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29 juin 2008

Adjugé ! 7,5 millions d`euros

420fa15fafff2f31ac68f949fbb8b115.jpgLa vente aux enchères par la République de Côte d'Ivoire de meubles, objets d'art et toiles de maîtres, d'un hôtel particulier qu'elle possède à Paris, a rapporté 7,5 millions d'euros (hors les frais) dimanche à Fontainebleau, a indiqué la maison de vente Osenat.
Parmi les plus belles pièces, une toile de Renoir, "La femme au fagot", a été adjugée 1,8 million d'euros au marteau. Un tableau de Pierre Bonnard, "Arbre en fleurs dans le Dauphiné", a été enlevé à 144.000 euros et un Van Dongen, "Bouquet de fleurs", à 234.000 euros.
Au total, une centaine de lots issus de l'Hôtel de Masseran, datant du XVIIIè siècle, étaient mis en vente. Cet hôtel particulier de 3.000 m2, situé près des Invalides, était la propriété personnelle du président Felix Houphouët-Boigny qui l'a légué à sa mort en 1993 à la Côte d'Ivoire. Resté inoccupé depuis, l'hôtel doit être restauré grâce au produit de la vente, pour servir de résidence officielle aux présidents ivoiriens de passage à Paris.
Une paire de bas d'armoire (XVIIIè) s'est vendue 1,2 million d'euros, un canapé et six fauteuils Louis XVI 485.000 euros et une commode Riesener 470.000 euros. Une paire de coupes en agathe fin du règne de Louis XV a atteint 320.000 euros, record mondial pour ce type de pièces, a précisé Osenat.
Selon la maison de vente, les enchères ont connu une grande affluence, avec notamment des acheteurs turcs, russes, américains, belges et suisses.

Avec AFP

Pluie de ce dimanche: 7 morts à Abidjan

Alors que nous en parlions il y a quelques temps ici...
Alors qu'un 28 juin un autre drame se produisait.

Et aujourd'hui encore...

Article publié par l'AFP

Au moins sept personnes ont été retrouvées mortes dimanche à Abidjan et quatre blessées à la suite d'un glissement de terrain provoqué par une pluie diluvienne qui s'est abattue sur la capitale économique ivoirienne, a indiqué à l'AFP un officier des sapeurs-pompiers.

"On a retrouvé sept corps (sans vie) et quatre blessés pour le moment", a affirmé cet officier présent sur les lieux de l'inondation et qui a requis l'anonymat.

Le drame s'est produit dimanche après-midi dans un bidonville qui jouxte le quartier chic des Deux-Plateaux lorsque les eaux de ruissellement ont provoqué un glissement de terrain, emportant "les baraques", selon la même source.

Les personnes retrouvées mortes, dont le sexe et l'âge n'ont pas été précisés, ont perdu la vie dans leurs habitations.

Les secours ont été déployés aussitôt dans ce bidonville dont les petites habitations faites de planches en bois et de tôles ondulées contrastent avec les résidences cossues avoisinantes.

Informé par l'état-major des armées, le Premier ministre Guillaume Soro, qui séjourne à Bouaké (350 km au nord d'Abidjan), a demandé au ministre de l'Economie Charles Koffi Diby de se rendre sur les lieux, selon un autre officier.

La grande saison des pluies a commencé depuis plusieurs semaines en Côte d'Ivoire. Chaque année, les fortes précipitations provoquent des éboulements ou glissements de terrains, en particulier dans les "quartiers précaires" d'Abidjan, provoquant la mort de dizaines de personnes.

27 juin 2008

La Côte d'Ivoire et les biocarburants: Cas du jatropha

A tout fin utile vous pourrez écouter l'interview de Abel Tia Directeur Général de "Green Oil", une filiale d'exploitation de jatropha en Côte d'Ivoire.
C'est dans l'émission Blog et Voix n°3


5abd0cc6763a6da2dd69965bc6fc986b.jpgDélaissé depuis des années avant de susciter à nouveau l’intérêt des agriculteurs ivoiriens, le jatropha est une plante très résistante à la sécheresse qui peut servir de biocarburant grâce à l’huile extraite de ses graines et offrir de nombreux débouchés.

Cet arbuste de 3 à 4 mètres en myenne a été introduit en Afrique au 15e siècle et sa culture a été encouragée à l’époque coloniale. Les graines du jatropha renferment une amende oléagineuse d’un goût agréable mais dangereuse car violemment purgative. Elle est l’origine de nombreuses intoxications chez les enfants.
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Un hectare peut permettre la culture de 1.500 pieds de jatropha et chaque arbre adulte donne entre 1,5 et 7,2 tonnes de graines par production. Il y a deux productions dans l’année (mai et novembre). Il faut 12 mois pour obtenir une plante adulte à partir de graines ou 9 mois à partir d’une bouture. L’arbuste a une durée de vie moyenne de 50 ans.

Son énorme avantage est de ne pas rentrer en compétition avec les cultures vivrières car il s’adapte aux sols arides ou semi-arides. Il n’a besoin d’aucun intrant chimique, affirment aussi ses promoteurs.
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L’huile de jatropha peut servir de carburant dans les moteurs diesel. Le décantât de l’huile permet aussi la fabrication d’un savon dermatologique et les tourteaux issus du pressage des graines constituent un fertilisant naturel supérieur à la fiente de poulet. Une fois les toxines éliminées, ils peuvent également servir d’aliment pour le bétail.

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La coque des graines est par ailleurs combustible et peut remplacer les feux de bois, ce qui constituerait une solution à la déforestation, selon les défenseurs du jatropha.

"Le jatropha est une magie de la nature car il pourrait réduire l’exode rural. Ecologiquement, il pourrait permettre la reforestation des endroits en cours de sécheresse", affirme Roger Anet, un des promoteurs de cette culture en Côte d’Ivoire.

Avec AFP

Lire aussi ce "Témoignage" de Madagascar

26 juin 2008

Devoirs de mémoire pour les victimes de l'ouest (2)

A la découverte de "Cri de coeur".
"Cri de coeur" est né parmi les femmes de Duékoué vivant en France pour venir en aide aux populations traumatisées de l'Ouest ivoirien, sans distinction de nationalité, d'ethnie ou d'opinion politique.

Vous pourrez également vous faire une idée de quel carnage ça été à l'ouest.
Des images en photos et en vidéo

Attention certaines images peuvent choquer les personnes sensibles !!!

Les Ivoiriens à l’heure du passeport électronique

Un article de Afrik.com

437d76a1a87051ef5369dccfb16c96f3.jpgUn nouveau passeport en remplacement de l’actuel sera bientôt en vigueur en Côte d’Ivoire. Il est doté d’ une puce qui contient des informations biométriques sur le titulaire du document. La Côte d’Ivoire est l’un des premiers pays africains à bénéficier des commodités de ce nouveau type de passeport.

Des responsables du groupe Imprimerie nationale de France, fournisseur principal de l’opération des passeports à puce ont été reçus par Désiré Tagro, ministre ivoirien de l’Intérieur en avril dernier à Abidjan. A cette occasion les responsables du Groupe ont présenté le nouveau passeport ivoirien.

Selon les responsables de l’imprimerie nationale de France, le nouveau passeport est un document électronique qui contient une puce intégrée au système international. En plus des mesures sécuritaires des premier et deuxième niveaux du passeport actuel, le nouveau passeport permettra avec sa puce incorporée de faire des contrôles plus poussés et d’avoir des gestions de bases de données efficaces.

« Cette puce permet une interopérabilité. C’est à dire que chacun des postes de douanes au monde pourra lire sans difficultés les informations de la puce du passeport ivoirien. » C’est ce qu’a expliqué Loïc de la Cochetière, PDG du groupe Imprimerie de France, concessionnaire dudit passeport.

Une validité de 5 ans au lieu de 3 ans

Outre la modernisation du passeport ivoirien, la convention de concession prévoit également la décentralisation des sites d’enrôlement dans quinze sites dont cinq à Abidjan, cinq à l’intérieur du pays et cinq autres dans des ambassades à l’étranger.

Contrairement à l’actuel passeport, qui a 3 ans de validité et coûte 25.000 francs Cfa, le nouveau aura une validité de 5 ans et sera au prix de 40.000 francs Cfa.

La confection de ce document débutera selon le PDG de l’Imprimerie nationale de France, le 15 juillet 2008. Les fournisseurs essentiels sont constitués de l’Imprimerie nationale de France elle même, qui fournira le passeport vierge, et de la société Belge « Zetes » qui sera chargée de l’investissement, des infrastructures sur le plan local pour l’enrôlement efficient du citoyen et la personnalisation du passeport électronique délivré.

Au plan national, le concessionnaire potentiel est la société nationale d’édition de documents administratifs et d’identification (SNEDAI).

L'hommage du Cameroun à Ayoman

"L'ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République de Côte d'Ivoire au Cameroun, S.E. Paul Ayoman Ambohale est déjà arrivé en fin de séjour dans notre pays. Il est venu le signifier lui-même au ministre des Relations extérieures, Henri Eyebé Ayissi vendredi dernier. La cérémonie d'adieu, était empreinte de nostalgie, tant le diplomate ivoirien, par son dynamisme, son professionnalisme et sa bonne humeur communicative, a profondément marqué de son empreinte la communauté diplomatique à Yaoundé durant les quatre ans qu'il a passés chez nous. Au point qu'il va décrocher le 23 avril 2005 le prix du meilleur ambassadeur au titre de l'année 2004 du Comité National d'Excellence et d'Initiative (CNEI) du Cameroun ;

Lors des années de récession économique, on se rappelle, la Côte d'Ivoire avait dû fermer son ambassade à Yaoundé. C'était le 31 août 1990 ; une mission diplomatique pourtant ouverte à Yaoundé en1960. Il faudra attendre 2003 pour assister à la réouverture de celle-ci. Et elle redeviendra fonctionnelle avec la nomination de Paul Ayoman Ambohale comme ambassadeur de Côte d'Ivoire au Cameroun avec résidence à Yaoundé. Nul doute qu'il va beaucoup manquer non seulement au corps diplomatique dont il était le vice-doyen, mais aussi aux chrétiens de Yaoundé qui l'avaient déjà adopté dès le premier jour."


Cameroon Tribune

25 juin 2008

Devoirs de mémoire pour les victimes de l'ouest (1)

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N'oublions pas ces populations de l'ouest de la Côte d'Ivoire, victimes de tant d'attrocités durant la guerre.

Une mémoire pour Guitrozon, Fengolo, Bouabli, Gueyebli, Diourouzon, Guiglo-Zia... pour dénoncer des actes odieux de certains MPCI, MPIGO, MJP.

Nous vous proposerons très bientôt une vidéo sur les massacres et les charniers de la Zone de Duekoué.

24 juin 2008

La suite de l'histoire du père expulsé de France

"Le père d'un enfant de 11 ans a été expulsé, samedi 21 juin, vers son pays natal, la Côte d'Ivoire. Joris, mineur de nationalité française, se retrouve ainsi seul en France. Depuis le suicide de sa mère en 2005, c'est son père, Aboubakar Coulibaly, qui s'occupait de lui".


Kwaame me demandait ce qu'il en était de la suite de cette triste histoire. Eh bien la voici.

Petit extrait:
"(...) la préfecture du Maine-et-Loire, où l'enfant est scolarisé, a assuré lundi soir dans un communiqué que "c'est dans un souci de protection de Joris, dont M. Coulibaly a reconnu la paternité contre l'avis de sa mère aujourd'hui décédée, que la reconduite à la frontière a été décidée".

Deux éditos Burkinabès sur l'opération mains propres

"Le président Gbagbo a entrepris d’assainir la filière café-cacao en envoyant ses principaux dirigeants devant les tribunaux. Sans aller jusqu’à mettre en doute la sincérité du chef de l’Etat ivoirien, on peut tout de même se demander pourquoi avoir attendu maintenant pour finalement se décider à sacrifier quelques fidèles de haute facture. Jusqu’où pourra aller cette oeuvre de salubrité publique ?"

Lire ici l'analyse du journal burkinabè "Le Faso".

Dans cet élément audio Yamenbé, directeur des rédactions du quotidien privé "Le Pays" commente une autre analyse sur la question.

podcast

La Côte d’Ivoire vend les bijoux de famille d’Houphouët

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Le 29 juin prochain, le gouvernement ivoirien vendra aux enchères, à Fontainebleau, chez Osenat, des meubles, tapisseries et tableaux de la résidence Masseran, un hôtel particulier près des Invalides (Paris 7ème) propriété de feu le président Félix Houphouët-Boigny, légué à sa mort à l’Etat ivoirien. La vente est estimée à plusieurs millions d’euros.

Les commissaires priseurs de la Maison Osenat vont mettre en vente, dimanche 29 juin à Fontainebleau, les collections d’œuvres d’art de l’ancien président de la Côte d’Ivoire Félix Houphouët-Boigny qui meublaient, depuis son décès, le 7 décembre 1993, son hôtel particulier parisien de 3.000 mètres carrés, rue Masseran dans le 7ème arrondissement.

Seront mis aux enchères plus de cent pièces : des meubles Louis XV et Louis XVI, des tableaux de Bonnard, Vlaminck, Van Dongen et Renoir (dont l’un est estimé à 2,2 millions d’euros), des tapis d’Ispahan, des béliers en or massif aux yeux en émeraude de chez Van Cleef & Arpels, ou encore neuf tentures rarissimes en broderie de soie polychromes ayant appartenu à Marie-Antoinette.

Explication selon la Lettre du Continent, une lettre confidentielle bien informée sur les dossiers africains : le président ivoirien Laurent Gbagbo vend ces «bijoux de famille» pour restaurer l’hôtel particulier de la rue Masseran, qui est toujours la propriété officielle de son pays, et en faire la résidence du chef de l'Etat lorsqu’il se rend à Paris. Voire pour acheter des appartements pour ses diplomates en poste dans la capitale.

(Capital.fr)

23 juin 2008

L’Association des afficheurs de Côte d’Ivoire dans la place

6c41a4ce66ae70b6872f9b896b42c012.jpgIl s’agit selon, Méliane Esmel, la présidente, d’œuvrer à l’assainissement du secteur dont le signe précurseur est l’édiction du nouveau décret, N° 2007 du 27 décembre 2007 portant réglementation de l’affichage publicitaire en Côte d’Ivoire.
La vingtaine de régies publicitaires spécialisées dans la communication par voie d’affichage qui militent au sein de la 2ACI, entend œuvrer à la modernisation de ce secteur d’activité dont le dynamisme «est un indicateur de la bonne santé économique de notre pays ».

Pour elle, cette initiative est la marque de la «responsabilité».
Attendons pour voir comment les choses s'afficheront d'ici-là.

Avec Gabonews

Théo à l'affiche sur Ivoirenews

... même le Chef du village n'y a pas échappé. En tout cas bravo à Akwa Bahi !

L'affiche de Ino

Ino fait son entrée dans le village avec une affiche fracassante.

12:00 Publié dans Photos et caricatures | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ino

21 juin 2008

C'est tout eux !

Un orphelin de mère privé de son père expulsé. Lire ici

20 juin 2008

Obama, un géant aux pieds d'africain

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Initiée par "le Chef du village" cette chaîne nous donne la possibilité de dire quelque chose en trois lignes sur le futur président des USA.
Ainsi, à l'invitation de Kwaame et des "yeux de la pub in Abidjan" voici ce que je dis:

Africain des pieds, démocrate de corps et (pleinement) Américain dans la tête. Voilà ce qu’est le futur président des USA.
S’il est élu, Barak Obama «restera un Américain, comme Hillary, Bill ou George Bush (…) Mais peut être accordera t-il à l’Afrique plus d’importance que ses rivaux. Car lui, au moins, il la connaît !»*


* Raila Obinda, le nouveau premier ministre kenyan

Alors j'invite
Crésus
Cartunelo
et mon amie...

A 10 milliards près !

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Les obstacles à la tenue effective des élections présidentielles (prévues pour le 30 novembre prochain) en Côte d'Ivoire, «sont essentiellement financiers». Voilà une phrase qui m'a fait sourire et qui me fait penser qu'en fait de compte si cela est avéré, les élections vont se tenir après le 30 novembre.
Cette affirmation est de Boureina Badini, «représentant du président Blaise Compaoré en Côte d'Ivoire, chargé du suivi de l'accord de Ouagadougou», dans une interview parue dans «Jeune Afrique n°2475».
La suite des affirmations du ministre burkinabé me fait encore plus sourire.
«La marge de l'Etat ivoirien est plus que réduite. Malgré les contributions des partenaires au développement, il reste un trou de plus de 10 milliards de F CFA (15,2 millions d'euros) qu'il va bien falloir combler (...)».
10 milliards ! La Côte d'Ivoire est donc à 10 milliards près pour considérer «ce trou» comme un obstacle à la tenue des élections ? Franchement...
En son temps, les planteurs de Côte d'Ivoire avaient offert la symbolique somme de 10 milliards comme effort de guerre. Et cela avait servi à l'achat d'armes. Mais pourquoi pas aujourd'hui, où cet argent est plus que jamais indispensable. Je suppose qu'ils sont occupés à courir avec la justice à leur trousse. Soit !
Mais dire que l'Etat n'a pas 10 milliards pour qu'enfin on aille aux élections en novembre relève de la foutaise.
L'Etat à lui seul a empoché 100 milliards dans l'affaire des déchets toxiques. La dîme - si Dieu le veut - pouvait servir à cet «effort d'élection».
En réalité, 10 milliards est une somme à portée de poche pour l'Etat de Côte d'Ivoire. Si et seulement s'il y met la bonne foi et la bonne volonté.
En sacrifiant quelques projets d'embellissement du pays, quelques gabegies et autres orgies... on pourra récolter 10 milliards. Où alors on fera appel à Kadhafi pour nous prêter main forte.
Mais de grâce arrêtons de dire que la Côte d'Ivoire est à 10 milliards près pour organiser effectivement les élections. Si on cherche un prétexte pour les reporter à deux ans plus tard, ce n'est pas le bon... il faut trouver autre chose.

17 juin 2008

2 coups d'choeur

Hommage à Didier Drogba signé Billy Billy...



... et en souvenir d'un maître incontesté et pas encore égalé en sa matière, Ernesto Djédjé.

13 juin 2008

Le "crash" de l'avion de Bakaba

Dans une interview, Sidiki Bakaba parle de la ruine du Palais de la culture et des 580 millions prévus (pour la réhabilitation de l'institution culturelle qu'il dirige) qui ne lui sont jamais parvenus.
Il s'indigne surtout du fait que "son" avion dénommé "oiseau-livres" ne trouve pas forcément l'assentiment de tous.

08 juin 2008

Le script de l'interview de Gbagbo sur France 24

M. Ulysse GOSSET.-
Bienvenue sur France 24 pour cette nouvelle édition du Talk de Paris. Cette émission est enregistrée à Abidjan, en Côte d’Ivoire, sur les bords de la lagune, Abidjan, capitale économique d’un pays en crise depuis plusieurs années : tentatives de coup d’Etat, guerre civile et, l’an dernier, une volonté de réconciliation et, peut-être, le chemin de la paix.
Notre invité, justement, est le Président de la République de Côte d’Ivoire, Laurent Gbagbo, ancien professeur d'histoire, ancien syndicaliste, militant de l’opposition, devenu Président en l'an 2000. Il est, toujours aujourd'hui, à la tête de la Côte d’Ivoire.

Lire la suite

06 juin 2008

On se rapproche !

1690fb306e4a5f875aa82d7fdffdf482.jpgLe premier ministre ivoirien, Guillaume Soro sera «en visite privée» à Paris pendant quelques jours avant de rejoindre Abidjan.
Cette visite, selon certaines langues de la présidence de Côte d’Ivoire, s’inscrit dans le cadre d’un "rapprochement entre le président Gbagbo et son homologue Français Nicolas Sarkozy".
Rien d’étonnant sauf que pendant cette visite France 24, la Chaîne internationale de télévision française, fera 6 diffusions de l’interview du président Gbagbo.
A Cela, j’ajoute la condamnation de IB, non sans compter la prochaine visite du patronat du Medef, mais également la visite du ministre français des affaires étrangères, Bernard Kouchner.
Ah oui ! J’ai failli oublier la liaison (grandeur nature) entre Paris et Abidjan par un Boeing 777. Wow ! Tout ça en même temps…
Nous ne serons pas étonnés de voir une visite officielle de Gbagbo à Sarkozy ou vice versa.

04 juin 2008

Et la pluie tomba…

Les chrétiens se souviennent (en ces saisons pluvieuses) de l’histoire de l’arche de Noé et de la destruction du monde.

Noé avait averti ses semblables qu’un déluge dévasterait la terre entière. Mais ceux-ci ne prirent pas en compte ce qui avait été annoncé et quand vint l’heure de la destruction, ils regrettèrent leur choix. Celui de refuser de construire (avec Noé) l’arche et de refuser d’y entrer.

44368c16b22f12950ea18ce2807b5142.jpgAu-delà des leçons spirituelles, retenons que l’endurcissement des autorités politiques et administratives d’Abidjan est semblable à celle des hommes du temps de Noé. Seulement qu'eux, ils ont des abris qui leurs servent de refuge en cas de ‘‘déluge’’. Et les victimes ce sont les riverains des quartiers à risque.
Chaque saison des pluies en Côte d’Ivoire arrive avec ses conséquences de morts et de «portés disparus». Chaque saison pluvieuse est un cauchemar pour les populations abidjanaises, surtout pour celles qui vivent dans les bidonvilles et autres quartiers précaires.
L’on a encore en mémoire ce drame de cette maison à Attécoubé (commune populaire d’Abidjan) qui a été engloutie sous la boue, et où un homme avait perdu six membres de sa famille (ses quatre enfants, sa femme et sa mère) lors d’un éboulement pendant une journée particulièrement pluvieuse. C’était en 2005.
L’on s’est offusqué de ce qu'aucune mesure n’avait été prise pour prévenir cela. La presse avait prévenu depuis longtemps qu’un drame pareil pourrait se produire. Mais les dirigeants ont fait la sourde oreille.
Néanmoins, depuis ce drame (qui n'est qu'un parmi tant d’autres) la presse ne cesse d’interpeller les autorités sur ce sujet, certaine que cette fois-ci, elle a les arguments solides…
La presse, comme Noé, crie à «tue-tête», pour que de nouvelles vies ne soit pas ôtées. Mais ceux-ci semblent ne pas entendre, rejetant la faute sur les riverains de ces quartiers qui «ne sont pas au bon endroit».
Les habitants des quartiers précaires pour la plupart disent ne pas savoir où aller et ne pas avoir suffisamment de moyens pour construire des habitations adéquates. L’on peut donc assister à des constructions à risque qui sont bien souvent facteurs de drame quand il pleut.
Les habitants de ces dits quartiers à leurs tours, accusent la mauvaise politique de l’Etat en matière de gestion de l’habitat.
Et l’Etat pour sa part répond que les six (longues) années de guerre ont vidé les caisses et qu’il n’y a pas suffisamment de moyens pour «recaser» tout ce monde.
Pourtant, lorsqu’un drame survient, plusieurs millions de francs (et autres soutiens) apparaissent pour «soulager les victimes» (encore en vie) de leurs douleurs.
J’ai récemment vu à la télévision un reportage sur la remise d’une maison à celui qui avait perdu toute sa famille.
Coût de l’opération immobilière : «un peu plus de 15 millions». 15 millions pour lui rappeler que l’Etat a de l’argent pour venir en aide aux sinistrés et non pour prévenir ce genre de fléaux.
Pourtant, les drames de ce genre même s’ils ne sont pas tous médiatisés, sont légions selon les communes et les quartiers.
Malgré tout cela, rien n’est fait pour prévenir d’éventuelles catastrophes.
Cependant, beaucoup a été fait pour «prendre en charges les funérailles des morts (…), s’occuper des blessés, donner des vêtements et de la nourriture» à ceux que le pluie a sinistré.
Et pour le voisin qui – grâce à Dieu – n’a pas subit de catastrophe, rien n’est fait. Il ne lui reste plus qu’à regretter que le ciel ne lui soit pas tombé dessus afin de bénéficier de l’assistance des mairies et ministères concernés.
Voilà quelques temps que la saison des pluies a repris ses quartiers dans la capitale économique. Les habitants des bas quartiers devront dormir l’œil ouvert et espérer qu’ils pourront (sur)vivre (grâce) à ces intempéries.
Parce que tant qu’il n’y aura pas de drame… rien ne sera fait.

02 juin 2008

Méthode (d'Ange) pour lutter contre la corruption

D'après une interview reprise par Henri Gossé

"Pour schématiser, je vous présente trois cas. Le premier, un véhicule arrive à un barrage ou à un corridor. L’agent ne siffle pas, mais l’automobiliste s’arrête, se dirige vers lui et lui remet de l’argent. Pour faciliter la compréhension, nous prenons le cas d’un chauffeur de gbaka. Dans ce cas précis, il n’y a pas d’infraction. Dans le deuxième cas, l’agent siffle, le chauffeur s’arrête, se dirige vers l’agent et lui remet les pièces qui, malheureusement, ne sont pas au complet. Le chauffeur remet de l’argent et on lui remet ses pièces et il repart sans être contrôlé. Vous constatez que là, l’agent n’a pas fait son travail. Il a reçu de l’argent en contrepartie du travail qu’il devrait faire. C’est comme vous journaliste, vous avez à faire un article et quelqu’un estime que l’article en question ne fait pas son affaire et vous demande de ne pas le faire en vous donnant en contrepartie de l’argent. Et alors vous ne faites pas l’article ou vous en faites un qui se détache complètement de la réalité des faits. Ça, c’est la corruption. Dans le 3ème cas, l’agent siffle et l’automobiliste s’arrête. Je précise que cette fois-ci, le chauffeur est en règle, il a toutes ses pièces. Comme le prescrivent les dispositions en la matière, il attend que l’agent vienne vers lui. Je précise ici que c’est l’agent qui va vers l’automobiliste et les passagers pour procéder au contrôle.
(...)
Avant de remettre les pièces à un agent, exigez qu’il vous remette un papillon. C’est un échange. Vous lui donnez les pièces et lui, il vous remet un papillon, c’est obligatoire. Et si l’agent refuse de vous remettre un papillon?
Dans ce cas, vous ne lui remettez pas vos pièces. Et s’il refuse de vous restituer vos pièces, vous le suivez partout où il va. Et s’il s’agit d’agents en patrouille, suivez-les. Ecoutez ! Il faut avoir une dose de courage pour aller jusqu’au bout. Moi-même, je sais qu’à tout moment, à cause de mon engagement, je peux être abattu. Mais, je fais mon travail."


l'intégralité de l'interview ici

The Black Napoleon (1830-1900)

Samory Toure- The Black Napoleon of the Western Sudan 19th Century AD

Né vers 1830 à Sanankoro, Mali, Samory Touré débuta une carrière de commerçant. Les courants d'échange (vente d'esclaves et achat d'armes à feu), greffés sur la Sierra Leone et sur l'Océan Atlantique, dynamisent l'ancien commerce local et à longue distance (échange d'or, d'esclaves et de noix de kola tirés des pays forestiers, contre des armes et des tissus acquis dans les pays méditerranéens et sahéliens, le sel saharien et le bétail).
Ce commerce permet aux plus audacieux de s'enrichir et leur donne aussi, avec les armes à feu, les moyens de la guerre et de la puissance et, grâce à la redistribution des prises de guerre et des profits commerciaux, la possibilité de réunir autour d'eux des dépendants à la fois ambitieux et dévoués. Samory Touré saura exploiter ces opportunités.

Vers 1850, sa mère, Masorona Kamara, est capturée au cours d'une guerre et emmenée en captivité par Séré-Burlay, l'un des fils de Moriule Cissé, qui cherchait à se créer un état puissant. Ce malheur fut peut-être la chance de Samory Touré, obligé de louer ses services aux Cissé pour libérer sa mère de l'esclavage. Il s'engage dans l'armée des Cissé et se rend compte que sa vraie vocation n'est pas le commerce, mais la guerre.

Au service des Cissé, il restera, selon la tradition,"7 années, 7 mois, 7 jours", avant de s'enfuir, avec sa mère, un jour de 1858 ou 1859.

Il entre aussitôt dans l'armée des Bérété, un autre lignage puissant, opposé à celui des Cissé ; mais il n'y restera que deux ans (1858 - 1960).
Il se tourne alors vers les siens, les Kamara, impuissants face aux Cissé et aux Bérété, et leur propose de les défendre contre toute agression. Un serment solennel, prêté à Dyala en 1861, vient sceller l'alliance entre Samory Touré et les siens : il est reconnu comme kélétigui (chef de guerre), premier échelon d'une ascension qu'il va gravir à marches forcées.
L'armée qu'il crée à cette occasion se dote d'une structure et de caractéristiques qui ne changeront plus, sur l'essentiel, jusqu'à la fin de sa carrière politique. Il s'agit, pour la première fois dans la région, d'une véritable armée de métier.

On y trouve des hommes du pays ainsi que des aventuriers mercenaires. Tous ces hommes sont équipés d'armes à feu. Le commandement des soldats est confié à des personnes que Samory Touré choisit scrupuleusement (ses frères, ses amis d'enfance, plus tard ses fils).
Samory Touré est proclamé faama en 1867.

Homme de guerre redoutable, Samory Touré alterne la guerre et la diplomatie, menaçant, flattant et trompant tour à tour tous ses voisins. Cette stratégie va l'occuper pendant vingt ans, jusqu'au milieu des années 1880. Il élimine ainsi les Bérété, les Cissé, les Kaba de Kankan...
Vers 1878, il a conquis tout le Haut Niger.

Il a établi des contacts avec l'état Toucouleur, dirigé par les fils d'El Hadj Omar Tall.
Samory Touré prend soin de conserver la société antérieure à sa conquête, en particulier les Kafu auxquels il superpose des gouvernements militaires, chargés de lever les hommes et le tribut.

Les anciennes coutumes sont ainsi maintenues, quoique le conseil du roi, proclamé alminy en 1884, comporte une proportion significative de musulmans. Quant au personnel politique, il se recrute en partie seulement dans sa famille : une autre partie est formée d'hommes choisis par Samory Touré en raison de leur compétence et de leur loyauté.
On peut ainsi décrire cet empire comme un état militaire et marchand. Tout est subordonné aux besoins de l'armée et de la guerre. Guerre pourvoyeuse d'esclaves et garante de la sécurité de l'état, commerce fournissant les armes à feu et générateur de profits : les deux bases qui faisaient la force de l'état vu par Samory Touré.
Les puissances européennes entreprirent alors de pénétrer à l'intérieur du continent.

A leur tête se trouvaient la France et la Grande Bretagne, engagés dans une féroce concurrence à partir des années 1870.
Même s'il n'avait jamais quitté l' Afrique, l'almany mesurait assez bien les implications de la nouvelle donnée internationale et essaya au mieux de se protéger. Comment interpréter autrement ses efforts incessants, à partir de 1885 environ, pour se libérer de la dépendance technologique à l'égard des Européens ?
Sous son impulsion, les forgerons et artisans locaux parviennent à fabriquer des fusils à répétition, copiés sur les fusils achetés aux Anglais. De même, il attire à lui d'anciens tirailleurs des troupes coloniales françaises et britanniques, pour encadrer ses hommes.

Fidèle à sa stratégie, Samory Touré voulut mener parallèlement la guerre et la diplomatie avec les Européens. Mais, ses tentatives pour jouer les Britanniques contre les Français se révélèrent vaines, car les deux puissances avaient tout intérêt à s'entendre sur le dos des Africains.
Samory Touré se trouva aux prises surtout avec les Français, désireux de rattacher leurs possessions du Sénégal et de la Côte d'Ivoire aux pays de la boucle du Niger.
De 1886 à 1889, il accepta de signer plusieurs traités avec les Français et en 1886 il envoya même son fils Dyaulé Karamogho en France.
Ce fut au moment où il avait le plus besoin de la cohésion de son empire que celle-ci vint à lui manquer. En 1889-1889, ses états furent ravagés par la"guerre du refus", menée par les groupes animistes contre l'imposition autoritaire de l'islam.

Sa propre famille fut tellement déchirée par des querelles fatales entre partisans et adversaires de la négociation avec la France, que Samory Touré dut trancher dans le vif en faisant exécuter Dyaulé Karamogho, soupçonné de trahison à l'égard de la France.
La tactique de la guérilla et de la"terre brûlée" se révéla aussi inefficace face aux généraux Français, instruits par les précédents de l'Algérie. En 1892, dans un sursaut désespéré, Samory Touré partit vers l'Est, avec le gros de ses troupes, pour fonder un nouvel empire dans le Nord de la Côte d'Ivoire actuelle. Mais en pleine période de partage coloniaux, le nouvel état était trop fragile pour résister aux troupes coloniales françaises.

Ce fut le 29 Septembre 1898 qu'une petite colonne de reconnaissance, sous le commandement du capitaine Gouraud, le captura.
Le vieux combattant, qui négociait une capitulation honorable, espérait sans doute pouvoir se retirer comme une personne privée. Il fut en réalité déporté au Gabon, dans un milieu totalement différent du sien, où une pneumonie l'emporta le 2 Juin 1900 à N'Djolé .

Source africa-onweb.com

Existence illégale de "Le Patriote". Réalité ou Mascarade ?

Le Rédacteur en Chef du quotidien "Le Patriote" (proche du Rdr, parti d'opposition), Charles Sanga se prononce sur la décision du Conseil National de la Presse (CNP) de fermer "son" Journal pour des raisons "d'existence illégale.

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"Je suis un responsable frustré parce que Le Patriote est victime d'un arbitraire. Les propos du CNP et de la journaliste de la RTI sur notre journal nous choquent parce que loin de la vérité. Le Patriote n'est pas illégal. Nous sommes aujourd'hui passé à une SARL comme le recommande la loi. Notre personnel est payé suivant la convention collective. Tout le personnel est déclaré à la CNPS. Les entreprises Mayama éditions et productions sont légalement constituées et enregistrées au tribunal d'Abidjan. Il a fallu un dysfonctionnement de l'administration pour que nous soyons dans cette situation. Ils nous ont demandé des papiers. On n'a pas pu les déposer parce que le procureur n'était pas en place. Nous avons réuni tous les papiers. Et le vendredi nous avons frappé à toutes les portes avec l'appui du Groupement des éditeurs de presse de Côte d'Ivoire (GEPCI) que nous remercions au passage, sans trouver d'oreille attentive. Je ne suis pas dans la position d'un journal illégal. J'ai tous les papiers (...)".


(lu dans "Le Nouveau Réveil" du lundi 2 juin 2008)

12:55 Publié dans On dit quoi ? | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : patriote, rti, cnp

Petit constat

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C'est aujourd'hui 02 juin que débute l'opération «Stop au racket des FDS». Ce qui avait été annoncé comme une situation difficile pour les policiers - et autres corps des Forces de défense et de sécurité de Côte d'Ivoire -, l'a été pour certains transporteurs, mais surtout pour les usagers.

Le constat a été fait ce matin dans la commune de Cocody. En effet, les taxis communaux (Wôrô wôrô) ont déserté les lieux vers 8 heures 30. La raison ?

«Dès 7 heures, les policiers se sont mis sur la route pour réclamer les pièces des véhicules. Ceux qui n'en avaient pas, ou qui avaient leurs pièces incomplètes ont vu leurs véhicules prendre la direction de la fourrière», témoigne Y. Sangaré chauffeur de wôrô wôrô. «Etant donné que la majorité des véhicules n'est pas en règle, les chauffeurs ont décidé ne pas ''rouler'' aujourd'hui», explique t-il.

Les usagers de la commune de Cocody qui paient les frais de cette perturbation routière sont pourtant (pour la plupart) d'un même avis. «Il faut que les chauffeurs se mettent en règle afin que l'ordre revienne en sur nos routes», lance Mme Dépri, caissière dans une banque. Elle attend depuis une trentaine de minutes un Wôrô wôrô pour se rendre à son lieu de travail situé au centre de ladite commune.

Pourtant, certains estiment que pour un premier jour «c'est trop sévère !». «Les policiers doivent procéder de façon progressive. Ils doivent donner des avertissements aux chauffeurs durant les premiers jours. Comme ça les jours suivants ils pourront mettre en fourrière les voitures de ceux qui n'auront été en règle», souhaite Jerôme Kouamé, mécanicien.

Apparemment, les FDS semblent déterminés à mettre en exécution les nouvelles dispositions de lutte contre le racket.

Pour une première journée «c'est pas mal». Attendons les jours suivants pour voir !