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21 avril 2008

Gbagbo peut-il sauver les "maisons" d'Houphouet ?

690396c995b1d057e2f1e0f62db45180.jpgOn les disait bradés. Il n'en est rien. La somptueuse résidence du 7 rue Masseran, dans le 7è arrondissement à Paris - la résidence officielle du Président de la République, la chancellerie du 102 avenue Raymond Poincaré, la résidence du 10 rue de la Lota, dans le 16è arrondissement, celle de l'ambassadeur, etc. Ce sont au total, une quarantaine de palaces qui ont été recensés à travers l'Europe, sur ordre du Président Laurent Gbagbo.


D’une valeur inestimable, ces biens immeubles sont classés pour certains, dans le patrimoine culturel français. La plupart, tombés en désuétude à la mort du Président Houphouët, sont en réfection. Les autres étaient illégalement occupés par les familles des anciens fonctionnaires dont c'étaient les résidences de fonction en France. Ces dignes serviteurs de l'état avaient été appelés à d'autres fonctions au pays, s'ils n'avaient pas tout simplement fait valoir leurs droits à la retraite, mais leurs familles se sont généralement données le droit d'en hériter.

Achetés par le Président Félix Houphouët-Boigny, c’est le Président Laurent Gbagbo qui décidera de leur recensement et de leur réhabilitation. Premier constat fait par Me Sanogo Yaya, l’avocat Franco-Ivoirien à qui ce travail de fourmi a été confié ce travail: résidences et hôtels particuliers sont «dans un état de délabrement avancé». Parce que le luxe s’entretient. Or Houphouët aimait le luxe. Le chantier lancé en 2005, notamment en France, consistait en la réalisation d’un audit juridique et fiscal des biens en question, au bout duquel, il faudrait réhabiliter les bâtiments et éponger les dettes (impôts et charges locatives) accumulées depuis dix voire quinze ans.

L’opération décidée par le chef de l’état, malgré les difficultés financières que traverse le pays, ne pouvait que bénéficier du soutien des autorités françaises, puisque certains des biens concernés sont des monuments historiques, quand ils ne sont pas classés dans le patrimoine culturel français. La première tranche des travaux, consacrée à l’audit a duré pratiquement un an. De sorte que les travaux d’assainissement du patrimoine ont démarré en 2006. Mais c’est depuis le début de cette année que les grands travaux ont commencé, de sorte que SEM Pierre Kipré, le nouvel ambassadeur de notre pays en France, est obligé de vivre en appartement, en attendant.

Même constat pour les services économiques et touristiques de l’ambassade, logés à l’hôtel particulier du 24 boulevard Suchet, toujours dans le 16è arrondissement à Paris, et dont la rénovation est également en cours. Idem pour la chancellerie située au 102 avenue Raymond Poincaré, qui est aussi dans un état de délabrement avancé. Enfin, la résidence officielle du chef de l’Etat de Côte d’Ivoire, cet hôtel particulier situé auet qui fait la fierté des Ivoiriens depuis son acquisition par feu le Président Félix Houphouët-Boigny, subit également la même cure de jouvence.

La résidence du chef de l’état est l’un des hôtels particuliers les plus huppés de Paris, et donc l’une des plus belles résidences détenues par un Etat africain. Lorsqu’on sait que ce trésor était resté à l’abandon depuis le décès du Président Houphouët, on comprend la joie du personnel de l’ambassade de Côte d’Ivoire en France, mais aussi le soutien spontané des municipalités et de l’Etat français au conducteur des travaux, qui avaient interpellé à maintes reprises Abidjan sur l’état des édifices classés patrimoine historique français.

De grands chantiers sont donc en cours, loin de nos frontières. Chantiers qui, à terme, contribueront énormément à redorer l’image de marque de la Côte d’Ivoire, et à améliorer son rayonnement dans le monde. Le Président Laurent Gbagbo a mis sa confiance en l’Avocat Me Sanogo Yaya qui démontre que les vrais patriotes ne sont pas que dans la rue…


(Source Abidjan.net)

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