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29 mars 2008

Le Président Gbagbo à la Rue princesse

C'est une information qui va réjouir les "affairés de 1ère classe". Le président de la République de Côte d'Ivoire a fait une tournée nocture dans la nuit de vendredi à samedi pour semble t-il "dire au Ivoiriens que la guerre est finie et qu'il peuvent sortir". Quoiqu'il en soit Laurent Gbagbo a tenu à "s'éclater au max". Suivons donc cette randonnée.

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28 mars 2008

Les voleurs d'enfants aux portes de la grâce

Les six Français condamnés dans l'affaire l'Arche de Zoé au Tchad, sont à quelques pas de la grâce présidentielle après le "feu vert de la justice à Déby pour gracier les six Français". Et si Deby avait obtenu l'éviction de Jean Marie Bockel en échange ?

Symphonie de Boni Gnahoré

(Re)écoutons et (re)découvrons Boni Gnahoré et le choeur Attoungblan. Espérons que cette musique "ressuscitera" Djé qui semble sérieusement être atteint par le virus du "disparu-disparu".

podcast

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Insolite: Le premier homme enceinte.

C'est une histoire tout de même surprenante...

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27 mars 2008

Le discours de Obama (en français) "censuré" en France

27a18159be2e2755db08657d1f9506fc.jpg"Était-ce un speech historique, exceptionnel, comparable à celui de Kennedy en 1960 sur son affiliation catholique ? Ou bien un rideau de fumée, un numéro rhétorique d’illusionniste ?
Fascinés, les médias américains ont couvert en long, en large et en travers le discours d’Obama sur la question raciale. Et beaucoup d’Américains eux-mêmes l’ont scruté à la loupe : l’intégrale du discours était hier le deuxième article le plus envoyé par e-mail sur le site du New York Times.
En France ? Rien, ou presque. Les médias ont vite expédié la question de savoir si Obama avait pris ses distances avec son ancien pasteur. Pour le reste, circulez, y’a rien à voir.
Et rien à lire : aucun organe de presse, pas même les agences, n’a donné de traduction intégrale du discours en français.
Voilà un manque que nous avons décidé de combler avec la traduction in extenso que voici.
Que vous soyez obamaniaque, obamophobe ou simplement curieux, peu importe. Jugez sur pièce. Lisez, réagissez. Et faites circuler.
Jugez sur pièce. Lisez, réagissez. Et faites circuler"
.

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Qui est Ingrid Betancourt ?

Alors que je parcourais un article sur le Web concernant l'état de santé "très délicat" de Ingrid Betancourt, un ami à côté de moi m'a demandé. Qui est Ingrid Betancourt ? Pourquoi a-t-elle été enlevée ? Pourquoi la France est-elle fortement mobilisée et quels sont les enjeux (nationaux comme internationaux) de cette situation ?
Alors pour lui, j'ai essayé de fouiller et j'ai trouvé quelques infos sur cette affaire qui a débuté depuis le 23 février 2002.


Flash back!
Née à Bogotá, en Colombie, le 25 décembre 1961, Ingrid Betancourt Pulecio passe la majeure partie de son enfance à l’étranger et surtout en France. Elle y étudie notamment à l’Institut d'Études Politiques de Paris, où enseigne alors Dominique de Villepin avec qui elle se lie d’amitié. Française par son premier mariage, elle milite pour les Droits de l’Homme et contre l’injustice, la corruption et les narcotrafiquants.
En 1990, Ingrid divorce, revient à Bogotá et entre au ministère colombien des Finances. En 1994, elle est élue député et en 1998, elle crée son parti, Oxígeno Verde, puis est élue sénatrice. Elle se prépare à se présenter à l’élection présidentielle lorsqu'elle est enlevée par les Farc le 23 février 2002 près de Florencia, en compagnie de sa directrice de campagne, Clara Rojas.

Pourquoi une telle mobilisation en France ?
Depuis l’enlèvement d’Ingrid Betancourt, la France est particulièrement mobilisée. En partie grâce à la famille de la franco-colombienne, notamment sa fille, Mélanie Delloye Betancourt, qui a su occuper l’espace médiatique et interpeller jusqu’à l’Elysée sur la situation de sa mère. De plus, un comité de soutien très actif s’est créé.

Enjeu politique en France
Le cas Betancourt est même devenu un enjeu au sommet de l’Etat. Dominique de Villepin, puis Nicolas Sarkozy ont tenté, en vain, de la faire libérer. Le premier, devenu proche de la famille Betancourt, s’y essaye en juillet 2003. Le 9 juillet, un avion de transport militaire atterrit sur l’aéroport de Manaus, au Brésil, à la demande de la famille Betancourt, dans le but d’exfiltrer Ingrid. A son bord se trouvent une équipe médicale et des diplomates, dont le chef-adjoint du cabinet du ministre des Affaires étrangères français, qui a décidé de l’opération. Il repartira le 13 juillet, sans Ingrid. L’opération, rendue publique, est source de tensions avec le Brésil et la Colombie et de railleries envers Dominique de Villepin, accusé d’avoir fait cavalier seul sur cette délicate affaire.

26 mars 2008

Où est passée l’éthique ?

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Je vais partager avec vous un dialogue que j'ai lu ce matin dans le quotidien "Le Temps". Et c'est titré "Harcèlement des structures d’Etat sous tutelle - Comment les caisses de l’Etat sont pillées ?".
- Allo !
- Hum, mon petit
- Oui, monsieur le président
- La situation est trop tendue à mon niveau…
- Ah ?
- Mon bureau est envahi même.
- Président, laissons ça à demain, c`est compliqué !
- Han ?
- C`est compliqué, aujourd`hui.
- Non, non, non, il ne faut pas dire des choses comme ça. Lui même, il vient de m`appeler là…
- Oui, mais président, demain matin, on va faire…
- Houé pardon, faut pas faire ça.
- Bon, comme c`est comme ça, il faut appeler le DAF. Peut-être que si toi-même, tu l`appelles, il va savoir que je ne m`amuses pas.
- Ah ! ah ! ah !
- Il faut appeler le DAF.
- Non, non, écoute, le type, il nous fait entièrement confiance…
- Oui, oui. Il faut appeler le DAF. Il va savoir que je ne m`amuse pas. Je suis assis dans mon bureau comme ça. Je lui parle, il me dit que c`est compliqué…
- C`est combien son téléphone ?
- 02 03 71 20
- Vraiment, je ne peux pas, je lui ai dit qu`on peut avoir deux (2,5) cinq. Il a dit non, ce n`est pas suffisant, mais il faut que je fasse l`effort.
- Le DAF dit qu`il ne peut pas faire quelque chose, mais ce sera demain. Bon peut-être qu`il pense que je m`amuse. (Silence). Donc si toi-même…
- 0203…
- …71 20
- Bon je vais l`appeler. Je ne sais vraiment pas comment je vais faire, c`est pas amusement, hein.
- Oui, oui, président.
- A tout à l`heure.
Le lendemain, la conversation téléphonique entre les deux hommes reprend.- Allo !
- Oui, monsieur le président !
- Ah, il est 16h et quelques… et vraiment je suis inquiet.
- Non, non, non j`attends le DAF. Il m`a dit que les cinq millions (5 000 000 FCFA) étaient trop.
- Mais on aura combien, au moins ?
- Je ne sais pas, mais il dit qu`il va voir autour de deux millions (2 000 000 de FCFA).
- Ah là, ça ne peut pas aller…
- Non, je veux dire que… Je vais vous rappeler dans cinq minutes. Dès que je raccroche, je m`en vais le voir.
- Et si tu ne m`appelles pas ?
- Non, je vous rappelle tout à l`heure. Vous n`avez pas besoin de rappeler. Je vous rappelle.
- Ok ! A tout à l`heure.

N`ayant toujours pas trouvé de réponse à la requête du PCA, les deux responsables de la SONATT se rappellent.
- Allo !
- Allo !
- Oui !
- Monsieur le président ?
- Oui !
- Koné Harouna.
- Ah ! DG.
- Oui.
- Ça va ?
- Ouais, ça va un peu au niveau de la santé.
- (Rires) il ne faut pas me tuer comme ça (rires). Nouvelles ?
- Ah, je suis au regret de vous dire qu`aujourd`hui ça ne sera pas possible. Je suis avec le DAF, ce n`est pas possible.
- Non, non il ne faut pas faire ça.
- On n`a pas un copeck. On a des prêts qui vont être rejetés.
- Mais DG, il ne faut pas faire ça. Nous voyageons. Je voyage tout de suite. On devait voyager hier, je n`ai pas voyagé.
- Monsieur le président, si je peux même, je vais prendre crédit pour vous donner.
- Non, pardon, han ?
- Je vais vous passer le DAF, il va bien vous expliquer. Ne quittez pas.
- Bonjour, monsieur le président.
- Bonjour, nouvelles.
- Bêh, elles ne sont pas bonnes, hein. Elles ne sont pas bonnes, parce que quand on a fait la situation, heu, si on insiste, heu, heu, on va tous avoir honte. Or, ça ce n`est pas l`objectif.
- (Longue minute de silence). Bon, j`ai compris.
- Ok, bien merci.
Très embêté par le fait qu`il n`a pas encore réuni ce que son patron lui a demandé, le PCA rappelle encore son DG.
- Allo !
- Allo, mais ton téléphone là, c`est comment ?
-Ah, mon téléphone-là, ça y est là, ça marche un peu, un peu.
- Bonjour !
- Bonjour, monsieur le président !
- Ah, bon c`est ma diligence qui me fatigue.
- Heu, bon moi je viens d`arriver. Je vais aller au bureau du DAF. Je vous rappelle dans cinq (5) minutes.
- Vraiment, il faut me rappeler.
- Ouais, je vous rappelle.
- Je m`en vais vers l`Académie (Académie des sciences de la mer de Yopougon : ndlr), pour les mêmes problèmes. Donc vraiment heu, heu…essayez de me rappeler.
- Non c`est ici.
- Je vais vous appeler, à tout à l`heure.
- Oh, je m`étais trompé de route.
- Ah, vous vous êtes trompez de route.
- Bon à tout à l`heure.
- A tout à l`heure.


A la suite de cette rétranscription, il y a un commentaire qui s'intitule "Où est passé l'éthique?"
Je pense que cette question doit être adressée à ceux qui ont produit l'article. Au nom de quoi (si cette conversation est réelle) doit-on exposer la vie (avec le nom et le numéro de téléphone à l'appui) des individus aussi corrompus soient-ils ? Je trouve que là, ça manque franchement d'éthique "journalistique". Et ce genre d'atteinte à la vie privée de l'homme s'il entraîne des conséquences facheuses est sanctionné par le célèbre article 1382 du code civil ivoirien.

25 mars 2008

Manifestation de militaires à Duekoué: Un témoin dénonce

«Des éléments des Forces de défense et de sécurité de Côte d'Ivoire (FDS-CI) ont tiré des coups de feux toute la journée de lundi à Duékoué (ouest), paralysant la ville, suite au décès d'un militaire dans un braquage à son domicile». C'est l'information majeure qui fait la "Une" de la quasi-totalité de la presse mardi.
Selon des témoignages entendus par voie de presse les tirs ont duré toute la journée du lundi (08H à 20HGMT).
Même si le calme semble être revenu, les populations sont encore sous le choc, comme l'affirme ce témoin (qui a requis l'anonymat).

podcast

La ville de Duékoué est l'une des régions fortement touchées par la guerre en Côte d'Ivoire. Elle a été à plusieurs reprises le théâtre d'affrontements.

(Source Audio: Rfi)

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