topblog Ivoire blogs

23 juillet 2008

Le coup d'fil de Ado entendu par Djati

En temps normal, c'est Bédié qui devait aller à la présidence de la Republique pour rencontrer le président Gbagbo ce mercredi.
Mais nous sommes en guerre, et Gbagbo, en politicien fin, sait jouer son jeu. Dès que Outtara a eu vent du Rendez-vous chez Bédié, le gars est entré dans une colère noire. Il a bondit sur son téléphone pour appeler le numero spécial, direct dans les oreilles de N'Zueba, le roi de la pluie et des innondations.


Outtara: eh Bedie, c'est quoi cet histoire avec Gbagbo?

Bédié: (déposant pour une minute sa bouteille de Johny Walker).. quelle histoire?

Outtara: faut pas te moquer de moi. Tu as rendez-vous avec Gbagbo au palais.

Bédié: mais c'est faux.. c'est absolument... hmmm... je vais pas au palais. Ah non, c'est faux. C'est lui qui insiste pour venir me voir.

Outtara: Non, non, au grand jamais. faut pas commencer à faire ami-ami avec ce type sinon, je vais....

Bédié: calme-toi. on est tous ivoirien.

Outtara: ah bon.. je savais.. espèce d'ivrogne.. je savais que tu allais me trahir.

Bédié: tu m'insultes? je raccroche.

Outtara: non. non.. pardon.. je me suis un peu emporté... mes excuses. Je voulais te dire de ne pas te laisser rouler par ce boulanger. Si tu as besoin d'argent pour tes militants, je peux te faire un gros chèque. Mais faut pas prendre l'argent maudit de Gbagbo.

Bédié: argent maudit? mais toi ton argent vient d'ou? c'est pas l'argent que tu as volé quand tu etais premier ministre? regarde-moi ça, espèce de soulard.

Outtara: eh. arrète, tu m'as vu avec bouteille?

Bédié: ah bon? toi tu m'as vu avec bouteille ou?

Outtara: bon, on va pas s'insulter tout de même non? on arrête ça.

Bédié: c'est toi qui a commencé non? tu te prends pour qui même?

Outtara: écoute. on laisse tomber affaire d'insulte.. revenons à Gbagbo. il veut quoi?

Bédié: je sais pas.. faut lui demander. est-ce que moi je sais? il veut venir. j'ai dit: "viens". c'est tout. il va me faire quoi? rien.
Je suis là. C'est moi N'zueba. Je fais le vent. Je fais la pluie. Je fais innondation. Je suis Alpha. Je suis Omega. hein? Tu as entendu Ernesto Djédjé chanter mon nom? Il dit: "Konan Bédié, ouzoum, ouzoum Djédjé". Et puis on dance ça comme ça: un pied devant... un pied derrière. un pied à côté... comme ça... comme ça... un pied à droite. comme ça. hein?.. comme ça.. ehhhhhh le bon vieux temps. Ernesto, il est fort ou quoi?

Outtara: tu danses?

Bédié: Et alors? c'est interdit de danser maintenant?

Outtara: ok. revenons à Gbagbo.

Bédié: Revenons à qui? c'est qui Gbagbo mêm? il veut quoi même? Est-ce que Gbagbo c'est l'homme? Quand j'étais ministre, il était simple professeur de lycée, pauvre comme ça. est-ce que Gbagbo c'est l'homme? est-ce que... est-ce que... non. Faut pas m'énerver avec ton histoire de Gbagbo. Est-ce que il vaut même un quart de Bédié? hein?

Outtara: Ok.. mais donc il vient chez toi pour quoi faire?

Bédié: demande lui. pourquoi tu me demandes? est-ce que c'est moi qui vais chez lui? C'est lui qui vient chez moi. c'est à lui il faut poser la question. non?

Outtara: ok.. je vois. bon. mais faut pas prendre photo avec lui. il va utiliser ça pour faire campagne contre moi.

Bédié: ah bon? mais où est le problème?

Outtara: voici le probleme. si tu prends des photos avec lui, tu es un homme mort. je te le promets. tu vas pas te moquer de moi comme ça. personne ne se moque de moi. tu peux faire ton zinzin avec lui dans la maison. Mais si je vois une seule photo dans la presse avec toi et Gbagbo dedans, tu es un cadavre. Et tu me connais quand je donne ma parole. Tu es prevenu.
click..

Bédié: (appelant sa sécretaire).. eh Adjoua? Adjouaééee? faut me connecter avec Gbagbo.

Bédié: c'est le président Gbagbo?

Gbagbo: oui Mr le président.

Bédié: c'est bien. au moins toi tu m'insultes pas.

Gbagbo: ah bon? qui t'insulte?

Bédié: (essuyant ses levres de son poignet) C'est pas le ****** de Ouatara qui m'insulte? un *** comme ça. c'est moi il menace. bon.. je voulais te dire que notre reunion est reportée à une date ultérieure.

Gbagbo: Ok.. mais pourquoi?

Bédié: Outara menace de me tuer si je prends photo avec toi.

Gbagbo: bon mais c'est pas un problème. on va laisser les photographes dehors. personne ne sera tué pour un simple tête-à-tête.

Bédié: tu es sur? pas de photographe dans la salle?

Gbagbo: je vais donner des instructions. ya fohi.

Bédié: Ok... donc. c'est bon. mais dis-moi, Ernesto Djédjé là, il dit quoi même dans sa chanson "konan Bédiée ouzoum ouzoum Djédjé"?

Gbagbo: ah oui, c'est une belle chanson.. je vais t'expliquer quand on va se retrouver.

Bédié: c'est bon. je t'attends. c'est une bonne chanson.. Aurevoir. Click.
Eh Adjoua, Adjouaéé!! Tu n'as pas remarqué que cette bouteille est vide? fais vite.
Ah Ernesto, Ernesto.. Le bon vieux temps...
Qui connaissait ouattara à l'epoque même? Vilain comme fils de toutou comme ça... Tchrrrrrrrrrrrr.

(Auteur: Djati d'Adidjantalk.com)

Commentaires

C'est de la plaisanterie de très mauvais gout !!!
même le côté partisan de l'extrémiste Djati n'a pas été voilé dans cet humour apparent.

Écrit par : Krathos | 23 juillet 2008

c'est totalement ridicule.

Écrit par : Edwige | 24 juillet 2008

(lol) C'est rigolo mais très déplacé.

Écrit par : Claudus | 24 juillet 2008

pas du drôle,plutôt con comme blague

Écrit par : Tchêfarry | 24 juillet 2008

L'expression "fils de toutou" est totalement déplacée. A part ça, je me suis bien marré quand même!

Écrit par : Lion | 24 juillet 2008

L'expression "fils de toutou" est totalement déplacée. A part ça, je me suis bien marré quand même!

Écrit par : Lion | 24 juillet 2008

Tres drole comme histoire.

Écrit par : Tchabio | 21 novembre 2008

Les commentaires sont fermés.