21 février 2008
Base militaire NON... occupation militaire OUI !
«Bonnet blanc, blanc bonnet», aime t-on à le dire lorsque deux situations prises dans un sens ou dans l'autre sont les mêmes. C'est exactement ce à quoi nous assistons avec l'annonce du transfert au Ghana du Commandement militaire africain (Africom). Annonce faite par le Président américain lors de sa visite au Ghana.
Pour Georges Bush, il ne s'agit pas d'«installer au Ghana une base militaire comme le fait croire des rumeurs». «Nous n'envisageons pas d'ajouter de bases», a-t-il lancé lors d'une conférence de presse avec le président ghanéen John Kufuor, alors que de nombreux pays africains sont inquiets de la volonté des Etats-Unis de transférer le Commandement militaire africain (Africom), actuellement installé en Allemagne, en Afrique. «Je sais qu'il y a des rumeurs au Ghana selon lesquelles Bush ne vient ici que pour convaincre d'installer une grosse base américaine. C'est de la foutaise. Ou comme on dit au Texas : bullshit!» s'est-il écrié.
Cependant, Bush reconnaît qu'il tient à ce qu'il y ait une «présence» militaire américaine permanente en Afrique. Même si ''Africom'' est «un concept nouveau (...) il va aider à fournir une assistance aux pays d'Afrique, de sorte que ces pays soient mieux préparés à résoudre les conflits d'Afrique, par exemple en fournissant une formation au maintien de la paix», s'est-il justifié.
"Ce n'est pas une base militaire, mais une structure de commandement !"
Je voudrais qu'on essaie de nous expliquer. Parce que nous (certains Africains), (nous) ne voyons pas de différence. Soit !
Les grandes puissances sont toujours dans une logique de forces d'occupation et de pensées colonialistes. Certainement que nous n'en sortirons jamais. Parce qu'avec une présence aussi marquée de l'armée américaine sur le sol africain, le moindre refus sera ''plus vite'' sanctionné. Bonjour le chantage, bonjour l'esclavage. Esclavage économique et (encore plus) esclavage militaire et politique.
Ils nous restent encore notre liberté idéologique. Mais là encore pour la conserver il va nous falloir être unit. Pourtant, face à ''Africom'' (comme sur de nombreux points) l'Afrique est TO-TA-LE-MENT divisée. Certains pays l'embrassent à l'étreindre, quand d'autres manoeuvrent à l'éteindre. Espérons que ces derniers ne seront pas emportés par le train.
(Petite interrogation. Kufor peut-il se permettre de refuser d'accueillir cette force militaire ? Simple question !)
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