topblog Ivoire blogs

17 septembre 2008

Le zoo d’Abidjan et les cinq dromadaires de Kadhafi

dromadaire.jpg

Le zoo d’Abidjan, l’un des plus importants d’Afrique de l’Ouest, héberge depuis quelques mois, et pour la première fois, cinq dromadaires offerts par le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi qui sont devenus les coqueluches de ce lieu créé en 1930.


Ces animaux, dont un gros mâle de 500 kg et deux femelles adultes (300 kg chacune), ainsi que deux jeunes mâles et une femelle de 200 kg, sont arrivés dans la plus grande discrétion en mai par un vol spécial depuis la Libye.

"C’est un don du Guide Kadhafi à son homologue ivoirien Laurent Gbagbo. Nous faisons très attention à leur nourriture du point de vue qualité et quantité", explique le directeur de l’établissement, le docteur Ayekoué Yapo.

C’est important "parce que j’entrevois à travers ce don un lien d’amitié", explique le Dr Yapo en ajoutant qu’"il ne faudrait pas que des difficultés d’ordre alimentaire entraînent une disparition ou une mortalité" des dromadaires.

Selon lui, des conseillers de la présidence ivoirienne sont déjà passés plusieurs fois pour vérifier les conditions de vie des mammifères. Ils auraient même annoncé une prochaine "communication en Conseil des ministres pour mettre les animaux dans de bonnes conditions".

Pour l’heure, les dromadaires libyens attirent de nombreux visiteurs, curieux de voir ces "vaisseaux du désert" en zone tropicale.

Depuis leur arrivée, les nouveaux pensionnaires attirent chaque mois près de 4.000 visiteurs, soit une augmentation de 20% de la fréquentation, parmi lesquels une majorité d’élèves des écoles et de petits enfants.

"Je peux voir pour la première fois ces animaux. C’est super!", se réjouit Jean Lia, 20 ans.

A côté, Ramatou Diakité, 12 ans, tente de caresser le pelage d’un dromadaire qu’elle prend pour un chameau, expliquant ne connaître cet animal qu’à travers le film "Ali Baba et les 40 voleurs".

Antony Niamkey, le guide du zoo, s’empresse de rectifier: "les dromadaires disposent d’une bosse alors que les chameaux en ont deux. Ici nous avons des dromadaires", commente-t-il.

"Ces animaux consomment une tonne d’aliment par jour constitué de maïs, de fourrage, de mil et de granulés. Ils boivent 100 litres d’eau et peuvent rester sans en consommer pendant un mois", poursuit M. Niamkey.

Installés sur un espace de 500 m2 prévu à l’origine pour des éléphants, ces animaux ont comme voisins des lions, des chimpanzés, des crocodiles et des hippopotames et doivent se contenter d’un zoo aux cages vétustes dans l’attente d’un hypothétique programme de réhabilitation.

Pour leur acclimatation, les dromadaires ont subi dès leur arrivée un traitement médical contre les mouches tsé-tsé qui affectionnent le climat humide de la capitale économique ivoirienne, située en bord de lagune.

La présence des dromadaires libyens, bien que salutaire pour la fréquentation, pose cependant des soucis aux responsables du zoo qui y voient une nouvelle amputation dans le budget alimentation jugé déjà insuffisant.

"Le zoo attend des moyens financiers pour faire face à la prise en charge alimentaire et l’assistance médicale", insiste le Dr Yapo qui attend toujours une promesse d’aide présidentielle.

Les responsables du zoo - qui avait été utilisé comme l’un des dépôtoirs pour les déchets toxiques du Probo Koala en août 2006 - affirment n’avoir obtenu que le quart du montant total des indemnisations (300 millions de FCFA - 460.000 euros) promises.

"Nous n’avons reçu que 25 millions de FCFA (38.000 euros)", indique le Dr Yapo affirmant que les déchets toxiques n’ont pas provoqué que la mort d’être humains (16, selon un bilan officiel) mais aussi de plusieurs des pensionnaires du zoo.

(Source AFP)

Commentaires

Yoro,
et les photos????

Écrit par : Djé | 17 septembre 2008

Je suis en train de suivre ça pour les avoir.

Écrit par : Yoro | 17 septembre 2008

Dromadaires, Kadhafi, empoisonnement et indemnisation, il ne manque plus que des barbouzes francais pour faire un bon roman...
Les nouveaux-nés ivoiriens sont ils traités automatiquement contre les tsé-tsé ?
Amitié à l'auteur et à tous les africains
Thierry

Écrit par : Thierry Benquey | 22 septembre 2008

Les commentaires sont fermés.