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30 octobre 2008

A la rencontre des vendeurs de rues

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Ils sont nombreux ces jeunes qui prennent d'assaut les grandes artères de la ville d'Abidjan, présentant leurs produits. "Nos produits varient en fonctions des périodes", précise l'un d'entre eux. Journaux, produits hygiéniques, appareils électroménagers, téléphones portables, jeux pour enfants... tout y est !

"Pour ce mois, à cause de la rentrée des classes, ce sont les gadgets scolaires que nous vendons le plus. Ardoises, crayon de couleurs, jeux éducatifs... mais nous préparons aussi les fêtes de Noël et de nouvel an qui arrivent à grands pas", prévient Jules T, vendeur à la riviera 2.

Se faufilant entre les véhicules stationnés au "feu rouge", rattrapant aux pas de course des clients en voiture, ces vendeurs se battent comme ils peuvent pour "faire quelque chose". "Nous avons fait le choix de ne pas voler et ça nous réussit bien", renchérit Awa S. Elle vend des serviettes de poches. "Actuellement avec la chaleur, nos serviettes sont demandées et nos recettes augmentent", ajoute t-elle.

Pour la plupart, ils sont étudiants et se "débrouillent" pour se faire de l'argent. "Je suis titulaire d'une maîtrise en sciences économiques à l'université de Cocody. En attendant de trouver un emploi je me cherche en vendant des cartes de recharges", déclare t-il fièrement. D'autres quant à eux, sont déscolarisés et envoyés par leurs parents. "Mes parents habitent Wassa (un bidonville de la commune de Cocody). Ils achètent les articles en gros et mes frères et moi, nous les vendons en détails dans les rues", témoigne Safiatou B, 14 ans.
Leurs ventes se portent bien. Surtout que ces vendeurs savent détecter ce qu'il faut pour une période donnée.
Leurs seules craintes : "La police municipale". "Les agents de la mairie trouvent que nous envahissons les rues. Pour cela, ils nous empêchent de vendre et souvent ils confisquent nos articles que nous ne retrouvons quasiment jamais", explique Aimé N'Goran.

En dépit de ce fait, les "vendeurs de rues" persévèrent (contre vents et agents de mairie) offrant une gamme variée à leur clientèle qui s'en réjouit d'ailleurs. "Ils ont souvent de bons articles que nous trouvons à des prix très abordables", atteste un automobiliste. Pourtant, certains doutent de la bonne qualité de ces articles. "On a aucune garantie en ce qui concerne la solidité de ce que nous achetons", se plaint une dame assise à bord d'un taxi.

Quoi qu'il en soit, ces commerçants vendent et ne s'en lassent point. Au risque de leurs vies parfois, mais leurs survies semblent en dépendre.

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Commentaires

C'est vrai que les vendeurs à la sauvette envahissent les rues de la capitale. mais si certains ont choisi cette solution pour s'en sortir, je pense que la police municipale devrait les laisser travailler. C'est mieux que d'aller braquer des pauvres habitants qui sont dans la misère eux mêmes!

Écrit par : willykean | 30 octobre 2008

ça surprend, quand on n'a pas l'habitude... nous leur avons acheté cet été du papier toilette, et aussi, changé nos essuie glace...

Écrit par : marie | 30 octobre 2008

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