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02 juillet 2009

Usurpation d’image

 

©Millerand-WEB03.jpg

Il y a environ deux semaines en arrière, la communauté évangélique des Assemblées de Dieu de la commune de Cocody était offusquée par la photo placardée à la Une du quotidien ivoirien le Jour.

A l’origine, cette photo avait été faite par Camille Millerand, photographe français qui a travaillé avec moi sur le projet Chronique Ivoirienne qui était diffusé sur le site de "Afrique in visu". Dans la série de thèmes que nous avions à traiter et qui tournaient autour de la jeunesse ivoirienne, nous avions abordé la question du mouvement des (églises) «évangéliques» en Côte d’Ivoire et précisément à Abidjan. Ladite photo avait été prise à l’occasion d’un culte d’adoration dans l’église.

20090616_lejour_1720.jpgPourtant, à ma grande surprise, le lundi 16 juin, je suis alerté par des amis m’informant qu’un «scandale était paru à la Une du journal le Jour». Ce journal d’ailleurs a décidé depuis un certains temps de tomber dans le sensationnel pour attirer ses maigres lecteurs qui commencent à débarrasser le plancher. Une photo plaquée à la Une pour illustrer le titre suivant : «Guérison miraculeuse dans les églises. GOKA (Nigieria) : Le sanctuaire où les pasteurs prennent leurs pouvoirs. Voici les églises concernées». Et à l’intérieur du journal avec la même photo à l’appui, un article qui tentent lamentablement de démontrer comment des pasteurs ivoiriens puisent leurs pouvoirs mystiques à Goka au Nigeria.

Mais jamais l'église où la photo a été prise est citée, ni même la source de la photo ou l'auteur de celle-ci.

Premier effet, les fidèles de l'église dans laquelle nous avions "tourné" ont commencé à se sentir trahis par nous. Vu qu'on nous (re)connaissais très bien dans le milieu. Sur place, j'ai dû jongler en faisant appel à des "diplomaties" pour calmer la colère des fidèles de l'église  - et même des pasteurs - et leur expliquer que les photos avaient été volées sur le net.

Deux choses tristes. Premièrement, que l’origine et la source de la photo n’ont pas été précisées selon la bienséance journalistique. Deuxièmement, qu’elle a été placée hors de son contexte.
J’ai donc profité de mon séjour à Paris pour retrouver Camille et recueillir ses impressions face à un tel acte. surtout qu'il a l'intention de revenir en Côte d'Ivoire.

-    Camille, peux-tu dire aux internautes dans quel contexte cette photo a-t-elle été prise ? Que voulait-elle illustrer à l’origine ?

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-    Comment as-tu réagit quand tu as sû qu'elle avait été utilisée sans ta permission et ce, à d'autres fins ?

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-    Cela pose l’épineuse question de la protection des images des journalistes photo ? Quelle solution penses-tu sera la bonne pour arrêter ce genre d'écart ?

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Commentaires

C'est tout de même triste cette situation.Le professionnalisme pert son sens

Écrit par : hilaire KOUAKOU | 02 juillet 2009

Notre profession est déjà sinistrée par l'émergence du web social et des contenus générés par les utilisateurs. Si nous nous comportons comme des vulgaires éditeurs de tracts, nous creusons notre propre tombe.

Écrit par : Théo | 02 juillet 2009

EEEHHHHh les FRERES EN CHRIST vous aussi !
Cette photo n'était qu'une illustration !

Écrit par : Ezéchias | 08 juillet 2009

C'est arrivé aussi à une jeune dame de St-Jean qui habite à la cité des arts. Elle rentrait de la messe à St-Jean un dimanche en mai dernier et c'est le matin que ses voisins l'ont retrouvée très endormie dans les gazons pas loin de son appartement... son sac à main et cell avaient disparus... elle avait été drogué par des jeunes qui l'ont salué vers la cité rouge mais se souvenait à peine de ce qui lui était arrivée...
on n'est jamais assez prudent dans ce pays qui va à la dérive!

SVP, lisez ce qui suit:

À une station service, un homme a approché une dame qui était en train de remplir son réservoir à gas. Il lui a offert ses services en tant que peintre et lui a laissé sa carte. Elle lui a dit non, mais a accepté sa carte pour faire preuve de bonne foi et est entrée dans sa voiture. L'homme est alors entré dans une voiture conduite par un autre monsieur. Alors qu'elle s'apprêtait à quitter la station service, elle a vu les hommes la suivre hors de la station en même temps. Presque immédiatement, elle a commencé à se sentir étourdie et ne pouvait pas attraper son souffle. Elle a essayé d'ouvrir la fenêtre et s'est rendue compte que l'odeur était sur sa main, la même main qui a accepté la carte du monsieur à la station service. Elle a alors noté que les hommes étaient collés derrière sa voiture et a senti qu'elle devait faire quelque chose à ce moment. Elle est rentrée dans le premier stationnement qu'elle a vu, a arrêté sa voiture et a commencé à appuyer sur son klaxon à plusieurs reprises pour appeler à l'aide. Les hommes se sont enfuis loin d'elle mais la dame ne se sentait toujours pas bien. C'est seulement après plusieurs minutes qu'elle a pu finalement attraper son souffle. Apparemment, il y avait une substance sur la carte qui aurait pu sérieusement lui faire du tort. Cette drogue s'appelle le BURUNDANGA et il est utilisé par des personnes qui souhaitent frapper une victime afin de la voler ou de tirer profit d'elle. Cette drogue est quatre fois plus dangereuse que la drogue du viol et est transmissible sur de simples cartes. Prenez garde et assurez-vous de ne pas accepter des cartes d'un inconnu sur la rue et d'autant plus si vous êtes seule. Ceci s'applique à ceux qui font des visites à domicile et qui vous glissent une carte quand elles offrent leurs services.

VEUILLEZ SVP ENVOYER CE MESSAGE D'ALERTE À CHAQUE FEMME ET CHAQUE HOMME QUE VOUS CONNAISSEZ.

Bien cordialement

Écrit par : kouame germain | 22 juillet 2009

Vraiment la presse ivoirienne manque de professionalisme.

Les maisons de presse doivent former leurs agents pour éviter d'écrire n'importe quoi dans leur journaux.

MERCI.

Écrit par : kouame germain | 22 juillet 2009

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