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16 octobre 2008

Abidjan et "son" usine de faux Euro

Faux_billets161008275.jpgDes coupures de 50 € imprimées à Abidjan par des Chinois, arrivées la semaine passée à Bruxelles. La crise boursière, en ce qu'elle provoque une forte demande de cash, favoriserait la mise en circulation de fausse monnaie : c'est ce que nous apprenons, hier, d'un contact dans le milieu criminel bruxellois. Selon la source, la crise est déjà actuellement exploitée par des milieux mafieux qui injectent de faux euros en Belgique. De façon précise, un test a en tout cas été effectué la semaine passée sur Bruxelles, une livraison limitée de faux 50 € imprimés en Côte d'Ivoire.


Un homme spécialement venu d'Abidjan a écoulé 100.000 € sur Bruxelles en 24 h. Il est rentré sur Abidjan en fin de semaine avec des commandes pour des billets d'encore meilleure qualité. Nous en avons un en main, un faux 50 € daté de 2002 se terminant par 630 : selon nous, l'utilisateur qui ne fait pas attention sera pigeonné, mais de tels billets seront détectés dans les guichets ou bien par les appareils disponibles sur le marché.

Les 100.000 faux euros d'Abidjan ont transité par le quartier Nord et auraient très vite été écoulés dans un quartier de petits commerces d'où ils continuent de circuler. Selon ce qui nous est dit, les billets proviennent d'une imprimerie d'Abidjan tenue par des Chinois. Les Chinois les vendent à 10 % de leur valeur nominale. L'homme chargé de les introduire en Belgique ("un Ivoirien de 40 ans, bien habillé, sympathique") a passé sans obstacle les contrôles de Brussels Airport, plus axés sur la recherche des drogues.

On croit savoir à Abidjan qu'il serait préférable d'éviter les vols du week-end; les contrôles seraient moindres en semaine. Toujours selon la source, ils ont été négociés à Bruxelles à 30 % de leur valeur.

En cinq jours, l'intermédiaire qui les avait achetés à 10 % a mis en poche 20 % de 100.000 euros, soit 20.000 euros. Bien sûr, il a eu des frais.

Mais en fin de semaine, l'Ivoirien est rentré sur Abidjan avec un carnet rempli pour de futures livraisons. Les faux billets de 50 euros sont imprimés par quantités de cent, chaque série de 100 issue de la même plaque possédant un numéro identique. Et depuis la livraison, les faux billets déjà bien disséminés circulent au départ de commerces, night- shops, vidéothèques, etc., peu regardants.

Une autre façon consiste pour quelqu'un qui possède de tels faux billets, à payer 10.000 euros de la main à la main pour une voiture à 7.000 €, le vendeur prenant pour un prix supérieur le risque d'être payé en partie avec de faux billets.

(Source Camer.be)

Commentaires

ca s'appelle le FEY

Écrit par : Etum | 16 octobre 2008

Je me marre.
La preuve que vous etes plus sympas que nous. Nous vous envoyons des ordures mortelles et vous nous renvoyez une pluie d'or
Sourire et amitié
Thierry

Écrit par : Thierry Benquey | 21 octobre 2008

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