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08 février 2008

Yaaako !!!

4f95356dfbe2dbc263d8a50cf81d689c.jpgDésillusion, désolation, déception, amertume, affliction, consternation, mais surtout regret, sont autant de sentiments que partageaient les ivoiriens à la fin du match Côte d'Ivoire-Egypte.
Alors qu'elle avait amorcé une ascension vertigineuse vers le sacre, elle a lamentablement chuté face à une équipe de pharaon déterminée à conserver son (précieux) titre.
Dans les rues d'Abidjan, la capitale économique, c'est un calme plat qui règne.
23 heures 30. Les maquis et Bar ouvrent à peine. Les rares véhicules circulent sans bruit. L'heure est à la méditation.
Quelques groupes de personnes se forment çà et là. Les drapeaux et autres gadgets aux couleurs nationales jonchent parfois les trottoirs. Dans le ciel, quelques éclaircies illuminent sur leurs visages, les larmes des supporters «trop déçus» par leurs représentants. Il n'y aura pas de marches, pas de chants de victoire, ni de champagnes à savourer. Peut être un peu d'eau pour désaltérer les voix qui se sont perdues dans les cris et les pleurs.

Minuit, un vent léger souffle sur Abidjan. Peu sont ceux qui trouvent le sommeil. Alors, dans ce silence de mort, quelques personnes discutent avec chagrin. Certains commentent le résultat du match (avec des «Si») quand d'autres essaient de comprendre ce qui s'est passé. «Nous n'avons pas reconnu l'équipe ivoirienne.
En défense, au milieu comme en attaque. C'est comme si c'étaient des amateurs», critique Marc Akoto, cadre de banque. Les Ivoiriens dans leurs majorités n'arrivent pas à comprendre qu'après trois victoires explosives, leur équipe soit tombée si bas : «4 à 1 !». «C'est une honte pour nous», lance Philomène N'Guessan, vendeuse. «Se faire éliminer sur un score aussi grand en demi-finale...», se lamente t-elle le coeur meurtri.
Sur les visages l'expression est à la détresse. «Les éléphants nous ont tué», lance en pleurs Jacqueline Guéi, assise à même le sol et parée d'Orange-blanc-vert.
Ce soir là, l'éléphant est tombé avec fracas et il s'est noyé dans les eaux du Nil. Le mythe n'aura pas été vaincu et le déplacement de milliers de supporters au Ghana aura été vain.
Ce soir-là, les Ivoiriens ont compris que le football est une science inexacte. Eux qui étaient si près du but !

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