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14 juillet 2008

C'est ça la "ville morte" !

C'était ce matin à Cocody...

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(Photo, Cocody centre)

Commentaires

si on doit faire la grève a quoi cela sert de discuter avec le gouvernement on ne peut pas voulior une chose et son contraire

Écrit par : lezih | 15 juillet 2008

Si on fait la grève c'est pour que les choses changent. Et le dialogue est le cadre idéal pour émettre nos doléances. On ne peut pas exclure la concertation. C'est en général l'aboutissement.

Écrit par : Yoro | 15 juillet 2008

Je ne comprends pas le sens du titre de cette note : " c'est ça la ville morte !!!"
est-ce de l'ironie ??? ou juste l'expression d'un dépit ?

Écrit par : Krathos | 15 juillet 2008

En général on s'attend à autre chose qu'à des barricades pour une journée ville morte.
Ou bien ?

Écrit par : Yoro | 15 juillet 2008

A autre chose ??? à quoi précisement ???

on s'attend peut-être à une passivité des populations ivoiriennes qui continueront de payer le prix fort de la hausse vertigineuse des prix...
si en étant actif dans les rues, ces ivoiriens matérialisent leur ras-le-bol avec des barricades , bloquant ainsi tout déroulement normal du quotidien de nos villes, où est le mal vu l'incapacité des dirigeants à prendre les mesures les mieux adaptées?

J'aurai compris l'inutilité de ces manifestations populaires si les revendications faites ne dépeignaient pas la réalité, et surtout si le gouvernement faisait des ponctions budgétaires à même de résorber cette hausse des prix due à des chocs économiques extérieures .
D'autres pays africains à l'instar du Maroc le réussisse pertinemment sans se vanter d'être champion de cacao ou producteur de pétrole car tout est question de bonne gestion et surtout d'anticipation.

Soit on imagine l'opération "ville morte" en tant que pléthore de déclarations sans lendemain de responsables syndicaux au Journal télévisé, soit on regarde les ministres ivoiriens concernés se livrer à une parodie explicative dans un débat des plus nuls, soit on décide d'exercer ACTIVEMENT son droit de citoyen mécontent de l'action gouvernementale...

et lorsque le peuple a faim, la patience et le calme deviennent le dernier des soucis.

J'aurais donc bien aimé savoir comment vous, YORO, "pensez" cette opération "ville morte"???

Écrit par : Krathos | 15 juillet 2008

@ Krathos,
je pense qu'à chaque terme ses actions. Peut être que les initiateurs de ces journées "ville morte" n'en maitrise pas forcément le sens.
Pendant une journée ville morte ou "Blocus général" (qui est une grève générale, ici caractérisée par la fermeture des commerces, des services et des entreprises), chacun reste chez soi. Ou alors, on change de terme. Pourquoi pas journée "ville brulée" ou "bus brulé" ou même journée de "mélangément" ou mieux "marche populaire".

Je suis de ceux qui soutiennent avec tant de ferveur que nous devons faire quelque chose pour que la situation des Ivoiriens changent RA-DI-CA-LE-MENT.
Mais soit on décide de faire une journée ville morte (dans ce cas pas de manifestations et on se fait entendre par notre abscence au bureau, au marché ou par la fermeture des boutiques ou encore l'arrêt de travail des véhicules de transport en commun - y compris les engins de la Sotra). Et là je suis sûr que ça se fera sentir et ça obligera les autorités (aussi sourdes soient-elles) à réagir.

Soit on décide de manifester avec des barricades, par des marches de protestation (bien sûr avec le risque de croiser le fer avec les forces de l'ordre. Mais on peut le faire).

En somme, si nous décidons de faire une journée ville morte ne faisons pas autre chose qu'une journée ville morte. ça fait pas sérieux !

Écrit par : Yoro | 16 juillet 2008

Ah enfin je comprends le sens que tu accordes à la journée ville morte !!!
et je peux te dire qu'en théorie, c'est effectivement la description que tu en fais qui serait la meilleure attitude à adopter.
Tu as raison !!!

Peut-être que sous nos tropiques nègres, l'expression de mécontentement du peuple est mieux cernée lorsqu'on y adjoint la violence .C'est une nouvelle culture sociale qui s'installe progressivement,à tort je précise, par la faute de ceux qui dirigent.
ou bien ?

Écrit par : Krathos | 16 juillet 2008

...Par la faute de ceux qui dirigent ? Pas ça seulement. Il faut ajouter à leurs "fautes" plusieurs autres éléments.

Je dirai plutôt que notre manque de solidarité et de d'organisation y sont pour beaucoup.
Pendant que certains chauffeurs et autres vendeurs décident de ne pas travailler, plusieurs de leurs collègues le font. "Il faut bien continuer à nourrir sa famille" diront-ils. Cette attitude a occasionné de nombreuses casses ici et là à Abidjan le lundi et le mardi.

En plus, c'est la pagaille. Alors que les syndicats de transporteurs annoncaient les manifestations pour dénoncer la hausse des prix, un autre syndicat reçu par Gervais Coulibay (porte parole de la présidence), criait sur la première chaîne de la télévision ivoirienne : "ce n'est pas pour dénoncer un fait qu'on ne travaille pas, mais parce qu'on ne se sent pas en sécurité" ? Allons-y comprendre quelque chose.
C'est sûr enfin, que si on ajoute à cela la sourde oreille de nos dirigeants, on aboutit à la violence comme ''complément d'action directe''.

Écrit par : Yoro | 16 juillet 2008

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