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04 septembre 2008

Revue de presse

Deux faits majeurs – et un autre important – ont fait la Une de presque toute la presse écrite ce jeudi 4 septembre.

gnaga.JPGD’abord l’affaire Mme Gbagbo et les Forces nouvelles (Fn). Rappelons de prime à bord que la première dame de Côte d’Ivoire est en tournée dans le centre-nord depuis le dimanche dernier.
Au cours des différents passages dans les villes et villages de la zone, elle n’y est pas allé par quatre chemins pour «inviter les anciens rebelles à déposer définitivement les armes».
A Katiola elle invitait «les forces nouvelles à s’inscrire résolument dans le processus de paix enclenché depuis les accord de Ouaga».
«Nous avons besoin que l’ordre soit respecté. Que nous n’ayons plus dans notre pays deux mondes. Un monde qui est dans la République, un monde qui revendique encore la rébellion », réclamait-elle. Avant d’ajouter : «Quand j’entends "com’zone" (commandant de zone), cela me dérange. On ne doit plus avoir de zone Forces Nouvelles. On ne doit avoir que des départements de la République », et ce, à l’endroit des Forces Nouvelles représentées par le ministre du Tourisme et de l’Artisanat, Sidiki Konaté et le commandant de Katiola, Hervé Touré dit Vétcho.
A Tafiéré et Niakaramadougou elle a estimé que «les populations doivent se mobiliser pour qu’il n’y ait plus un seul rebelle dans le Nord, pour que tout ce qui s’oppose aux lois du pays disparaisse».

Toutes ces déclarations ont irrité les responsables des Fn qui ont souhaité avoir avec Simone Gbagbo, un dialogue «d’éclaircissement sur ses propos».
Dans le quotidien L’inter de ce jeudi, le «Commandant» Vetcho réagit en demandant à la première dame de s’inscrire «sans faux fuyant dans l’accord de Ouaga». «(…) si elle croyait effectivement en ces accords comme solution de sortie de crise pour la Côte d’Ivoire, je pense qu’elle ne devait pas lancer des piques à l’endroit des Forces nouvelles», a-t-il relevé.
Selon une information rendu publique sur le site des Forces nouvelles et relayée par le quotidien Le nouveau réveil, proche du PDCI, ancien parti au pouvoir, les ex-rebelles estiment qu’ils «n'ont de leçon à recevoir de personne encore moins de dame Simone Ehivet Gbagbo». C’est pourquoi ils ont souhaité qu’elle «joue balle à terre».
"L’épouse-émissaire" du Chef de l’Etat ivoirien, a accepté «de discuter (avec les ex-rebelles)», mais pas de changer de discours. C’est l’information qui est donnée par le quotidien gouvernemental Fraternité matin (Frat mat). Pour preuve, Frat mat rapporte qu’elle a réitéré ses propos à l’endroit des Fn hier dans la région de Dabakala. «Il y a encore des rebelles qui sont ici, qui sont les dans les com’ zones, les com’ secteurs, qui sont dans tous les com’ qu’il y a ici. (…) Ce qui a envoyé le désordre dans le pays, c’est le fait que des gens se sont donné le droit de ne plus respecter les lois de la Côte d’Ivoire», a t- elle déclaré.
Attendons de voir ce qui sortira du «dialogue direct» qui aura lieu dimanche entre la première dame et les Forces nouvelles.

Le deuxième fait est le drame qui s’est produit à Port bouet. «Litige foncier à Port-bouët : 3 morts, des disparus et plusieurs blessés», annonce Soir info, le journal des faits divers. De quoi s’agit-il ?

port bouet.JPG

Le quotidien Le temps, proche du parti du président Laurent Gbagbo nous donne les détails de cette histoire dramatique.
«Depuis quelques mois, un litige foncier oppose les villageois d`Agbabou à des squatters vivant sur des terrains relevant du patrimoine villageois. La médiation diligentée dans le passé par les chefs coutumiers de la localité s`est soldée par des échecs. La situation s`est davantage détériorée avec l`occupation anarchique par des squatters de la moitié des terres réservées aux paysans du village. Pour ne pas perdre la totalité de leur patrimoine, les villageois entreprennent alors la délimitation de leur terrain situé à Gonzagueville. C`est dans ce cadre qu`avant-hier mardi, un groupe de villageois d`une vingtaine de personnes est envoyé par le chef du village à Gonzagueville. Ce groupe devait rejoindre un géomètre mandaté par le chef d`Agbabou village qui se trouve sur les lieux pour des travaux de lotissement. Précisons que pour joindre Gonzagueville, il faut traverser la lagune qui fait frontière avec le village de Benogosso. C`est au cours de cette traversée que le groupe de villageois d`Agbabou est pris à partie par les squatters».

Selon des témoignages recueillis, le groupe a été attaqué par les éléments d`un certain Jacole qui s`avère être le chef des squatters.

Voici le témoignage d’un rescapé, Mathias Aké, Chef résident d`Agbabou.
«Nous avons été cueillis à froid dès notre arrivée, par des personnes armées de machettes, gourdins, morceaux de bois, haches et des cailloux. Nous n`avons même pas eu le temps de nous défendre. J`ai eu la vie sauve par extraordinaire», reconnaît-il.

Le bilan de cette attaque est lourd : «7 morts et 13 blessés dont deux grièvement, dans les rangs des villageois d`Agbabou». Ce sont «Akadja Mathieu, Abékan Gabriel, Nantchoué Jean, Anouman Julien, Kouamé Elysée et deux militaires de la Garde Républicaine» qui n’ont pu être identités. Ils ont tous péri par noyade.

«Dans la matinée d`hier mercredi, raconte Le Temps, les corps de feu Akadja Mathieu, kouamé Elysée et un des militaires ont été repêchés par les villageois. Les 4 autres victimes parmi lesquelles se trouvaient l`autre militaire toujours non identifié, ne sont pas encore retrouvées».
Selon un des chefs, Aboya Emmanuel «les squatters ont bénéficié de la complicité de certains "frères" du village».
Aux dernières nouvelles, des villages voisins, M'badon, Abata, M'pouto, Akoué Agban seraient sur le pied de guerre. Ils attendent ainsi porter assistance à leurs frères de sang en danger.
Vivement que les autorités éteingnent ce brasier qui risque de prendre de l'ampleur et de venir plus dramatique.

Onel.JPGEnfin le troisième fait qui n’est pas aussi important mais qui mérite d’être porté à votre connaissance, c’est la visite qu’a reçu le groupe de presse Olympe (éditeur des quotidiens L’inter, Soir Info et de l’hebdo people Star Magazine) hier après midi.
Le visiteur aurait été accueilli s’il était venu la paix en main. Malheureusement, selon L’inter «c’est la haine sur le cœur» qu’il a débarqué dans leurs locaux.
Onel Mala, c’est de lui qu’il s’agit. Artiste musicien chrétien et aimé de tous les Ivoiriens, Onel se serait montré désagréable avec les responsables du Groupe Olympe.
Au motif. Un atricle Paru hier dans Star Magazine. Lequel journal titrait à sa Une «Délit d’adultère : Onel Mala arrache la copine d’un autre chantre (et) abandonne son épouse et ses enfants dans un ghetto». Le chantre n’aurait pas apprécié l’article paru dans l’hebdo-people qui l’accusait d’avoir «volé» la copine d’un autre chantre Germain Kipper (pourtant lui aussi marié) et d’avoir jeté à la rue sa femme et ses deux enfants.
Selon L’inter, Onel Mala est donc venu à leurs bureaux (en compagnie de Miss Ody, son attaché de presse et la probable conquête sur qui pèsent tous les soupçons) pour proférer des menaces et des injures aux journalistes et autres patrons dudit groupe de presse.
Les responsables de Olympe ont donc déposé «une plainte (…) pour violation de domicile et injures publiques aux commissariat du 31 arrondissement de Marcory».
Ce nouvel épisode de l’affaire Onel Mala vient encore salir le monde des chantres chrétiens qui est déjà "éclaboussé" depuis quelques années par bien trop de scandales.

Commentaires

Bonne revue de presse... ça promet pour ce qui vient et que tu sais...

Écrit par : Théo | 04 septembre 2008

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