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29 février 2008
Que cache le ‘‘Sédar’’ de Gbagbo ?
Le Président ivoirien Laurent Gbagbo reçoit vendredi, à Dakar, le «Sédar de l'Intégration», qui récompense une ou deux personnalités africaines, dont les efforts s'inscrivent dans une dynamique de recherche de la paix et de promotion de l'Intégration, en Afrique de l'Ouest.
Comme le président ivoirien, Blaise Compaoré le président Burkinabé recevra également cette distinction. Ce dernier a été le médiateur, ayant permis aux parties en conflit en côte d'Ivoire, de parvenir à l'Accord de Ouagadougou, signé le 4 mars 2007. Egalement, il aura joué un rôle déterminant pour le retour à une vie démocratique à Lomé, au terme du dialogue intertogolais. C'est donc à juste titre qu'"on" le «récompense».
Le «Sédar de l'Intégration», qui en est à sa deuxième édition, était attribué en 2006, pour la première fois, à Charles Konan Banny, pour son engagement (durant l'année 2005) dans la résolution de la crise ivoirienne, en sa qualité de premier ministre de la transition. Et puis en 2007... il n'y a eu aucun(s) lauréat(s). «Aucune personnalité, dans le secteur- cible ne s'était distinguée durant l'année précédente», se justifient les initiateurs du prix.
Pour Banny et Compaoré les raisons (dans un sens) peuvent tenir. Mais qu'en est-il de Laurent Gbagbo.
Longtemps indexé par Dakar comme «le xénophobe» - qui a sur son sol (officiellement) 26 % d'étrangers - le Président ivoirien est aujourd'hui «acclamé». Pourquoi ?
La question se pose. Qu'a-t-il fait pour mériter les honneurs du Sénégal ? Puisqu'en principe toute la ''gloire'' de la stabilisation de la situation en Côte d'Ivoire est (mondialement) attribuée «au médiateur» qu'est Blaise Compaoré. Que cache donc cette distinction ?
Le président Sénégalais, Aboulaye Wade après des années de tant d'injures veut-il (aussi) se rapprocher de Gbagbo ? Certainement. A l'heure actuelle il a besoin de se faire pardonner de ses ''dérives'' du passé. Ensuite, il pourra tenter de demander à son homologue Ivoirien de le rejoindre dans le rejet du ''phénomène'' APE.
Quoiqu'il en soit, Le prix Sédar célèbre l'homme (ou la femme) qui s'est le plus illustré dans son domaine pendant l'année écoulée. Il peut aussi aller à une personne morale (institut, organisation) etc. Alors, considérons que par Gbagbo c'est la personne morale qu'est la Côte d'Ivoire qui est récompensée pour «s'être illustrée dans son domaine» : l'hospitalité.
18:45 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
26 février 2008
Quand sonne l'indépendance de la Fesci !
Dans un article paru dans le «Jeune Afrique n°2459», Augustin Mian, nouveau Secrétaire général de la Fédération estudiantine et scolaire de Côte d'Ivoire (Fesci), annonce la «rupture» avec l'ancienne image que la communauté ivoirienne (et internationale) s'est faite de cette organisation depuis sa création le 21 avril 1990.
Le nouveau ''général'' de la Fesci, a réussi un certain nombre d'actions qui laissent penser que l'ère du changement est peut-être arrivée.
Déjà, il a réussi avec son prédécesseur, Serge Koffi, à tenir le pari d'organiser des élections «fescistes» sans effusions de sang. Ensuite récemment, environ 550 chambres détenues par les éléments de cette organisation estudiantine, ont été rendues au Centre régional des oeuvres universitaires (Crou) afin que les ayants droit en bénéficient.
Pour Augustin Mian, 32 ans étudiant en Licence de droit privé, «la Fesci a 18 ans. C'est l'âge de la maturité». «Il faut jeter les bases d'une lutte responsable, qui reflète nos valeurs : une Fesci qui respecte tout le monde et se fait respecter», affirme t-il.
Il n'est donc plus question pour la Fesci de «s'acoquiner avec un quelconque parti». Mian veut une fédération indépendante, libre de ses choix politiques qui n'auront que pour but l'amélioration des conditions de vie des étudiants. «Les élections ne nous concernent pas», rassure t-il. En ajoutant que «chaque étudiant vote selon sa conscience».
Pourtant Augustin Mian avoue que la Fesci est une voix électorale à vendre au prix du bien être des étudiants. «Nous soutiendrons celui qui nous mettra au centre de ses préoccupations et nous nous réservons le droit de nous prononcer sur les questions qui engagent l'avenir du pays», souligne t-il. Cette affirmation de Mian semble crépiter comme un air de rupture. Rupture avec les tendances politiques, mais également rupture avec les comportements traditionnels que l'on reconnaît à la Fesci. «Nous devons rompre avec les vielles méthodes qui donnaient de l'étudiant l'image d'un être inintelligent, violent, violeur, voleur et casseur (...) Je n'accepterai pas de m'humilier devant un commissaire de police pour demander la libération d'un étudiant qui a violé ou violé», lance t-il. Pour Mian, la Fesci doit redevenir correcte mais également il faut que les étudiants aient les moyens pour être épanouis. C'est pourquoi il ne manque pas de dénoncer les lacunes qui subsistent sur le grand «U» (Campus universitaire). «À peine 5 milliards de F CFA de bourses et seulement 9600 lits pour 250 000 étudiants... les bibliothèques universitaires sont vides (...) tandis que les professeurs vendent des fascicules et que le ''photocopillage'' fait florès...».
Le nouveau ''Général'' n'y va pas avec le dos de la cuillère : c'est le temps de la rupture. «... il n'est plus question que la Fesci soit financée par les hommes de pouvoir», assure t-il. Quant à savoir d'où viendra l'argent qui fera vivre l'organisation, Augustin Mian répond : «nous bénéficions de dons, de legs et des cotisations des membres».
Cette annonce d'indépendance de la Fesci intervient alors que - sans que le ton ne soit donné -, les campagnes électorales ont démarré. Et cette atmosphère ne rassure pas les ivoiriens sur la crédibilité de ce qu'avance le nouveau Secrétaire Général de la Fesci.

Avec ses 522 sections, 10 000 adhérents (officiels) et plus d'un million de membre de facto, la Fesci fait peur. Car, elle est une organisation puissante. Une force de mobilisation.
Depuis 18 ans elle a toujours fait ''danser'' le pouvoir en place et la classe politique en général à son rythme. En plus, ce syndicat s'est dignement présenté comme une milice, mieux, une mafia. Longtemps la chasse gardée du Front populaire ivoirien (FPI, Parti au pouvoir), la Fesci (version Augustin Mian) semble vouloir s'affranchir de «ses maîtres» et devenir indépendante. Mais à quelles fins ? Serait-ce pour faire monter les enchères à l'occasion des prochaines élections ?. Car libre, elle pourra juger les offres et choisir celle qui lui convient. Seulement espérons que cette convenance sera à l'avantage des étudiants et élèves de Côte d'Ivoire. Et que Augustin Mian et son bureau ne vont pas se bâtir un empire riche et puissant avec l'argent des politiques, la faim des étudiants et le sang d'innocents.
Les souvenirs des barbaries ''fescites'' sont encore trop vivaces dans les esprits pour que les déclarations du nouveau «patron» de cette organisation trouvent des oreilles crédules.
11:50 Publié dans Tout nouveau tout beau! | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : fesci, étudiant, crou, université
21 février 2008
Base militaire NON... occupation militaire OUI !
«Bonnet blanc, blanc bonnet», aime t-on à le dire lorsque deux situations prises dans un sens ou dans l'autre sont les mêmes. C'est exactement ce à quoi nous assistons avec l'annonce du transfert au Ghana du Commandement militaire africain (Africom). Annonce faite par le Président américain lors de sa visite au Ghana.
Pour Georges Bush, il ne s'agit pas d'«installer au Ghana une base militaire comme le fait croire des rumeurs». «Nous n'envisageons pas d'ajouter de bases», a-t-il lancé lors d'une conférence de presse avec le président ghanéen John Kufuor, alors que de nombreux pays africains sont inquiets de la volonté des Etats-Unis de transférer le Commandement militaire africain (Africom), actuellement installé en Allemagne, en Afrique. «Je sais qu'il y a des rumeurs au Ghana selon lesquelles Bush ne vient ici que pour convaincre d'installer une grosse base américaine. C'est de la foutaise. Ou comme on dit au Texas : bullshit!» s'est-il écrié.
Cependant, Bush reconnaît qu'il tient à ce qu'il y ait une «présence» militaire américaine permanente en Afrique. Même si ''Africom'' est «un concept nouveau (...) il va aider à fournir une assistance aux pays d'Afrique, de sorte que ces pays soient mieux préparés à résoudre les conflits d'Afrique, par exemple en fournissant une formation au maintien de la paix», s'est-il justifié.
"Ce n'est pas une base militaire, mais une structure de commandement !"
Je voudrais qu'on essaie de nous expliquer. Parce que nous (certains Africains), (nous) ne voyons pas de différence. Soit !
Les grandes puissances sont toujours dans une logique de forces d'occupation et de pensées colonialistes. Certainement que nous n'en sortirons jamais. Parce qu'avec une présence aussi marquée de l'armée américaine sur le sol africain, le moindre refus sera ''plus vite'' sanctionné. Bonjour le chantage, bonjour l'esclavage. Esclavage économique et (encore plus) esclavage militaire et politique.
Ils nous restent encore notre liberté idéologique. Mais là encore pour la conserver il va nous falloir être unit. Pourtant, face à ''Africom'' (comme sur de nombreux points) l'Afrique est TO-TA-LE-MENT divisée. Certains pays l'embrassent à l'étreindre, quand d'autres manoeuvrent à l'éteindre. Espérons que ces derniers ne seront pas emportés par le train.
(Petite interrogation. Kufor peut-il se permettre de refuser d'accueillir cette force militaire ? Simple question !)
11:20 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
15 février 2008
Les larmes de Marie Louise
Dure dure la douleur, quand on est resté au chevet de son amie et qu'on la voit rendre l'âme.
A l'occasion d'une émission "improvisée" pour rendre hommage à Joelle Séka, Marie Louise Asseu, comédienne et "grande soeur" de Joelle C explique effondrée, les derniers instants de la mort de l'artiste.
Un témoignage qui met en valeur combien "Jojo" était attachée à sa foi.
18:40 Publié dans Coup d'larmes | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : joelle C, marie louise, rti, mort
Joelle... C fini
Hommage à Joelle Séka disparue depuis moins de 24 heures.
Après avoir longtemps fait les choeurs dans les orchestres elle a été depuis 1998 comptée parmis les talents musicaux de Côte d'Ivoire. La Côte d'Ivoire entière est en deuil. Personne n'y comprend quelque chose.
Malheureusement, sans trompette ni tambours, la chanteuse a tiré sa révérence ce 14 Février, jour de la fête de l’amour. Un sentiment qu’elle espérait voir germer sérieusement dans sa vie comme une fleur à l’aurore, car son plus grand désir était de connaître un véritable amour, de se marier, de fonder une petite famille.
Mais la mort ne lui a pas laissé le temps de voir ce rêve s’accomplir, malgré tous les jeûnes et les prières qu’elle faisait à outrance…
Amoureuse du live, "Jojo" s'est tue à Jamais. Elle ne chantera plus. Joelle, C fini !
14:10 Publié dans Coup d'larmes | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : joelle C, artiste, musique
12 février 2008
Dakar "vire" (définitivement ?) en Argentine
«L'édition 2009 du Paris-Dakar, annulée cette année pour menace terroriste, aura lieu du 3 au 18 janvier en Argentine», c'est ce qu'ont annoncé les organisateurs du rallye.
Selon le nouveau calendrier de cette compétition internationale d'automobile, l'épreuve partira et s'achèvera à Buenos Aires, la capitale Argentine.
Nous autres africains avons bien envie de nous demander quel est le rapport entre l'Argentine, le Chili, Paris et Dakar. Aucun !
Le trentième anniversaire du ''Dakar'' évoqué comme raison essentielle de cet "atterrissage" en Amérique frise le ridicule. Sans aucune excuse, ni regrets à l'endroit des pays africains (la Mauritanie, le Maroc et le Sénégal) qui devaient organiser le "Dakar 2008" et dont les pertes se chiffrent en centaines de millions d'Euros, le «Dakar-2009», va être officiellement présenté à la "Casa rosada", la résidence de la Présidence Argentine.
Il faudrait certainement commencer par changer le nom de cette compétition. Ce serait plus courageux de montrer comment la compétition quitte définitivement l'Afrique pour des raisons de terrorisme. Même si le Français Etienne Lavigne, patron du «Agentine-Chili 2009», n'exclut pas d'y revenir un jour, «quand le contexte géopolitique sera plus favorable». Certainement que l'Argentine et le Chili sont à l'abri de ce phénomène contemporain qu'est le terrorisme. Peut être obtiendront-ils l'aval et l'assurance sécuritaire des nombreuses mafias et autres extrémistes. C'est sûr que dans ces zones-là, il n'y a jamais eu d'attentats ni d'enlèvements.
Et bien, il ne reste plus qu'aux Africains eux-mêmes de prendre en charge l'organisation d'une compétition propre à eux, qui partirait d'un point du continent à un autre. Parce qu'en Afrique, ce ne sont pas les espaces (sécurisés) qui manquent pour organiser un Rallye.
13:05 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
11 février 2008
Rap et vie sociale
Je vous propose d'écouter ce jeune rappeur ivoirien. "Billy billy" il s'appelle. Au delà de son talent de "rimeur" il dénonce avec les mots d'Abidjan, les maux de la société ivoirienne...

Aussi cette vidéo "allons à Wassakara". Un véritable délice! "Billy" montre au monde les conditions de vie difficile des quartiers précaires.
11:10 Publié dans Ballade musicale | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : billy billy, musique, rap
Une nouvelle monnaie pour la Côte d'Ivoire ?
En meeting à Bouaflé, le Président de l'Assemblée nationale, Mamadou Koulibay, s'est encore élevé contre les agissements diaboliques de la France. Selon lui, le gouvernement français ne laisse pas "les chefs d'Etat africains travailler tranquillement".
Pour le 3e vice-président du parti au pouvoir, la France a peur que l'Afrique prenne des décisions d'elle-même. Et il en veut pour preuve le récent refus de la France de voir le ministre Bouhoun Bouabré accéder à la tête de la BCEAO. Mamadou Koulibaly a donc encouragé les ivoiriens, et les africains à s'engager sur la voie qui permet d'affirmer leur dignité et leur liberté (qui passent certainement par l'abandon du Franc CFA). "Il faut créer notre propre monnaie", a t-il souhaité.
"Vous nous voyez en costume, comme présidents mais nous avons les pieds et mains enchaînés. (...) Et c'est valable pour tous les présidents africains. Ils sont présidents, mais ils ne peuvent pas tout faire. Il y a certaines choses que pour faire, il faut qu'ils demandent d'abord à Paris. Si Paris dit je ne veux pas, on ne fait pas, si tu veux faire, on te saute du pouvoir. Vous là, vous servez à quoi alors ? C'est ce qu'il se passe au Niger ou le président Tandja a voulu voir clair dans l'exploitation de l'uranium de son pays. Ils ont créé une rébellion avec les Touareg ; Idriss Déby paye aujourd'hui parce qu'il a jugé les Français dans l'affaire de l'Arche de Zoé et en Côte d'ivoire, ils ont voulu renverser Gbagbo à cause des contrats de la CIE, de l'eau, du port et de la télécommunication. Ce n'est pas possible, nous sommes des hommes, nous avons des droits. Regardez le ministre d'Etat Bohoun qui est là. On voulait le nommer Gouverneur de la Banque centrale à Dakar. Si c'était entre nous les Africains, il serait Gouverneur, mais on dit que ce sont les Français qui ne veulent pas de lui. Les Français ont quoi à avoir dans notre banque centrale? Ont posé la question, certaines personnes. Mais c'est pour eux la banque, pour ceux qui ne le savent pas. Ils ont peur de Bohoun Bouabré. Oui, parce qu'ils disent que les gens d'Abidjan avec leur théorie bizarre d'économie, ils vont venir tout chambouler à la BCEAO. Ils ne perdent rien pour attendre. On ne peut pas continuer avec un franc CFA surévalué qui nous appauvri. On a une monnaie digne de l'Allemagne d'aujourd'hui, alors que nous sommes une économie pauvre d'Afrique. Une industrie qui doit emprunter de l'argent à la banque pour investir, les banquiers lui demandent à Abidjan, 14 à 15%. Quand les mêmes entrepreneurs français vont à la banque pour chercher de l'argent, on leur demande 3 à 4 %. Comment ici, vous allez prendre crédit à 15 % et construire des usines, embaucher des jeunes pour travailler et avoir des bénéfices avec ces 15 % ? Quand on ouvre son compte là-bas, ils sont les premiers à dire, ce sont des folies, ils ont ouvert des comptes en Europe. Il faut qu'on sache ce qu'on veut. Notre franc CFA, il faut qu'on en finisse avec. Ça peut être dur, mais le Ghana a sa monnaie, le Nigeria, la Guinée, le Liberia, etc. ont leurs monnaies. Les mêmes écoles qui ont formé leurs cadres pour créer leur monnaie, nous avons aussi ici, les mêmes compétences. Mais nous là, on dit non, la France dit qu'elle ne veut pas. Il faut qu'on arrête de dire qu'est-ce que la France veut, avant qu'on fasse. On est des gens, on est des responsables, on est un pays, il faut qu'on s'assume entièrement. Le gouvernement français n'a qu'à gérer la France, c'est son droit et puis ils n'ont qu'à nous laisser gérer notre continent. C'est tout.
La période coloniale d'esclavage, c'est fini ! On ne va pas leur demander des comptes immédiatement, mais ce serait bien aujourd'hui qu'on nous dise, Messieurs les ministres d'Etat qu'on fasse l'audit du compte d'opération. Depuis 1960, il y a combien de francs, on a eu combien et à quel taux d'intérêt sommes-nous ? Il faut qu'on fasse l'audit de la coopération monétaire, de la coopération économique. Mais si on est en guerre comme ça là, on ne peut pas s'asseoir et penser à ça. Il y a un qui dit, on veut l'audit et l'autre passe pour dire moi, je ne veux pas de l'audit si vous me donnez le pouvoir, vous faites ce que vous voulez en Afrique. En Europe, ils sont solidaires, lorsqu'un pays vous dit non, l'autre pays ne va pas accepter. Avec cette guerre, je suis allé voir les Allemands pour dire de nous aider contre les Français, ils ont dit non. Les Belges, les Italiens, les Américains, pareils. Mais si c'est en Afrique, nous sommes prêts à vendre nos parents. Les gens qui sont bien, ne vendent pas quelqu'un. Vendre l'homme, c'est interdit moralement. Et pourtant, leurs Parlements ont voté des lois pour nous vendre. C'est aujourd'hui qu'ils savent qu'il y a des droits de l'homme. On dirait “qu'avant nous n'étions pas des hommes".
08:10 Publié dans On dit quoi ? | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mamadou koulibaly, monnaie, cfa, bceao, uemoa, fpi, assemblée nationale
08 février 2008
Devoirs d'information
Nous l’annoncions il y a quelques temps. Une terrible épidémie de méningite s’abattra sur certains pays d’Afrique dont la Côte d’Ivoire.
Déjà au Burkina, de nombreuses personnes sont mortes de cette maladie dûe pour la plupart du temps à la poussière.
Faites vous vacciner pendant qu’il est encore temps.
18:15 Publié dans Coup d'main | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : vaccination, méningite, épidémie, côte d'ivoire
Yaaako !!!
Désillusion, désolation, déception, amertume, affliction, consternation, mais surtout regret, sont autant de sentiments que partageaient les ivoiriens à la fin du match Côte d'Ivoire-Egypte.
Alors qu'elle avait amorcé une ascension vertigineuse vers le sacre, elle a lamentablement chuté face à une équipe de pharaon déterminée à conserver son (précieux) titre.
Dans les rues d'Abidjan, la capitale économique, c'est un calme plat qui règne.
23 heures 30. Les maquis et Bar ouvrent à peine. Les rares véhicules circulent sans bruit. L'heure est à la méditation.
Quelques groupes de personnes se forment çà et là. Les drapeaux et autres gadgets aux couleurs nationales jonchent parfois les trottoirs. Dans le ciel, quelques éclaircies illuminent sur leurs visages, les larmes des supporters «trop déçus» par leurs représentants. Il n'y aura pas de marches, pas de chants de victoire, ni de champagnes à savourer. Peut être un peu d'eau pour désaltérer les voix qui se sont perdues dans les cris et les pleurs.
Minuit, un vent léger souffle sur Abidjan. Peu sont ceux qui trouvent le sommeil. Alors, dans ce silence de mort, quelques personnes discutent avec chagrin. Certains commentent le résultat du match (avec des «Si») quand d'autres essaient de comprendre ce qui s'est passé. «Nous n'avons pas reconnu l'équipe ivoirienne.
En défense, au milieu comme en attaque. C'est comme si c'étaient des amateurs», critique Marc Akoto, cadre de banque. Les ivoiriens dans leurs majorités n'arrivent pas à comprendre qu'après trois victoires explosives, leur équipe soit tombée si bas : «4 à 1 !». «C'est une honte pour nous», lance Philomène N'Guessan, vendeuse. «Se faire éliminer sur un score aussi grand en demi-finale...», se lamente t-elle le coeur meurtrie.
Sur les visages l'expression est à la détresse. «Les éléphants nous ont tué», lance en pleure Jacqueline Guéi, assise à même le sol et parée d'Orange-blanc-vert.
Ce soir là, l'éléphant est tombé avec fracas et il s'est noyé dans les eaux du Nil. Le mythe n'aura pas été vaincu et le déplacement de milliers de supporters au Ghana aura été vain.
Ce soir-là, les ivoiriens ont compris que le football est une science inexacte. Eux qui étaient si près du but !
15:05 Publié dans Reportage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : football, can, côte d'ivoire, défaite, abidjan







