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26 mai 2008

Dobet Gnahoré, "une Dida à Paris"

42fa11961b4ef00fdda9cae7c4aa5f60.jpgDu creux d’Abidjan. Aux avenues de France. Pour chauffer ce début d’hiver tropical. Dobet Gnahoré sera sur scène mercredi 28 mai 2008 à 20 heures au Conservatoire de musique François Mitterrand à Quatre-Bornes.

Chanteuse ivoirienne vivant en France, elle est avant tout une voix, qui passe du scat au chant incantatoire et à la ballade. Aux rythmes de son pays natal, elle associe des ambiances tantôt jazzy, tantôt folk, aidée par de solides percussions. Ce qui sur scène, se révèle être de véritables expériences chorégraphiques et théâtrales, chauffées à l’énergie, la fouge de la chanteuse, mélange de charme et d’introspection.

Dobet Gnahoré chante les joies et les peines de l’Afrique en pas moins de sept langues venues du continent. C’est pour cela qu’avant chaque chanson, elle prend la peine d’en expliquer le contenu, «pour que les gens comprenne ce que dis».

Dobet Gnahoré vient du village Ki-Yi, connu pour être une communauté artistique auto-gérée implantée dans un quartier du centre d’Abidjan. On y défend les valeurs pan-africanistes, les arts de la scène, entre son aîné et parrain Lokua Kanza, son père, un maître tambour.

Un matin de 1996, sac à dos et guitare en bandoulière, arrive un jeune Français, Colin Laroche de Féline, en quête de cultures du monde. Venu pour 3 mois, il restera 3 ans, fasciné par le choix de vie si particulier de cette micro-communauté artistique autogérée. Dobet et Colin se lient par l’art et par le coeur, pour le meilleur et pour le plus casse-tête. Les soirs de clair de lune, sous le feuillage de la cour familiale, sur les accords de guitare acoustique de Colin, Dobet improvise de tendres mélodies ainsi que des chants inquisiteurs et dénonciateurs. Les compositions s’amoncellent et les résultats suscitent l’intérêt de tout le village, mais aussi des grands frères, Ray Lema et Lokua Kanza, qui passent régulièrement par là.

De cette union musicale naît le duo «Ano Neko» («Créons ensemble» en Dida) qui, de retour en France, se produit une centaine de fois sur scène.

Dans les airs de deuxième album «Na Afriki», Dobet Gnahoré, jeune femme de 25 ans, parle librement de l’amour, de la mort et de la place de la femme dans la société africaine d’aujourd’hui ainsi que des enjeux politiques et économiques qui conditionnent l’avenir de l’Afrique.

Alain Auriant et son groupe seront en première partie du concert.

Prix des places : Rs 250 et Rs 50.

(Source Internet)

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