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29 mai 2008

Petit exercice de syllogisme

Dans l'affaire "avion présidentiel en panne", qui sera la victime à sanctionner.
Si pour une échelle (trop courte) le commandant de l'aéroport de Yamoussoukro a été "châtié", qui subira donc le châtiment pour une panne dans l'avion présidentiel dont le chef de l'Etat n'a pas été informé. Un désagrément qui l'a obligé à faire le chemin du retour par la route.

Une vidéo de la rencontre Mangou-transporteurs

En réponse à l'article sur la lutte (imminente) contre le racket, notre ami Djé nous a envoyé une vidéo (qu'il a publié sur Youtube) de la rencontre entre le Chef d'Etat Major des Armées de Côte d'Ivoire, le Général Philippe Mangou et les collectifs de transporteurs.

14:00 Publié dans Coup d'main | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : djé, racket, vidéo, Mangou

Peut être la fin de la "corruption routière" !

stop corruption

L'état-major des armées de Côte d’Ivoire lance à partir du 2 juin prochain le comité technique de fluidité routière chargé de « traquer où qu'ils soient, les corps habillées raquetteurs et leurs complices ».


Depuis le 5 mai dernier, les réunions entre les forces de défense de sécurité ivoirienne et toutes les parties impliquées se sont multipliées à l'état-major afin d'accorder leurs violons pour le démarrage effectif des activités à la date du 2 juin.

Placé sous l'autorité du général Mangou, le comité compte les grands commandements des forces de défense et de sécurité ivoiriennes que sont la Gendarmerie, la Douane, les Eaux et forêt, le Commissaire de gouvernement, et la Police.

Il se réunit tous les mois pour évaluer la bonne marche des mesures prises pour être opérationnel sur le terrain.

Pour une plus grande efficacité des opérations annoncées, le comité technique a mis sur pieds 16 équipes de fluidité routières (ECFR) dont la coordination sur le terrain se fera à partir de deux postes de commandement (PC).

Trop de policiers tue l'image du policier

Ces équipes sont placées sous l'autorité du commandement supérieur de la gendarmerie secondée par le directeur général de la police nationale avec pour missions principales de veiller à la conformité du nombre et de l'emplacement des barrages selon les directives du Cema.

Il devront aussi vérifier les ordres de mission et les badges d'identification des personnels des forces de défense et de sécurité dans les barrages; vérifier la mise en place effective des consignes de fluidité routière dans les corridors et par ailleurs vérifier l'utilisation effective des contraventions imprimées par le Trésor public.

Outre mesure, il s’agira aussi pour eux de mettre à la disposition des juridictions compétentes les transporteurs corrupteurs et les personnels des FDS corrompus pris en flagrant délit ou dénoncés par la population.

Les missions des ECFR se feront par des patrouilles permanentes sur les axes routiers dans les zones placées sous leur responsabilité.

Les équipes de contrôle pourront également intervenir sur appel, de plainte ou sur dénonciation de la population.

Le racket et la corruption ont pris des proportions déconcertantes en Côte d'Ivoire ces dernières années.

(Source Gabonews)

Veut-on rendre les femmes stériles ?

719e7e2f080bfd13a77afb87035546d0.jpgLa campagne nationale de vaccination contre le tétanos, lancée par le ministre ivoirien de la Santé et de l'Hygiène publique sur l'ensemble du territoire national dernièrement, connaît un faible succès, du fait des rumeurs qui font croire que cette opération vise à les rendre stériles des femmes et leurs progénitures, selon un constat général.
Aux dires de Joseph Amoussou, agent de vaccination sur le campus universitaire , «depuis le démarrage effectif de la campagne la semaine dernière, le taux de participation est très faible». «Les femmes âgées de 15 à 49 ans concernées par cette opération sont très réticentes», ajoute t-il.
Il s'est en effet développé des préjugés selon lesquels ce vaccin est de nature à freiner la croissance démographique. Vrai ou faux ? Aucune autorité pour l’instant n’a levé la voix pour démentir et dénoncer cette information qui circule de plus en plus.
Selon certaines jeunes femmes approchées, cette opération est le moyen trouvé insidieusement par l'Etat pour réduire le taux de natalité. En effet elles trouvent suspect que la campagne ne soit seulement circonscrite qu’à elles. «Nous trouvons cela tout de même bizarre. Comme si nous sommes les seules à pouvoir contracter le tétanos. Pourquoi les hommes aussi ne sont pas vaccinés ?», s’interroge E. Diomandé, étudiante en musicologie résidant sur la cité universitaire de Cocody.
En attendant que des précisions soient données sur la question, l'idée s'est largement développée dans les ménages, les établissements scolaires, les marchés et à tous les coins de rue.

27 mai 2008

Comment Soro voit-il Gbagbo aujourd'hui ?

"Guillaume Soro a t-il réellement changé à l'égard de Laurent GBAGBO ? " s'interroge Brice NDONG - il est le seul journaliste à qui SORO Guillaume avait accordé une interview durant son séjour au Gabon - qui a diffusé cette vidéo. Il ajoute par ailleurs qu'"En politique les faits sont tétus".
En 2004 donc, Soro traitait Gbagbo de menteur et indigne (incapable) à diriger la Côte d'Ivoire.
C'est peut être pour cela qu'il (Soro) est venu lui donner un coup d'main en tant que Premier ministre.
Cependant, les points de vue de Guillaume Soro ont-il changé à l'égard du Président de la République depuis les accords (sacrés) de Ouaga ?



Précision: "Cette video a été enregistrée en 2004 à Libreville. Le chef des Forces Nouvelles s'adressait à la Communauté ivoirienne. Il s'agit d'une video de 3 heures exclusivement la propriété de Coopération Internationale".

19:30 Publié dans Duo ou duel | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : gbagbo, soro, vidéo

Une affaire de passeport... infalsifiable !

Pour en savoir plus sur le passeport biométrique.



Extrait du Communiqué Du Porte-Parole Du Gouvernement
Fraternité Matin
COMMUNIQUé DE PRESSE
10 Avril 2008

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Le Conseil des ministres qui s'est tenu, hier, a pris une importante décision concernant la sécurisation des passeports pour se conformer aux exigences de la Cedeao et des Etats-Unis d'Amérique. Ainsi, «le Président de la République a signé un décret portant approbation de la Convention de concession conclue le 10 décembre 2007 pour la production de passeports ordinaires biométriques à puces électroniques, entre la République de Côte d'Ivoire et la Société Nationale d'Edition de Documents Administratifs et d'Identification (SNEDAI)».


Mais pour Bakchich "le passeport biométrique se met le doigt dans... l'oeil"

Article intéressant sur Rue89

A lire sur Rue89 "chronique d’un village après la guerre"

Cliquer sur l'image pour accéder à Rue89

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"Vérité pour Guy-André Kieffer"

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Ce vendredi à Lyon (France), se tiendra au théâtre de la Croix-Rousse, une soirée dédiée à Guy-André Kieffer, disparu (mystérieusement) en Côte d'Ivoire voilà quatre ans.
Dans une interview, Bernard, l'un des frères du disparu, précise que cette soirée dont le thème est "Vérité pour Guy-André Kieffer", vise à "aider la vérité à émerger puisqu'elle a du mal à trouver sa voie malgré l'opiniâtreté des juges". "En effet, affirme t-il, elle se heurte à un chemin très escarpé. Il faut donc faire du bruit, montrer qu'on est là. Qu'on nous entende jusqu'en Côte d'Ivoire. Que Monsieur Gbagbo sache que cette affaire n'est pas réglée".

26 mai 2008

Enseignants Yako !

A l'époque (notre époque) du lycée, il y avait des "perles d'élèves" qui circulaient et qui amusaient les profs. Je vous en propose deux...

Une en physique

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et une autre en math

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No comment !

11:20 Publié dans Tchié ! | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : humour, perle, élève

Quand les nouveaux permis font l'affaire de Starten

Ce matin en ouvrant ma boîte élecrftonique j'ai découvert ce message d'un de mes amis. Et je tiens à le partager avec vous.

"L'on se souvient que pour le renouvellement des permis de conduire des bagarres ont éclaté entre membres dugouvernement de Côte d'Ivoire.
L'opération a été même suspendue pendant longtemps avant d'être relancée.
De façon officielle, il a été annoncé que le renouvellement coûte 21.500 Frs CFA. Cependant l'entreprise STARTEN a qui cette opération est concédée, fait payer 27.000 Frs CFA soit 5.500 Frs de plus pour soit disant payer le déplacement des équipes mobiles chargées de l'exécution de l'opération sur le terrain.

Mme SALEY, une des responsables des unités mobiles jointes pour information, n'a pas pu donner d'explications plausibles en ce qui concerne cette majoration.
Elle a parlé de frais de transport de l'équipe qui doit se déplacer.
Mais pourquoi est ce nous qui devons payer le transport de gens qui sont payés pour ce travail ?
Faisons le calcul; pour renouveler les permis d'une structure de 100 salariés située à TREICHVILLE, STARTEN engrangera sur leur dos la bagatelle de 550.000 Frs CFA (5.500 x 100) en guise de transport de ANGRE à TREICHVILLE.
Franchement même en Avion le transport aurait été moins cher.

C'est du vol pur et simple.
Pourquoi le citoyens ivoiriens qui veut renouveler son permis doit il supporter un surcoût fantaisiste ?
Pour que des gens continuent de s'enrichir sur son dos?
Pour rappel, Le Ministre du Transport, MABRI, est allé sur les plateaux de la télévision ivoirienne pour dire queSTARTEN est en déca des objectifs quantitatifs fixés par le cahier de charges. De ce fait, les centres de renouvellement du permis de conduire seront décuplés et des unités mobiles allant vers les usagers seront mises en place afin d'atteindre ces objectifs.
Pourquoi nous, citoyens, devons payer pour l'atteinte d'objectifs d'une entreprise privée qui a bataillé férocement pour avoir ce marché?

Si nous ne prenons garde, d'ici quelques semaines il y aura une augmentation de fait du renouvellement de permis.
Pendant longtemps chers ivoiriens nous sommes restésinactifs devant des campagnes d'escroquerie des ivoiriens. Il est temps de dire NON à ces arnaqueurssans vergogne.
Chaque jour, l'on grignote sur notre pouvoir d'achat déjà trop faible.
Alors refusons cet autre racket organisé par les Gens de STARTENau profit des politiciens.
S'il ne peuvent pas réaliser l'opération selon le tarif officiel homologué, qu'il le dise "Championnat kôlé, ni tê sé i bèbô".

Il y a un adage qui dit : "QUAND UN CABRI VEUT MANGER TON IGNAME, IL REGARDE TA FIGURE".
Nous, quelle figure allons nous montrer à ce cabri:

1) Celle de quelqu'un qui se laisse gruger ?

2) Celle de quelqu'un qui dit NON au vol, à l'escroquerie et au racket institutionnalisé ?

En ce qui me concerne, ce cabri ne mangera pas mon igname. Je mettrai le temps qu'il faut pour refaire mon permis au prix juste et officiel.
Cela est possible dans un pays aussi pourri et je le ferai.

Et vous?
On est fatigué!!!!
REFUSEZ L'OPERATION À CE COUT. De toute les façons quand on fait une promo, on baisse les coûts pour la rendre attrayante.
Mais comme nous ne sommes pas un pays normal alors la promo est plus cher que l'ordinaire.
Un appel est donc lancé : Ne renouvelez pas votre permis au prix de 27000 Frs CFA mais seulement à celui de 21500 Frs CFA."

Dobet Gnahoré, "une Dida à Paris"

42fa11961b4ef00fdda9cae7c4aa5f60.jpgDu creux d’Abidjan. Aux avenues de France. Pour chauffer ce début d’hiver tropical. Dobet Gnahoré sera sur scène mercredi 28 mai 2008 à 20 heures au Conservatoire de musique François Mitterrand à Quatre-Bornes.

Chanteuse ivoirienne vivant en France, elle est avant tout une voix, qui passe du scat au chant incantatoire et à la ballade. Aux rythmes de son pays natal, elle associe des ambiances tantôt jazzy, tantôt folk, aidée par de solides percussions. Ce qui sur scène, se révèle être de véritables expériences chorégraphiques et théâtrales, chauffées à l’énergie, la fouge de la chanteuse, mélange de charme et d’introspection.

Dobet Gnahoré chante les joies et les peines de l’Afrique en pas moins de sept langues venues du continent. C’est pour cela qu’avant chaque chanson, elle prend la peine d’en expliquer le contenu, «pour que les gens comprenne ce que dis».

Dobet Gnahoré vient du village Ki-Yi, connu pour être une communauté artistique auto-gérée implantée dans un quartier du centre d’Abidjan. On y défend les valeurs pan-africanistes, les arts de la scène, entre son aîné et parrain Lokua Kanza, son père, un maître tambour.

Un matin de 1996, sac à dos et guitare en bandoulière, arrive un jeune Français, Colin Laroche de Féline, en quête de cultures du monde. Venu pour 3 mois, il restera 3 ans, fasciné par le choix de vie si particulier de cette micro-communauté artistique autogérée. Dobet et Colin se lient par l’art et par le coeur, pour le meilleur et pour le plus casse-tête. Les soirs de clair de lune, sous le feuillage de la cour familiale, sur les accords de guitare acoustique de Colin, Dobet improvise de tendres mélodies ainsi que des chants inquisiteurs et dénonciateurs. Les compositions s’amoncellent et les résultats suscitent l’intérêt de tout le village, mais aussi des grands frères, Ray Lema et Lokua Kanza, qui passent régulièrement par là.

De cette union musicale naît le duo «Ano Neko» («Créons ensemble» en Dida) qui, de retour en France, se produit une centaine de fois sur scène.

Dans les airs de deuxième album «Na Afriki», Dobet Gnahoré, jeune femme de 25 ans, parle librement de l’amour, de la mort et de la place de la femme dans la société africaine d’aujourd’hui ainsi que des enjeux politiques et économiques qui conditionnent l’avenir de l’Afrique.

Alain Auriant et son groupe seront en première partie du concert.

Prix des places : Rs 250 et Rs 50.

(Source Internet)

23 mai 2008

Expulsion des Ivoiriens: C'est la mode !?

Un autre cas vient s'ajouter à la liste des Ivoiriens (et autres Africains) qui seront chassés (évitons les euphémismes avec le terme "expulser") de la France.

Selon l'article puisé sur le blog de Libé Lyon, "Le préfet du Rhône veut à tout prix expulser le jeune Landry, quitte à régulariser sa situation plus tard.

"Le lycée La Martinière connait ces jours-ci une mobilisation exemplaire. Elèves et enseignants soudés, nombreux, pour défendre un étudiant ivoirien menacé d'expulsion. Leur engagement est tel qu'il a poussé le préfet du Rhône à sortir de sa réserve, vendredi après-midi. Le représentant de l'Etat a justifié sa décision, et s'est engagé, dans un communiqué, à régulariser Landry, étudiant en BTS de gestion informatique dans ce lycée de la Duchère. Mais auparavant... le préfet maintient qu'il faut expulser le garçon samedi. "Pour régulariser sa situation, explique-t-il, il doit d'abord retourner dans son pays afin de demander aux autorités consulaires françaises un visa de long séjour étudiant." Puis le préfet ajoute : "Après obtention de ce visa, il pourra revenir sur le territoire français et obtiendra un titre avec la mention étudiant". Les enseignants et les professeurs sont un peu rassurés par cet engagement écrit. Mais ils restent, comme les lycéens, indignés par cette expulsion inutile..."


Lire l'intégralité de l'article

22 mai 2008

Un Ivoirien (élève , sans-papier) en France ménacé d'expulsion

Au lycée La Martinière-Duchère de Lyon, personne ne se doutait que Landry, 23 ans, élève en informatique, était sans papiers et risquait de se faire expulser à tout moment vers la Côte d'Ivoire. Désormais, tous sont mobilisés.

Quatre jours plus tôt, au cours d'un contrôle de police dans le métro de Lyon le 8 mai, le jeune homme avait été arrêté puis placé en centre de rétention.

Sans titre de séjour, il risque d'être renvoyé en Côte d'Ivoire, pays qu'il a définitivement quitté en 2003 après l'assassinat de son père, opposant politique. Autant de faits que Landry a toujours tus dans son environnement scolaire.

Alerté, un enseignant, M. Sanchez fait signer dès le lendemain une pétition à ses collègues et aux élèves. Mille signatures sont recueillies en deux heures et une demande de régularisation est faxée à la préfecture dans la foulée par la proviseure du lycée, Stanie Lor-Sivrais. Rassemblés cette semaine devant la préfecture de Lyon, les proches et quelque 200 lycéens et enseignants tentent une nouvelle fois de se faire entendre.

La famille vient d'apprendre qu'un laissez-passer pour la Côte d'Ivoire a été délivré.


Source : AFP

21 mai 2008

Le mobilier et les tableaux de la résidence d'Houphouët-Boigny à vendre

La République de Côte d'Ivoire, propriétaire de l'hôtel Masseran, vend son contenu pour financer la restauration.
Derrière un mur surmonté de hautes grilles, donnant sur le boulevard des Invalides, se cache l'un des plus beaux hôtels particuliers d'Alexandre-Théodore Brongniart, architecte prolifique de l'Ancien Régime connu pour avoir dessiné, sous l'Empire, les plans de la Bourse de Paris. Ce bel hôtel de 3 000 m2, édifié en 1787 pour le prince Masserano, cousin de Louis XVI, fut la propriété de l'ex-président de Côte d'Ivoire, Félix Houphouët-Boigny, dès les années 1970, après avoir été, après 1945, celle d'Élie et Liliane de Rothschild.

Mais quelle désolation de voir cette résidence de l'ancien président de Côte d'Ivoire tomber en ruine, depuis sa mort, en décembre 1993 ! Dans la cour intérieure, où s'amassent vieux meubles et tas de bois récemment coupé dans le jardin devant l'élégante façade rythmée de pilastres trône encore sa vielle Lincoln qui n'a pu être sortie sous peine de voir s'écrouler le portail de l'entrée. Bien loin est l'époque où le président ivoirien recevait, avec faste, dans la suite des salons richement meublée en XVIIIe qui inspira à l'écrivain Raymond Radiguet le décor du Bal du comte d'Orgel.

Une commode transition de J. F. Œben avec son bouquet de fleurs en marqueterie en côtoyait une autre estampillée J. H. Riesener, provenant de la collection Charles Stein. Des bas d'armoires d'après un modèle d'André-Charles Boulle, ayant appartenu à Jean-Baptiste Roslin Ier, baron d'Ivry, se mariaient à de grands vases en porphyre début XIXe, à une paire de coupes en agate calcédoine, montée en pot-pourri, provenant de la collection du prince Demidoff de San Donato à Florence, à des rafraîchissoirs en porcelaine dure de la Manufacture impériale de Saint-Pétersbourg ayant fait partie du service de la grande duchesse Maria Pavlona.


Une huile de Renoir
L'ensemble de ce mobilier, auquel s'ajoute un portrait de la reine Marie Leckzinska par Alexis Simon Belle, une huile de Renoir, Femme au fagot, et plusieurs Vlaminck, Bonnard et Van Dongen , va être vendu aux enchères, le 29 juin, à Fontainebleau, sur décision de Me Sanogo Yaya, avocat franco-ivoirien mandaté par le président Laurent Gbagbo. Jean-Pierre Osenat a décroché cette vente, une des plus importantes de la saison. On s'étonne que Sotheby's ou Christie's qui ont déjà vendu, dans l'anonymat, il y a une dizaine d'années, à New York, des meubles, notamment Boulle, venant de la succession Houphouët-Boigny ne se soient pas emparées de cette vente séduisante mais dont les modalités leur ont paru un peu nébuleuses…

L'ex-président ivoirien, qui avait un goût prononcé pour le luxe, faisait entretenir à grands frais cet hôtel. Il faut aujourd'hui pallier les dégradations du temps. Estimé prudemment à 8 ou 10 millions d'euros, le produit servira à la restauration de cet hôtel classé en partie monument historique.

(Source Le Figaro.fr)

A toute fin utile voir "le règlement de la succession privée de Félix Houphouet Boigny"

14 mai 2008

Ivoarab(l)es...

Trois infos piochées dans Jeune Afrique (n°2470) de cette semaine m'emmènent à croire que la Côte d'Ivoire entend de plus en plus s’engager dans des «mariages économiques» avec les «nouveaux conquérants» que sont - outre la Chine - les pays du Golfe .

Première information (capitale d'ailleurs) : «Offre américaine pour l'(hôtel) ivoire». Les travaux de réhabilitations du plus grand édifice hôtelier de la capitale économique ivoirienne, pourraient passer désormais des mains de la société «Pierre Fakhoury Operator (PFO)» à celles d'une industrie américaine. En effet «les autorités ivoiriennes ont décidé d'étudier l'offre très alléchante d'un consortium américain spécialisé dans l'industrie hôtelière». Et selon l'article, «la signature du contrat de concession est prévue dans les jours prochains», en précisant que la dite société «se serait engagée à investir au moins 200 millions de dollars» pour l'ensemble des travaux de réhabilitation de l'hôtel ivoire, mais surtout «la possibilité d'installer plusieurs restaurants flottants».

Autre info - à laquelle on a commencé à s'habituer depuis quelques années déjà - celle des «100 autobus (neufs) indiens» qui ont été livrés à la Société des Transports Abidjanais (SOTRA). «Ces autobus qui ont débarqué au port d'Abidjan, ont été modifiés selon le cahier des charges établi par le transporteur : portières, rétroviseurs, système de freinage», indique le billet de la rubrique "ecofinance". Non sans annoncer l'arrivée de «64 autres autobus fabriqués en Iran sous licence Mercedes (...)».

Enfin l'info qui est certainement la plus alléchante, est «l'arrivée en force des pays du Golfe», suite au récent voyage du premier ministre ivoirien, Guillaume Soro dans cette région du monde arabe. En effet, «(...) lors de sa tournée, du 28 avril au 7 mai, en Arabie Saoudite (...), il a signé le 3 mai à Djeddah, un protocole d'accord avec la banque islamique de développement (BID) de 40 milliards de F CFA (61 millions d'euros)». Une somme qui devrait servir à financer l'exécution des projets tels que «la construction d'infrastructures en apprivoisement en eau potable à Abidjan ainsi que le troisième tronçon de l'autoroute du Nord vers la capitale administrative du pays, Yamoussoukro». «Nous recherchons à renforcer nos relations avec la Côte d'Ivoire» avoue le président de la BID, Ahmad Mohamed Ali al-Madani, dans les colonnes de l'hebdomadaire.
Autre moment fort du voyage du premier ministre ivoirien : «l'entretien avec Mohamed Hasan Omran, le PDG du groupe de téléphonie Etisalat», mais aussi «la rencontre le 4 mai à Dubaï avec le Sultan Ahmed Ben Sulayem, le président de Dubaï Ports Word (DP World)» dont une délégation est attendue en Côte d'Ivoire dans les semaines à venir «pour une mission de prospection» qui pourrait aboutir «à la cession à DP World d'une partie de la gestion et de l'exploitation des ivoiriens».

Toutes ces informations ne sont pas faites pour rassurer «les partenaires traditionnels» tels que Bolloré et Bouygues - et autres - qui devront faire face des «concurrents (très) agressifs».

"La faim du monde"

Belle image très inspirée de Elkhadra

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La garde républicaine se prononce sur le syndicat des FDS

aa96f1a188552b9fa6aae2b6c3fd8c92.jpgL'affaire "syndicat des Forces de défense et de sécurité de Côte d'Ivoire" continu de faire des vagues.
Anicet Gnali Dogba, "président des hommes de troupes de la garde républicaine", dans une interview diffusée dans le quotidien "Le nouveau Réveil", s'insurge contre un tel mouvement qu'il qualifie de "dangereux". Estimant que le secrétaire général provisoire dudit syndicat (ONFDSCI, qui n'a pas encore vu le jour), le MDL Akaï, est également un élément "dangereux" et certainement étranger au corps des FDS.

"(...) je dis que cet homme n'a jamais fait le front. Ce n'est donc pas sa faute. Est-ce qu'il fait partie de l'Elite de la gendarmerie qu'on connaît ? C'est cela d'abord le problème. Et est-ce qu'il respecte ses chefs hiérarchiques ? Le Général Kassaraté c'est un homme que je sais trop courtois, il aime bien s'amuser avec les gens. Et un homme se lève gaillardement disant qu'il veut créer un syndicat. Mais, est-ce qu'il crée un syndicat avec sa famille ou avec nous les vrais militaires ? C'est cela la question qui est posée. C'est un syndicat qui est créé pour les FDS ?
Non, je suis vraiment désolé. Moi, je suis des FDS, mais je suis de la garde républicaine. Certes, les patrons ont donné leur point de vue. Mais en tant que militaire et responsable d'une petite troupe, je vais vous dire ce que j'en pense. Nous, on n'est pas concerné. La Garde républicaine n'a rien à voir avec le problème de ce monsieur. On ne l'a jamais rencontré, on ne le connaît même pas. Et on prie Dieu pour ne jamais le rencontrer. Parce que je ne peux pas comprendre qu'un homme puisse tenir de tels propos avec tous les problèmes que nous avons eus. Et il dit qu'il a perdu des amis. Mais c'est faux. Quelqu'un qui a perdu des amis ne peut pas avoir un tel langage.
(...)
Lui, qui est-il ? Il est de quel service ? Personne ne sait d'où il vient. Et je crois que les autorités doivent mener une enquête pour savoir de quel service il est. Moi je ne peux pas comprendre qu'un homme ne respecte pas ses supérieurs hiérarchiques et parte créer un syndicat. (...) Cet élément est très dangereux".


Lire l'intégralité de l'interview ici.

12 mai 2008

Une métaphore pour la paix

Après avoir remporté les prix (de poésie et de nouvelles) du concours "Manuscrit d'or" organisé par Valesse Edition, Josué GUEBO, écrivain-poête, dans une interview sur "ONUCI Fm" (la radio de l'opération des Nations Unies en Côte d'Ivoire), se prononce sur le chemin de la paix en Côte d'Ivoire . Une vision qu'il a traduit dans sa nouvelle (qui lui a valu d'être le super lauréat) "Les confidences d'une pièce de 25".


podcast


Lire également une autre interview de l'écrivain

Les FDS auront-il leur syndicat ?

8e423c2dff8653bdb0ba59e24d7f23db.jpgJ'ai lu de fond en comble - avec attention - dans le quotidien ''L'Inter'', l'interview «exclusive» du MDL Akaï Mambo, secrétaire général provisoire du nouveau syndicat des Forces de Défense et de Sécurité (FDS) de Côte d'Ivoire dénommé «Organisation nationale des forces de défense et de sécurité de Côte d'Ivoire (ONFDSCI)».
Dans la forme c'est une interview qui soulève beaucoup d'interrogations. Car, à y lire de près elle ressemble plus à un document de propagande rédigé en vue d'être publié pour inciter les militaires et autres forces de l'ordre à la désobéissance envers certains officiers supérieurs de l'armée. Une interview sur cinq pages (2 à 7) dont le niveau de langue (élevé) ne semble pas coller avec l'interviewé.

Autre remarque. Les réponses données par le MDL sortent souvent du cadre des questions. Mais bien plus, l'interviewé laisse des contacts à la fin d'un appel lancé sans qu'aucune question dans ce sens n'ait été posée.

«Frères d'armes, l'appel est lancé aux sous Officiers Terre, Air, Mer, de la Gendarmerie et de la Police, pour que vous vous mobilisiez en de mettre en place très prochainement cette organisation qui nous permettra de porter nous-mêmes nos doléances à la table des décideurs, au lieu qu'elles le soient par la hiérarchie. Ce projet rencontrera à n'en point douter des obstacles majeurs (...) Pour cela organise-toi en coordination dans ta caserne, dans ton bureau, dans ton commissariat, dans ton service, dans ta brigade. Communique le bureau de ta coordination et son adresse à l'adresse suivante : onfdsci@yahoo.fr. Des fiches sont disponibles au N° 06 47 00 11 (...)», peut-on lire dans la conclusion de l'interview.


Il y a encore plus à (re)dire sur le fond.
La justification légale du droit de se constituer en syndicat
L'on a toujours su que des lois et règlements interdisent aux militaires de se mettre en syndicat. Pourtant, le MDL Akaï s'en défend. Même s'il reconnait que le «code de la fonction militaire, loi n° 95.695 du 07/09/1995 en ces articles 38, 39 et 41 et le règlement de discipline générale, décret n°68.440 du 17/09/1968 en ces articles 50 et 62, interdisent ou déconseillent l'activité syndicale et/ou politique aux militaires de tout grade», le MDL estime que ces dispositions sont dépassées. «Les textes auxquels vous vous référez date d'avant 2000. (...) Or depuis 2000, le constituant ivoirien a décidé que le droit de syndiquer, bien plus de se mettre en grève soit reconnu aux travailleurs du secteur public (article 18 de la constitution, précise t-il.
Pour Akaï Mambo, «toutes les dispositions anciennes contraires, qui tendent à restreindre les libertés de quels que Ivoiriens que ce soit, doivent être corrigées et ramenées à la norme de la loi fondamentale».
Pourtant, à la lecture dudit article 18 de la constitution ivoirienne qui stipule que «le droit syndical et le droit de grève sont reconnus aux travailleurs des secteurs public et privé qui les exercent dans les limites déterminées par la loi». Or en l'espèce, le régime militaire tel que définie par les normes légales est soumit à des dispositions particulières comme les diplomates et les magistrats. «Le droit de grève est strictement interdit». Mais pour le MDL, ces dispositions spéciales ne viennent que pour régir et «assainir l'usage du droit de grève ; mais pas pour arracher aux Ivoiriens ce que la constitution leur a donné».

Dans son interview, le MDL Akaï prétend que la création de ''son syndicat'' est motivée par plusieurs raisons essentielles.
D'abord, une «absence de réflexion interne sur la marche de l'armée ivoirienne».
Pour l'interviewé, «l'armée ivoirienne dans son ensemble est une armée à construire (...) mais c'est elle qui rechigne les réflexions». Pour lui, il faut une «réflexion profonde», estimant «qu'ils» ( ?) n'ont pas encore été associés à pareille cogitation.
Ensuite, la question du «fonctionnement» des «unités et l'exécution du service». «Sur cette question nous allons beaucoup nous faire entendre», affirme le MDL, en décriant plusieurs situations de «dysfonctionnements chroniques» de leurs unités qui selon lui, justifient en «grande partie la persistance et l'ampleur du racket». Et de se dire «fatigués d'être hypocritement appelés racketteurs alors qu'on ne fait rien véritablement pour circonscrire le racket».
Le racket qui justement est une autre raison de la création de l'ONFDSCI. Selon Akaï Mambo, l'éradication de ce fléau sera «l'un des chevaux de bataille de l'ONFDSCI». «Quand l'Etat de Côte d'Ivoire et nous, nous serons mis d'accord sur nos nouvelles conditions de vie et de travail, il nous faudra montrer notre bonne foi en nous attaquant de front au racket», soutien le MDL.
Au titre des conditions de vie, le secrétaire général provisoire de l'ONFDSCI estime que «les militaires ivoiriens ne sont pas rémunérés à la hauteur des risques qu'ils prennent». «Nous allons donc négocier une nouvelle grille salariale avec le gouvernement», prévient-il.
L'une des questions qui est constamment revenue dans cette interview - et qui semble être la raison principale de la création du syndicat des FDS - est «la représentation des militaires». Selon Akaï Mambo, «les militaires ivoiriens vont aux audiences du Tribunal Militaire d'Abidjan (TMA), poings et mains liés, sans défense pour la plupart». Dans ce paragraphe, c'est le TMA et ses responsables qui sont pris à charge par le SG provisoire de l'ONFDSCI. «Nos chefs ont installé le débat dans la presse, eh bien nous allons les rejoindre», entend-il faire. Et de poursuivre : «Nous sommes décidés à donner la réplique à ceux qui nous salissent (...) nous voulons leur donner la réplique par une démarche intellectuelle et de droit. Dans le cas de Ange Kessi (commissaire du gouvernement qui a en charge les enquêtes et les affaires militaires et qui a décidé depuis peu de combattre vigoureusement le racket des forces de l'ordre), nous voulons l'empêcher d'utiliser le Tribunal Militaire pour brimer nos camarades», menace le MDL dans son interview. «Quand quelqu'un parle seul, il croit qu'il est dans la vérité. Nous allons parler avec lui désormais», ajoute t-il.
Derrière cette interview, on peut le constater, se cachent des mains obscures qui tirent les ficelles de leur marionnette qu'est le MDL.
Si certaines revendications sont vraies, plusieurs ne sont pas opportunes. Et il faut avouer qu'à la lecture de ces pages mon sentiment est que les motivations de ce syndicat ne sont pas saines.

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13:20 Publié dans A la chasse ! | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : expulsion, france, sdf