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31 décembre 2008

Les nouveaux prix du carburant divisent

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Hier nous attendions tous un dénouement heureux lors de la rencontre entre les transporteurs et le gouvernement.
Hélas !
Une fois de plus, émissaires du gouvernement et transporteurs se sont séparés en queue de poisson. Après plus de 4 heures d'échanges, les deux parties n`ont pu accorder leurs violons. Chacun des protagonistes ayant campé sur sa position. En effet, après le premier round lundi dernier, les discussions entre le gouvernement et les transporteurs se sont poursuivies hier à la primature. Pour les transporteurs, les nouveaux prix devraient être les suivants : 400 CFA pour le gasoil, 500CFA pour le super et 250CFA pour le pétrole lampant. Niet, diront les émissaires du gouvernement qui soutiennent que l'Etat qui doit déjà près de 64 milliards à la SIR ne pourrait encore subventionner le carburant. Ainsi proposent-ils de revoir à la baisse le coût du carburant. Ainsi le gasoil pourrait coûter 570 CFA au lieu de 625CFA. Le super pourrait être à 650 au lieu de 695. Et le pétrole 455 au lieu de 470 CFA. Une proposition qui somme toute n'est pas du goût des transporteurs. Qui entendent réagir très bientôt.
Les bruits courrent dans les couloirs que le Chef de l'Etat annoncera les nouveaux prix ce soir au cours de son discours de voeux à la nation.

30 décembre 2008

A qu(o)i servent les chargeurs d'Abidjan ?

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A quoi servent les "chargeurs" ? Cette question, les Abidjanais qui empruntent les véhicules de transports en commun - Gbaka (mini car) ou Wôrô wôrô (taxi communal, appelé aussi Warren) - se la posent tous les jours. Ils sont à tous les carrefours et autres feux tricolores. Ils envahissent les gares et les parcs de stationnement pour réclamer de l'argent aux apprentis ou aux chauffeurs des dits véhicules. Qui les envoie ? Ou va cet argent ? Les questions, il y en a des centaines sur ce phénomène qui ne semble inquiéter personne. Ils se font appeller "Syndicats". Que défendent-ils ? Ou plutôt, qui défendent-ils ? A chaque stationnement ils réclament entre 50 et 300 francs. "En fonction du nombre de personnes que nous prenons, le prix varient", témoigne un apprenti.
"Il existe en réalité des syndicats pour les chauffeurs à qui on verse des droits journaliers qui vont dans les caisses dudit syndicat", explique Ousmane O, il est conducteur de Warren à Portbouet, le quartier qui abrite la plage et l'aéroport.

Ces "mendiants" d'une autre espèce ne sont pas des syndicats. Pourtant, ils sont organisés. "Il y a un chef, qui a ses éléments sur le terrain. Et ces derniers doivent lui verser une certaine somme à la fin de la journée", témoigne un ancien "chargeur". "C'est en fonction de ce quota fixé par le grand chef que chaque chargeur est payé", précise t-il.
Dans les commune d'Abidjan, chaque territoire appartient à un "clan" de chargeurs. Ainsi, on assiste parfois à des guerres terribles (souvent à la machette ou l'arme à feu) pour conquérir un tel ou un tel "territoire qui est juteux".
"A Abidjan il y a des zones qui sont considérées comme de véritables mines d'or", affirme un conducteur averti. "Il y a le grand carrefour de Marcory, le grand carrefour de Koumassi, Adjamé-liberté, Yopougon Siporex, le grand rond point d'Abobo, le carrefour de la riviera 2", indique t-il.
C'est tout de même dommage que cette nouvelle race de mafia exerce elle aussi, aux côtés de nos forces de l'ordre sans que ceux-ci ne lèvent le petit doigt. On pourrait comprendre pourquoi. N'est ce pas ?

L'équation de l'identification à Bouaké

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L'opération d'identification qui a démarré il y a quelques mois dans le nord est rendue difficile par les "problèmes de papiers" mais aussi par le faite que de nombreux jeunes venus d'Abidjan attendent toujours le coup d'envoi pour commencer à travailler. En attendant il conjugue leurs journées avec la galère.
Lire notre constat dans notre cinquième "Chronique Ivoirienne".

Je vous propose également l'article paru ce matin dans de Fraternité matin, le quotidien gouvernemental ivoirien.

Le prix du carburant pourrait encore baisser

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La population en général et les transporteurs en particulier peuvent enfin se réjouir en cette fin d’année. Pour cause, le gouvernement a consenti à discuter avec les acteurs du transport sur la baisse du prix du carburant et la mise en place du fonds de développement du transport annoncé lors de la dernière grève des transporteurs. Ainsi, pendant près de 10heures d’horloge, les responsables du secteur et le comité d’évaluation et de suivi de la hausse des prix ont tenté, hier lundi à la Primature, d’accorder leur violon pour permettre à la population de souffler un temps soit peu. Une chose est certaine, c’est que le carburant connaîtra de nouveau tarif aujourd’hui.
En attendant, les transporteurs souhaitent revenir à l’ancien prix du carburant soit 400 FCFA contre 685 FCFA pour le gasoil, 545 FCFA pour l’essence et 250F CFA contre 495FCFA pour le pétrole lampant. S’agissant du gaz, les associations de consommateurs exigent que la bouteille B12 revienne à 2500F et La B6 à 1500FCFA.

Source Le Patriote

28 décembre 2008

Quatrième chronique

"Chronique ivoirienne" poursuit son petit bonhomme de chemin. Nous avons fait une escale à Abobo (commune populaire d'Abidjan) avant de nous "envoler" pour le nord de pays. Au quartier "Anador", nous avons rencontré Ibrahim. Un patron de garage. Il fabrique des autocars et en répare d'autres. Ce qui nous a le plus frappé, c'est qu'il emploi plusieurs jeunes qu'il forme et qu'il embauche. Témoignage.

Questions pour un Blogueur

J'ai été soumis à un petit interrogatoire chez Etum. Cinq thèmes:
-Abidjan
-Bouaké
-Bob's
-Liberté de la presse
-Les éléphants.

Voici ce que je dis ici.

17:37 Publié dans Collaboration | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : etum, blog, yoro

22 décembre 2008

Quid des démobilisés de Bouaké ?

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Au terme d’un séjour de quelques jours à Bouaké (dont vous aurez les échos dans nos prochaines Chroniques) et avant de débarquer à Korhogo (dans l'extrême nord) j’en viens à la conclusion qu’il y a urgence.
Nous avons pu rencontrer de nombreux démobilisés. Ce sont ces anciens combattants rebelles qui ont décidé volontairement (ou non) de déposer les armes. Et ce contre la somme de 90 000 francs pendant trois mois.
Cette opération qui a touché 20 000 ex combattants, visait à tous les réinsérer dans des secteurs d’activités autres que le métier des armes. Hélas ! Seulement quelques milliers (environ 3000 murmure t-on dans la ville) ont pu être touchés par cette "grâce". Les autres. Ils sont livrés à eux-mêmes et à la merci des difficultés de la vie.
Nous en avons rencontré au corridor sud de Bouaké. Cet espace est devenu leur champs de revenus journaliers.
Pour Ibrahim Diarassouba, l’un d’eux, ils viennent à ce barrage de contrôle pour «aider les camions remorques à traverser le corridor». «C’est ce qui nous permet d’avoir entre 1000 et 2000 francs par jour», affirme t-il.
La détresse et la misère se lisent sur leurs habits. Mals vêtus, visages souvent tuméfiés, boitant pour les uns, délirant pour les autres, ils attendent dans la douleur que le programme de réinsertion qu’on leur avait promis se concrétise.
Pour ma part, j’en viens à me demander quel sera leur avenir ? Pourront-ils être tous véritablement réinsérés ? Tout en sachant que le processus de démobilisation va s'étendre à toute la zone CNO (Centre Nord et Ouest). Quel désarmement peut on espérer quand ces combattants estiment qu'ils n'ont aucune garantie véritable ? Ce que ces ex-combattants redoutent le plus c’est que dans le programme d'après guerre, ils soient la cible d'une pacification. "On l’a vu après le coup d’Etat de 1999. Les jeunes délaissés et livrés à eux-mêmes ont été parfois abattus sans sommation pour le moindre délit", s'inquiète l'un d'entre eux.
A Bouaké, les ex-mutins ne croient pas vraiment au service civique. «Il y a longtemps qu'on nous en a parlé mais nous attendons toujours sans forcément croire que ça sera effectif pour nous jeunes d'ici», affirme incrédule, Alasko. Il est âgé de 24 ans. Alors qu'il pourrait constituer la clé de tout le processus de désarmement - qui passe par la démobilisation et la réinsertion - le service civique doit retenir l'attention du gouvernement en place.
C’est l’occasion pour les autorités ivoiriennes de se pencher sérieusement sur la question de la démobilisation dans les zones CNO (et celles du sud). Car des milliers de personnes qui ont déjà utilisés des armes pendant des années peuvent être tentés de les reprendre rien que pour avoir quelques chose à manger. Loin des jeux de mots entre "démobilisation" et "désarmement", il y a des milliers de jeunes qui sont à la merci des vices et des personnes de mauvaises intentions. Attention donc à cette bombe à retardement.

Selon vous, comment l'actuel gouvernement peut-il résoudre la question de ces démobilisés (à la rue) et de ceux qui souhaitent déposer les armes ? On entend partout dire que les caisses de l'Etat sont vides et qu'il faudrait une aide des bailleurs de fonds. Est ce une solution que de regarder vers l'extérieur pour financer cette opération ?

16 décembre 2008

Dans le nord

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Bouaké. 16 heures 48. Le car que nous avons emprunté rentre en gare après six heures de routes. Voyage difficile et long. Mais en fin de compte on est tous heureux d’être arrivés sains et saufs.
Je redécouvre Bouaké et ses commerces à tous les carrefours. Je redécouvre Bouaké avec son chemin de fer qui traverse le cœur de la ville. Je redécouvre Bouaké avec grandes voies.
Après ces années de guerre je retrouve la deuxième plus grande ville du pays qui retrouve tout doucement son rythme de vie d’antan.
En y mettant les pieds, je retrouve la même ambiance qu’avant la guerre.
Les taxis rouges se font toujours la guerre au client dans les gares. Les commerces sont toujours bondés de monde. Les motocyclistes roulent toujours de façons acrobatiques.
La vie a repris. Et même bien repris. L’espoir d’un lendemain meilleur nourrit le quotidien des habitants de cette ville. Chacun espère que cette accalmie sera définitive. Pourtant, les jeunes de cette ville paient encore un lourd tribu de cette guerre. «Ici le chômage est la chose la mieux partagée», lance avec sourire un jeune Bouakéen. «La vie est dure», n’hésitent pas à dire ceux que vous rencontrés.
Dans le cadre de notre «Chronique Ivoirienne», Camille et moi séjournerons donc pendant quelques jours dans cette zone ex-assiégées.
Nous aurons l’occasion de rencontrer de nombreux jeunes dans divers domaines d’activités et de nous rendre compte de leurs réalités de vie et pourquoi pas de leurs espoirs.
Pendant quelques jours, nous sillonnerons les artères de Bouaké, nous rencontrerons des hommes et des femmes, des civils et des militaires.
Bouaké est notre nouveau champ de travail pendant deux ou trois jours. Et les choses s’annoncent bien.
Je vous donnerai de nos nouvelles au gré du temps dont nous disposerons et de l’opportunité d’accès à internet que nous aurons.
Sinon, souffrez que je sois silencieux quelques temps…

Troisième "Chronique ivoirienne"...

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Allons à la rencontre de deux jeunes rappeuses bien connues du milieu du showbiz ivoirien. Priss'K et Nash. Elles se veulent le porte voix de de la jeunesse ivoirienne en générale et de la femme en particulier.

Lire la chronique.

10 décembre 2008

Notre deuxième "Chronique Ivoirienne"

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Le deuxième épisode de "Chronique ivoirienne" diffusée sur Afrique in visu est en ligne.
Pour ce deuxième pas (voir le premier) nous avons fait une "incursion" dans la plus grande cité universitaire d'Abidjan, le célèbre "Campus". Quatre jours durant, nous avons partagé le vécu quotidien des étudiants (et des non étudiants) qui vivent sur le campus. Pendant quatre jours, Camille et moi avons visité le campus de jour comme de nuit.
Nous vous invitons à (re)découvrir la cité universitaire dans toutes ses facettes. Sociale et économique et qui sont les maîtres de cette résidence universitaire.
Vous aurez en prime pour ce post, un diaporama pour mieux vous imprégner de ce que nous avons racontez en texte.

Interviewé par Global Voices

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Israël Yoroba is a 26 year multimedia journalist from Côte d'Ivoire that has been blogging about his country for over a year at Le blog de Yoro [Fr]. Now his efforts have been rewarded with the Best of Blogs award in the French language category, the prestigious international blog awards organized every year by Deutsche Welle. Last year another African blogger was chosen as Best Francophone Blogger, Global Voices friend Cédric Kalonji from the DRC, whom we interviewed on that occasion. Now we take the opportunity to interview Yoro too.

Lire l'intégralité de l'interview. Dans les jours à venir, vous aurez une mise à jour avec la version française.

Une interview réalisée par Elia Varela Serra pour le compte de Global Voices

09 décembre 2008

Quand la Star’Ac déçoit à Abidjan

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Célèbre émission (de moins en moins parait-il) en France, la Star Academy est aussi suivie avec attention à Abidjan. Chaque "prime" fait l’objet d’un regard particulier et de commentaires par la suite. «Il n’arrive pas un vendredi où je manque l’émission de TF1», affirme une Abidjanaise. Elle a le bouquet de canal qui lui permet de voir la chaîne sur laquelle l’émission est diffusée. Ceux qui n’ont pas les chaînes cryptées se contentent de suivre l’émission sur le net.
Ils sont donc nombreux enfants, jeunes et vieux, femmes comme hommes à suivre (souvent avec passion) l’émission musicale.
Jusqu’ici tout allait bien jusqu’à ce qu’au dernier "prime" du vendredi 5 dernier, Joanna soit sortie de la compétition. «Je n’arrive pas à comprendre pourquoi ça s’est passé comme ça», se demande déçu un autre fan de l’émission. Alors que tous espéraient qu’elle succède à Quentin, les "supporters" de la talentueuse Joanna ont été fortement déçus.
Fait marquant, c’est que la majorité des personnes rencontrées misait sur elle. «A Abidjan, on supporte Joanna», ne manque pas de dire avec le sourire une admiratrice de la chanteuse.
Les "star’Acphiles" abidjanais, promettent de ne pas suivre la finale car pour eux Alice, l'un des deux finalistes n’a pas forcément le niveau. Décidément la Star’Ac risque de perdre des téléspectateurs même ici.

08 décembre 2008

L'affiche des élections

Pendant des semaines, Abidjan la capitale économique, a été envahie par des affiches qui incitaient à allez "vite, vite, vite aux élections" le 30 novembre dernier.
Alors que cette échéance électorale a été reportée à une date ultérieure, lesdites affiches ont commencé à être déchirée.

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05 décembre 2008

Article sur "Le Quotidien"

Petit article du journal ivoirien "Le Quotidien" sur les Bob's 2008 et ma désignation comme meilleur blogueur francophone.

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Les censurés !

J’ai découverts deux groupes d'artistes il ya quelques jours-ci.
Le premier est connu du public ivoirien et l’autre ne l’est pas. Un fait du zouglou, l’autre fait du rap ivoire (un cocktail de rap et de nouchi). L’un chante en Solo et l’autre est un composé de deux jeunes. Pourtant, ces deux groupes ont en commun d’avoir été censurés. Fitini, le premier l’a été pour «l’inopportunité» de son album. Un produit musical dont un des titres soulève une question à la faveur du scandale des déchets toxiques à Abidjan. «Tu fais quoi là ?», peut-on retenir en substance. L’autre groupe, «San Soi», a été censuré pour «la grossièreté» des mots qu’il utilise.
Alors que je les découvre quelqu’un me souffle qu’il y a au moins deux ans que ces artistes ont fait sortir leurs albums.
«Ils ont été censuré à la télévision», dit-on dans les kiosques à cassette.

(Re)découvrez Fitini

podcast


... et aussi le groupe «Sans Soi»

podcast


Pourtant, il y a de la vérité au fond non ?

Bonus: "Sans Soi" dans "Gbagbo pardon"

podcast

04 décembre 2008

Premiers pas de notre chronique

C'est fait. La première chronique sur Afrique in visu est en ligne. Vous pouvez la lire ici

Au "menu": les jeunes et l'opération d'identification, le mouvement évangélique, ainsi que qu'un portait d'un jeune "cabinard" qui est en fin de cycle ingénieur (en finance).

02 décembre 2008

Orange perd t-il le réseau ?

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Depuis quelques temps les abonnés à l'opérateur de téléphonie mobile "Orange" rencontrent d'énormes difficultés dans les communications qu'ils passent où qu'ils reçoivent.
"Des problèmes de réseau" semble t-il. Le service client est inaccessible: "Orange bonjour, par suite d'encombrement votre correspondant ne peut être joint", tel est le message qui vous accueil quand vous tentez de joindre ledit service.
Pourtant, les communications sont énormément perturbées. "Quand je lance un appel, je tombe sur quelqu'un d'autre", se plaint un utilisateur d'un numéro "Orange". "J'ai essayé de recharger mon crédit. Mais depuis deux jours je n’y parviens pas", témoigne un autre.
Cette situation n’est pas nouvelle. L'on se souvient que l'année dernière, la période des fêtes de décembre a été un véritable supplice pour les clients Orange. Le réseau était totalement saturé. Et aucun service ne fonctionnait correctement.
Vivement que cela soit évité encore cette année. Pourtant, les perturbations de ces derniers jours laissent présager un bug cette année.
Ce qui est frustrant pour les clients, c'est qu'ils ne sont informés de rien.
Dans un contexte de "guerre des entreprises de télécommunications", où la bataille est farouche, "Orange" risque de perdre beaucoup de ses clients. Clients avec lesquels cette entreprise de téléphonie mobile prétend être leader en Côte d'Ivoire. Etre numéro un, ce n'est pas le proclamer – à répétition – à tous les coins de rues d'Abidjan, c'est aussi veillez à satisfaire ses clients...mieux à les conserver.