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06 février 2008

Le Tchad sera t-il une nouvelle Côte d'Ivoire ?

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"Si la France doit faire son devoir, elle le fera. Que personne n'en doute", a averti mardi 5 février le président français Nicolas Sarkozy à propos de la situation au Tchad, où des forces rebelles tentent de renverser le régime du président Idriss Déby.

"Maintenant qu'il y a la décision du Conseil de sécurité , il faut laisser le Tchad tranquille" et "arrêter maintenant avec ces actions rebelles", a lancé le président français, en déplacement à La Rochelle.

"Si le Tchad était victime d'une agression, la France aurait -au conditionnel- les moyens de s'opposer à cette action" et "chacun doit bien y réfléchir", a insisté Nicolas Sarkozy, qui était interrogé sur une éventuelle intervention militaire française contre les rebelles tchadiens. "Chacun est averti et doit prendre ses responsabilités."

"L'armée française n'est pas là pour s'opposer par les armes à qui que ce soit, mais maintenant il y a une décision juridique du Conseil de sécurité, prise à l'unanimité", a-t-il rappelé, en référence à la déclaration présidentielle adoptée la veille au siège de l'ONU, qui condamne "fermement" les attaques et "toutes les tentatives de destabilisation par la force" du Tchad.

"C'est par les élections qu'on prend le pouvoir et pas autrement", a relevé M. Sarkozy.

La déclaration présidentielle du Conseil de sécurité "soutient sans ambiguïté le gouvernement légitime du Tchad. Elle condamne sans ambiguïté l'action des rebelles" et "elle donne un cadre juridique en cas d'éventuelle agression contre le régime du président Déby pour que chaque pays aide le gouvernement légitime", a encore souligné le président français.

Aux rebelles qui accusent la France d'avoir participé aux combats et tué des civils, Nicolas Sarkozy a répondu: "ce n'est absolument pas exact". "Il n'y a eu aucun tir de l'armée française, si ce n'est pour protéger nos compatriotes lorsque nous avons été amenés à les exfiltrer (...) C'est une décision que j'ai prise dans la nuit de vendredi à samedi. Ils (les soldats français) étaient donc en état de légitime défense", a souligné Sarkozy.

Interrogé sur Europe-1, le général Mahamat Nouri, principal chef de la rébellion tchadienne, a pour sa part affirmé que l'aviation française a bombardé les positions rebelles. "Depuis avant-hier soir, c'est l'aviation française qui nous pilonnait. L'aviation nous a bombardés depuis hier matin (lundi) jusqu'à ce matin (mardi) une heure du matin."

"Je n'ai pas voulu qu'il y ait d'intervention directe (...) avant qu'il y ait un cadre juridique bien précis", a précisé Nicolas Sarkozy. "On n'est plus dans ce qu'on appelait la Françafrique (...) Il y a des règles internationales et je veux m'y conformer."
(Source Jerusalem Post)

Commentaires

décidemment hein YORO.tu dois avoir qui te protège contre le disparu-disparu

Écrit par : jabber | 06 février 2008

effectivement, toutes ces déclarations ont déjà été entendues en RCI...mais la situation n'est pas du tout la même

sinon moi je suis guéri du "disparu disparu" mais maintenant ce sont les commentaires que je reçois n'apparaissent plus sur ma page

Écrit par : Djé | 06 février 2008

Le Chien, semble t-il, ne change jamais sa façon de s'asseoir, mais il peut changer d'endroit pour s'asseoir.
La France reste la même... c'est-elle qui crée la chienlit en Afrique. Les situations ne sont pas les mêmes c'est vrai, mais les "semeurs" de troubles - et leurs mensonges - sont les mêmes.

Écrit par : Ernest | 06 février 2008

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