfants. C'est le lieu également d'interpeller sur la qualité et les conditions de formation qui laissent à désirer.

La série D encore au bas de l'échelle
Depuis plusieurs années, le taux d'échec de la série D est le plus élevé. Cette année, la «tradition» a été respectée. Sur les 99.249 candidats, 11.591 ont été admis. Soit un pourcentage de 13,68. Cette situation, on ne peut plus récurrente, ne laisse personne indifférent. C'est le cas du proviseur de l'un des établissements d'excellence en Côte d'Ivoire, en l'occurrence le Lycée Classique d'Abidjan, M. Sylla. Selon lui, il ne faut pas caresser le problème dans le sens du poil. Lorsqu'il y a problème, il faut agir en identifiant les bases de cette situation. «Le système d'encadrement et l'orientation des élèves sont la base de ce dérapage éducatif», explique-t-il. D'où la nécessité pour lui d'une révision des critères d'orientation, en équilibrant le niveau dans les matières spécifiques et d'une multiplication des établissements scolaires, en insistant sur la qualité de l'instruction.

Les Zones Cno à la traîne

Les zones Centre Nord et Ouest du pays ont encore du mal à retrouver la cadence. C'est le moins qu'on puisse dire. A en juger par le fort taux d'échec enregistré dans ces zones. Tout comme dans les autres villes, la proclamation des résultats du bac 2009 y a suscité la détresse. Elles ont ravi la palme des faibles taux. Sur l'ensemble des 15.206 postulants, ce sont 2.424 qui ont été admis. Le dernier de la classe dans cette session est Séguéla, le plus faible avec un taux de 5,20%. Suivi de 7,53% pour Odienné et Man avec 10,96% de réussite.

Source Le Quotidien

21 juillet 2009

Ma caméra au député UMP de Lille

Nous avons eu l’occasion d’avoir un entretien avec Sébastien Huyghe, député UMP de Lille. Un bleu dans le pays des socialistes. L’on se souvient qu’en 2002, il avait battu Martine Aubry l’actuel Maire de Lille et première secrétaire du Parti Socialiste. Cinq années plus tard en 2007, les Lillois lui redonnait l'occasion d'être l'opposant numéro 1 dans le nord.
Il donne son avis sur la loi Hadopi (loi contre le téléchargement illégal) et le port de la burqua en France.

20 juillet 2009

Café Baoulé, la recette low cost à l'ivoirienne

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Le café, on connaît. Le mot ‘‘Baoulé’’, pas forcément. Il s’agit d’une ethnie du centre de la Côte d’Ivoire. Le café baoulé n’est pourtant pas une recette propre à ce peuple. les Baoulé sont certes de gros planteurs de caféiers mais leur enthousiasme pour le breuvage tonifiant n'est pas des plus évidents.
Il y a plus bizarre. La recette en elle-même est atypique pour certains et originale pour d’autres.
Pas besoin de faire de grandes courses pour se procurer les ingrédients. Du sucre et de l’eau suffisent à préparer cette fameuse recette. Dans toutes les maisons de la Côte d’Ivoire, on trouvera au moins une personne qui cuisine et déguste ce plat.
À l’origine, il était fait pour les personnes qui ont peu de ressources. Celles qu’on retrouvait dans les villages et qu’on retrouve de plus en plus dans les bidonvilles situés aux pieds des immeubles et autres villas de luxe.
Pour deux personnes, achetez dix carrés de sucre et prévoyez un litre d’eau. Mais attention. Si les ingrédients sont aussi faciles à trouver et si ‘‘ma’’ recette semble banale, la préparation demande une dose de chimie ajoutée à un sens aigu de la mesure. Si vous mettez trop d’eau, vous la ratez. Et si vous ajoutez un peu trop de sucre (ou même moins) vous passez à côté.
Pas besoin d’un récipient gradué pour réussir le bon mélange (au passage, vous pouvez utiliser un canari en terre cuite de Korhogo dans le nord, ou un tablier en bois de Gagnoa dans l’ouest ou encore une calebasse. Vous pouvez également utiliser les verres en plastique appelés communément «gobelets» ou «Côpe»). Peu importe ! Il faut donc juger au regard.
Surtout pas d’eau chaude, ni d’eau trop froide. Elle ne doit pas être tiède non plus. «Elle doit être naturelle», vous dira t-on. Je sais que cela semble très aléatoire. Parce qu’une eau naturelle au village est celle qui sort de la rivière ou du puits. Mais en ville, c’est une eau qui coule du robinet. Dans un cas ou dans l’autre, la température peut varier. Soit. Il faut qu’elle soit naturelle.
Autre chose. Ne mettez pas le sucre avant l’eau. Il faut dans un premier temps verser votre eau naturelle dans un récipient. Ajoutez ensuite les 10 carrés de sucre. De préférence, utilisez le sucre qui provient des cannes à sucre et non celui qui est industriellement fabriqué. Une fois dans l’eau, laissez dissoudre. Deux minutes. Là encore, vous n’avez pas forcément besoin de regarder votre montre ou votre minuteur. Autrefois, les villageois n’avaient pas de montre. Il fallait faire appel au chrono du cerveau pour savoir que le moment est venu de faire le mélange. Il faut remuer, remuer, remuer jusqu’à ne plus apercevoir un quelconque grain de sucre.
À ce niveau, la recette est quasiment finie. Il faut alors choisir l’accompagnement. Mais pas n’importe lequel ! Du pain, vous me direz. Eh oui, du pain. Mais pas n’importe lequel. Il faut choisir celui qui a été fabriqué depuis au moins trois jours et qui croupit aux «invendus» des boulangeries. En Côte d’Ivoire, ça s’appelle du «Pain Godio».
Le pain Godio coûte six fois moins cher que le ‘‘vrai’’ pain vendu en boulangerie à 150 francs (environ 22 centimes d’euro). À 25 francs CFA ( 0,33 centimes) vous pourrez vous en procurer.
Avant de l’utiliser, vérifiez que les fourmis, les cafards et autres insectes friands de cette nourriture n’y ont pas installé leur demeure.
Dès à présent, votre recette est prête. Mais pour bien faire, il faut savoir la déguster.
Là aussi, il s'agit d'un autre style. D'une habitude à prendre.
Ne prenez pas la peine de découper le pain Godio en deux ou en plusieurs autres morceaux. Ne servez pas le café baoulé dans des verres individuels. Si vous êtes deux à manger, trempez (chacun à son tour) le pain dans l’eau sucrée jusqu’à ce que vous sentiez le bout immergé suffisamment mouillé. Puis, portez-le à votre bouche. Au départ, c’est sûr, c’est un exercice délicat pour votre mâchoire. Mais au fil de trois petit-déjeuners, vous vous rendrez compte de l’aisance avec laquelle vous arrivez à mettre le pain mouillé dans votre bouche et à le mâcher.
Et si vous n’arrivez pas à finir votre pain, vous pouvez le conserver pour le petit-déjeuner du lendemain matin. Il sera encore plus « Godio » et certainement plus appétissant pour un autre café baoulé.

Les partis, les blogs et les réseaux sociaux

 

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Les blogs. Nous n’avons plus que ce mot à la bouche. Au départ, certains trouvaient que c’était une banalité, un épiphénomène. Mais bien vite ils se sont rendus compte de l’importance de ce puissant moyen de communication et d’expression…libre.
Les partis politiques sont désormais dans la danse. Toutes les tendances ont désormais leurs blogs et figurent de plus en plus sur les réseaux sociaux notamment les plus influents tels que facebook, Skyrock, Hi5...

Trois groupes de partis sont mis au scanner. Les «grands partis» que sont (par ordre d’arrivée au pouvoir) le Pdci, le Fpi et le Rdr(?). Ensuite ceux qui sont appelés les «petits partis» ou partis «périphériques» tels que le Pit (Parti ivoirien des travailleurs), le MFA (Mouvement des Forces d‘avenir), l’Udpci (Union pour la démocratie et la paix en Côte d‘Ivoire). Enfin les partis émergeants (ou dissidents appelez-les comme vous le sentez) comme le Rpp et bien d‘autres.

 

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Commençons avec le parti le plus communicateur en Côte d’Ivoire. Le Rassemblement des républicains (RDR). A côté du site web du parti dirigé par l’ancien premier ministre Alassane Ouattara (voir sa page facebook), un nombre important de blogs est néspour diffuser largement les idées du parti et bien entendu les activités.
L’un des plus grand activiste en matière de cet outil est certainement le ministre des Tic Hamed Bakayoko avec son blog.  Un espace mit assez régulièrement à jour avec des textes et des photos, mais aussi des vidéos. «Am’Bak » comme il aime se faire appeler diffuse toutes ses activités en tant que ministre, mais aussi entant que homme fort du RDR (Il est le Directeur central de campagne chargé de la jeunesse). Il est également présent sur Facebook, et sur HI5.

ddc rdr.jpgA côté de lui, il y a les sections régionales, départementales ou celles des quartiers qui ont jugé utile d’avoir des blogs. J’en veux pour preuve le blog initié par la direction de campagne de Yopougon Songon (voir ici). Elle a dû ouvrir un autre blog et ce, se défend t-elle  «dans le soucis de mieux rendre compte des activités au niveau de la zone Yopougon-Songon (quartier de la plus grande commune d‘Abidjan)». Il y a également le désormais célèbre blog de la section des jeunes du RDR de Yopougon crée en décembre 2008. Ce blog est actualisé presque tous les jours. Au-delà des informations sur la section, toutes les activités du président du parti sont reprises. Les auteurs de ce blog se prononcent également sur l’actualité nationale et internationale. Tous les sujets y passent. Politique, société, religion, sport, économie: c’est un vrai journal.
Au niveau national, il y a ce blog. L’auteur serait Karamoko Yayoro, l’actuel président des jeunes du parti. Les activités des jeunes et du parti en général figurent.
Les partisans du Rdr en France ont leur espace interactif. Un blog qui déroule les activités du Rdr qui se font à l’étranger.
Le moins que l’on puisse dire, même si l’on sait qu’il existe d’autres blogs que nous n’avons pas pu trouver, c’est que le Rassemblement des républicains utilise à fond cet outil.

 

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Qu’en est-il du plus vieux parti de Côte d’Ivoire? Ce parti que l’on indexe comme «dépassé» en matière d’utilisation des Tic. Eh bien, ce qui le pensent, risquent de se tromper. À côté du site officiel du parti d’Houphouët Boigny qui a une certaine interactivité (l‘une des spécificités d’un blog), l’actuel président du parti Henri Konan Bédié, marque sa présence sur Facebook et surtout sur Skyrock.  Des espaces où les idées du Pdci sont diffusées.

Dans les directions de campagnes on s’organise également pour être présent sur le web via les blogs. La direction de campagne de Didiévi (ville dans le centre de la Côte d’Ivoire) à son blog. On y trouve des informations générales sur des faits dans la région mais surtout des activités du Pdci dans la zone. Le Pdci de la diaspora fait aussi parler de lui. En Suisse comme en France on retrouve des blogs dédiés à l’ancien parti au pouvoir. Justement dans un classement du Weborama le blog du Pdci de France est dans le peloton de tête.
Ajoutons aux blogs du Pdci du Danemark et des Usa, un forum de discussion autour des thèmes qui touchent le parti.

bombetblog.jpgPourtant, dans cette famille politique, le torchon brûle. Il y a de la dissidence. Et cela se voit aussi dans des blogs créés par d’anciens membres du parti ou dédiés à ceux-ci. En tête, l’ancien ministre de l’intérieur Emile Constant Bombet avec un blog qui lui est consacré. L’auteur de ce blog tient à montrer que «Henri Konan Bédié est devenu et continu d’être celui qui a le plus bénéficié et qui continue de tirer profit du système que Houphouet-Boigny a mis en place pour son pays, la Côte d’Ivoire». Il demande à Bombet de «prendre ses responsabilités». «Nous demandons donc á Emile Constant Bombet de reprendre le relais là où il a été déposé pour rallumer la flamme militante du PDCI-RDA et redonner espoir aux millions d’Ivoiriens qui désirent encore retrouver leur belle Côte d’Ivoire», écrit le blogueur. (Lire entièrement la requête ici)
Autre dissident et certainement le premier depuis le début de la crise ivoirienne. Laurent Dona Fologo, actuel président du Conseil économique et social. Sorti du Pdci rda, il a créé le Rassemblement pour la Paix, le Progrès et le Partage (RPP-P?-). Son parti à un site web qui  diffuse la (nouvelle) vision du «père du sursaut national». D’ailleurs son blog personnel le suit dans toutes ses activités. Pas souvent mis à jour, il reprend de façon générale des articles de journaux qui sont consacrés à Fologo.
En somme, même s'il est qualifié de "conservateur" dans ses idées et ses méthodes, il faut reconnaître que le Pdci n’entend pas être en marge de l’utilisation des outils du Web 2.0. Et il le fait mieux que plusieurs d'ailleurs. Au vu de ce qu'on pourrait appeler une "marée verte" sur le net.

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Quittons le vieux parti pour atterrir dans celui des refondateurs. C’est-à-dire le Front populaire ivoirien (FPI) créé et dirigé par Laurent Gbagbo. On lui reprochait ici de ne pas avoir de site web fonctionnel. Maintenant c’est chose faite. Mais jetons un regard sur les blogs et la présence dans les réseaux sociaux.
Quasiment absent de cet univers. Mais on peut retrouver une page du Président de la république sur Facebook et un profil du FPI. Sur Hi5, une page de campagne est drôlement vide. Certainement, le parti du Chef de l’Etat ne trouve pas l’utilité de mener le combat sur le web.

Quid des «petits» partis tels que le Pit, le MFA et l’Udpci.
Pas grand-chose.

DMblog.jpgA part leurs sites web, le Pit et l’Udpci sont quasiment absents de la blogosphère et des réseaux sociaux. Le MFA malgré son site web, a un blog qui lui est dédié. Rien de plus. L’auteur de cette plateforme écrit pourtant que «les propos tenus n'engagent que leur auteur et ne peuvent être considérés comme l'expression de la pensée du MFA».
A leurs côtés, l’un des derniers arrivés sur la «scène grand public» de la politique ivoirienne. Gnamien Konan, ancien directeur national de la Douane. En plus de son blog et de son site régulièrement mis à jour, il jouit d'une forte présence sur sa page facebook. Aussi, parmi les isolés ou les exilés l’on peut découvrir  le «blog politique de Doumbia Major», (ex ?) membre de l’ex-rebellion, et son profil sur Facebook.

C'est certain. Les hommes politiques (à l’exception de certains) en Côte d'Ivoire, ont compris qu’il existe une vrai démocratie sur le web. Et ils ne s’en privent pas. Désormais, petits comme grands, tous les partis ont la chance d’être logés au même rang sur la toile. Tant pis pour ceux qui ne veulent pas en profiter.

17 juillet 2009

Football: Les tranferts des Pros ivoiriens

Zokora, Kader, Cissé, c’est fait
Ils sont situés sur leur sort et débarrassés du stress. Pendant que le marché bouillonne, ils sont installés avec leurs nouveaux clubs et se préparent à affronter les nouveaux défis qui les attendent.

Didier_Zokora_CIV150.jpgZokora à Séville
Didier Zokora alias «Maestro» s’est engagé pour quatre ans avec le FC Séville. Le milieu de terrain des Eléphants, après trois saisons à Tottenham, se lance un nouveau défi avec le club andalou. Recruté à 9 millions d’euros (plus de 5,9 milliards F CFA), il retrouve dans l’effectif du FC Séville deux de ses compères en équipe nationale, l’attaquant Koné Arouna et le milieu récupérateur N’Dri Koffi Romaric.

Kader Keita.jpgKader pour la rédemption en Turquie
Arrivé au club en juillet 2007, Kader Keïta aura disputé 72 matchs sous le maillot lyonnais. Considéré en son temps comme le transfert le plus élevé du club (le transfert de Sonny Anderson demeure aujourd’hui le plus élevé jamais réalisé par le club, 17,7 M€, devant celui de Kader Keita établi à 16 M€ et non 18 M€, selon le site du club), l’attaquant ivoirien n’a jamais pu justifier la mise des dirigeants lyonnais. Manquant de temps de jeu, Kader n’a pas hésité à s’expatrier en Turquie où il s’est engagé avec Galatasaray pour un montant net minimum de 8,5 millions d’euros. Un nouveau challenge pour le fantasque attaquant des Eléphants.

cisse sekou.jpgCissé veut franchir un palier
Cissé Sékou fait partie des joueurs débarrassés du stress des transferts. Le jeune attaquant international ivoirien a vite faite de se trouver un point de chute. Pressenti au départ avec le PSV Eindhoven, Cissé a finalement signé au Feyenoord de Rotterdam. Evoluant la saison dernière au Roda JC, l’ivoirien franchit un palier important dans sa carrière avec l’un des meilleurs clubs hollandais. Agé de 24 ans, il a le temps de fourbir ses armes à travers les compétitions européennes. Mais encore faut-il qu’il aille jusqu’au bout de son contrat de quatre ans.

D'autres ont envie de partir, mais…

Doumbia Seydou.jpgDoumbia, le fusil cherche preneur
C’est le cas du jeune Seydou Doumbia. Meilleur buteur du dernier championnat suisse, l’ivoirien est pisté par des clubs de Ligue 1 en France. Après Monaco, c’est au tour de Saint-Etienne de s’intéresser au joueur de 21 ans.

gervinho.jpgGervinho très courtisé
Le plus sollicité est indécis reste Yao Kouassi Gervais «Gervinho». Elément essentiel de l’effectif du Mans depuis deux saisons, Gervinho intéresse plusieurs clubs européens. De la France (Lille, OM), de l’Espagne (Atletico Madrid) et de l’Angleterre (Arsenal), les sollicitations fusent. Mais le joueur ne veut pas se lancer dans le vide. Le capitaine des espoirs ivoiriens entend privilégier sa carrière. Ce qui lui impose un choix sportif bien réfléchi.

yaya toure.jpgYaya pourchassé par Arsenal et Manchester United
Il dit se sentir très bien à Barcelone. Mais cela n’empêche pas d’autres clubs de lui faire les yeux doux. Le milieu défensif des champions d’Europe est dans le viseur du club anglais, Arsenal. Arsène Wenger, le manager des Gunners veut réunir Touré Kolo et son cadet dans son effectif. Pour y parvenir, il va falloir délier le cordon de la bourse et surtout proposer un challenge important à Yaya. Mais également, il doit composer avec la concurrence de Manchester United. Sir Alex Ferguson aime beaucoup Yaya Touré et verrait d`un bon œil un milieu mancunien dont ferait parti Yaya Touré, la saison à venir.

City fait le forcing pour Touré
Face à sa volonté de réunir les frères Touré à Fly Emirates, Arsène Wenger doit également faire face à la concurrence de Manchester City. Les Citizens, depuis la saison dernière, n’ont pas encore abandonné leur ambition de recruter le défenseur central d’Arsenal, Touré Kolo Abib. Pour séduire les dirigeants londoniens et tirer le vice-capitaine des Eléphants de Côte d’Ivoire, City aurait adressé une offre de 14 millions d’euros. Dans la même visée, les Citizens qui veulent se séparer de Micah Richards ne s’opposeraient pas à un échange Kolo-Richards, surtout que les Gunners songent au joueur de City.

tioté.jpgTioté Cheick dans l’expectative
Annoncé en France au début du mois de juin, les pistes menant au milieu de terrain de Twente semblent se refroidir. Le Stade rennais et l’Olympique de Marseille se sont renseignés sur l’Ivoirien. Mais au moment de faire les achats, ils se sont rebiffés. Laissant le jeune milieu récupérateur sur le carreau.

aruna dindane.jpgAruna dans l’embarras
Il ne se passe de jour sans qu’on ne parle de Dindane Aruna. L’attaquant ivoirien est très demandé. Plus que l’indemnité de transfert, c’est le choix qui embarrasse «Danger man». Il est annoncé tantôt en Allemagne où le Herta Berlin serait intéressé par son profil. En Angleterre, on évoque Hull City et Blackburn. La France n’est pas en reste. Rennes, Monaco, Nice et Marseille ont manifesté leur envie d’avoir avec eux l’attaquant ivoirien. Mais rien n’est encore décidé. De toute évidence, Aruna est prié de se trouver un club. Plus gros salaire du club lensois, le départ de l’Ivoirien allégerait la masse salariale.

eboue emma.jpgEboué des envies de départ
Au club depuis 2004 et relégué sur le banc, Eboué Emmanuel ne se sent plus à Arsenal. De quoi à faire les affaires du Paris Saint-Germain (PSG), du Milan AC et d’autres clubs, soucieux d’avoir le joueur ivoirien. Polyvalent (il peut jouer latéral droit ou milieu droit), Eboué n’est pas contre un changement d’air.

Boubacar-Sanogo_.jpgSanogo Boubacar
Après une pige de six mois à Hoffenheim, Sanogo Boubacar a rejoint son club, le Werder de Brême. Mais l’avenir de l’attaquant ivoirien ne semble plus s’inscrire dans ce club. Eternel abonné au banc de touche, l’international ivoirien veut un temps conséquent de jeu en vue de la prochaine CAN et du Mondial 2010. Des ambitions qu’il pourra réaliser en signant ailleurs. Dans cette optique, Toulouse (L1-France) s’est renseigné sur l’Ivoirien. Cette piste s’est refroidie et laisse l’attaquant ivoirien sans espoir.

Meite, Abdoulaye.jpgMéité, retour en France ?
Le défenseur international ivoirien est annoncé de manière imminente en France, trois ans après l’avoir quitté. Le sociétaire de West Bromwich Albion, relégué en 2e division, veut changer d’air et ne serait pas contre un retour dans l’Hexagone. Mais l’intérêt de Blackburn pourrait lui faire changer d’avis.

Source Le Patriote

15 juillet 2009

Lille aux feux d’artifice

 

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14 juillet. Jour anniversaire de l’indépendance de la France. Ce soir, comme partout en France un feu d’artifice est prévu à Lille . Un moment auquel tout le monde est convié. Personne ne veut le rater.
22 heures 30. Les rues du Boulevard de la Liberté sont bondées de monde. Jeunes, vieux et enfants, femmes comme hommes. Personne ne veut se faire raconter cet instant magique. Pour la plupart, ils sont des habitués de ce genre de rendez-vous. Pour moi, c’est bien la première fois. C’est d’ailleurs la première fois que j’assiste à un feu d’artifice.
De temps à autre, des bruits de pétards se font entendre. De part et d’autres de la voie, des policiers sont présents. L’air sérieux et vigilants. Motos, voitures et fourgonnettes de police sont garées à différents endroits. La présence des CRS rassure les noctambules et décourage d’éventuels émeutiers. À leurs côtés, trois voitures de Sapeurs pompiers sont visibles.
23 heures. La place de Mars est "inondée" de monde. Certains y sont depuis l’après midi afin d’occuper les premiers rangs et avoir une meilleure vue. Dix minutes plus tard, les personnes présentes sur le lieu commencent à s’impatienter.

Soudain, quelques lumières s’éteignent. Tous les regards sont rivés vers le ciel pour ne rien manquer. Une musique annonce le début.
23 heures 20. La nuit n'est pas encore totalement tombée. Mais le «show» peut commencer. Le ciel s’illumine de mille feux. de Et ça se passe de commentaire.

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14 juillet 2009

Treichville sous tension ce 14 juillet

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Un quartier d'Abidjan était mardi sous tension après que, selon des sources policières, un jeune Ivoirien y a été tué par un ressortissant libanais.
Dans le quartier de Treichville (sud d'Abidjan), où de nombreux commerces appartiennent à des familles libanaises, plus d'une centaine de membres des forces de l'ordre étaient déployés dans l'après-midi tandis que plus de 200 jeunes étaient dans les rues, selon la même source.
Des jeunes armés de gourdins ou de cailloux s'en sont pris à des magasins, qui avaient tous baissé leur rideau, et d'autres manifestants ont élevé des barricades faites de pneux de voitures.
Des hommes des Compagnies républicaines de sécurité (CRS) ont lancé des gaz lacrymogènes pour disperser ces jeunes, ramenant un calme précaire dans le quartier, a-t-on constaté.
Selon des policiers interrogés sur place, cet accès de tension a été provoqué par la mort mardi matin à Treichville d'un jeune Ivoirien, "tué par balle par un Libanais".
La communauté libanaise de Côte d'Ivoire, très implantée dans le commerce et forte de plusieurs dizaines de milliers de personnes, est la plus importante d'Afrique.

Source AFP

06 juillet 2009

"Jacksonmania" en Côte d'Ivoire

 

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Le monde entier se prépare à rendre un ultime hommage au "Roi de la Pop". Dans cette ambiance emplie d'émotion et de méditation, les Ivoiriens n'ont pas voulu être en reste d'un tel évènement. Surtout que certains d'entre eux considèrent Michael comme leur frère... leur fils.

Bonne affaire pour les vendeurs

Ils sont nombreux ces Ivoiriens qui, surpris par la mort brutale de l’artiste, sont gagnés à la fois par l’émotion et la curiosité. Une curiosité subite…ravivée, alimentée et entretenue par les médias. L’occasion est idéale. C’est le moment où jamais. Alors se succèdent, à longueur de journée, sous couleur d’hommage, des documentaires, des alertes, des reportages, des flashs. Toute information, aussi minime soit-elle, qu’elle soit vérifiée ou non, peut intéresser le (télé)spectateur. Mais à la fin de tout ce tapage, une question reste sur les lèvres. « Etait-il blanc ou noir»? Des questions de ce genre qui continuent encore d‘alimenter les conversations à Abidjan. Pour s'informer donc, les populations vont acheter tout ce qui parle de la vie de l'homme. Cassettes, CD, films, journaux, etc.
Les grands heureux de cette situation sont les «graveurs» (avec eux vous pouvez avoir des clips, des chansons anciennes nouvelles ou à venir sur des supports Cd et DVD illicitement gravés ) et leurs commerces. Ceux-ci, en effet, ont vu leur business prospérer. La demande, au lendemain du décès de "MJ", a été de plus en plus forte. Surtout sur les articles qui "touchent" la pop star. Aujourd’hui, "La Sorbonne", ce grand espace commercial du Plateau (quartier administratif et centre des affaires) est devenu "la maison de disque" du chanteur. A tous les coins de rues, sont exposés des CD (tous piratés !) de Mickaël Jackson. Tous les albums du chanteur y sont. [Et dire que, le moindre centime ne pourra même dépasser la lagune Ebrié]. A côté de celà, des tee-shirts, casquettes et autres gadgets à l'éffigie de l'artiste sont réapparus "pour faire plaisir au fans ivoiriens", révèle un jeune vendeur. cela rappelle un peu l'épisode Obamania.

Michael Jackason est mort, mes ses "fans-made-in-abidjan", veulent à leur façon lui rende hommage. Ils n'éhistent pas à se procurer les objets (avec l'image de leur "idole" dessus) qui se vendent désormais à tous les feux et autres coins de rue.

Pour les Agni, un prince du Krinjabo est mort

Toutefois, Mickaël pourra aller en paix. Et pour cause. Ses "sujets", les Agni du Sanwi (Royaume Agni du sud de la côte d’Ivoire) s’apprêtent à lui organiser des funérailles dignes d’un prince Agni. "Notre prince est mort !", lancait une jeune dame sur les antennes de la télévision nationale.

Mickaël Jackson, lors de son passage en 1992 en Côte d’Ivoire, avait, en effet, été fait prince par le roi de Krinjabo. D’ailleurs,  selon certaines sources, au cours de cette visite, la star aurait reçu du roi de l’or pur.
L’heure est actuellement au recueillement et aux préparatifs des funérailles. Le royaume endeuillé a réclamé par le biais d’une chaîne de télé le corps de «son» prince. Au pire des cas, les jeunes de la région seraient prêts à aller représenter le Sanwi si d’aventure les facilités pour l’obtention d’un visa leur étaient octroyés.


Sincérité ou plaisanterie, s’interroge-t-on en Eburnie (autre nom de la Côte d'Ivoire). Pour la majorité des Ivoirens, c’est une plaisanterie. Mieux, certrains trouvent que «les Agnis ont trouvé là l’occasion de pouvoir se rendre aux Etats-Unis». D’autres vont plus loin en relevant le fait que cette délégation Agni n’aurait aucune reconnaissance. «Les funérailles des Blancs ne sont pas comme ici (en côte d’Ivoire) où on a des bâches réservées», ironisait un journaliste à Abidjan. Tout simplement pour dire que ce voyage n’aura pas d’intérêt véritable d’autant plus ils l’effectueront dans l’anonymat totale.
Il est peut être vrai que ce soit une trouvaille des Agnis pour émigrer. Mais on connaît la fierté de ce peuple. On sait surtout que chez eux, «on n’enterre pas un prince Agni à l’étranger !» c'est donc une affaire à suivre.

Lire le compte rendu de la cérémonie d'hommage au Palais de culture d'Abidjan. Voir aussi quelques vidéos de son séjour en Afrique avec quelques séquences en Côte d'Ivoire.


02 juillet 2009

Classement Fifa : La Côte d`Ivoire, meilleure équipe africaine

 

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Les Eléphants de Côte d'Ivoire viennent de faire un bond qualitatif au niveau du classement Fifa du mois de Juin rendu public depuis hier. Didier Drogba et ses coéquipiers occupent désormais la première place africaine et sont classés dix-huitième mondial. La Côte d'Ivoire est d'ailleurs le seul pays africain figurant dans le top 20 mondial. Le Cameroun, le deuxième africain, se positionne à la vingt-neuvième place mondiale quand le Gabon crée également la surprise en se classant 3è africain et 30è mondial devant le Nigeria (4è) et le Ghana (5è).Les Pharaons égyptiens, champions d'Afrique en titre, sont relégués à la 6è place africaine et occupent la 38è place mondiale. Cette place de meilleure équipe africaine du moment est sans nul doute le fait des excellents résultats enregistrés par les pachydermes ivoiriens ces derniers moments, particulièrement lors des éliminatoires combinées de la Can et du Mondial 2010 où les Eléphants ont aligné trois victoires en autant de rencontres. Et aussi grâce à la performance individuelle des joueurs professionnels ivoiriens de plus en plus nombreux dans le gotha du football mondial. Dans ce nouveau statut de leader africain, les Eléphants de Côte d'Ivoire se doivent désormais de s'adjuger le trophée continental qui manque cruellement à cette belle génération de joueurs que sont les Drogba, Kolo, Baky, Yaya et autres. Au plan général, le Brésil réalise une excellente opération en ravissant la première place au classement mondial à l'Espagne. La Seleçao qui avait laissé échapper la tête du classement en Août 2007se retrouve première pour la sixième fois. Loin derrière le duo de tête (Brésil- Espagnol) se trouvent les Pays Bas (3è), l'Italie (4è) et l'Allemagne (5è) suivis par la Russie (6è) ; l'Angleterre (7è) et l'Argentine (8è).

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Source FIFA

Usurpation d’image

 

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Il y a environ deux semaines en arrière, la communauté évangélique des Assemblées de Dieu de la commune de Cocody était offusquée par la photo placardée à la Une du quotidien ivoirien le Jour.

A l’origine, cette photo avait été faite par Camille Millerand, photographe français qui a travaillé avec moi sur le projet Chronique Ivoirienne qui était diffusé sur le site de "Afrique in visu". Dans la série de thèmes que nous avions à traiter et qui tournaient autour de la jeunesse ivoirienne, nous avions abordé la question du mouvement des (églises) «évangéliques» en Côte d’Ivoire et précisément à Abidjan. Ladite photo avait été prise à l’occasion d’un culte d’adoration dans l’église.

20090616_lejour_1720.jpgPourtant, à ma grande surprise, le lundi 16 juin, je suis alerté par des amis m’informant qu’un «scandale était paru à la Une du journal le Jour». Ce journal d’ailleurs a décidé depuis un certains temps de tomber dans le sensationnel pour attirer ses maigres lecteurs qui commencent à débarrasser le plancher. Une photo plaquée à la Une pour illustrer le titre suivant : «Guérison miraculeuse dans les églises. GOKA (Nigieria) : Le sanctuaire où les pasteurs prennent leurs pouvoirs. Voici les églises concernées». Et à l’intérieur du journal avec la même photo à l’appui, un article qui tentent lamentablement de démontrer comment des pasteurs ivoiriens puisent leurs pouvoirs mystiques à Goka au Nigeria.

Mais jamais l'église où la photo a été prise est citée, ni même la source de la photo ou l'auteur de celle-ci.

Premier effet, les fidèles de l'église dans laquelle nous avions "tourné" ont commencé à se sentir trahis par nous. Vu qu'on nous (re)connaissais très bien dans le milieu. Sur place, j'ai dû jongler en faisant appel à des "diplomaties" pour calmer la colère des fidèles de l'église  - et même des pasteurs - et leur expliquer que les photos avaient été volées sur le net.

Deux choses tristes. Premièrement, que l’origine et la source de la photo n’ont pas été précisées selon la bienséance journalistique. Deuxièmement, qu’elle a été placée hors de son contexte.
J’ai donc profité de mon séjour à Paris pour retrouver Camille et recueillir ses impressions face à un tel acte. surtout qu'il a l'intention de revenir en Côte d'Ivoire.

-    Camille, peux-tu dire aux internautes dans quel contexte cette photo a-t-elle été prise ? Que voulait-elle illustrer à l’origine ?

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-    Comment as-tu réagit quand tu as sû qu'elle avait été utilisée sans ta permission et ce, à d'autres fins ?

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-    Cela pose l’épineuse question de la protection des images des journalistes photo ? Quelle solution penses-tu sera la bonne pour arrêter ce genre d'écart ?

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