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23 mai 2008

Expulsion des Ivoiriens: C'est la mode !?

Un autre cas vient s'ajouter à la liste des Ivoiriens (et autres Africains) qui seront chassés (évitons les euphémismes avec le terme "expulser") de la France.

Selon l'article puisé sur le blog de Libé Lyon, "Le préfet du Rhône veut à tout prix expulser le jeune Landry, quitte à régulariser sa situation plus tard.

"Le lycée La Martinière connait ces jours-ci une mobilisation exemplaire. Elèves et enseignants soudés, nombreux, pour défendre un étudiant ivoirien menacé d'expulsion. Leur engagement est tel qu'il a poussé le préfet du Rhône à sortir de sa réserve, vendredi après-midi. Le représentant de l'Etat a justifié sa décision, et s'est engagé, dans un communiqué, à régulariser Landry, étudiant en BTS de gestion informatique dans ce lycée de la Duchère. Mais auparavant... le préfet maintient qu'il faut expulser le garçon samedi. "Pour régulariser sa situation, explique-t-il, il doit d'abord retourner dans son pays afin de demander aux autorités consulaires françaises un visa de long séjour étudiant." Puis le préfet ajoute : "Après obtention de ce visa, il pourra revenir sur le territoire français et obtiendra un titre avec la mention étudiant". Les enseignants et les professeurs sont un peu rassurés par cet engagement écrit. Mais ils restent, comme les lycéens, indignés par cette expulsion inutile..."


Lire l'intégralité de l'article

22 mai 2008

Un Ivoirien (élève , sans-papier) en France ménacé d'expulsion

Au lycée La Martinière-Duchère de Lyon, personne ne se doutait que Landry, 23 ans, élève en informatique, était sans papiers et risquait de se faire expulser à tout moment vers la Côte d'Ivoire. Désormais, tous sont mobilisés.

Quatre jours plus tôt, au cours d'un contrôle de police dans le métro de Lyon le 8 mai, le jeune homme avait été arrêté puis placé en centre de rétention.

Sans titre de séjour, il risque d'être renvoyé en Côte d'Ivoire, pays qu'il a définitivement quitté en 2003 après l'assassinat de son père, opposant politique. Autant de faits que Landry a toujours tus dans son environnement scolaire.

Alerté, un enseignant, M. Sanchez fait signer dès le lendemain une pétition à ses collègues et aux élèves. Mille signatures sont recueillies en deux heures et une demande de régularisation est faxée à la préfecture dans la foulée par la proviseure du lycée, Stanie Lor-Sivrais. Rassemblés cette semaine devant la préfecture de Lyon, les proches et quelque 200 lycéens et enseignants tentent une nouvelle fois de se faire entendre.

La famille vient d'apprendre qu'un laissez-passer pour la Côte d'Ivoire a été délivré.


Source : AFP

21 mai 2008

Le mobilier et les tableaux de la résidence d'Houphouët-Boigny à vendre

La République de Côte d'Ivoire, propriétaire de l'hôtel Masseran, vend son contenu pour financer la restauration.
Derrière un mur surmonté de hautes grilles, donnant sur le boulevard des Invalides, se cache l'un des plus beaux hôtels particuliers d'Alexandre-Théodore Brongniart, architecte prolifique de l'Ancien Régime connu pour avoir dessiné, sous l'Empire, les plans de la Bourse de Paris. Ce bel hôtel de 3 000 m2, édifié en 1787 pour le prince Masserano, cousin de Louis XVI, fut la propriété de l'ex-président de Côte d'Ivoire, Félix Houphouët-Boigny, dès les années 1970, après avoir été, après 1945, celle d'Élie et Liliane de Rothschild.

Mais quelle désolation de voir cette résidence de l'ancien président de Côte d'Ivoire tomber en ruine, depuis sa mort, en décembre 1993 ! Dans la cour intérieure, où s'amassent vieux meubles et tas de bois récemment coupé dans le jardin devant l'élégante façade rythmée de pilastres trône encore sa vielle Lincoln qui n'a pu être sortie sous peine de voir s'écrouler le portail de l'entrée. Bien loin est l'époque où le président ivoirien recevait, avec faste, dans la suite des salons richement meublée en XVIIIe qui inspira à l'écrivain Raymond Radiguet le décor du Bal du comte d'Orgel.

Une commode transition de J. F. Œben avec son bouquet de fleurs en marqueterie en côtoyait une autre estampillée J. H. Riesener, provenant de la collection Charles Stein. Des bas d'armoires d'après un modèle d'André-Charles Boulle, ayant appartenu à Jean-Baptiste Roslin Ier, baron d'Ivry, se mariaient à de grands vases en porphyre début XIXe, à une paire de coupes en agate calcédoine, montée en pot-pourri, provenant de la collection du prince Demidoff de San Donato à Florence, à des rafraîchissoirs en porcelaine dure de la Manufacture impériale de Saint-Pétersbourg ayant fait partie du service de la grande duchesse Maria Pavlona.


Une huile de Renoir
L'ensemble de ce mobilier, auquel s'ajoute un portrait de la reine Marie Leckzinska par Alexis Simon Belle, une huile de Renoir, Femme au fagot, et plusieurs Vlaminck, Bonnard et Van Dongen , va être vendu aux enchères, le 29 juin, à Fontainebleau, sur décision de Me Sanogo Yaya, avocat franco-ivoirien mandaté par le président Laurent Gbagbo. Jean-Pierre Osenat a décroché cette vente, une des plus importantes de la saison. On s'étonne que Sotheby's ou Christie's qui ont déjà vendu, dans l'anonymat, il y a une dizaine d'années, à New York, des meubles, notamment Boulle, venant de la succession Houphouët-Boigny ne se soient pas emparées de cette vente séduisante mais dont les modalités leur ont paru un peu nébuleuses…

L'ex-président ivoirien, qui avait un goût prononcé pour le luxe, faisait entretenir à grands frais cet hôtel. Il faut aujourd'hui pallier les dégradations du temps. Estimé prudemment à 8 ou 10 millions d'euros, le produit servira à la restauration de cet hôtel classé en partie monument historique.

(Source Le Figaro.fr)

A toute fin utile voir "le règlement de la succession privée de Félix Houphouet Boigny"

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