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30 janvier 2008

Souvenir ... 60 ans après la mort de Gandhi

b2a0e1146e2d13e523e1003a580da1c3.jpgEn cette ère où l'Inde est de plus en plus courtisée, arrêtons nous un court instant sur la vie de celui qui aura marqué ce vaste pays. Mohandas Karamchand Gandhi.
Cet apôtre de la non-violence a consacré toute sa vie à démontrer au monde que la violence ne résout pas (forcément) les problèmes. Mais il sera violemment assassiné un soir du 30 janvier 1948, à Delhi, par un homme. Ce dernier lui tire trois coups de revolver alors que Gandhi alors se rendait comme chaque jour à la prière. Sa mort provoque une émotion internationale. À Delhi plus de deux millions d'indiens assisteront à ses funérailles nationales.

Après toute une vie consacrée à l'émancipation de l'Inde, Gandhi a eu la douleur de voir son pays se déchirer dans des guerres religieuses sanglantes entre hindous et musulmans. Lui-même hindou, il n'a cessé de plaider pour la réconciliation des deux communautés, ce qui lui a valu d'être accusé de trahison par les fanatiques de sa communauté.
Avec sa fin tragique, Gandhi accède au panthéon des plus grandes personnalités du XXe siècle.
Aujourd'hui encore l'empreinte de Gandhi est vivante en Inde même si la société juste, égalitaire et non violente dont il avait rêvé reste à construire.

Quelle Inde après Gandhi ?
Selon un article de "ouest-france", l'Inde est un pays avec lequel les puissances veulent de plus en plus collaborer. L'Inde pourrait devenir incontournable.


Tous les grands de ce monde, ces temps-ci, passent par New Delhi. Nicolas Sarkozy y était pour deux jours, sur les traces de l'Anglais Gordon Brown, venu un peu plutôt. L'Inde est en passe de devenir aussi courtisée que la Chine. Il est vrai que la Péninsule talonne l'empire du Milieu en tête de la croissance mondiale.
(…)
L'Inde a, par rapport à la Chine, l'avantage d'être une démocratie, la plus grande au monde, dit-on. Ses élites parlent anglais et ont été formées aux us et coutumes britanniques. Elles comprennent mieux que les Chinois la nécessité de respecter des règles juridiques et commerciales. Cela n'empêche pas les investisseurs indiens de se battre sans complexe pour la défense de leurs intérêts à travers le monde. Les sidérurgistes mosellans d'Arcelor Mittal en font, en ce moment, l'amère expérience.
(…)
…l'Inde, qui exporte beaucoup moins qu'elle n'importe, contrairement à sa voisine du Nord, souffre de déficits publics et commerciaux gigantesques. Elle reste aussi l'un des pays les plus inégalitaires au monde. Un quart, au moins, du milliard d'Indiens vit au-dessous du seuil de pauvreté, tandis que 70 millions de cadres ont un revenu équivalent à celui des Occidentaux, sans compter quelque 100 000 millionnaires en dollars. C'est la nature même des pays émergents d'avoir un pied dans l'économie mondialisée la plus avancée, l'autre dans le sous-développement.
En dépit des handicaps qu'il leur faut encore surmonter, la Chine et l'Inde, fortes de leurs progrès, s'efforcent de jouer un rôle accru sur la scène internationale. Elles sont, l'une et l'autre, de plus en plus présentes sur les autres continents, en particulier l'Afrique et l'Amérique latine, dans des pays susceptibles de leur fournir le pétrole et les matières premières dont leurs économies insatiables sont gourmandes. Elles modifient aussi l'échiquier politique international en faisant alliance avec d'autres émergents, comme le Brésil ou l'Afrique du Sud.
Lorsque, comme Jacques Chirac ou comme Gordon Brown, Nicolas Sarkozy propose d'élargir à cinq de ces États le club des huit pays les plus industrialisés (le G8 devenant G13), il ne fait que prendre en compte la nouvelle réalité du monde. Sans la Chine et l'Inde, dont la croissance engendre une pollution phénoménale, on ne gagnera pas la bataille contre le réchauffement climatique. (…)

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