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31 janvier 2008

Et si on cessait d’être muet

91c7133c52378b54fb0f43123ebfb770.jpgEntre deux causeries de femmes, j’ai ouï dire que bientôt «les prix des denrées alimentaires vont (encore) augmenter». Après le pain, le lait, l’huile et la viande, d’autres produits comestibles seront désormais ‘‘attaqués’’.
Cette situation n'est pas nouvelle. Et elle produira les mêmes effets et les mêmes réactions. «Chez nous, se plaignait un ami, quand on augmente les prix, on se plaint dans nos salons et puis après, on fini par l'accepter».Pour preuve, il y a quelques temps en arrière, le prix du carburant avait augmenté de 10f sur le litre. Le coût du transport a subi du coup une hausse allant de 25 à 100 f sur les prix habituels. Et puis, on a grogné, on a menacé de marcher, de casser, de ne plus acheter, et puis...rien. Et pourtant le prix de l'essence quelques mois après a légèrement baissé, mais pas les frais de transport.
C'est une (mauvaise) habitude que nous avons cultivée de toujours nous taire et subir les "intempéries" des hausses faramineuses des prix sur les denrées.
Il semblerait que les organisations et associations de consommateurs sont pléthores, mais ô combien inactives, à la limite, invisibles. Dommage !
Dommage aussi pour nous consommateurs, qui ne mangeons plus à notre faim. Dommage pour nous consommateurs qui ne voyons pas nos salaires (devenus désormais insuffisants) grimper. Mais Dommage surtout pour notre mutisme légendaire.
Je sais qu'après lecture de ce post on dira «Bof, il n'est pas le premier à en parler et il ne sera pas non plus le dernier». Dommage! Parce qu'un jour, nous nous lèverons pour parler tous ensemble et d'une seule voix. Mais il sera peut-être trop tard. L'heure ne sera plus à la parole, mais aux achats. Et il n'y aura plus de places pour nous (autres) qu'ils ont rendu pauvres.

30 janvier 2008

Jeux de maux pour le Kenya

17dc923384c5fefada3152c8f2346bad.jpgLes Etats-Unis ont dénoncé les violences en cours dans la vallée du Rift, dans l'ouest du Kenya, parlant d'«épuration ethnique», sans employer l'expression de «génocide» comme ils l'ont fait pour le Darfour soudanais.

«Il existe des efforts concertés visant à chasser des gens de la vallée du Rift (...) Il s'agit bien de nettoyage ethnique», a déclaré à la presse Jendayi Frazer, secrétaire d'Etat adjointe chargée de l'Afrique, à Addis-Abeba.
Cette déclaration choquante à mon goût, mérite quelques interrogations.
«Quel est le critère de distinction entre une ''épuration ethnique'' et un ''génocide'' ?». «Quelle est la limite (en terme de nombre) à franchir pour atteindre un niveau génocidaire ? Les milliers ou le million ?» «L'espace géographique détermine t-il le choix du mot à employer ?».
Au moment où l'histoire kenyane est en train de vivre un ''Rwanda bis'', la Communauté internationale gagnerait à éviter ce genre de jeux de mots qui prêtent à confusion et qui visent exclusivement à atténuer au yeux du monde la situation gé-no-ci-daire (!) au Kenya.
Le Kenya à mal, il faut le soigner. Et il est inopportun, je trouve, d'employer ce genre d'euphémisme pour cacher les maux des kenyans.

Petite randonnée sur le site web du congrès du Rdr

4d330d78e2682ae4a301c138ed4cc19a.jpgLe rassemblement des républicains organise du 1er au 3 février son deuxième congrès qui semble t-il, sera «un congrès de vérité».
Ce n'est pas tant le congrès qui m'intéresse au premier plan. Mais pour un amoureux du web, c'est surtout les "Ntic" utilisées pour la réussite de ce congrès.
Je me suis permis de m'aventurer sur le site web du dédié au congrès et honnêtement je dois leur tirer mon chapeau.
C'est site est «pro» et beau. En plus de sa simplicité et de ses couleurs, il offre des services très variés. Aussi, toute la documentation, le programme complet, le prix des chambres d'hôtel et la liste des participants du congrès sont disponibles sur cet espace.
Il y a même une annonce qui montre que le congrès pourra être suivi «en live».
A cela, il faut ajouter que sur le lieu du congrès il y aura une connexion Internet sans fil.
C'est (tout simplement) professionnel !

Can et commerce

772c466f6d42c3d7dd4c56fd597ef9f5.jpgAbobo-baoulé (quartier populaire d'Abidjan), il est précisément 13 heures ce mardi 29 janvier. A quelques heures du match Côte d'Ivoire-Mali, Sonia Naounou s'active pour mettre en ordre son maquis. «D'ici une heure ou deux les clients viendront s'installer pour regarder le match des éléphants», affirme t-elle.
Le maquis «Zéléphants» est construit sur une surface pas très grande. Mais «capable d'accueillir au moins 150 personnes», certifie Sonia. A l'intérieur, plusieurs chaises (en plastique et en bois) sont bien disposées autour de petites tables. Par endroit, des casiers de boissons servent de tables ou de chaises. Dans un coin du maquis, en face de l'entrée principale, une grande télévision (neuve) est déposée. Sonia vient de l'allumer, mais le son a été muté. Et pour cause, le ''Dj'' fait des tests afin de choisir les chansons les plus en vogue «pour savourer la victoire certaine des éléphants», ne manque t-il pas de clamer. «Nous sommes sûrs que face au Mali c'est la victoire assurée. C'est pourquoi nous nous préparons pour la fête de ce soir», ajoute-il visiblement heureux.
Ce n'est pas Sonia qui le contredira. Propriétaire du maquis depuis plus d'un an, elle trouve que la période de la Can est une bonne saison. Et surtout «quand les éléphants jouent et gagnent, l'argent entre», lance t-elle avec un grand sourire. Chez elle, les provisions en boissons et nourritures sont doublées «le jour où l'équipe nationale joue».
14 heures 20, les premiers clients (fidèles) font leurs entrées. A la vue de ceux-ci, le «Dj» diffuse du «Fatigué Fatigué !» (danse urbaine). Les clients à peine arrivés, exécutent quelques pas sous les ovations de Sonia qui par la suite leur propose de s'asseoir.
Ernest Kouamé, un fidèle client du «zéléphants», ne manque pas d'avouer à qui veut l'entendre qu'il préfère regarder le match dans le maquis de Sonia plutôt que chez lui à la maison. «Je suis plus à l'aise ici et l'ambiance est bonne», affirme ce comptable d'une quincaillerie, père de trois enfants.
Pendant le match, Sonia et «son» «Dj» vont entretenir leurs clients en leurs servant constamment à boire et en distillant en alternance de la musique et les commentaires télévisés du match.
Comme elle, beaucoup de propriétaires de maquis et autres restaurants savent que la Can est une période de «vaches grasses». Alors, tous les moyens sont mis pour attirer et retenir la clientèle.
Chez Faustin Akré, propriétaire d'un maquis à la riviera, quartier huppé d'Abidjan, la décoration est aux couleurs nationales. Les jeux de lumières et les affiches sont «orange-blanc-vert». «Il ne faut rien négliger», déclare Faustin, «nos clients aiment bien ce qui est beau. Ils aiment être à l'aise et nous faisons tous pour leur faire plaisir», ajoute-il. Pour mieux attirer la clientèle, Faustin s'est payé les services d'une dizaine de serveuses toutes aussi belles que jovialement plaquées aux couleurs du pays. «Nous sommes embauchées juste le temps de la Can, après, on dégage», confie l'une d'entre elles. A la question de savoir si elles gagnent beaucoup d'argent, elles répondent «la Can nous fait manger...chaque jour».

Pas gaie pour les transports en commun
4b8e3ad75ef2b5801f489e495ad842f0.jpgAlors que les maquis sont bondés de monde, à la grande joie des leurs propriétaires, les chauffeurs de véhicules de transport en commun font la moue. «Quand la Côte d'Ivoire joue, nous n'avons aucun client. Chacun est chez soi pour suivre le match, ce qui fait que les rues sont vides», témoigne Ousmane Diarra, chauffeur de taxi.
En effet, ce mardi 27 janvier, comme les autres jours où les «éléphants» ont livré un match, les Abidjanais sont descendus pour la plupart vers midi. «Ainsi, à partir de 13 heures ou 14 heures, il n'y a plus personne à transporter», signale t-il. Et cela ne fait pas l'affaire des chauffeurs. «Pendant la Can, nos recettes baissent surtout quand la Côte d'Ivoire joue», soutient Ousmane, pourtant supporteur farouche de l'équipe nationale.
Cette situation est la même dans presque tous les quartiers d'Abidjan. Au point où certains préfèrent garer leurs véhicules et ne rouler que la matinée quand la Côte d'Ivoire joue.
Cependant, dans cette ambiance de Can, tous les commerçants sont d'un même avis que les «éléphants» doivent arriver en finale et décrocher le titre continental. Pourtant, cette situation n'arrangera pas forcément tout le monde. A chacun son prix à payer !

14:15 Publié dans Reportage | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : can, commerce, abobo, maquis

Souvenir ... 60 ans après la mort de Gandhi

b2a0e1146e2d13e523e1003a580da1c3.jpgEn cette ère où l'Inde est de plus en plus courtisée, arrêtons nous un court instant sur la vie de celui qui aura marqué ce vaste pays. Mohandas Karamchand Gandhi.
Cet apôtre de la non-violence a consacré toute sa vie à démontrer au monde que la violence ne résout pas (forcément) les problèmes. Mais il sera violemment assassiné un soir du 30 janvier 1948, à Delhi, par un homme. Ce dernier lui tire trois coups de revolver alors que Gandhi alors se rendait comme chaque jour à la prière. Sa mort provoque une émotion internationale. À Delhi plus de deux millions d'indiens assisteront à ses funérailles nationales.

Après toute une vie consacrée à l'émancipation de l'Inde, Gandhi a eu la douleur de voir son pays se déchirer dans des guerres religieuses sanglantes entre hindous et musulmans. Lui-même hindou, il n'a cessé de plaider pour la réconciliation des deux communautés, ce qui lui a valu d'être accusé de trahison par les fanatiques de sa communauté.
Avec sa fin tragique, Gandhi accède au panthéon des plus grandes personnalités du XXe siècle.
Aujourd'hui encore l'empreinte de Gandhi est vivante en Inde même si la société juste, égalitaire et non violente dont il avait rêvé reste à construire.

Quelle Inde après Gandhi ?
Selon un article de "ouest-france", l'Inde est un pays avec lequel les puissances veulent de plus en plus collaborer. L'Inde pourrait devenir incontournable.


Tous les grands de ce monde, ces temps-ci, passent par New Delhi. Nicolas Sarkozy y était pour deux jours, sur les traces de l'Anglais Gordon Brown, venu un peu plutôt. L'Inde est en passe de devenir aussi courtisée que la Chine. Il est vrai que la Péninsule talonne l'empire du Milieu en tête de la croissance mondiale.
(…)
L'Inde a, par rapport à la Chine, l'avantage d'être une démocratie, la plus grande au monde, dit-on. Ses élites parlent anglais et ont été formées aux us et coutumes britanniques. Elles comprennent mieux que les Chinois la nécessité de respecter des règles juridiques et commerciales. Cela n'empêche pas les investisseurs indiens de se battre sans complexe pour la défense de leurs intérêts à travers le monde. Les sidérurgistes mosellans d'Arcelor Mittal en font, en ce moment, l'amère expérience.
(…)
…l'Inde, qui exporte beaucoup moins qu'elle n'importe, contrairement à sa voisine du Nord, souffre de déficits publics et commerciaux gigantesques. Elle reste aussi l'un des pays les plus inégalitaires au monde. Un quart, au moins, du milliard d'Indiens vit au-dessous du seuil de pauvreté, tandis que 70 millions de cadres ont un revenu équivalent à celui des Occidentaux, sans compter quelque 100 000 millionnaires en dollars. C'est la nature même des pays émergents d'avoir un pied dans l'économie mondialisée la plus avancée, l'autre dans le sous-développement.
En dépit des handicaps qu'il leur faut encore surmonter, la Chine et l'Inde, fortes de leurs progrès, s'efforcent de jouer un rôle accru sur la scène internationale. Elles sont, l'une et l'autre, de plus en plus présentes sur les autres continents, en particulier l'Afrique et l'Amérique latine, dans des pays susceptibles de leur fournir le pétrole et les matières premières dont leurs économies insatiables sont gourmandes. Elles modifient aussi l'échiquier politique international en faisant alliance avec d'autres émergents, comme le Brésil ou l'Afrique du Sud.
Lorsque, comme Jacques Chirac ou comme Gordon Brown, Nicolas Sarkozy propose d'élargir à cinq de ces États le club des huit pays les plus industrialisés (le G8 devenant G13), il ne fait que prendre en compte la nouvelle réalité du monde. Sans la Chine et l'Inde, dont la croissance engendre une pollution phénoménale, on ne gagnera pas la bataille contre le réchauffement climatique. (…)

29 janvier 2008

Société Générale: Tout sur Jérome Kerviel

be64927970a9f7130c3d750e9023a601.jpgLa remise en liberté de Jérôme Kerviel et l'abandon de l'incrimination d'escroquerie ouvrent de nouvelles perspectives à l'enquête judiciaire visant la perte de 4,9 milliards d'euros que la Société générale impute à son trader.
Mais en attendant, j’ai trouvé des vidéos hyper sympathiques sur la question.

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Le Nouchi et nous

702bd9ae12c66214fe718f07e2a32e9a.jpgLoin d'être un langage vulgaire et un assemblage d'expressions "d'hommes-bon-à-rien", le nouchi est un véritable argot, propre à la Côte d'Ivoire.
Ce langage dont on retrouve certains mots dans des dictionnaires de langue française, évolue avec le temps et les circonstances. Et de plus, il est en train de s'imposer comme la «langue nationale» du pays au point où l'on se demande s'il ne faudrait pas l'intégrer dans l'enseignement.

Le Nouchi est né en Côte d'Ivoire et s'est inspiré de toutes les influences que subit le pays, carrefour de l'Afrique de l'Ouest. Ce langage est la transformation du français au contact de l'Afrique pour mieux traduire les réalités du quotidien.

Il est vrai qu'il y a des situations que la langue française n'arrive pas à traduire ou traduit mal.
Par exemple, lorsque énervée, une personne estime que ce qu'elle a fait (de mal), elle l'a bien fait et qu'elle recommencera, la langue officielle ne donne pas d'expression qui puisse le traduire clairement. Alors, cette personne dira «j'ai djin, j'ai loupé (lèpè) ou j'ai gô !».
Facilement repérables, les phrases seront privées de leurs articles et des adverbes du type «là» viendront ponctuer les fins de phrase. Un «Faut laisser affaire-là» fusera pour demander à quelqu'un d'accorder son pardon au regard d'un tort qui lui aura été fait.

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Au-delà du langage imagé, il est aussi question de traduire la sagesse de l'homme de la rue qui s'inspire de son quotidien. Pour exprimer le fait qu'à Abidjan, le «système D» prévaut, on affirmera : «Abidjan, c'est technique !». Pour exprimer également que quelqu'un parle dans le vide (pour ne rien dire) on emploiera «c'est discours, c'est hobahoba».
40d16815fcb9a869f95ac3e623b4cab5.jpgLe Nouchi, tout en s'inspirant du français, magnifie aussi nos langues africaines (le Baoulé, le Dioula ou le bété) qui ont besoin d'être promues parce que de plus en plus délaissées par la jeunesse.
"Awoulaba" est un terme tiré du Baoulé qui désigne la plantureuse femme africaine. Exemple tiré d'une chanson populaire : " Bôtchô, awoulaba. Qui n'aime pas ça ? " (Une paire de fesses, une jolie nana... Qui n'aime pas ça ?). «Ya (nan de) Foyi» (en Dioula), «ya likéfi» (en Baoulé) pour signifier qu'il n'y rien ou que rien n'arrivera.

Le Nouchi est aussi un langage de jeunes. Parler Nouchi traduit le fait qu'on est " branché ". Pour illustration, un étudiant évoluant en dehors de la Côte d'Ivoire pendant l'année scolaire s'attachera à se renseigner sur les dernières expressions à la mode pour ne pas se faire traiter de "gaou". Un mot qui a d'ailleurs évolué. Au lieu de gaou, on emploie désormais «brézo», >«gnata» et aujourd'hui «souahé».

Vocabulaire immensément riche et composite, langage facile à apprendre et à comprendre, le Nouchi se présente comme une volonté manifeste de notre génération de s'affirmer, mais surtout de rejeter la colonisation linguistique que veut imposer l'occident. Véritable créole ivoirien, il développe toute une philosophie qui nécessite de connaître l'environnement ivoirien pour percer ses mystères.
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Le Nouchi, c'est la langue de demain. L'interdire serait occulté à notre jeunesse, une culture propre à elle-même qui épouse notre temps, nos langues locales et les situations que nous vivons. Le Nouchi n'est pas une langue morte, mais elle vit de génération en génération. «Celui ki nè pas enjaillé na ka béou !».

28 janvier 2008

Regard sur Raoul Follereau, une vie au service des lépreux

e44845b089ce1bb936c20f1ce5e99b08.jpgAlors que le monde entier a célébré la 55ème journée mondiale des lépreux, nos pensées s’empressent de regarder celui qui a fait des victimes de cette maladie le centre de sa vie. Raoul Follereau.
Né à Nevers le 17 août 1903 et décédé à Paris le 6 décembre 1977, écrivain français , Raoul Follereau est le fondateur de la «Fondation Raoul-Follereau» qui depuis 1967 aide et défend les lépreux, en particulier dans les pays d'Afrique.

J’ai aimé la présentation qu’une association a faite de lui.

Le monde entier connaît l'œuvre colossale de Raoul Follereau en faveur des lépreux et l'ardeur avec laquelle il mena sa mission.
D'une maturité plus que précoce, il se distingue dès l'âge de 15 ans par ses qualités littéraires et sa conscience des autres. « Vivre, c'est aider les autres à vivre » s'écrie le jeune poète qui a déjà compris que « le seul moyen d'assurer son bonheur, c'est d'assurer celui d'autrui ». Un rêve que l'adolescent ne tarde pas à concrétiser puisqu'il fonde la « Jeune Académie » puis « l'Union Latine » qui permettent à plus de 300 poètes, auteurs et interprètes de concrétiser leur rêve.
Suscitant l'admiration d'un journaliste argentin qui lui propose de suivre les traces du père Foucauld à Tamanrasset, Raoul Follereau se rend en Afrique et découvre ainsi l'existence des lépreux. Eprouvé par le spectacle douloureux de l'exclusion, de la misère et de la maladie, il n'a désormais qu'un seul dessein : œuvrer en faveur des lépreux du monde entier.
Soutenu par une canne, il fera trente fois le tour du monde en compagnie de sa compagne de cœur et de « combat », pour dénicher les exclus de la lèpre partout où ils se trouvent. En messager de l'Amour, il serre tendrement leurs mains. « Je ne pouvais pas les soigner mais je pouvais les aimer » dira-t-il simplement. Mais c'est aussi en orateur d'exception qu'il donne plus de 1200 conférences plaidant leur cause et défiant l'engrenage de l'exclusion. Bouleversant son auditoire, il provoque un immense élan de solidarité recueillant ainsi les fonds nécessaires à la construction d'un premier village pour lépreux, lequel abrite aujourd'hui l'Institut National de la Lèpre de Côte d'Ivoire.

Raoul était aussi un brillant intellectuel.
Après une licence de droit et de philosophie à la Sorbonne, il renonce à une carrière d'avocat pour finalement devenir journaliste. Homme de lettres, il s'intéresse au théâtre mais aussi à la poésie et fonde la Ligue d'Union latine qui permet la publication de jeunes auteurs. En 1936, il consacre un reportage à l'oeuvre du Père Charles de Foucaud au Niger et décide de poursuivre le travail de ce dernier auprès des lépreux. 'Le vagabond de la charité', comme le surnomment les américains, parcourt le monde et fait près de 1.200 conférences pour collecter des fonds et sensibiliser l'opinion mondiale en faveur des lépreux. Follereau encourage les traitements médicaux contre la lèpre, se rend dans de nombreux villages touchés par la maladie et lutte pour une meilleure intégration des malades dans la société. En 1954, il crée la Journée Mondiale des lépreux, fonde plusieurs associations à travers le monde.

Drogba perdra t-il pour sa «belle famille» ?

737119f6688acf2ca27f07b59d23b5cb.jpgAu Mali, le pays de l’épouse de l’international ivoirien, le débat est très enlevé sur «l’attitude» que leur gendre aura vis-à-vis de l’équipe de la belle famille, demain au cours du dernier match du premier tour de la 26ème Can. D'autant plus que la Côte d'Ivoire est qualifiée. Et elle peut "favoriser" une qualification des "aigles du Mali".
Il y a aussi débat sur «est ce que , Lalla Diakité, leur fille va supporter les éléphants», l’équipe de son cher et tendre époux.
Dilemme ? Non ! répond Didier Drogba.

podcast


Le capitaine Mahamadou Diarra a estimé samedi que le Mali «est qualifié à 75%» pour les quarts de finale de la Coupe d'Afrique, au lendemain de son nul contre le Nigeria (0-0), même s'il lui faut encore prendre un point mardi contre la Côte d'Ivoire.

Alors que les dirigeants nigérians craignent un arrangement entre les deux entraîneurs français Gérard Gili (Côte d'Ivoire) et Jean-François Jodar (Mali), il n'y aura «pas d'arrangement» contre les Eléphants, a ajouté le milieu récupérateur du Real Madrid et des Aigles du Mali, mais le match ne sera pas «aussi ouvert et spectaculaire que si les deux équipes avaient vraiment envie de remporter les 3 points».

Le défenseur malien, Cédric Kanté se veut lui aussi réaliste ‘’Je ne pense pas que le match contre la Côte d'Ivoire sera plus facile parce qu'ils sont déjà qualifiés (un nul suffit au Mali pour passer aussi). Ils veulent aller au bout et les joueurs (les remplaçants) qui vont jouer vont vouloir gagner leur place, donc je ne pense pas qu'il faille compter sur leur démobilisation.

26 janvier 2008

La rumeur qui a failli le tuer

e3eb96207cb6dfc85e19908ee063ea37.jpgVous vous souvenez sans doute de cette folle rumeur qui s’est répandue hier dans tout le pays.
Eh ben, elle est partie d’une seule personne (une fille) qui a fait des suppositions. De bouche en bouche, l'information est tombée entre les oreilles de "lyncheurs", qui ont voulu en finir avec ce prétendu "sorcier".
Un "scoop" pour certains, à voir tout le remue-ménage qu'il a créer au Plateau et dans tout Abidjan. Toute la presse était là pour couvrir "l'évènement".
Un "scoop" qui en fin de compte a failli coûter la vie au pauvre N’Cho Qwachi Léon, 76 ans, père de huit enfants, natif de Dabou.

Selon l’article que j’ai lu dans le numéro de ‘’Frat-mat’’ de ce week end :

«L’homme dont il est question (…) est à la retraite. Ce septuagénaire, selon sa fille Qwachi Micheline, souffre de la maladie d’Alzheimer (maladie qui fait perdre à l’homme la mémoire). Depuis trois jours, le vieux qui vit chez sa fille à Cocody était porté disparu et faisait l’objet d’un avis de recherche. Alors que ses parents faisaient le tour des postes de police, des hôpitaux et des morgues, le vieux Léon errait dans les rues du Plateau. A jeun (il n’a rien mis sous la dent depuis qu’il est parti de la maison), malade et très affaibli, N’Cho Qwachi Léon s’est endormi très tôt hier matin sous l’un des grands manguiers situés derrière le palais de l’Assemblée nationale au Plateau. C’est là qu’une jeune femme de passage, qui ne sait pas tenir sa langue, s’est exclamé en fixant des yeux l’homme qui n’avait plus de force pour parler : « Ce vieux m’a l’air de quelqu’un qui n’est pas clair. On dirait que c’est un sorcier qui s’est transformé en chauve-souris et qui, tombée de l’arbre, a retrouvé son aspect normal. » Tout est donc parti de là. En un clin d’œil, un grand attroupement s’est formé autour du vieil homme devenu, du fait de la rumeur amplifiée, un sorcier qui s’est transformé en une chauve-souris et qui a retrouvé son état d’homme en tombant de l’arbre. Les commentaires fusaient de toutes parts et les gens accouraient de partout pour voir et vivre le phénomène. Autour du vieux traité de grand sorcier, des gens ne demandaient qu’à lui porter le coup fatal. Fort heureusement, le CeCOS, informé, déploiera ses hommes sur les lieux et, c’est le cas de le dire, réussira à exfiltrer le prétendu sorcier de la foule qui ne cessait de grossir. A la Préfecture de police où l’homme a été conduit, les badauds y ont déferlé pour voir le sorcier transformé en chauve-souris. A la police, les choses vont s’éclaircir avec l’arrivée des enfants du vieux, avec à leur tête, Mlle Qwachi Micheline. Celle-ci tenant en main la pièce d’identité de son père, a tout expliqué au préfet de police et ses collaborateurs. C’est sous bonne escorte du CeCOS que les enfants ont pu ramener leur père à la maison».

Et dire qu’il a failli y laisser la vie !
Décidément, Abidjan sera toujours le numéro "Un" des rumeurs qui tuent!
L'on se souvient encore qu’une année, Abidjan s’est réveillé dans la nuit avec la folle interdiction de boire de l’eau. «Elle aurait été empoisonnée». L'on se souvient aussi qu’il y avait cet homme-serpent qui embarquait les filles et les transformaient en cadavres.
Quelqu’un disait hier «Je crois aux sciences occultes mais j'ai conscience qu'elle ne s'adresse qu'aux initiés, à ceux "qui voient" comme on dirait dans mon patois.
Dans le cas présent je pense que certains journalistes en mal d'inspiration exploitent jusqu'à la moelle un filon qui sera toujours lucratif en Afrique et particulièrement en RCI… là preuve, on en parle...»
.
Eh oui, et là je lui donne raison. Le quotidien de notre chère cité aime se nourrir des «il parait que». Abidjan est fait ainsi. «Quand y'a rien à se mettre dans les colonnes, il faut trouver la moindre étincelle pour en faire un feu», me disait quelqu’un. Il avait encore en mémoire la rumeur sur «la mort de Chirac».
Cette fois quand même, ils y sont allés un peu trop fort, je trouve.

25 janvier 2008

La légende de l’écureuil qui n’avait pas peur de l’éléphant

3a1b38a682f3c7e168757753d7cc8ca1.jpgIl était une fois l’éléphant.
Il avait pour habitude de s’entraîner au combat avec les tigres, les lions et les diables.

Mais un après midi, alors qu’il se reposait à l’ombre de son arbre près de sa case, vint un écureuil qui lui lança.

-Eh toi, je veux me battre avec toi.

L’éléphant ouvrit les yeux, vit le petit animal, soupira et referma ses paupières.
Mais l’écureuil insista.
-C’est à toi que je parle, viens te battre avec moi !

L’éléphant un peu ennuyé prit sa trompe et projeta l’écureuil à une bonne distance. Sûr qu’il ne reviendrait plus.

Mais le petit animal très audacieux revint lui crier à l’oreille.
-Je t’attends, viens te battre, gros poltron!

L’éléphant visiblement dérangé dans sa sieste se leva, pris du bois et alluma du feu. Puis, il pris une casserole dans laquelle il versa de l’eau, la déposa au feu, et vint se recoucher.

L’écureuil était toujours là, plus agaçant que jamais.
-T’as peur, hein, criait-il. T’as peur de moi, t’as peur d’être humilié. Tu sais, je n’ai pas peur de tes ivoires, ni de ta forme… moi, je vais te mettre en bouillie… et tu vas regretter d’être né...blablabla

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Alors l’éléphant se leva, prit du sel, des lègumes et des épices et mit le tout dans la casserole où l’eau bouillonnait déjà. Et d’un coup d’ivoire, il souleva le petit mammifère et le déposa dans la casserole qu’il referma aussitôt.
L’endroit devint plus silencieux. L’éléphant put se reposer.

Il fut réveillé quelques minutes plus tard par une odeur agréable de sauce.
889a1fd708e9b9b69200e4f7f38f0d53.jpgIl se leva, s’étira et ouvrit la casserole. L’écureuil bavard était devenu un kédjénou muet… mais combien succulent.
Depuis ce jour, l’éléphant recherche toujours de l’écureuil pour en faire son goûter.

Batman ‘‘tombé’’ d’Alépé

36a1e25ea14712a48a90fb91d7e1b0b7.jpgOn n’en vient toujours à se demander si ce genre de choses sont réelles.
En tout cas, ceux qui étaient ce matin au plateau, centre des affaires d’Abidjan, on pu apercevoir un sexagénaire assis en bas d’un arbre, prêt à être lynché.
En réalité, il a eu la vie sauve grâce à l’intervention des forces de l’ordre. Il est accusé de sorcellerie. Et il semble qu’il l’aurait avoué et qu’il se serait perdu au milieu des immeubles du plateau. D’accord.
Mais les langues disent aussi qu’il s’est transformé d’une chauve-souris à un homme vers 3 heures du matin. Elles disent aussi, que c’est dans sa chute que sa métamorphose a eu lieu.
Mais au fait, qui était présent quand les faits se produisaient à cette heure là ? ...
Récemment, une femme (nue) avait été découverte de façon extraordinaire (et aux mêmes heures) dans l'enceinte d'un baffle disposé à l'intérieur d'un dépôt de boissons. Elle venait de Issia (centre ouest). Elle disait s’être égarée en venant tuer sa fille qui vit à Yopougon (quartier populaire).
Quand on a pas vu ces choses, on en vient toujours à ce demander, si elles existent vraiment ?

Où sera la Société générale(des Banques en Côte d’Ivoire)?

7d4ba7b95beb9413349181b93d060281.jpgL’annonce jeudi d’une grande fraude à la Société Générale de France a inquiété plus d’un en Côte d’Ivoire. Et pour cause, nombreux sont ceux qui disposent d’un compte à la Société générale des banques en Côte d’Ivoire (SGBCI), qui dépend (quasiment) de la Société Générale de France. «Faut-il craindre des retombés sur notre banque?», s’interrogeait quelqu’un.

La Société générale va-t-elle connaître le funeste destin de la Barings, cette banque britannique ruinée par son coutier Nick Leeson en 1995? S’interrogeait «Le Figaro».

«Ça n’a rien à voir», a répondu son PDG Daniel Bouton lors d’une conférence de presse jeudi.

L’annonce d’une perte de 7 milliards d’euros (plus de 5 000 milliards de F Cfa) en pleine crise boursière n’a pourtant pas de quoi rassurer actionnaires et clients de la banque.

En effet, d’après certaines informations, les salariés ne sont pas plus sereins. «Tout le monde est flippé, tous les gens qui ont acheté des actions sont horrifiés.» Sur Facebook, un groupe a déjà vu le jour, intitulé «Je suis client de la Société Générale et je flippe pour mon compte».

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Pas d’inquiétudes à avoir pour les clients
«Les clients lambda n’ont pas à s’inquiéter», rassure pourtant Laurent Deville, professeur d’économie à l’université Paris-X Dauphine. Même avec cette lourde perte, la Société générale reste en effet bénéficiaire de 600 à 800 millions d’euros pour 2007. «Cette fraude l’oblige à renoncer à des bénéfices d’ordinaire beaucoup plus importants, c’est embêtant, mais ça ne va pas la conduire à la faillite», souligne Laurent Deville.
Pourtant, la possibilité d’un rachat de la banque n’est pas à écarter, car la Société Générale a fait appel à de nouveaux investisseurs.

Un éventuel rachat à prévoir ?
Cet appel à de nouveaux investisseurs relance en tout cas les spéculations sur un éventuel rachat de la banque française par l'une de ses concurrentes, ou une fusion. «En cas de poursuite de la chute de sa capitalisation boursière, la Société Générale pourra faire l'objet d'une reprise par l'un de ses concurrents», pariait la maison de courtage française Aurel.
Une situation qui aura forcement des conséquences sur toutes les banques qui dépendent de la ‘‘Générale’’. Quel sera donc l’avenir de la SGBCI ? Simple question.

Requiem pour Marcoussis

0a76f14ded842162ad870ff3db9936bf.jpg25 janvier 2003 - 25 janvier 2008. Voilà cinq ans que tous les protagonistes (visibles comme invisibles) de la crise ivoirienne et les représentants de la communauté internationale apposaient, à Paris, leur paraphe au bas d'un document qui restera dans l'Histoire à la fois comme un «médicament» inefficace et le modèle d'un accord – étrange et étranger(ment) – inapplicable.
Avions-nous tord à cette époque de descendre dans les rues pour condamner le même soir, l'accord de Marcoussis ?
C’est vrai qu'en ce temps là, nous étions en colère d’apprendre que les ex-rebelles devaient «entrer au gouvernement et y détenir les portefeuilles stratégiques de la défense et de l'intérieur». «Quelle injure !», disions-nous à cette époque.
Pourtant, 5 années se sont bien éc(r)oulées et bien d’autres accords (Accra I, II, III, Pretoria I, II) ont été paraphés…signés…acceptés – à contre cœur – rejetés… foulés au pied…ignorés.
5 ans que nous découvrions le vrai visage – hideux, haineux, perfide et cupide – des ‘’sorciers bien-aimés’’.
Marcoussis, où les signatures se bousculaient au pied du document. Marcoussis, où le monde entier voulait avoir son empreinte (sa marque...son em(tre)prise) sur la Côte d’Ivoire.
Marcoussis, où la souveraineté de l’Etat a été salie…bafouée.
Non, nous n’avions pas tord de descendre dans les rues…
Et depuis, Marcoussis est mort. Et même bien mort. Et ça il faut l’admettre.
417915aa22dabfd46c25e25ed1b2e7dc.jpgLe temps a passé et voici qu’au décès de Marcoussis, un dernier accord inter-ivoirien nous est né.
«Signé le 4 mars 2007 à Ouagadougou, il a ouvert une nouvelle perspective pour la réunification de la Côte d'Ivoire, divisée en deux depuis cinq ans, et est censé de conduire vers l'organisation de l'élection présidentielle en juin prochain, seul moyen de sortir le pays de la crise amorcée à la guerre civile».
Pour les ivoiro-pessimistes et ennemies de la Côte d’Ivoire, il faut reconnaître que ‘’Ouaga’’ a des limites.
Mais ils doivent admettre que Ouaga aura eu le mérite de nous faire avancer…de quelques pas. – La Paix n’était pas forcément loin pour que nous lui courrions après !

‘’Ouaga’’ avance... doucement

Pour Mémoire…
Signé sous la médiation du président burkinabé Blaise Compaoré, à l'issue d'un dialogue direct initié par le président Laurent Gbagbo avec l'ex-rébellion, l'accord de Ouagadougou trace pour la côte d’Ivoire, le chemin définitif de la paix.

Dès le 16 avril, la zone de confiance, bande démilitarisée qui consacrait la partition du pays entre le sud gouvernemental et le nord rebelle, est démantelée. L'adoption d'une nouvelle loi d'amnistie a permis la mise en liberté d'une soixantaine de prisonniers civils et militaires à Bouaké (centre, fief des FN) et Abidjan (capitale économique et siège du gouvernement).

En mai le Président de la République, Laurent Gbagbo, a signé deux décrets de nomination de magistrats et d'affectation du corps préfectoral qui permettent, d'une part, le lancement des audiences foraines en prélude à l'identification de la population et, d'autre part, le redéploiement de l'administration sur l'ensemble du territoire.

En juillet, pour la première fois depuis le déclenchement de la crise en septembre 2002, Gbagbo s'est rendu à Bouaké, où il a participé, en présence de huit chefs d'Etats africains, à la cérémonie de destruction des armes de guerre.

Fin novembre, le président Gbagbo a effectué une "visite d'Etat " dans cinq localités du département de Korhogo, dans le nord sous contrôle de l'ex-rébellion, où il a insisté sur la marche " irréversible" du pays vers la paix, grâce à l'accord de Ouagadougou.
"Cette visite d'Etat est un acte de pouvoir, un acte de gouvernement", a-t-il déclaré, en réponse à l'opposition politique ivoirienne qui dénonçait le non respect du chronogramme de l'accord de Ouagadougou, dont elle résumait la mise en oeuvre en des "actes symboliques" en lieu et place d'actes concrets sur le terrain.

Prévue pour s'achever en 10 mois, l’accord de Ouaga a été prolongé pour six mois par des accords complémentaires signés le 29 novembre. Et ce, afin de favoriser la mise en oeuvre des points essentiels que sont le désarmement et la réunification de l'armée, l'identification et l'organisation des élections.
Par ailleurs, ces accords complémentaires prévoient pour les ex-combattants une "allocation forfaitaire mensuelle" en attendant leur réinsertion ou leur intégration dans la nouvelle armée ivoirienne ou dans le vie civile.

Le 22 décembre, le président de la république et ‘‘son’’ premier ministre ont assisté à la cérémonie du retrait officiel de 300 ex-combattants gouvernementaux et rebelles des lignes de front à Tiébissou et Djébonoua (centre), ce qui marque la relance du processus de désarmement.

Le jeudi 24 janvier s’achevait le retrait des Forces de défense et de sécurité (FDS, loyalistes) de Côte d'Ivoire des lignes de fronts et leur retour dans les casernes, en vue du désarmement.

Hier encore, la réunion du CPC prenait l’engagement d’accélérer le processus électoral en Côte d’Ivoire.

«Peut-on encore dire que rien a été fait ?», s’interrogeait à juste titre, le premier ministre Guillaume Soro.
Ceux qui croient encore à Marcoussis devraient l’oublier. Parce que 5 ans après, Marcoussis est mort et même bien enterré. Amen !

22 janvier 2008

Eléphants à la ‘‘Une’’

e74741562bb8441ef652cabeb5f9440d.jpgOn ne cessera jamais de le chanter : «le sport unit»… même si ce n’est que pour un instant ou pour quelques titres.
En effet, en marge de tous les tintamarres politiques qui font les grandes Une des journaux ivoiriens, la victoire de l'équipe nationale de Côte d'Ivoire sur le Nigeria aura été l’événement qui a mis d’accord tout le monde.
C’est ‘‘Fraternité matin’’, le quotidien gouvernemental qui annonce «…les Eléphants sans complexe».

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«Superbes Eléphants !» s’écrie ‘‘Le Jour plus’’, «les Eléphants barrissent», constate ‘‘Soir Info’’, «les Eléphants rassurent», se rassure ‘‘L’inter’’, «les Eléphants très, très fort !», jubile ‘‘Notre Voie’’, «Les Eléphants se signalent», prévient ‘‘Le Temps’’, ‘‘Bon point pour les Eléphants», constate ‘’Le Nouveau réveil", «Le Spectacle continue», renchérit ‘’L’intelligent d’Abidjan’’. Et ‘‘Le Patriote’’ de conclure en rigolant «les Eléphants ont plumé les Super-Eagles».

205f4480870e009c26c888662dfa490c.jpgLe Héro du match Nigeria-Côte d’Ivoire aura lui aussi fait l’unanimité de toute la presse.
«Kalunho libère la Côte d’Ivoire», affirme ‘‘Fraternité Matin’’, «Le ‘‘Roi’’ Salomon crucifie le Nigeria», se réjouit ‘’24 heures’’, «Kalunho, quel but !», s’émerveille ‘‘Le Sport’’, «Kalunho, le Héro d’un soir», affirme ‘‘Nord sud’’.
De même, la grande famille d’Ivoire-Blog – déjà unit à l’origine – n’en réchappe pas comme le nous le démontre Y-voir-plus.

21 janvier 2008

Appelez nous Iraniens !

16826ccaa89d1fca9bcac319bfd0b326.jpgC'est un véritable «dialogue direct» que veut utiliser certains américains afin de faire baisser la tension entre les Usa et l’Iran.
En effet, un groupe américain favorable à des négociations entre Washington et l'Iran a installé trois lignes téléphoniques dans un parc ce week-end pour que les passants discutent avec des Iraniens.
«Americains et Iraniens ont entamé un dialogue important samedi entre 11H00 et 13H00», annonce dans un communiqué un groupe de pression dénommé "ça suffit la peur".
Les militants se sont retrouvés dans un parc du sud de Manhattan et ont utilisé trois vieux appareils téléphoniques rouges, en référence à la ligne téléphonique qui connectait les dirigeants américains et soviétiques durant la Guerre Froide.
«Notre but était d'engager une discussion d'individu à individu», a annoncé dans le communiqué Nick Jehlen, cofondateur de "ça suffit la peur".

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«Nos deux gouvernements ne se parleront pas, aussi avons-nous décidé de prendre l'affaire en mains, pour commencer à mieux nous connaître et oeuvrer pour la paix. Il est beaucoup plus dur de faire la guerre à des gens qu'on connaît», a-t-il ajouté.
Des volontaires iraniens étaient au bout du fil, et des interprètes étaient également disponibles.
«Il y a cette fausse impression que les Iraniens sont fâchés avec les Américains», poursuit M. Jehlen. «Ces centaines d'Iraniens ont manifesté de l'intérêt pour cette initiative parce qu'ils ont vraiment envie de parler au peuple américain».

L’Administration ivoirienne au rythme de la Can

20114742038179c402ad798753ef5b5d.jpgLundi 21 janvier. Une date à laquelle s’ouvrent (pour nous) les ‘’hostilités’’ footballistiques à Sekondi, au Ghana. Et ce dans le cadre de la 26ème édition de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN).
C’est une date où l’Administration ivoirienne va aussi «jouer» au ralenti.
Au lieu de 17 ou 18 heures, les bureaux fermeront à 13 heures. Non parce que l'Etat en a décidé ainsi, mais «parce qu’il ne faut rater aucuns des matchs», diront certains paresseux.
Le jour où l’équipe ivoirienne jouera, certainement ce sera (implicitement) un jour férié.

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La CAN semble être le prétexte tout trouvé pour ne plus faire tourner l’Administration.
Pendant 22 jours, les services publics vont s'assoupir au rythme de la CAN, l’Administration va s’endormir aux clameurs des supporters. Les médecins abandonneront leurs malades, les militaires seront plus vigilants à commenter et à analyser les matchs, les professeurs déserteront les classes – et si ce n’est pas eux, les élèves le feront. Cependant, les maquis, les bars et autres salons ne désempliront point.
En Côte d’Ivoire, toutes les situations sont bonnes pour ‘‘fuir’’ les bureaux et faire la fête. Enfin…
Vivement, que je me trompe sur toute la ligne !

19 janvier 2008

Qui paiera pour eux ?

cd9cf45063182d266cef36a65304110b.jpgCes noms ne vous diront peut être rien, ou pas grand-chose. Moussa Kaka et Ibrahim Manzo Diallo.
Journalistes nigériens, ils sont respectivement, correspondant au Niger de Radio France International (Rfi) et rédacteur en chef d’un quotidien local. Ils ont été arrêtés depuis 5 mois alors qu’ils étaient en reportage dans la zone rebelle du Niger (nord). Les autorités nigériennes les accusent – et ce sur la base d’écoutes téléphoniques – d'avoir aidé la rébellion. (Vrai ou faux là n’est pas tellement la question).
Deux autres noms. Thomas Dandois et Pierre Creisson, deux autres journalistes qui réalisaient un reportage pour la chaîne de télévision franco-allemande Arte. Ils ont été arrêtés le 17 décembre pour avoir outrepassé les autorisations qui leur avaient été données en filmant des rebelles touaregs dans le Sahara au lieu de réaliser un tournage sur la grippe aviaire comme ils l'avaient prétendu. Ils sont également accusés d’avoir aidé la rébellion.
Pour les deux groupes de personnes le délit est le même et la peine requise par les tribunaux nigériens pareille: «atteinte à la sûreté de l'Etat». Et dans ce pays c’est un «crime passible de la peine de mort».
Mais, les deux journalistes en reportage pour la chaîne franco-allemande Arte ont pu quitter vendredi, le camp pénal de Kollo, au sud de Niamey, à 18h30 "après que la caution exigée pour leur libération a été versée". Le ministère français des Affaires étrangères avait appelé le Niger à la clémence pour ses compatriotes.
Leur caution a donc été fixée à dix millions de francs CFA (environ 15.000 euros), a indiqué leur avocat Coulibaly Moussa. Pourtant, leur chauffeur Alhassane Abdurahman, a lui aussi été arrêté (pour les mêmes motifs).
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Alhassane Abdurahman, Moussa Kaka et Ibrahim Manzo Diallo sont toujours incarcérés. Leur sort n’est pas encore clairement déterminé.
Seront-ils libérés eux aussi sous caution ? Qui paiera pour eux ? Quel est le mot de passe de la liberté en Afrique. «France !» ?
Cette histoire me rappelle un certain «Arche de Zoé». (No comment) !
Pourquoi «nos justices» devraient-elles céder aux exigences françaises ?
Il y a quelques jours en Côte d’Ivoire, dix personnes, dont huit Africains et deux Français, ont été inculpées et écrouées. Le scénario sera-t-il le même ?
Attendons pour voir !
Pendant ce temps, la France réclame (à l’Algérie) la tête de la star du raï Cheb Mami, de son vrai nom Mohammed Khalifati, pour "violence volontaire, séquestration et menace sur victime »…une de ses ex.
La loi algérienne semble t-il, est claire à ce sujet. «Elle ne permet pas l’extradition des nationaux».
Attendons toujours pour voir.

IB sur Rfi

IB avoue son forfait…et crie au complot.

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La primature, de par la voix de son porte parole Méïté Sindou, lui recommande de rentrer dans son pays pour se mettre à la disposition de la justice.

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Dans les kiosques...

9245bf30a7f107b0d40e4032709e5880.jpgLa ‘‘Une’’ de la presse de ce week-end s’est en majorité attardée sur le «démenti» de l’ex sergent Chef IB.
‘‘L’inter’’ et ''Soir Info" dans leurs parutions annoncent les couleurs. «IB : j’ai été manipulé…», et "L'inter" d'indiquer «ceux qui l’accuse».
Même son de cloche pour le ‘‘Nouveau réveil’’, le journal du PDCI. Le journal «vert» rapporte la réplique de la Primature qui demande à IB «d’assumer».
"24 heures", le journal du RDR, présente la défense de l’ex sergent chef. «L’objectif c’était un film sur la vie», note le titre dudit journal. Dans ses colonnes IB dit avoir été piégé et qu’il rentrera pour s’expliquer.
‘‘Nord sud quotidien’’ quand à lui, revient sur l’opération «Noël à Abidjan»et titre: «Un Dg de société trahi par son 4x4». Le quotidien s’étale sur les «aveux de IB sur RFI» et annonce que le «mandat d’arrêt sera lancé mardi». Ce n’est pas le journal «Le Patriote» qui annoncera le contraire. «Malgré le film sur son coup d’Etat IB crie au complot», telle est la ‘‘Une’’ de l’autre quotidien du Rdr. A l’intérieur des colonnes l’on peut lire que la primature persiste et signe que ce n’est «ni une cabale, ni une manipulation», en exhortant IB à se «mettre à la disposition de la justice».

18 janvier 2008

Tout sur DACOURY-TABLEY Philippe Henry

Certains Ivoiriens (comme moi) ne connaissent pas véritablement Philippe Henry DACOURY-TABLEY. D'autres - certainement - feront la confusion avec le n°2 des Forces nouvelles (ex-rebellion).
Je vous propose donc, de décourvir le parcourir du nouveau directeur de la BCEAO.

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Réunion de l'UEMOA: l'intégralité du communiqué final

Ouagadougou, 17 janvier 2008
La Conférence des Chefs d`Etat et de Gouvernement de l`Union Economique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA) s`est réunie, en session ordinaire, le 17 janvier 2008 à Ouagadougou, sous la Présidence de Son Excellence Monsieur Blaise Compaoré, Président du Faso, Président en exercice.

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BCEAO: la preuve du "jeu politique de Gbagbo"

Un extrait de son interview

podcast

10:55 Publié dans les 5 grands - 1 | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : gbagbo, rfi, bceao

Tour de Kiosques

Que dit la presse ce jour au sujet de la désignation de Philippe Henri Dacoury-Tabley, à la tête de la BCEAO.

b88d817715507008c4bbd8936d3a7538.jpgLe quotidien gouvernemental ‘’Fraternité matin’’ ouvre les débats en titrant «Dakoury tabley succède à Banny». «Frat-mat» précise que «sa nomination intervient après deux années marquées par des velléités de certains pays membres de l’Uemoa à vouloir changer le gentleman agreement qui a toujours prévalu. Et qui fait que depuis 33 ans le gouvernorat est revenu à la Côte d’Ivoire». Dans sa parution du jour, Louis Dakoury Tabley, membre des Forces nouvelles (ex rebellion) rassure «ceux qui» ont choisi son frère. «Je suis heureux que ses capacités soient reconnues par celui qui l’a proposé. Pour le pays, je suis content parce que malgré le fait que nous disions que le poste de gouverneur de la BCEAO nous revient, il a fallu le garder. Il mérite ce poste et il le prouvera. Ceux qui l’ont choisi ne seront pas déçus», rapporte le quotidien gouvernemental.

05aa2eb2a46eb29f1e9003a71327de72.jpgPour sa part, ‘’Le Nouveau Réveil’’ titre «Gouvernorat BCEAO : Gbagbo dribble Bohoun…».
En précisant à l’intérieur des colonnes, que «Le président sénégalais a pesé de tout son poids pour que le gouvernorat ne revienne plus à la Côte d'Ivoire. Sur ce coup, Laurent Gbagbo a joué ferme pour obtenir que le poste revienne à un Ivoirien même s'il n'a pas été très ferme dans son engagement pour le maintien de son candidat officiel».
Pour le quotidien proche du PDCI (ancien parti au pouvoir), deux raisons ont «’’tué’’ Bohoun Bouabré».
"La première (…) touche la filière café-cacao" et à l’affaire Kieffer dans laquelle «un proche du ministre Bohoun Bouabré a été cité». La deuxième raison selon ‘’Le Nouveau Réveil’’, «est plutôt interne». Elle tient à une question «de leadership au sein du FPI. Les ténors de ce parti convaincus du soutien de Gbagbo à Bohoun Bouabré pour la succession de Charles Konan Banny, ont tout mis en œuvre pour le noyer».

Le journal proche du FPI ‘’Le Temps’’ ne fait pas de cette désignation de Dakoury sa grande ‘’Une’’. Ce quotidien se contente de rapporter les impressions du Chef de l’Etat au sortir de la réunion de l’UEMOA. Ce dernier selon ‘’Le Temps’’, estime que «c’est une victoire de l'UEMOA». «Il s'agit de la BCEAO qui est une banque d'émission qui n'avait pas de tête depuis deux ans. C'est ce à quoi les chefs d'Etat et de gouvernement ont mis fin, en nommant un nouveau Gouverneur», rapporte le quotidien de la présidence.

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59ded9495bd25e63bc6201f39a77ec74.jpgPour le ‘’Rebond’’ un autre journal de l’opposition, «Gbagbo perd, la Côte d’Ivoire gagne».
‘’L’intelligent d’Abidjan’’ pour sa part titre que «Bouhoun Bouabré est tombé les armes à la main». Et tente de démontrer dans ses colonnes «comment Gbagbo et Philippe Henri Dacoury-Tabley ont gagné».
a0303a3fb2e19ffd58e3aad9761d8b7d.jpg‘’Le Jour plus’’ et ‘’24 Heures’’ estiment que le choix du nouveau directeur de la BCEAO est une «grosse désillusion pour Gbagbo» et mentionnent que «La Côte d’Ivoire perd le Fauteuil dans 6 ans». Selon, ‘’24 heures’’ le journal proche du RDR (parti d'opposition), le conseil des Chefs d’Etat a estimé que c’était «la dernière fois que la Côte d’Ivoire occupait la tête de la BCEAO».

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17 janvier 2008

BCEAO: Et si Bohoun Bouabré n’était pas le bon ?

0e342b9331f7e84c8ea565d67838122b.jpgOuverte en 2005, la succession de Charles Konan Banny aura suscité tellement de débats.
Jeudi à Ouagadougou, c’est finalement Philippe Dacoury Tabley, économiste ancien représentant de la Côte d`Ivoire au sein de la Banque africaine de développement (BAD), qui aura été choisi pour remplacer Charles Konan Banny.
Son compatriote Paul-Antoine Bohoun Bouabré, ainsi que le Béninois Abdoulaye Bio-Tchané et le Nigérien Ali Badjo Gamatié devront attendre au moins six ans pour espérer postuler de nouveau.
La surprise est générale. Elle l’est, pour ceux qui espéraient (de tout cœur) que l’actuel ministre ivoirien du Plan et du développement soit l’élu de la BCEAO version 2008.
Mais cette dribble, pourrait bien être un scénario bien orchestré.
Et si Bohoun Bouabré n’était qu’une couverture, une diversion ? Et si le vrai poulain de Gbagbo c’était Philippe Dacoury Tabley.

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Parce qu’en effet toute l’attention – nationale et internationale – s’est focalisée sur Bohoun Bouabré. Tous les médias ont laissé comprendre (dans notre entendement) qu’il y avait un seul candidat ivoirien potentiel en lice. Et bien entendu, tout le monde s’est attelé à le rejeter et à réclamer un autre…ivoirien.
Certainement, le Chef de l’Etat sachant que ses (éternels) détracteurs chercheront toujours à s’opposer à ses décisions, a proposé le mauvais afin d’obtenir le bon.
Bohoun Bouabré était peut être une diversion ! En tout cas si tel est le cas, Laurent Gbagbo aura encore marqué un grand point économique et politique à la fois. Car Philippe Dacoury Tabley, né en 1948, n’est pas un inconnu dans le milieu présidentiel et il est même très proche du Chef de l’Etat.
Quoiqu’il en soit, la BCEAO est revenue à la Côte d’Ivoire et c’est une belle victoire pour toute la nation ivoirienne. Cela augure des lendemains meilleurs pour la Côte d’Ivoire en 2008.

Tenues militaires

177e093f97bd5ec429f98036210adc4a.jpg3 200 000 et 1 600 000 francs. Telles sont les sommes réclamées par les forces de défense et de sécurité (FDS) de Côte d’Ivoire pour respectivement, les primes de ceux qui ont «gardé les fronts» et ceux qui ont «assuré les arrières».
Voilà, une histoire d’argent qui revient et qui occasionne des grognes dans les casernes. Obligeant les hautes autorités militaires ivoiriennes à faire des tournées – interminables.
Combien de tournées le Chef d’état major des armées (CEMA), le Gl Philippe Mangou a-t-il effectué ? Je ne m’en souviens même plus. Peut être le fait-il tous les jours pour calmer les poches trop souvent vides de nos (chers) FDS.
Si il faut saluer leurs bravoures pendant toute cette période de guerre, il faut faire attention à ne pas tomber dans le piège d’un perpétuel chantage de la part de nos ‘‘milos’’. Qui dès qu’ils ont un quelconque besoin menacent de frapper la terre avec leurs bottes pour faire du bruit. Et s’ils ne sont pas entendus (ou écoutés – c’est selon), ils tirent en l’air …et puis on sait quelles sont les tournures que prennent les choses «vers la fin du film».
Certainement que si les consommateurs avaient des armes autres que leurs bouches, les prix des denrées alimentaires baisseraient sur le marché. Peut être que si les médecins pouvaient tirer avec leurs seringues, ils n’auraient pas «été obligés» de trahir le serment d’hypocrate et favoriser la mort de nombreux innocents.

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C’est peut être parce que les enseignants n’ont pas d’autres armes que leurs craies et leurs (détestables) stylos rouges, qu’ils sont obligés d’abandonner les classes afin de se faire entendre. Peut être…peut être, je n’en sais peut être trop rien. Une chose est avérée, il y a une force dans les armes. Mais nos FDS doivent comprendre qu’il ne faut pas cultiver l’habitude de dialoguer les armes à la main. C’est le genre d’attitude qu’on pourrait imputer à d’autres groupes armés, installés sur nos terres.
Aujourd’hui encore, le Général Mangou est en tournée dans les casernes pour la ixièmes fois. Et cette fois-ci, les «hommes en armes ont exigé la totalité de leurs primes de guerre». Alors que le ministre de la défense, Michel Amani N’guessan, au sortir d’une rencontre aurait proposé «la somme de 90 000 francs par soldat comme prime mensuelle jusqu’à l’épongement total de tous les arriérés».
C’est pour faire face à ce refus catégorique que le CEMA va courir dans toutes les casernes. Un exercice qu’il recommencera d’ici quelques temps encore. Jusqu’à ceux que certainement, nos actuelles FDS n’aient plus de revendications.

16 janvier 2008

A chacun ses "irréguliers"

f974b5a1325d6961beb89f0cd3208da2.gifAprès le Zimbabwe qui a fait son «scénario» mardi, c’est autour de la Lybie de commencer à expulser tous ses immigrés clandestins, originaires pour la plupart de pays africains déshérités, «avant qu'ils ne puissent tenter la périlleuse traversée vers l'"Eldorado" européen».
"Les autorités ont décidé de commencer à rassembler immédiatement tous les étrangers vivant illégalement en Libye et à les expulser sur le champ", a précisé le gouvernement dans un communiqué diffusé par l'agence de presse officielle Jana.
Mais ce qui pourrait être considéré comme un acte de xénophobie sous certains cieux, sera certainement applaudi par la (même) communauté internationale.
"Il a été décidé de lancer immédiatement les opérations de rassemblement et d'expulsion de tous les immigrants illégaux sans exception", précise Tripoli, laissant ainsi entendre que cette mesure pourrait toucher des millions d'individus, y compris des Égyptiens et des ressortissants des autres pays du Maghreb arabe.
Les responsables et les médias libyens évaluent à deux millions au plus le nombre de clandestins, pour la plupart issus de pays de l'Afrique sub-saharienne.

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Combien sommes-nous ici, en «situations irrégulières» ? Au moins deux millions. Et de toutes races (blancs, jaunes, rouges et noirs). Ici, nous sommes tout ce qu’il y a de plus irréguliers. Terroristes, tireurs d'élites, espions, assaillants, trafiquants, escrocs…
Mais c’est le «pays de l’hospitalité», une terre de fraternité. Et jamais ils ne mettront dehors ceux qui viennent à eux.
En Libye (comme au Zimbabwe), "les autorités, est-il précisé dans la presse, ont reçu l'ordre de détruire les logements et abris de fortune où se cachent la plupart des clandestins à la périphérie de Tripoli" et des autres grandes villes du littoral méditerranéen.
Vivement qu’ils prennent exemple sur les autres. Il faut accueillir tout le monde. Nous qui avons les ‘’papiers’’. Mais surtout nous qui ne les avons pas. Nous intégrer et construire avec nous une nation forte et prospère. Et vous verrez…

Withney houston: De la Gloire aux enfers!

12be9928be4493584a2ebd60b2590e8a.jpgJ'ai lu avec beaucoup de peines "la triste destinée de Whitney Houston". Quarante ans, dix-huit ans de carrière, dix ans de descente au plus profond de l'enfer. Tel est, en quelques rapides chiffres, le bilan de la vie de Whitney Houston. Son mariage avec un sulfureux bad-boy du hip-hop US, Bobby Brown, coïncide étrangement avec le début de la dégringolade de la chanteuse aux millions d'albums vendus. Scandales, drogue, alcool, bagarres, anorexie, flops en cascade... La vie remuante du couple est un scénario rêvé pour un film hollywoodien de série B.
Je vous propose de parcourir avec moi cette histoire.

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15 janvier 2008

Bravo les "zéléfantes"!

Elles ont réussi à passer le cap des demi-finales.
Félicitations les filles! http://www.angolapress-angop.ao/noticia-f.asp?ID=588716