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13 avril 2008
Accra une capitale qui bouge
Entre bruits de klaxon et vrombissements de moteurs, Accra marque le visiteur qui y entre pour la première fois. Larges rues, véhicules de toutes sortes (souvent très extravagantes dans les couleurs comme dans les modèles), la ville semble chaque jour en construction. Tant les bandes sont fortement blanches et les voies profondément propres. De toute part, des habitations s'élèvent vers le ciel, comme pour dire qu'Accra veut désormais atteindre les sommets.
Accra, ville aux milles charmes, tient toujours à capter l'attention du passant. Entre deux rues, des vendeurs ambulants interpellent leurs clients. Accra, c'est le commerce... le centre des affaires. L'endroit rêvé pour tout individu qui veut faire de bonnes affaires.
La capitale du Ghana a toujours conservé sa réputation d'être une terre d'accueil. Mais également d'être un pôle d'attraction où se rencontrent gens de diverses nationalités.
A tous les endroits, l'on entend que de la musique locale. Dans les restaurants, les bars, les taxis etc. les autres musiques ne sont nullement entendues. «Que du highlife», prévient quelqu'un. Néanmoins, cette musique séduit au point où l'on pourrait se surprendre à fredonner quelques mélodies. Et quand cette musique se mêle aux tintamarres provoqués par les embouteillages, cela crée une ambiance de jour de fête. Une atmosphère que l'on ne saurait décrire si on n'y est pas.
En effet, Accra c'est aussi les bouchons interminables. Et ce, comme dans la plupart des grandes capitales africaines. Des bouchons qui rendent la circulation pénible. Pourtant, les conducteurs sont patients. Et la discipline caractérise ces chauffeurs qui, même s'ils klaxonnent pour entretenir le rythme et l'ambiance, savent qu'il faut être patient pour ne pas aggraver la situation.
Malgré les nombreux feux tricolores (relayés par endroit par des agents de la police), les grandes voies de la capitale ghanéenne ne désemplissent presque jamais. «La majorité des gens ici ont un véhicule. Et le transport en commun est très développé : bus, minicar, taxi», explique Romaric O, burkinabé, informaticien dans une banque internationale.
Quand les religions rapprochent les hommes.
Avec environ 2 000 000 d'habitants, Accra reste la ville la plus peuplée du Ghana (22,5 millions, population totale du Ghana). Une population qui se caractérise par sa forte appartenance religieuse. Près de 63 % des «Accrarois» sont chrétiens (catholique et pentecôtiste) et 37 % sont repartis entre les musulmans (en grand nombre) et les animistes. Ainsi, Accra peut se vanter de la cohabitation (parfaite) entre ces différentes religions. «Vous ne manquerez pas de trouver sur un même site ou à quelques dizaines de mètres près, une église catholique, une église pentecôtiste et une mosquée», témoigne Noël A., Ivoirien, il exerce dans le secteur des affaires. «Pour les Ghanéens, poursuit-il, c'est indispensable de vivre en paix les uns et les autres et quelques soient les différences religieuses.
C'est pourquoi, ils estiment que le plus important c'est respecter la religion des autres».Si pour vivre en paix il faut respecter les différentes religions auxquelles l'on n'appartient pas, il y a néanmoins quelques normes (même si elles ne sont pas toutes codifiées) qui guident le quotidien des populations. «Je vous donne deux exemples. D'abord, vous verrez rarement un Ghanéen fumer. Ici ce sont les étrangers qui le font. Parce que si un Ghanéen est aperçu en train de le faire, c'est qu'il se drogue», affirme Alex, gérant d'un «Internet Café» (cyber café). Comme deuxième exemple, il explique que à Accra les relations entre jeunes filles et jeunes garçons «ne se font pas de façon désordonnée». «D'ailleurs, explique t-il, il est interdit à une jeune fille de passer la nuit chez son petit ami». Plusieurs autres règles dirigent ainsi la vie des populations d'Accra : autochtones ou allogènes.
Accra c'est aussi la solidarité entre les Ghanéens.
Une attitude très critiquée par les étrangers (surtout les francophones) qui se sentent écartés et préfèrent s'organiser entre eux pour ne pas sentir cette "mise à l'écart". Fêtes, rencontres, sorties détentes... tout est mis en oeuvre pour se sentir «francophonement» ensemble.
«Ici, faites tout pour ne pas avoir affaire à un seul Ghanéen. Si vous avez raison, ça n'ira nulle part. Mais si vous avez tort, sachez que vous aurez toute la communauté contre vous», prévient une jeune dame camerounaise, la trentaine, employée dans une entreprise de télécommunication.
En effet, cette attitude de «discrimination» est un fait courant et vécu quotidiennement. «Et cela c'est dans tous les secteurs d'activités. Ils favorisent leurs frères et méprisent les autres», se plaint la jeune dame.
Ce qui pourrait être dénoncé comme un comportement discriminatoire est apprécié différement par les Ghanéens. Pour eux, c'est "la matérialisation de leur unité".
En définitive, visiter Accra, c'est ce rendre compte que l'Afrique a de nombreuses potentialités. Que chaque pays a son charme et ses spécificités (qui sont perçues diversement). Mais surtout, que les villes africaines sont belles et méritent d'être montrées aux yeux du monde.
Accra à la croisée du Togo et de la Côte d'Ivoire ne se lasse pas de séduire et de retenir le passager...le plus pressé.
Au carrefour de la musique et de la religion, entre ses hommes qui la constituent et son expansion à grande échelle, Accra, la capitale ghanéenne, en dépit de tous préjugés, finit (toujours) par séduire.
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11 avril 2008
Ballade musicale ashanti
21:45 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Frontière ivoiro-Ghana-: «Masta toi pas payer pas passer !»
L'un des épisodes les plus redoutés par tous ceux qui empruntent l'axe Abidjan-Ghana en passant par Noé, c'est bien l'autre versant de la frontière. C'est-à-dire le côté Ghanéen. Au-delà des arnaqueurs qui se dressent et qui attendent leurs proies, le poste à passer est lui-même un véritable «poste à payage».
Premier ''obstacle'': le contrôle sanitaire.
De la longue file d'attente qui s'étend à quelques dizaines de mètres, de nombreuses personnes s'impatientent et commencent à grogner. Certains se plaignent de «la lenteur des choses» quand d'autres (et c'est le plus grand nombre) refusent de payer ce qu'on leur demande.
Dans un bâtiment peint en bleu et blanc, deux policiers ghanéens réclament aux voyageurs leurs carnets internationaux de vaccination. Dans un français approximatif, les deux hommes en tenues aussitôt le contrôle fait, vous intiment l'ordre de payer. «500», crie l'un deux avec sa corpulence impressionnante qu'on peut apercevoir derrière la grille qui sépare les voyageurs des "contrôleurs". Les plus pressés s'exécutent. Certains par contre préfèrent négocier «comme on fait à Abidjan». D'autres encore (moins pressés sûrement) n'hésitent pas à faire des histoires. «Moi, je ne peux pas payer. J'ai fait tous mes vaccins et encore je dois payer», se plaint une jeune dame, la vingtaine, de teint claire.
Comme elle, ils sont nombreux à ne pas vouloir s'exécuter. Et cela entraine une lenteur dans le rang qui ne finit pas de s'allonger.
Un peu plus en arrière, des individus crient pour que les premiers dans le rang se dépêchent. «Si vous ne voulez payer laisser nous passer», hurle une voix forte. Après quelques bousculades et quelques injures, chacun finira par passer cette première étape. Car les policiers Ghanéens ne démordent pas «500 ou rien».
Le contrôle d'identité
A l'extérieur du bâtiment ''bleu blanc'' deux tables sont posées les unes à côté des autres. Deux hommes vêtus de leurs uniformes verts (parés de leurs galons "2 ou 3 étoiles") sont assis et attendent patiemment les passagers qui ont pu passer le «heal control». Les pièces sont tout de suite demandées avec «des billets de CFA» à la suite.
L'ambiance est toujours la même. Et la chaleur ( dans les 38 à l'ombre) ne fait qu'augmenter la nervosité des voyageurs.
«Pour ceux qui ont le passeport c'est 1000 F et ceux qui n'en n'ont pas paient 2000F», informe un homme. C'est un ivoirien qui a l'habitude de faire la traversée. Mais cette situation irrite encore plus les voyageurs. «Pourquoi doit-on payer alors qu'on a tous nos papiers au complets ?», s'interroge une dame, une commerçante. «C'est comme ça», lui répond le contrôleur ghanéen qui semble bien comprendre le français. Pourtant, ce calvaire n'est pas seulement réservé à ceux qui vont pour le voyage. Certains entreprennent la traversée pour faire quelques achats et revenir quelques heures après. Pour ceux-là, les pièces sont confisquées et il leur est demandé la «petite somme» de 100 francs.
Et à ceux qui refusent de payer, les hommes en tenues leur répondent gentiment «...toi pas payer, toi pas passer». Dès ce moment, le passant sait que quoi qu'il fasse (dans la colère comme dans le silence) il paiera avant de traverser.
En plus du périple que les voyageurs vont entreprendre entre Elubo (première ville ghanéenne) et Accra (la capitale) - et qui leur coutera quand même 130 000 ... cedis par personne (hors «taxe» environ 6000 Frcs CFA) - ils savent (ou peut être pas pour les novices) qu'ils devront débourser de l'argent à certains endroits.
Ainsi, le Ghana conserve sa légendaire réputation...
Ps: Quand on sqit que 1000 frcs CFA font environ 23 000 cedis. Faites le calcul des gains recoltes en une journee.
18:45 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
08 avril 2008
Elections des sections de la Fesci : Sans bavure !
La Fédération estudiantine et scolaire de Côte d'Ivoire (Fesci) version Mian (le nouveau Secrétaire général), peut dire qu'elle est en train de réussir un bel exploit.
En effet, les élections locales de la Fesci qui paraissaient comme une période de troubles dans les cités universitaires, se sont déroulées dans une ambiance festive, à l'issue desquelles «les plus aimés des étudiants» ont été choisis.
Après les campagnes lancées il y a quelques semaines, place a été laissée le vendredi 4 avril dernier aux «Débats contradictoires». C'est une plate forme où les candidats viennent exposer et défendre leurs idées devant tous les habitants de la citée dans laquelle il souhaite être élu.
Une fois cette étape passée, les élections se sont tenues le lendemain samedi dans la discipline et le respect des règles démocratiques : «urnes, isoloirs, bulletins de vote, décomptes, proclamation des résultats ...». Et ce, dans toutes les citées universitaires d'Abidjan et de l'intérieur du pays.
Au finish, c'est un ouf de soulagement qu'ont poussé ceux qui étaient restés sur les cités au moment des élections. Pour les étudiants qui avaient désertés les lieux, c'est avec sourire que ces derniers ont retrouvé leurs chambres intactes et leurs cités calme.
«Nous avons voulu faire preuve de maturité», affirme Louis Djéa Konan, alias Bédié, nouvellement élu à la cité universitaire du Campus. Même son de cloche pour ''Lumumba'' (Jean Charles Kouamé de son vrai nom) nouveau secrétaire général de la cité de Mermoz pour qui «la Fesci doit changer de visage et passer à une étape supérieure». «Il faut que notre combat soit celui du bien être des étudiants et rien d'autre», a-t-il ajouté au cours des débats contradictoires qui se sont tenus samedi après midi à Mermoz.
A part la cité d'Abobo (quartier populaire) où quelques mouvements (sans incidents) ont eu lieu, l'on peut affirmer que la Fesci de Mian a réussi là où beaucoup avaient échoué. Cela augure des lendemains meilleurs pour le Secrétaire général (national) de la Fesci, Augustin Mian. L'on se souvient qu'il s'était rendu il y a quelques temps dans une église pour confier ces élections à Dieu.
Sa prière a donc été exaucée. A lui d'en faire d'autres pour les prochaines échéances du syndicat qu'il dirige depuis décembre 2007.
17:38 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Les (nouveaux) prix (pour trois mois) de l'huile et du riz
Petite annonce à la télévision ivoirienne concernant la baisse du prix du riz et de l'huile. C'était hier au journal télévisé de 20 heures.
C'est juste un rappel pour les ''boutiquiers'' récalcitrants qui refusent de se mettre au pas.
16:30 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note




