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18 novembre 2012

Eglise Ad de Cocody Vs Cissé Bacongo : « Le Droit et Dieu avec nous ! »

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« Ce n’est pas par rapport à un régime ou à un parti politique que nous avons eu ce terrain » a tenu à préciser d’entrée de jeu Apollinaire Sery Gboagnon, premier responsable de l’Eglise Evangélique des Assemblées de Dieu de Cocody. « Nous sommes simplement une église et entant que telle nous avons eu ce site » a-t-il ajouté. Le culte de ce dimanche 18 novembre 2012 était l’occasion pour les responsables de l’église de donner (une fois de plus) leurs positions face à ce qu’ils qualifient d’agression de la part de Cissé Bacongo, le ministre de l’enseignement supérieur. «Nous avons notre terrain et on nous fait violence sur notre terrain. Nous ne pouvons accepter cela » a fermement lancé l’homme de Dieu, invitant ses fidèles et les chrétiens (en général) à ne pas rentrer dans les amalgames politiques. «N’allons pas sur le terrain politique » a-t-il souhaité. Malgré ce que les pasteurs de l’église considèrent comme de la provocation. «Le ministre est venu déposer 50 000 francs comme ‘‘offrande’’. Nous avons retourné cet argent par un de ses agents. C’est une attitude que nous dénonçons » s’est indigné le pasteur Appolinaire Gboagnon.

L’occasion était donnée aussi pour Jules Ballé, magistrat et membre de la communauté des Assemblées de Dieu d’indiquer que «qu’aucun terrain n’a été négocié » contrairement à ce qui avait été laissé entendre dans la presse. En effet, la télévision ivoirienne (et la presse écrite) a montré une délégation du ministre Bacongo affirmant que le terrain devrait être divisé… en deux. Et ce, à l’issue de négociation. «Il n’y a pas une seule portion que nous laisserons » crient les responsables de l’église. Brandissant le « certificat de propriété » en leur possession. « L’église est bel et bien le propriétaire du site. Le certificat de propriété, c’est l’Etat qui le délivre. Nous l’avons eu à l’issue d’une longue procédure qui dure depuis 1996. Et quand vous l’avez, on dit que vous avez la pleine propriété » a expliqué le magistrat Jule Ballé en précisant que ledit certificat est « inattaquable ! ». « Il ne peut être remis en cause » a-t-il assuré en dénonçant : « C’est une agression, une méprise du droit de propriété et une profanation du lieu de culte. C’est une atteinte au droit fondamentale ».

 

06 décembre 2011

Les journalistes de "Notre Voie" non coupables

Les 3 journalistes du quotidien "Notre voie" (César Etou, Boga Sivori et Didier Dépry) ont été déclarés par le juge non coupables des faits que leur imputaient le Parquet. Cette décision a sanctionné le jugement qui s'est tenu mardi 6 décembre au tribunal de première instance du Plateau. Le site web du journal "Le Nouveau Courrier" indique que le parquet "a demandé à la dernière minute la requalification des faits en délit de presse, donc non susceptible de peine de prison".

Comme je le rappellais, les 3 confrères avaient été placés en garde à vue le 24 novembre par la police pour « offense au chef de l`Etat » Alassane Ouattara dans un article et « atteinte à l`économie nationale » dans un autre.

Dans le premier article en cause, le journal affirmait que, "pendant que les Ivoiriens meurent de faim et de maladies, Ouattara s`offre 40 Mercedes à 1,04 milliard de FCFA" (1,6 million d`euros). Selon Notre voie, les véhicules sont destinés aux membres du gouvernement.

reste maintenant le cas "Hermane Aboua" qui ne connait toujours pas son sort. Espérons qu'il sera aussi heureux que celui de ses confrères de "Notre Voie".

30 novembre 2011

Sales temps pour les journalistes ivoiriens

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Alors qu’on avait annoncé qu’ils seraient libérés, les trois journalistes du quotidiens « Notre Voie » croupissent toujours en prison pour un délit que j’ai du mal à comprendre : « "incitation au vol, pillage et destruction de biens d`autrui par voie de presse ». Selon les propos tenu par Me Serge Essouo à l’Agence France Presse.

César Etou, directeur de publication, Boga Sivori, chef du service politique, et Didier Dépry, secrétaire général de la rédaction ont été placés sous mandat de dépôt et devaient être "jugés dans une quinzaine de jours", ajoute Me Essouo.

Au départ, les trois journalistes convoqués le 24 novembre par la police avaient été placés en garde à vue pour « offense au chef de l`Etat » Alassane Ouattara dans un article et « atteinte à l`économie nationale » dans un autre.

Dans le premier article en cause, le journal affirmait que, "pendant que les Ivoiriens meurent de faim et de maladies, Ouattara s`offre 40 Mercedes à 1,04 milliard de FCFA" (1,6 million d`euros). Selon Notre voie, les véhicules sont destinés aux membres du gouvernement.

L`autre article incriminé évoquait une prochaine dévaluation du franc CFA, malgré les démentis des banques centrales d`Afrique de l`Ouest et Centrale. "Le franc CFA sera bel et bien dévalué. Voici les preuves", titrait en Une le quotidien.

La lueur d’espoir qu’avait apporté la décision du procureur d’Abidjan, s’est bien vite éteinte. « J'ai ordonné aux enquêteurs de la direction de la police criminelle de les relâcher », avait confié à jeuneafrique.com le procureur de la République, près le tribunal de première instance du Plateau, Simplice Kouadio Koffi, dans un entretien téléphonique. « La loi sur la presse protège en effet les journalistes pour ce qui est du délit de presse, ce qui est le cas de l'offense au chef de l'État » précisait le procureur.

Cela n’a rien changé.

Les dénonciations des institutions internationales des droits des journalistes n’ont également rien apporté. Reporter Sans frontière dresse un bilan négatif. «Le constat est amer. Six mois après l’arrivée d’Alassane Ouattara au pouvoir, Reporters sans frontières estime que le nouveau gouvernement ivoirien porte des atteintes régulières à la liberté de la presse. Mais pas n’importe laquelle : celle qui soutient ou est supposée proche de l’ancien président Laurent Gbagbo » écrit le site de Radio France International.

«On pouvait anticiper qu’il y aurait des sanctions contre des médias qui avaient soutenu ouvertement Gbagbo (...) mais là, ça tourne au règlement de compte », rapporte à Ambroise Pierre, responsable du bureau Afrique de RSF.

hermane aboua.jpgEt cela ne date pas d’aujourd’hui. Alors qu’intervient ce nouvel épisode de l’arrestation des journalistes proche de l’ancien Chef de l’Etat, Laurent Gbagbo, un autre croupis en prison depuis des mois : Hermane Aboua, journaliste de la Radio Télévision ivoirienne (RTI).

RSF, qui a donc publié un communiqué s’inquiétant de la situation le 25 novembre, a été rejoint le même jour par la mission de l’ONU en Côte d’Ivoire, l’ONUCI, qui a dit « observer depuis quelques jours des développements peu rassurants sur le front médiatique avec des interpellations de journalistes suite à leurs écrits ».

Mais RSF pointe également la situation de quatre autres journalistes. Deux travaillent pour L’Inter, un quotidien connu pour ses sympathies pro-Gbagbo. Son rédacteur en chef Félix Bony aurait ainsi « été invité à se rendre dans les bureaux de Konaté Sidiki pour une "mise au point" ». Le même Konaté Sidiki aurait, toujours selon RSF, proféré des « menaces verbales » à l’encontre d’un correspondant de L’Inter, Achille Kpan.

D’autres voix se sont levées pour dénoncer cette arrestation des journalistes. Notamment celle du célèbre écrivain Serge Bilé. « C'est scandaleux qu'un président, qui se dit démocrate, puisse faire fi de la liberté élémentaire de la presse et laisser sa justice, forcément aux ordres, et son ministre de l’Intérieur, museler ainsi les médias », s’indignait-il.

La requalification des faits pour nos trois confrères inculpés, cache mal une réelle volonté de les inculper coûte que coûte alors que l’on approche vers la date fatidique des élections législatives. De telles actions sont de nature à créer un climat de tension.

J’ai encore en mémoire une « demande » d’Alassane Ouattara en 2010 alors que des journalistes du « Nouveau Courrier » étaient arbitrairement incarcérés. « Je demande la libération de ces journalistes », scandait-il, affirmant partout que la liberté de la presse devrait être respectée. Et pourquoi aujourd’hui en tant que Chef de l’Etat, Alassane Ouattara est-il si silencieux ?

["Les Etats-Unis s'étaient dits "troublés" par la "détention continue" des trois journalistes, dont l'opposant Alassane Ouattara avait réclamé la libération" (Source France 24 du 27 juillet 2010)].

C'est sûr, tous les journaux ne sont pas logés à la même enseigne. Et d’ailleurs où sont passés les organisations et associations de journalistes. C’est bizarre, il y a un grand silence autour de la situation de nos confrères. Qu’est devenu le si bavard Comité Ivoirien de protection des journalistes (CIPJ) ? Où sont passés les bouillants CNP (le Conseil National de la Presse), UNJCI (Union Nationale des Journalistes de Côte d’Ivoire) et GEPCI (Groupement des Editeurs de Presse de Côte d’Ivoire). ET où est passée la solidarité des autres journalistes ?

Pour l’heure nos trois confrères de "Notre voie" sont derrière les barreaux à faire la grève de la faim et à ruminer toute cette histoire qui de toutes les façons cache bien des raisons inavoués par le pouvoir en place. Qui seront les prochains ?

18 novembre 2009

Basile Boli placé en garde à vue

 

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L`ex-footballeur international Basile Boli, auteur du but qui avait fait de l`OLymique Marseille le champion d`Europe en 1993, a été placé mardi matin en garde à vue à la BRDE, service de la sous-direction des affaires économiques et financières de la PJ parisienne.
Basile Boli, 42 ans, président de l`association "Entreprendre et réussir en Afrique" (ERA), est soupçonné d`abus de confiance et de recel d`abus de confiance dans le cadre d`une enquête préliminaire menée par le parquet de Nanterre, a-t-on appris de source judiciaire.
Selon la même source, la décision de prolonger la garde à vue a été prise en début de soirée, Basile Boli va donc passer la nuit dans les locaux policiers.

 

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10 septembre 2009

Un faux médécin ivoirien arrêté au Togo

 

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L’Ivoirien répondant au nom de Gnazou Aka a été accusé de pratique illégale de la médecine, escroquerie, faux et usage de faux et appréhendé par la police togolaise pour avoir effectué des prélèvements sanguins sur quelque 661 élèves togolais, a rapporté mardi la radio nationale.

Gnazou Aka est arrivé dans la capitale togolaise décembre dernier et s’est entouré dans sa pratique d’une équipe de revendeuses de tomates, de tailleurs et d’informaticiens.
Ils vont dans les établissements scolaires proposant de faire connaître aux élèves leur groupe sanguin contre 1.000 francs Cfa pour chaque prélèvement sanguin individuel, prétextant travailler en collaboration avec le Centre national de transfusion sanguine.

Après des traitements chez lui à la maison, Gnazou Aka retourne vers les élèves avec des "résultats imaginaires, des résultats faux, des résultats théoriques", a expliqué le Commissaire de Police, Akatao Babarime.
Le ministère de la Santé porte également plainte "pour pratique illégale de la médecine", selon le Commissaire de Police, Akatao Babarime qui précise que le faux médecin a été interpellé en flagrant délit de pratique sur 45 élèves.

Au total 661 élèves sont victimes de la manoeuvre, alors que Gnazou Aka est inconnu du Centre national de transfusion sanguine et du ministère de la Santé.

Source En-afrique.info

20 mars 2009

Anaky Kobenan aux arrêts... puis libéré

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Il semblerait que sa sortie à la télévision n'est pas forcément été du goût de tous. Anaky Kobénan qui était au "fauteuil blanc" lors de l'émission l'Invité de la Première sur la dite chaine de télévision, vient d'être arrêté par des éléments de la DST (La Direction de la surveillance du territoire ) de Côte d'Ivoire. Selon les informations reçues, il aurait tenu des propos outrageux à l'encontre du Chef de l'Etat lors de l'émission. Le président du MFA au cours de ladite émission avait d'ailleurs accusé amer, le parti au pouvoir de mauvaise gouvernance et d'installer un climat non propice aux élections. Ce qui d'ailleurs devait orienter le RHDP (la coalition de l'opposition) vers une candidature unique "quand le moment sera venu". Soulignons que le président du MFA avait proposé "une transition politique de 12 à 24 mois, conduite par une personnalité neutre n'ayant pas d'ambitions présidentielles". "La mission de cette transition est de regler les problèmes économiques de la CI et d'organiser des élections transparentes et libres au bout de cette période", suggérait-il. Il avait d'ailleurs soutenu que les Ivoiriens devaient suivre l'exemple de TGV à Madagascar.
Innocent Anaky Kobenan qui s'était réjouit de l'opportunité que lui avait offerte la télévision pour s'exprimer était loin d'imaginer que deux soirée plus tard, il serait derrière les barreaux.

Voici ce qu'on lui reproche. Finalement il a été libéré même si le Ministère de l'intérieur estime que le procédure suivra son coup

06 février 2009

La société APS condamnée dans l'affaire du Probo Koala

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Un tribunal d`Amsterdam a condamné jeudi à 450.000 euros d`amende une société néerlandaise de retraitement de déchets pour son rôle dans l`affaire des déchets toxiques du cargo Probo Koala, déversés à Abdijan en 2006.

La société Amsterdam Port Services (APS) a été reconnue coupable de violation des lois de protection de l`environnement. Un de ses anciens dirigeants a été condamné à 240 heures de travaux d`intérêt général, dont la moitié avec sursis.

APS était poursuivi pour avoir transféré une partie de la cargaison toxique du Probo Koala lors de son escale dans le port d`Amsterdam en juillet 2006. La société avait ensuite remis les déchets sur le cargo lorsque ceux-ci s`étaient avérés plus toxiques qu`annoncé et que l`affrêteur avait refusé de payer le traitement des substances identifiées.

Les résidus toxiques du cargo avaient été déversés en août 2006 en Côte d`Ivoire, causant la mort de 16 personnes et intoxiquant des milliers d`autres.

En octobre 2008, deux responsables locaux impliqués dans l`affrétement du Probo Koala ont été condamnés à 20 et 5 ans de prison à Abidjan. En février 2007, la Côte d`Ivoire a conclu un accord avec l`affrêteur du cargo, Trafigura, mettant un terme aux poursuites en échange d`un dédommagement de 152 millions d`euros.

Trafigura, le capitaine du cargo et la ville d`Amsterdam sont poursuivis par la justice néerlandaise. Leur procès, entamé en 2008, reprendra en avril.

(Source AFP)

05 février 2009

Un pasteur d'origine ivoirienne arrêté au Ghana

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C'est l'hebdomadaire La semaine guyanaise qui a révélé l'information dans son édition sortie mercredi en Guyane : en cavale depuis six mois, Marc Déhi, le «Madoff» d'origine ivoirienne, a été arrêté et placé en détention, il y a quelques jours au Ghana. Mis en examen depuis août 2007 pour « escroquerie en bande organisée » et « exercice illégal du métier de banquier », ce pasteur américain d'origine ivoirienne avait violé le contrôle judiciaire qui lui interdisait de quitter la Martinique où il a passé plusieurs mois en détention provisoire entre fin août 2007 et début janvier 2008. Sa cavale l'avait conduit aux Etats-Unis et en Afrique. Depuis le Ghana, il envisageait un retour aux Etats-Unis.

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19 novembre 2008

La guerre au tribunal d'Abidjan continu

La crise du tribunal d'Abidjan est montée d'un cran hier. Désormais deux camps "s'affrontent" ouvertement.

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Plus d`une centaine d`avocats portant leur robe noire ont manifesté dans la matinée devant ledit tribunal, le plus important du pays. L`accès leur était interdit par un cordon de gendarmes anti-émeute.
"Nous réclamons le départ de M. Raymond Tchimou", procureur de la République de ce tribunal, a expliqué à l'AFP le bâtonnier de l`ordre des avocats de Côte d`Ivoire, Me Claude Mentenon. Cette demande est "non négociable", a-t-il poursuivi en rappelant que cette grève était la plus dure "de mémoire d`avocat" et que toute l`institution judiciaire était bloquée.

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De leurs côtés, les magistrats de Côte d’Ivoire (Parquet et siège) ont décidé d’apporter "une réplique appropriée, voire disproportionnée" aux avocats ivoiriens.
“Tous les magistrats de la Côte d’Ivoire ont décidé comme un seul homme de soutenir le procureur Tchimou face aux paroles outrageantes du barreau de Côte d’Ivoire à l’endroit du chef du parquet d’Abidjan. C’est donc toute la famille judiciaire. Les magistrats vont réagir face aux manifestations des avocats. Cette réaction pour démontrer que les magistrats sont solidaires et veulent préserver leur pouvoir judiciaire”, a expliqué le parquetier interrogé hier au tribunal d’Abidjan.
Pendant ce temps, le parquet abritait ce qu’on pourrait appeler un conseil de guerre des magistrats dont plusieurs, selon des indiscrétions, ont quitté les juridictions de l’intérieur du pays pour descendre à Abidjan.

Pendant ce temps, ce désordre paralyse le tribunal d'Abidjan depuis bientôt deux semaines. Tous les dossiers sont bloqués et toutes les affaires qui doivent être jugées sont suspendues...

Rappel des faits
Sachons pour résumer la situation, que le mouvement de grève des avocats a été lancé au lendemain d`une descente de police le 10 novembre, sur réquisition du procureur Tchimou, dans le cabinet d`Emmanuel Assi, un avocat d`Abidjan et ancien bâtonnier.
L`opération policière résultait d`un différend entre Me Assi et la Société nationale des pétroles de Côte d`Ivoire (Pétroci, publique) à propos d`une saisie par Me Assi des biens de la compagnie italienne auparavant en partenariat avec la Pétroci, la Interoil integrated logistic services (ILS).
Me Assi agissait en l`occurence en tant que liquidateur judiciaire de l`ILS. Selon le bâtonnier, Me Assi a été sommé par les policiers de restituer ces biens sur la base d`une décision du juge des référés obtenue par la Pétroci.
Les avocats reprochent au procureur "la violation du domicile professionnel et la réinvention de la contrainte par corps en matière civile alors que
celle-ci n`existe plus depuis la loi de 1972"
, selon Me Mentenon. "On a envoyé les policiers se saisir de sa personne pour qu`il exécute lui-même une décision de justice", a expliqué le bâtonnier.
Me Mentenon a indiqué que les avocats attendaient maintenant de rencontrer le ministre de la Justice, Mamadou Koné, désigné médiateur dans ce conflit par le chef de l`Etat Laurent Gbagbo.

Le procureur Tchimou avait dénoncé le 13 novembre, lors d`une conférence de presse, l`attitude corporatiste des avocats expliquant que les policiers n'étaient jamais rentrés dans le cabinet de Me Assi tout en ajoutant que leur intervention se justifiait au regard de l`attitude de l`avocat.

Jusqu'où tout cela nous mènera ?