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22 novembre 2012

Un autre drame se prépare sur le Pont FHB d’Abidjan

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Vendredi 5 aout 2011. Abidjan se réveille au rythme d'un drame. Un bus “19” bondé de monde dérape du pont Félix Houphouet Boigny et plonge dans la lagune.

"Les images sont insoutenables. Cet écolier sans vie qu'on retire de l'eau avec son sac au dos; ce soldat des Forces républicaines de Côte d'Ivoire(FRCI) qui éclate en sanglot à la vue du corps de sa femme; ce bus qu'on remonte à la surface par une énorme grue et qui n'avait plus ses occupants...Il faut être fort pour supporter cette scène(...)", écrivait le quotidien L'Inter.

Toute la Côte d’Ivoire est sous le choc. Une cinquantaine de corps sont repêchés. Une dizaine de rescapés. Et de nombreuses autres personnes restées introuvables. La lagune leur sera leur tombe. Les circonstances de ce drame restent du domaine de la spéculation. Les commentaires vont bon train. Et puis plus rien.

Sur le pont une partie des balises de sécurités a mis de nombreuses semaines avant d’être réparée. C’est sur ce même pont que depuis de nombreux mois, un danger guette les usagers. Pour ceux qui l’empruntent, ils ont dû remarquer qu’au virage à la montée du pont (dans le sens Plateau-Treichville) les balises de sécurités n'existent plus. En voiture, on voit clairement le vide…en bas. C’est à vous donner le vertige. Ça fait froid dans le dos. Lire l'intégralité de l'article et voir les photos du danger.

10 septembre 2012

A nos si chers frais de dossiers

j-ai-le-droit-de-ne-pas-vous-embaucher.jpg

A la fin de l’offre de recrutement de l’ESATIC, on peut lire les pièces à fournir.

« • Une demande de candidature manuscrite adressée au Ministre de l’enseignement supérieur et de la Recherche Scientifique.

• Un Curriculum Vitae.

• Une photocopie légalisée du diplôme, du certificat du diplôme, ou de l’attestation du diplôme.

• Un exemplaire de la thèse pour les titulaires du Doctorat, plus le résumé de la thèse.

• Une photocopie du dernier acte administratif pour les fonctionnaires.

• Une photocopie de la CNI.

Le reçu du paiement des frais d’analyse de dossier (20 000 frs) »

Cette liste de dossiers me rappelle une histoire que j’ai vécue ici à Abidjan. C’était en 2008. Une école qui dépend d’un ministère recrutait, entre autre, un « responsable de la communication ». A la liste des pièces à fournir, il fallait y joindre « 40 000 Francs CFA pour des frais de dossiers ». Et cette fois, il n’y avait pas de reçu.

Gombo* après gombo, j’ai obtenu mes sous, rassemblés mes dossiers et je suis allé déposer. Et 4 ans plus tard, on na m’a jamais rappelé ou même donné de suite. Je suis retourné de nombreuses fois, on m’a toujours dit de revenir. Peut être que mon dossier n'était pas convaincant. J'en convient ! Mais finalement, combien de personnes comme moi ont postulé, 40 000 francs à l'appui. 

4 ans après, je revois une telle annonce avec (cette fois-ci) des « frais d’analyse des dossiers ». Pour quoi faire ? Et le mot « reçu de paiement » n’enlève rien à mon étonnement.

A quoi va servir cet argent ? Surtout que le comité de sélection est composé de fonctionnaires de l’Etat. A priori en tout cas. Pourquoi alors c’est aux candidats de cotiser pour que leurs dossiers soient analysés ? Le ministère de la Poste et TIC, n’a-t-il pas plus les moyens ? 

On a critiqué les structures qui recrutent et qui font payer des frais de dossiers aux postulants. Et venant d’un Etablissement Public National (EPN), c’est vraiment gênant. Ou alors, c’est moi qui n’y comprend rien à la procédure de recrutement ?  

*Mot tiré du langage de rue ivoirien signifiant débrouillardise, petit métier pour arrondir ces fins de mois. 

Crédit photo

24 août 2012

Grève de taxis compteurs. Le piège se referme t-il sur les chauffeurs ?

taxi compteur, grève, transporteurs, abidjan, côte d'ivoire4 jours que nous sommes privés de taxis compteurs. Les conducteurs de ces véhicules oranges sont rentrés en grève depuis le début de la semaine parce que leurs collèges, les wôrô-wôrô (taxis communaux) font des lignes intercommunales. « En plus, ils ne paient pas de taxes », expliquaient en colère un chauffeur de « compteur ».

« On pourrait croire que les chauffeurs de taxis-compteurs ont volontairement poursuivi leur grève de 72 heures entamée depuis le mardi à l’appel de leur association, l’Actc, et cela, au mépris de l’accord signé mardi et mercredi avec leurs ministères de tutelle » se plaint ce matin le quotidien Le Nouveau Réveil.  

Et donc depuis 4 jours, le décor des Abidjanais se retrouvent sans ces taxis.

Les populations se sont donc rapidement accommodés. Gbaka puis Wôrô Wôrô, bus ou bateau-bus. De fil en aiguille elles arrivent à relier leurs domiciles à leurs lieux de travail. Et ce plus rapidement que d’habitude. Parce qu’en plus, les rues sont fluides sans les taxis compteurs. Pas d’embouteillages, pas de stationnements désinvoltes etc.

In fine, les syndicats de taxis compteurs risquent de se laisser prendre à leurs propres pièges.  Parce qu’enfin de compte, au fur et à mesure que les jours passent, ils ne font pas de recettes. Pendant ce temps, les autres transporteurs se remplissent les poches.

Seule solution : Reprendre le service pour montrer leur volonté de civisme, mais aussi leur bonne foi dans les négociations avec l’Etat. Parce que si ça perdure, nous citoyens, on va prendre une nouvelle habitude : se passer des taxis-compteurs.  

Crédit photo : Abidjan.net

06 août 2012

Ma ballade ce 6 août dans Abidjan

Lundi 6 août2012. J’ai été réveillé vers 5 heures 45 ce matin par un coup de fil. «Le camp militaire d’Akouédo est attaqué à l’arme lourde. Ne sortez pas », me prévient-on. Je me lève en sursaut. Je n’ai rien entendu. Alors que je n’habite pas loin de ce camp. J’arrête le bruyant ventilateur. J’entends alors de fortes détonations. Cela ressemble plutôt à des armes automatiques.

Sur la toile, twitter et Facebook sont envahis d’informations pas très précises. Une chose est sûre : « quelque chose se passe à Akouédo ». Mais quoi ? s’interroge t-on.

Au fur et à mesure que les heures passent on en sait un peu plus. Le camp Akouédo aurait été attaqué par des « assaillants avec la complicité de militaires à l’intérieur du camp » entend t-on sur les chaînes étrangères.

Je reçois de nombreux Sms me prévenant que la voie Bingerville-Abidjan serait barrée surtout au "carrefour Faya".

Vers 10 heures, je décide de faire la route pour constater par moi-même. Je vous livre à chaud en son et en image le témoignage de ma ballade.

 
podcast

Route de Bingerville

 

route de bingerville.JPG

Route Camp Akouedo

route camp akouedo.jpg

Carrefour après barrage

carrefour apres barrage.jpg

Route de la  Riviera Palmeraie

 

route riviera palmeraie.jpg



11 juillet 2012

[Communiqué] Startup Week end, une opportunité pour les jeunes entrepreneurs

startup weekend.JPG54 heures ! C’est le temps que va durer le Startup Weekend. Un évènement où des développeurs, des commerciaux, des financiers se rencontrent pour partager leurs idées, créer des équipes, concevoir des produits et lancer des startups.

Le Startup Weekend est une rencontre exceptionnelle entre étudiants et professionnels intéressés voire passionnés par le monde de l’entreprenariat.

Designers, développeurs, spécialistes du marketing, profils business et porteurs de projet sont conviés. Et pour la première fois, la Côte d’Ivoire va accueillir cette rencontre importante. Du 20 au 22 juillet donc, au Tech Hub d’Akendewa  [2Plateaux (quartier Mobile) – Abidjan] tous ces acteurs vont collaborer, échanger, partager et créer. Ils uniront leurs talents au service d’une idée pour la transformer en projet concret de création d’entreprise. Les porteurs de projet seront entourés d’une équipe complémentaire et compétente pour les aider à enrichir l’idée de départ et la rendre efficace et effective. En plus, les meilleurs Start up seront récompensées.

Pour toute info complémentaire : http://abidjan.startupweekend.org/

02 juillet 2012

Canal+ Côte d'Ivoire, une offre à 10 000 francs CFA

canal+, canal sat, bouquet Canal, offre Canal, « 10 000 francs CFA par mois». C’est désormais le prix pour un abonnement Canal+. Après une grosse campagne-teasing à la télé et dans les rues d’Abidjan, l’information a été dévoilée ce lundi 2 juillet à l’Hôtel Pullman d’Abidjan-Plateau. C’était lors d’une conférence de presse.

Deux offres. Du Plus au Sat !

Désormais, vous pouvez décider de choisir uniquement les chaînes Canal+. Vous ne paierez que 10 000 francs. Cela vous donne droit à 5 chaînes au lieu de 4 comme dans le passé.  Canal + Centre, Canal + Ouest, Canal + Cinema, Canal + Sport et Canal + Family.

Une offre qui vient faire baisser les coûts des abonnements sur Canal Sat. Par exemple, si pour le pack Evasion vous payiez 21 900 francs, vous débourserez 20 000 francs désormais. Ce qui correspond à 10 000 francs pour le pack Canal+ et 10 000 pour l’offre évasion. En plus ce sont 15 nouvelles chaînes (reparties dans les différents packs) qui s’invitent.

canal+, canal sat, bouquet Canal, offre Canal, Dans cette nouvelle offre c'est désormais le choix entre 4 formules proposées. Les chaînes Canal+ à 10 000 francs CFA, Canal Sat Access à 15000  francs (56 chaînes, radios et services), Canal Evasion à 20 000 francs (74 chaînes, radios et services)et le Tout Canal à 40 000 francs (102 chaînes, radios et services).

le plus ? vous pouvez cous-même composer créer vos propres combinaisons pour une offre qui vous convient. Flexibilité ? Oui, et elle est perceptible également dans les durées d"abonnements et de réabonnement. C'est à dire , "1, 3, 6 ou 12 mois date à date, à tarif unique". 

Une lutte contre la piraterie ?

Ça en a tout l’air. « Canal +, selon Serge Agnero, Directeur Général de Canal + Côte d’Ivoire, ce sont 140 000 abonnés… déclarés et actifs ».  Selon le patron à Abidjan de la chaîne cryptée, ce chiffre est « largement en dessous de ce qu’est la réalité sur le terrain ». « Parfois vous avez quelqu’un qui prend un abonnement et qui le sous loue à des centaines d’autres », s'est plaint-il. Le phénomène est connu et il n’est pas nouveau.  Et Canal+  semble vouloir acquérir davantage d’abonnés en baissant le coût des abonnements.

Remise à jour de votre décodeur

« Pour continuer de profiter de vos chaînes et des évolutions futures de votre bouquet, il vous suffit de mettre votre décodeur en veille dans la nuit du 2 au 3 juillet et de le rallumer après 6h UTC  le 3 juillet.

Un message apparaîtra sur votre écran. Sélectionnez ‘‘MISE A JOUR’’ et suivez la marche à suivre ».

Si vous êtes un abonné Canal +, vous avez dû voir apparaître sur votre écran ce message depuis un moment. Alors, dépêchez-vous ce soir d’éteindre décodeur et de le rallumer après 6 heures du matin en temps universel.

Caravane Interville

Pour mieux communiquer sur cette nouvelle offre, Canal+ prévoit une caravane dans la capitale économique (Port Bouet, Koumassi, Treichville, Adjamé, Cocody, Abobo et Yopougon). A l’intérieur du pays, la caravane va visiter les villes d’Abengourou, de Yamoussoukro, de Bouaké, de Korhogo, de Daloa, de Man, de Gagnoa et de San Pedro.

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Info Service

CANAL+ HORIZONS COTE D'IVOIRE

Tél. : (225) 20 22 67 67

Fax : (225) 20 22 72 22

E-mail : abonne@canalhorizons.ci

Tour Alpha 2000 - 01 BP 1132

Abidjan 01 - Côte d'Ivoire

Les Agences agréées

22 juin 2012

La Côte d’Ivoire à l’heure de la « Webolitique » (1)

 

4m.JPGJe suis à Montpellier, invité par CFI et l'ESJ-PRO, pour participer à des tables rondes et des ateliers autour du thème "E-Politique après les révolutions, les élections". Il est vrai que l'ombre des "révolutions arabes" plane encore sur ce colloque. Avec une nuance faite par la "révolution soft" du Sénégal. 

Au delà des débats enrichissant du 4M et des participants de qualité que j'ai pu rencontrer, un fort constat est ressorti. Désormais les pouvoirs politiques s'emparent des médias sociaux pour "contre-attaquer" les citoyens.

Le web est neutre, m'a lancé Pierre Haski, le fondateur de Rue89 lorsque de je lui ai demandé s'il ne craignait pas une récupération des réseaux sociaux par les pouvoirs politiques, qui ont bien pris conscience de la force de ses outils Online. Pour lui, tout le monde a le droit de les utiliser. Même les politiques. Et cela se voit de plus en plus en Côte d'Ivoire avec le nouveau régime. C'est comme s'ils s'étaient passés le mot. "Si tu n'est pas sur Facebook ou twitter tu peux être grillé"

Les élections de 2010 en Côte d’Ivoire et la crise post-électorale qui s’en est suivie a laissé des traces et des habitudes sur le web. On a encore en mémoire comment les différents groupes politiques – et leurs partisans – s’étaient affrontés par réseaux sociaux interposés. Au fil du temps, du web comme outil de guerre – et de guérilla – on est vite passé au web comme outils de débats en ligne.  Utile pour les citoyens, (désormais) nécessaire pour les hommes politiques qui ont (com)pris tout le poids de ces outils numériques. Le web qu’ils ne quittent d’ailleurs plus, depuis le sommet de l'Etat jusqu’aux ministres. Je me suis donc autorisé à faire une petite ballade sur la toile et voir ce que le régime en place fait du web en général et des réseaux sociaux en particulier. C'est l’ère de la « Webolitique » !

C'est la mode ! Et tout le monde la suit. Il y en a qui savent ce que s'est et comment s'en servir, et d'autres qui créent juste des profils ça et là pour juste pouvoir crier à haute voix: "facebook, je connais; Twitter, j'y suis". Pour l'heure, je vais me contenter de ce qui utilisent les nouveaux médias, parce mesurant effectivement la pertinence.

ados.JPGLe président de la république ivoirienne donne le ton avec un site web constamment mis à  jour. Une page Facebook et un compte twitter gérés bien entendu par son service de communication. [petite confidence qui ressort des bruits de couloir. Depuis qu’on l’a vu apparaître avec son Ipad, tous les ministres s’y sont mis].

Le plus (pro)actif est Alain Lobognon. Ministre de la promotion de la jeunesse et du service civique. Ipad à la main droite, Galaxy Note dans l’autre, le « jeune ministre » n’hésite pas à interagir quasi en temps réel surtout avec ses 3000 « abonnés » sur twitter. Initiant des débats, répondant aux questions. Il sait que les jeunes sont sur les réseaux. Et c’est là qu’il veut aller les « évangéliser ». Taguez-le, il vous répondra illico. Alain lobognon n'hésite pas parfois à s'érriger en "porte parole de l'actuel gourvenement" lorsqu'une question est soulevée. Ce fut le cas lors de mon article sur le pont de Bouaflé. 

Au parlement aussi

Les réseaux sociaux sont devenus un lieu de consultation pour les députés ivoiriens. Pour avoir le point de vue des citoyens les parlementaires n’hésite à poser des questions via twitter et Facebook. L’ancien premier ministre et désormais chef du parlement GUILLAUME SORO est de plus en plus actif sur la toile. Avec des grandes séances de discussions à tweets ouverts. Un compte twitter qu’il gère lui-même depuis (aussi) son Ipad. Un autre compte « piloté » par son service de Com’ vient appuyer ses discussions et parfois réagir quand il ne le fait pas aussitôt. Et pour chaque activité du « PAN » comme on le surnomme, un compte rendu multimédia est aussitôt disponible sur son « Blog officiel »

Les femmes politiques dans le bain

yasYes.JPGElles ne sont peut être pas très nombreuses mais elles font parler d’elles. MAH SOGONA BAMBA a été la porte parole du président ivoirien pendant la campagne. Elle c’est « Madame Facebook ». C’est son outil préféré d’expression Online. La député de Tafieré donne son point de vue sur les sujets d’actualité d’ici comme ailleurs. Sa page Facebook est un peu devenue son carnet de bord. Parfois les réactions sont violentes. Mais en générale la parlementaire préfère ne pas les supprimer et y répondre.

Elle est plutôt discrète. Yasmina Ouégnin, la jeune député de la commune de Cocody (commune présidentielle), a utilisé les réseaux sociaux surtout durant les élections législative. De l’outil de campagne Twitter et Facebook sont devenus son « espace perso » où ses électeurs peuvent suivre ses déplacements. Après elle... j'en oublie certainement. 

Un tel accaperement des réseaux sociaux par les pouvoirs politiques visent-ils réellement à ouvrir un VRAI débat politique sur la toile ? Je reste convaincu que de plus en plus de citoyens doivent se mettre on line. Qu'ils soient ici à Abidjan, ou ailleurs dans les villes de l'intérieur du pays ou dans la diaspora, les citoyens doivent participer à cet agora en ligne auquel se sont invités les hommes politiques. Car le gros risque réside dans l'unilatéralisation des idées, si les plus connectés et les plus réactifs sont ces pouvoirs publiques (ou leurs services de communication). 

Je le repère, il faut un vrai débat. C'est pour cela que s'impose la formation et l'évangélisation de toute la Côte d'Ivoire. Pour que les citoyens des villes réculées donnent leurs points de vue via twitter ou Facebook (on peut maintenant twitter via SMS). Et les autorités en place, ont le devoir de favoriser d'aider ces idées de formations. Ne pas le faire, serait donner raison à ceux qui disent que le pouvoir publique veut désormais rester seul maître de la parole sur la toile. Et ça, c'est inacceptable ! 

20 mai 2012

Fesnami 2012, la cuisine ivoirienne célébrée

fesnami.jpgLa sauce Tchon de Katiola, le riz soumara de Séguéla, l’attiéké huile rouge de Dabou ou encore la sauce kôpè de Bongouanou ou même le Gouagouassou de Bodokro. Et pourquoi pas le Kedjénou de crabe poilu de San Pedro, le N’Douan (poisson avec écaille) pêché dans les eaux d’Adiaké, ou le foutou igname de Yamoussoukro ou même la sauce Avicam gambas de Grand Lahou.

Le menu était aussi varié que les régions représentées à la première édition du Festival National des Mets Ivoiriens, le FESNAMI. A l’initiative de jeunes ivoiriens – conduit par Paterne N’Zi. Une rencontre sur 3 jours; du 18 au 20 mai. Curieux par le caractère original de ces festivités et au vu des témoignages dont les échos me sont parvenus ça et là sur toile, je me suis rendu sur place au 2e jour à l’espace vert situé en face de SOLIBRA.

J’arrive donc le samedi autour de 11 heures. Les sièges sont renversés, quelques femmes s’activent ça et là sous des hangars, l’air est encore frais et la pelouse mouillée. La pluie est passée par là.

Cela n’enlève rien à la détermination du comité d’organisation et à l’optimisme de ses membres. Galvanisés par la première journée et le succès rencontré.

Vers midi, le soleil réapparait, la musique est de mise, le monde s’installe. Les plats sont dégustés avec délices par les visiteurs qui n’hésitent pas à passer un coup de fil à leurs connaissances pour partager leur satisfaction. J’en fais de même. Il n’y a pas très grand monde, mais c’est super bien organisé. Vous achetez un ticket à 1000 francs, cela vous donne droit à un repas dans la « région » de votre choix. Les quelques personnes interrogées après le repas ce jour, n’hésitent pas à jubiler.


podcast

Quand aux organisateurs, le pari est réussi. On parle même déjà de la 2e édition en 2013.


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Personnellement, j’ai salué cette initiative qui vise à faire découvrir la richesse gastronomique de la Côte d’Ivoire. Il fallait y penser. Mais au-delà de cet aspect gastronomique c’est un bon moyen de rassembler les Ivoiriens. « La nourriture rassemble » lançait un des visiteurs, originaires du Nord et qui dégustait à pleine dent un plat de l’ouest. Dans cet élan de réconciliation, chacun y met du sien. Chacun apporte sa contribution. A sa façon, et selon son style. Le FESNAMI l’a fait. Et c’est à encourager.

Mauvais points.

Cet évènement a manqué de communication dans les canaux classiques. Cela est certainement dû aux faibles moyens des organisateurs et au manque de gros sponsors.

Le programme n’était pas clairement défini à l’avance. Au-delà du fait qu’on vient manger, on ne savait pas trop à l’avance ce qu’on ferait après. Autre mauvais point, il y avait des Mc improvisés qui ne maitrisaient pas le micro et dont les discours étaient mal préparés. (A corriger donc !)

Au regard de cette première édition, je reste convaincu que les échos de la réussite du Fesnami 2012 vont susciter beaucoup plus d’enthousiasme et d’engouement pour les années à venir.

Bravo aux organisateurs et rendez-vous est pris pour l’année prochaine. 

Voir toutes les photos du FESNAMI (tout en bas de cette page qui va s'ouvrir)

 Crédit (de ma) Photo: John James

 

17 mai 2012

Comment je n’ai pas assisté aux JNTIC ?

J’ai pas grand-chose à dire sur les Journées des Tic qui étaient organisées du 15 au 18 mai au Palais de la Culture. J’ai voulu profiter de ce jeudi 17 mai, jour la célébration de l’ascension, jour férié, pour visiter les stands des Jntic et me faire une idée des conférences et autres rencontres. Surtout qu’on m’avait dit qu’il y aurait une compétition de Hackers…

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Je me pointe au troisième jour de l'évènement aux alentours de 11 heures et j’aperçois à l’entrée un long rang au soleil. J’use de ma « carte de presse » pour que le vigile à l’entrée après deux hésitations me laisse pénétrer dans la cour des JNTIC.

Grâce à des pôtes à l’intérieur j’arrive à obtenir deux badges. (Un pour mon épouse et l'autre pour moi). Je m’apprête à franchir les portes des stands d’exposition lorsque que je suis brusquement sommé de ne pas avancé. La raison : « il vous faut un badge avec sticker », me fait direle vigile à l’entrée. Je suis surpris. « Il faut vous rendre sous la tente d’inscription. Et payer 1000 francs », m'indique une autre dame également à l'entrée. Je n’ai pas chercher à savoir pourquoi l’entrée était payante ce jours-ci mais je pense qu’avec toute la campagne médiatique qu’il y a eu, ils auraient pu nous avertir et mieux s'organiser. 

En tout cas j’ai constaté qu’au stand des inscriptions, c’était la bagarre et le désordre. Qui pour payer, qui pour avoir un badge simple sans sticker. Et avec cette chaleur en dessous c'était une bonne raison d'atendre un jour encore. Je suis donc reparti sans avoir eu l’occasion de voir comment a été les JNTIC 2012. Si j’ai le temps, j’irai faire un tour le dernier jour, sinon à l’année prochaine ! 

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24 avril 2012

Casting payant, la grosse arnaque

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Hier encore, j’ai reçu un autre message d’un ami. Je vous en donne le contenu :

« ivoircasting, le numero 1 des casting de Côte d’Ivoire est désormais représenté au studio Dana aux 2 plateaux... Tu Rêves de faire de la publicité, le cinéma, le mannequinat, nous sommes là. Contacte-nous au 01 XX XX XX. Passe le sms à tes amis ».

Voici le genre de message qui fait courir les jeunes sous nos tropiques. Quand leur passion rencontre le chômage, les opportunités de faire carrière dans le cinema, la publicité ou le mannequinat restent leurs principaux rêves. Les promoteurs de ce genre d’appels le savent. Et ils n’hésitent pas à y mettre un prix. Pour cette annonce ci-dessus présentée, il faut payer 10 000 F CFA pour l’inscription. Ensuite 10 000 francs supplémentaires. « Cela va servir à la formation des jeunes talents », indiquent les responsables de cette structure joints au téléphone. Bien entendu, pour ceux qui seront sélectionnés. Pour le reste, les frais ne sont pas remboursés. (Avec des risques que personnes ne soient retenus).

Il y a un mois, une amie avait répondu à une annonce d’une « Agence de mannequinat ». La structure en question recrutait des jeunes filles (uniquement) qui participeraient (une fois retenue) à des films, des clips et des publicités. 20 000 F CFA ! C’était le tarif demandé par personne. Cette somme devait servir à :

-          - Payer la location du studio photo

-          - Acheter des clés USB

J’ai eu l’occasion de travailler il y a quelques semaines avec le célèbre réalisateur Belge, Benoit Mariage qui était à Abidjan pour du repérage. Nous avions alors lancé un grand casting sur plusieurs jours. « Combien faut-il payer pour participer », n’ont pas arrêté de nous demander de nombreuses filles qui souhaitaient participer à cette aventure. Au moins 500 personnes ont pris part à ce casting. Plusieurs d’entre-elles, n’étaient pas à leurs premières fois. « Ça fait la quatrième fois que je participe à un casting. Et j’ai toujours payé », se lamentait une demoiselle, à peine la vingtaine.

L’équipe belge était chaque fois choquée d’entendre des gens leur demander à combien s’élevait la participation au casting. « Chez nous, c’est gratuit », lançaient-ils encore étonnés. Pendant nos semaines de travail, j’ai vu que non seulement aucun sou n’était pris, mais en plus pour les profils intéressants, un chauffeur était chargé de les prendre de chez eux au lieu du casting et les redéposer par la suite, lorsque les moyens de déplacements faisaient défaut. « Ils ont beaucoup plus de moyens » (me) diront certains. Eh bien oui, quand on n’a pas d’argent on ne se lance pas dans ce genre de business.

On paie en cash sexe aussi

Tous les moyens de paiement sont acceptés. En liquide ou en ébats. Certains « Agents » eux préfèrent « offrir plus de chances d’être retenues ». Celles qui n’ont pas peur de poser nue… devant le « sélectionneur ». Celles qui veulent bien passer quelques minutes de plaisir avec le directeur du casting, savent qu’elles augmentent leurs chances de succès( ?).

Le pire, c’est que sous nos cieux, les filles ne sont (bien souvent) jamais rappelées. Elles auront offerts gracieusement leurs corps et leurs argents.

Les « Casteurs » eux, continuent de se remplir ainsi les poches (et leurs lits) toutes les semaines, convaincus qu’il y aura toujours des jeunes filles prêtes à tout pour réaliser leurs rêves : Vendre leurs images.

 

 

30 mars 2012

Déclaration d’Association à la préfecture d’Abidjan : Pièces et billets à fournir

dossier-a-fournir-pour-association.jpgJ’écris ces lignes parce que je trouve inadmissible qu’on prenne de l’argent aux citoyens qui souhaitent créer une ONG. D’autant plus que cet argent n’arrive même pas dans les caisses de l’Etat. Au début comme à la fin du processus, vous aurez à débourser.

Tout commence le jour où vous vous rendez à la « Préfecture d’Abidjan » pour obtenir des informations sur les dossiers à fournir. « C’est 1000 francs (ou 2000 selon les humeurs) », vous réclamera t-on. Avant de vous donner une pile de documents photocopiés. (cliquez sur le lien à la fin de ce post).

Le pire c’est que vous aurez à ressaisir à l’ordinateur toutes les données qui vous ont été remises sur papier. Pfff !

Et donc une fois les dossiers prêts (il y en a certains que vous devez légaliser à la mairie) vous vous rendrez à la préfecture d’Abidjan pour les déposer. (Heureusement, à cette étape on ne vous demandera rien).  On vous donnera un reçu pour bien attester que vous êtes sur la voie de la reconnaissance officielle.

Ces évènements se déroulent (au moins) 7 jours plus tard

Une jeune fille au bout du fil vous informe que votre récépissé est prêt. « Vous pourrez donc passer le récupérer dès à présent » vous indiquera t-elle avant de préciser avec insistance « les frais de retrait s’élèvent à 3000 francs CFA ». Votre joie est un peu altérée. Mais vous n’avez pas le choix. Vous vous empressez de vous rendre à la Préfecture pour retirer votre précieux sésame. Vous paierez donc 3000 francs… et c’est sans reçu.

Elle vous remettra alors un récépissé provisoire avec lequel vous pouvez exercer. « Repassez dans 2 semaines pour prendre un autre document que vous déposez à la police pour l’enquête de moralité ». (A suivre).

Récapitulons donc. Prévoyez 10 000 francs en tout et pour tout (si j’inclus les frais de transports et les frais de « légalisation rapide »).

Temps d’exécution : 7 jours minimum

Voici la liste des dossiers à fournir que vous pourrez télécharger gratuitement et partager à tous.

-Liste des pièces à fournir

16 février 2012

Abidjan fait sa 3D

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Abidjan va accueillir le 25 février prochain à l'Hôtel Ivotel du Plateau, la journée de la 3D et du multimédia organisée par l’Agence E-Voir et le Saf’ir Group Internationale: 3Days.

Sans qu’on s’en rende compte notre vie quotidienne tourne de plus en plus au rythme de la 3D. Du cinéma (c’est ce qu’on connaît le plus) au web en passant par l’architecture, les médias, l’industrie et désormais la médecine (on parle d’échographie en 3D) cette technologie est bien présente. Et les choses ne vont pas tarder à arriver en Côte d'Ivoire. (Quelqu'un me souffle que sont vendus actuellement des écrans de télé 3D).

Mais au fait qu’est ce que c’est ?

De façon brève je peux affirmer que c'est un "ensemble de techniques qui permet la représentation d'objets en perspective sur un moniteur d'ordinateur...". "La dénomination images tridimensionnelles est le nouveau nom donné à ce qu'on appelait dessin ou peinture en perspective", indique Wikipedia. Ceci n’est qu’une petite explication sur cette technologie. Mais pour approfondir nos connaissances et pour sensibiliser les Ivoiriens à se l’approprier, deux experts de l’école Cavalier Animation de Bangalore en Inde seront à Abidjan dès ce week end, pour une tournée dans les écoles. Un programme qui sera clôs le samedi 25 février.

Au programme donc de cette journée de la 3D et du multimédia, démo, conférence et atelier pratique. Les chefs d’établissements et chefs de productions visuelle ou cinématographique devraient être intéressés. Mais surtout les élèves et étudiants qui ont envie de poursuivre leurs études à l’extérieur pour se perfectionner en informatique, en multimédia… l’Inde est une excellente destination.

Rendez vous donc samedi 25 février 2012 de 9 h à 15 à l’Hôtel IVOTEL, au Plateau à Abidjan. l'Entrée est libre et gratuite.

Contact

Plus loin dans la lecture.

l'Histoire de la 3D

La 3D en question.

 

 

10 février 2012

Abidjan: 8 nouvelles communes bientôt créées

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Sur « proposition du ministre de l’intérieur » Hamed Bakayoko,  un projet décret squatte depuis quelques jours la table du président de la république qui devrait « sauf changement de dernière minute » le signer. Un décret qui aura pour principal objet la création de 8 nouvelles communes à Abidjan.

Cocody, Abobo et Yopougon, sont les trois communes qui vont subir des changements géographiques majeurs.

La commune (classique) d’Abobo sera découpée en 3  nouvelles localités : Abobo, Anankoua, Akeikoua.

La (nouvelle) « Commune d’Abobo » comprendra les territoires, d’Abobo-Baoulé, Abobo-Té ainsi que le Centre-Ville.

La Commune d’Anankoua sera composée de Zoussoukoua, Sagbé et PK18

Quant à la « Commune Akeikoua » elle est composée du quartier Sogefia, communément appelé « Habitat » et de la zone comprenant le village d’Akeikoua.

Cocody pour sa part sera découpée en deux tranches. Angré et Cocody-Lagune

La nouvelle « Commune de Angré » sera composée des territoires du zoo et des quartiers 7e, 8e, et 9e tranche mais aussi des Rosiers 4, 5 et 6. « Anono 89 hectares, Djotogobité 1, Bessikoi, Djibi, Angré, Dokoui et la Cité Forest ainsi que leurs zones d’extention ferot également partie de « Angré Commune ».

La « Commune de Cocody-Lagune » rassemblera les « territoires de l’ancien Cocody ». Mais aussi ceux de la Riviera 1, Riviera 2, Riviera 3 et Riviera 4, y compris les zones de Anono village, Anono 35 hectares, M’Pouto et M’Badon.  Cette zone qui semble la plus fournie en territoire va prendre en compte aussi Akouédo Village, Nouveau Camp, Akouédo 19 hectares, Blokhauss, ATCI, Triangle, Palmeraie, Bounoumin, Rosier 1, 2 et 3, Genie 2000, Ephrata, 2 plateaux, CHU et toutes leurs zones d’extension.

La zone de Yopougon comprendra 3 communes: "Communes de Yopougon", "Commune de Niangon" et "Banco Commune".

Du côté de la nouvelle « Commune de Yopougon » les zones de Andokoua, Yopugon Attié et Yopougon-Kouté feront partie de ce territoire communal.

La « Commune de Niangon » sera composée, elle, de Niangon Nord (à droite), Niangon sud (à gauche), de la zone industrielle et ses extensions. Il faudra également y ajouter la partie ouest de l’île Boulay, des urbanisations situées à l’Ouest de PK17 et de celles situées le long de la route de Dabou.

Enfin dernière commune qui sera créé est celle de « Banco ». Elle comprendra le parc du Banco, les urbanisations situées le long de Banco (Santé, Lokodjoro, Abobo-Doumé) ainsi que les lotissements et zones résidentielles de Banco Nord et de Banco Sud.

Compositions et partage des biens du domaine public

Pour l’heure, aucune information précise, sur la composition numérique des Conseils Municipaux et des Municipalités de nouvelles Communes. Mais tout porte à croire qu’elle sera « fixée par décret en Conseil des Ministres ».

Le projet de décret précise que « la dévolution des biens meubles et immeubles ainsi que des bines incorporels appartenant aux anciennes Communes d’Abobo, de Cocody et de Yopougon sera reglée suivant le principe de la territorialité ». Autrement dit, les bureaux, espaces verts, marchés et tous les biens du domaine public qui se trouvent sur un territoire donné, appartiendront à la nouvelle Commune à laquelle est rattaché ce territoire.

Pour les biens meubles notamment les véhicules, « il serait indiquée de définir des critères d’affectation afin d’éviter des prises de bec », prévient un expert en droit public. Heureusement que le projet de décret précise que « les dettes seront prises en charge par l’Etat » et que les « les personnels des anciennes Communes seront redeployées dans les nouvelles entités créées ».

 

29 janvier 2012

Le Proviseur du Lycée Voltaire suspendu

Vous vous souvenez certainement de ces scènes de tortures au lycée Voltaire à la veille des fêtes de fin d'année. Et bien depuis le 24 janvier dernier, le proviseur dudit Lycée a été suspendu de ces fonctions. C'est l'inspecteur général du ministère de l'Éducation nationale qui l'a annoncé. En indiquant que cette décision vient sanctionner une "infraction à l’arrêté N°0075/MEN/Delc/ du 28 septembre 2009 interdisant les punitions physiques et humiliantes en milieu scolaire".

Lire l'intégralité du point de presse fait par le ministère de l'éducation nationale.

23 décembre 2011

Scènes de tortures dans une école à Treichville

Je suis tombé sur cette vidéo qui fait le buzz sur la toile depuis ce matin et qui m'a choqué. D'abord pour le traitement réservé à ces élèves, mais surtout pour la suite. Selon certains commentaires, il s'agirait d'élèves "sanctionnés pour avoir mis des pétards dans la cour d'une autre école". On voit très bien un des responsables de l'école Voltaire (à laquelle les jeunes appartiennent) - aider de membres des FRCI (Forces républicaines de Côte d'Ivoire) - infliger de nombreux coups violents aux malheureux élèves à l'aide d'un tuyau en plastique. Le commentaire qui accompagne la vidéo sur Youtube indique que c'est au collège Voltaire (de Treichville). Pour l'heure, je n'ai aucune confirmation des circonstances de ces évènements. Mais en me limitant à la vidéo, j'ai pu reccueillir les propos du responsable de l'établissement auquel appartiennent les deux élèves torturés.

"Je vous informe que ceux là, ont lancé des « Bangers » (pétards) pour déloger leurs camarades du lycée moderne de Treichville… nous venons de les prendre au lycée moderne de Treichville. Je vous informe, la seule personne qui va oser avoir un seul banger dans cette école, jusqu’aux congés de Noël, il va subir ce que vous êtes en train de voir.

Ça c’est un. Et on va le renvoyer définitivement. Je vous préviens ! Et le sort qu’ils sont en train de subir, ils vont continuer ça à la Garde Républicaine, où on va encore les ‘‘chicotter’’ (frapper avec la chicotte). Méfiez-vous, Méfiez-vous, après ce que vous venez de voir, disparaissez et allez-y manger et je ne veux plus vous voir".

Je trouve que c'est ihnumain, dégrandant, cynique et honteux de se déchaîner sur ces gosses. On a tous lancé des pétards à la veille des congés de noël. C'est un peu une tradition. ça nous a valu des sanctions disciplinaires (des notes en moins sur la conduite, ou des retenus), mais jamais autant de violences n'ont été observées. Je ne permettrai jamais qu'on torture, mon fils ou mon frère de cette sorte. En plus, je ne vois pas très bien le rôle que viennent jouer les FRCI dans cette torture ni la nécessité de "tranférer" ces pauvres gamins au camp militaire de la Garde républicaine. C'est dommage ! Je suis dégouté.

Site Web à 0 francs, faites gaffe !

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Je suis tombé (et certainement vous aussi) sur cette affiche qui m'a intrigué. « 0 francs CFA» pour avoir un site web. Ça m’a paru bien curieux que des gens soient si généreux quand on sait le prix minimum pour acquérir un site web (confection et développement, hébergement, entretien etc…).

Je décide donc d’appeler le numéro sur l'affiche. Au bout du fil, un homme à la voix posée et grave me répond. Il confirme bien que « la création du site et l’hébergement sont TOTALEMENT gratuits ». Cependant «le client doit payer l’entretien et le suivi du site tous les mois ». « Mon plus petit prix est de 25 000 francs par mois », indique le promoteur du « site à 0 francs ».

Si je fais un petit calcul 25000 X 12 mois = 300 000 Francs CFA. Pour un site web, ce n’est pas cher payé je l’avoue. Mais en fait, le promoteur propose des « sites plats » - ce sont ses mots - à ses clients, sans développement derrière.

Faisons plus simple (et grâce ses explications) pour expliquer comment il procède. Vous allez sur une plateforme de blog comme wordpress (par exemple) comme si vous construisiez votre blog. Vous choisissez un thème (un design). Vous « accouplez » votre blog à un nom de domaine que vous achetez. Et de vous à moi, vous ne paierez pas plus de 30 000 francs par an – y compris le suivi et l’entretien que vous pouvez faire vous-même. Puisque, wordpress (comme joomla, blogspot) c’est gratuit et c'est VRAIMENT facile à prendre en main.

[Donc (si vous n'avez pas beaucoup de sous) plutôt que de donner vos 300 000 à quelqu'un qui va exécuter un travail que vous pouvez amplement faire, investissez un peu de temps et d'argent (max 30 000 francs CFA) pour avoir un espace à vous et que vous contrôlez. Et si vous avez besoin d'aide pour le suivi et l'entretien, contactez la communauté web ivoirienne (par exemple l'ONG Akendewa). Des personnes disponibles viendront gracieusement à votre secours d'une façon ou d'une autre. Investissez le reste de vos sous dans un projets qui va vous rapporter vraiment de l'argent. (300 000 c'est déjà un bon fond de commerce).

Et pour ceux qui en ont les moyens, allez voir des entreprises professionnelles (clin d'oeil à l'Agence E-Voir) qui vous feront un travail sérieux qui prend en compte toutes vos attentes].

Pour finir ma conversation téléphonique, je demande au promoteur du « Site à 0 francs » où je peux le rencontrer. «Je suis indépendant », me répond t-il, en indiquant qu’il fixe généralement  ses rendez-vous à « Petro Ivoire Angré » (quartier de la commune de COcody). « Sinon, si je dois me déplacer vers vous, c’est 5000 francs pour le transport », conclu t-il.

14 décembre 2011

Pièce lisse « on ne prend plus » !

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C’est la psychose à Abidjan. Elle circule de plus en plus ces pièces rendues lisses par on ne sait qu'elle gymnastique. Je suis toujours stressé quand un chauffeur de taxi ou un boutiquier me rend des pièces de monnaie. Je m’assure désormais qu’aucun de ces métaux lisses ne me reste entre les mains.

Je me suis rendu compte que ces « 100 francs », « 200 francs », « 250 francs » sont refusées par tous et partout. Et chacun use de stratégie pour se débarrasser de celles-ci. Dans les taxis, le chauffeur les « écoule » la nuit en faisant la monnaie à ses clients, les gérants de boutique de quartiers les mettent entre deux billets de mille à votre insu. et nous les clients, on guette un moment d'inattention des vendeurs pour "larguer" cet argent. Certains vont jusqu'à offrir ces monnaies à des mendiants.

Mais en fait, pourquoi ces pièces sont tant détestées. La réponse est partout la même. « Personne ne veut prendre, donc moi je ne prendrai pas non plus ». Et la chaîne ne s'arrête pas. En fin de compte je n’ai trouvé aucune réponse solide.

A cela, il faut ajouter qu’Abidjan, il y a une vraie pénurie de pièces de monnaie. Autant transformer toutes ces piècettes en billets. Là encore c’est un autre combat. Vue l’indélicatesse avec laquelle certains d'entre nous tiennent les billets de banque.

13 décembre 2011

Les législatives c’est fini. Libérez les murs !

La campagne pour les législatives 2011 en Côte d’Ivoire, a donné lieu à de nombreux posters et autres affiches placardés parfois dans des espaces publiques ou sur les murs des maisons. Dans le feu de la campagne, personne n’a osé se plaindre. Et maintenant que c’est fini, il serait bien – et utile pour notre environnement – que les heureux élus députés tout comme les candidats malheureux viennent enlever de nos murs (de nos arbres et de nos panneaux de signalisation) leurs images et leurs slogans. Rien ne justifie qu’ils soient encore là.

 

12 décembre 2011

Résultats législatives 2011. La CEI devancée par le web

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Tous les regards sont tournés vers la CEI (commission électorale indépendante) pour les résultats des élections législatives 2011 qui se sont tenues hier dimanche 11 décembre. Des résultats pour le taux de participations mais aussi pour connaître les futurs parlementaires ivoiriens.

legislativelobognon.jpgSur la toile, certains candidats (très web) annoncent déjà les couleurs en "proclamant" leurs victoires. Le ministre Alain Lobognon, s’est empressé dimanche nuit de rendre publiqe sa victoire  à Fresco. « C'est confirmé ! Nous avons gagné à Fresco », s’exclamait-il sur twitter. Recevant de nombreuses félicitations des internautes.

Ce lundi matin, c’est la candidate Yasmina Ouegnin de Cocody qui annonce que « La victoire de la liste PDCI renouveau est confirmée ».

Finalement, la CEI risque d’être déphasée si elle ne se dépêche pas face aux réseaux sociaux qui ont la force de l’instantanée et la puissance de la rapidité de l’information.

Quelques "résultats officiels" diffusés sur le web

 

08 décembre 2011

Ils sortent d’où ces candidats ?

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La campagne pour les élections législatives en Côte d'ivoire bat son plein. Timidement, mais elle se tient néanmoins. Mais ce n’est pas ce qui me frappe. C’est plutôt la tronche des candidat(e)s. Ces INCONNUS. Pour moi qui suis dans la commune de Cocody, je vois des visages que je n’ai jamais connus auparavant. J’ai demandé à quelques amis s’ils en connaissaient. Peu d’entre eux savent quelques choses sur ces prétendants à la députation.

Mais alors sur quelle base veulent-il qu’on les choisissent ? Sur quels critères doit-on désigner celui qui parlera en notre nom ?

Je ne vous connais pas, je ne vous ai jamais vu à l’œuvre nulle part et vous débarquez à travers les rues de mon quartier pour balancer des tee-shirts, nous parler par affiches et pancartes interposés. Je ne sais pas de quoi vous êtes capables. Pendant 10 ans, je ne vous ai pas aperçu vous rapprocher des populations que vous courtisez tant aujourd’hui. Et subitement, vous arrivez à la tête de longs cortèges pour quémander ma voix.

Désolé, je ne suis pas dupe. Deux semaines, c’est trop court pour que j’aie confiance en vous. Votre belle affiche et votre campagne bruyante (avec fanfare et majorette) sont trop insuffisantes pour que vous me représentiez à l’assemblée nationale. Ce dimanche, je ne voterai pour personne.

 

30 novembre 2011

Sales temps pour les journalistes ivoiriens

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Alors qu’on avait annoncé qu’ils seraient libérés, les trois journalistes du quotidiens « Notre Voie » croupissent toujours en prison pour un délit que j’ai du mal à comprendre : « "incitation au vol, pillage et destruction de biens d`autrui par voie de presse ». Selon les propos tenu par Me Serge Essouo à l’Agence France Presse.

César Etou, directeur de publication, Boga Sivori, chef du service politique, et Didier Dépry, secrétaire général de la rédaction ont été placés sous mandat de dépôt et devaient être "jugés dans une quinzaine de jours", ajoute Me Essouo.

Au départ, les trois journalistes convoqués le 24 novembre par la police avaient été placés en garde à vue pour « offense au chef de l`Etat » Alassane Ouattara dans un article et « atteinte à l`économie nationale » dans un autre.

Dans le premier article en cause, le journal affirmait que, "pendant que les Ivoiriens meurent de faim et de maladies, Ouattara s`offre 40 Mercedes à 1,04 milliard de FCFA" (1,6 million d`euros). Selon Notre voie, les véhicules sont destinés aux membres du gouvernement.

L`autre article incriminé évoquait une prochaine dévaluation du franc CFA, malgré les démentis des banques centrales d`Afrique de l`Ouest et Centrale. "Le franc CFA sera bel et bien dévalué. Voici les preuves", titrait en Une le quotidien.

La lueur d’espoir qu’avait apporté la décision du procureur d’Abidjan, s’est bien vite éteinte. « J'ai ordonné aux enquêteurs de la direction de la police criminelle de les relâcher », avait confié à jeuneafrique.com le procureur de la République, près le tribunal de première instance du Plateau, Simplice Kouadio Koffi, dans un entretien téléphonique. « La loi sur la presse protège en effet les journalistes pour ce qui est du délit de presse, ce qui est le cas de l'offense au chef de l'État » précisait le procureur.

Cela n’a rien changé.

Les dénonciations des institutions internationales des droits des journalistes n’ont également rien apporté. Reporter Sans frontière dresse un bilan négatif. «Le constat est amer. Six mois après l’arrivée d’Alassane Ouattara au pouvoir, Reporters sans frontières estime que le nouveau gouvernement ivoirien porte des atteintes régulières à la liberté de la presse. Mais pas n’importe laquelle : celle qui soutient ou est supposée proche de l’ancien président Laurent Gbagbo » écrit le site de Radio France International.

«On pouvait anticiper qu’il y aurait des sanctions contre des médias qui avaient soutenu ouvertement Gbagbo (...) mais là, ça tourne au règlement de compte », rapporte à Ambroise Pierre, responsable du bureau Afrique de RSF.

hermane aboua.jpgEt cela ne date pas d’aujourd’hui. Alors qu’intervient ce nouvel épisode de l’arrestation des journalistes proche de l’ancien Chef de l’Etat, Laurent Gbagbo, un autre croupis en prison depuis des mois : Hermane Aboua, journaliste de la Radio Télévision ivoirienne (RTI).

RSF, qui a donc publié un communiqué s’inquiétant de la situation le 25 novembre, a été rejoint le même jour par la mission de l’ONU en Côte d’Ivoire, l’ONUCI, qui a dit « observer depuis quelques jours des développements peu rassurants sur le front médiatique avec des interpellations de journalistes suite à leurs écrits ».

Mais RSF pointe également la situation de quatre autres journalistes. Deux travaillent pour L’Inter, un quotidien connu pour ses sympathies pro-Gbagbo. Son rédacteur en chef Félix Bony aurait ainsi « été invité à se rendre dans les bureaux de Konaté Sidiki pour une "mise au point" ». Le même Konaté Sidiki aurait, toujours selon RSF, proféré des « menaces verbales » à l’encontre d’un correspondant de L’Inter, Achille Kpan.

D’autres voix se sont levées pour dénoncer cette arrestation des journalistes. Notamment celle du célèbre écrivain Serge Bilé. « C'est scandaleux qu'un président, qui se dit démocrate, puisse faire fi de la liberté élémentaire de la presse et laisser sa justice, forcément aux ordres, et son ministre de l’Intérieur, museler ainsi les médias », s’indignait-il.

La requalification des faits pour nos trois confrères inculpés, cache mal une réelle volonté de les inculper coûte que coûte alors que l’on approche vers la date fatidique des élections législatives. De telles actions sont de nature à créer un climat de tension.

J’ai encore en mémoire une « demande » d’Alassane Ouattara en 2010 alors que des journalistes du « Nouveau Courrier » étaient arbitrairement incarcérés. « Je demande la libération de ces journalistes », scandait-il, affirmant partout que la liberté de la presse devrait être respectée. Et pourquoi aujourd’hui en tant que Chef de l’Etat, Alassane Ouattara est-il si silencieux ?

["Les Etats-Unis s'étaient dits "troublés" par la "détention continue" des trois journalistes, dont l'opposant Alassane Ouattara avait réclamé la libération" (Source France 24 du 27 juillet 2010)].

C'est sûr, tous les journaux ne sont pas logés à la même enseigne. Et d’ailleurs où sont passés les organisations et associations de journalistes. C’est bizarre, il y a un grand silence autour de la situation de nos confrères. Qu’est devenu le si bavard Comité Ivoirien de protection des journalistes (CIPJ) ? Où sont passés les bouillants CNP (le Conseil National de la Presse), UNJCI (Union Nationale des Journalistes de Côte d’Ivoire) et GEPCI (Groupement des Editeurs de Presse de Côte d’Ivoire). ET où est passée la solidarité des autres journalistes ?

Pour l’heure nos trois confrères de "Notre voie" sont derrière les barreaux à faire la grève de la faim et à ruminer toute cette histoire qui de toutes les façons cache bien des raisons inavoués par le pouvoir en place. Qui seront les prochains ?

04 novembre 2011

Inscription en ligne via Celpaid, galère et rumeur au rendez vous

celpaid.jpgCette année les responsables de l’éducation nationale ont décidé d’installer une nouvelle donne concernant les inscriptions. Elles se feront en ligne. « Cette procédure permettra d’avoir des données fiables sur le nombre des élèves, mais aussi d’avoir une gestion transparente de la gestion du fonds que constituent les frais d’inscription », indiquait Kouyaté Abdoulaye, chef de cabinet du ministre de l’Education nationale Kandia Camara. C’était durant le mois d’octobre lors de la signature dune convention entre le ministère et une entreprise de paiement en ligne. (Nous y reviendrons). Concrètement, l'Etat dit vouloir avoir une idée sur le nombre d'élèves, mieux gérer les fonds que constituent les frais d'inscription. Bref, lutter contre les recrutements parallèles.

Personnellement je trouve que la procédure d’inscription en ligne est une gymnastique de trop pour les parents d’élèves ou les élèves eux-mêmes, pas forcément habituez à ces nouveaux moyens de paiment. Jugez-en vous-même ce que j’ai pu lire sur le site de Celpaid.

 

Pour les villes ou communes où il n'existe pas d'établissement financier partenaire de CELPAID.

Etape1:

Le parent d'élève ou l'élève fait le versement des 6.000 F à l'économat de l'étabissement. Un reçu CELPAID d'une valeur de 6.000 f lui sera remis.

Etape2:

Le parent d'élève muni du reçu de versement + le numéro matricule de l'enfant se rend chez le Représentant CELPAID de sa localité:

Mlle/Mme/Mr:.................................................................

Contact:..........................................................................

Pour procéder à l'inscription en ligne de son enfant.

Etape3:

A la fin de l'opération d'inscription, le Représentant CELAPID imprime le reçu électronique qu'il remet au parent d'élève ou à l'élève pour faire les formalités administratives à la scolarité de son établissement.

Pour les villes ou communes où il existent la COOPEC et la CECP.

Etape1:

Le parent d'élève ou l'élève fait le versement des 6.000 F sur le compte bancaire de CELPAID.

Compte COOPEC N°............................................

Compte Caisse d'Epargne de Côte d'Ivoire (CECP): 01201 10952990001 48

Etape2:

Le parent d'élève muni du reçu de versement + le numéro matricule de l'enfant se rend chez le Représentant CELPAID de sa localité:

Mlle/Mme/Mr:.................................................................

Contact:..........................................................................

Pour procéder à l'inscription en ligne de son enfant.

Etape3:

A la fin de l'opération d'inscription, le Représentant CELAPID imprime le reçu électronique qu'il remet au parent d'élève ou à l'élève pour faire les formalités administratives à la scolarité de son établissement.

Et l’entreprise de préciser que :

« Toute inscription qui ne se fera pas selon les prescriptions ci-dessus ne sera pas prise en compte ».

Celpaid se fait de la pub. La galère pour les utilisateurs

"S’il y a une structure qui n'a plus besoin de publicité depuis l'annonce de la rentrée scolaire, c'est bien la Celpaid. Cette maison spécialisée dans les transferts d'argent et achats électroniques vient de décrocher un gros marché" écrivait un journal de la place. Et elle marque le coup. Affiche publicitaire, branding, insertion dans les jounaux, spot radio et télé, bannière sur le web…

Mais finalement, est ce que la procédure d’inscription en ligne a été admise par les concernés ? Et si oui, ont-ils bien perçu la procédure ? Pas si sûr.

Les écoles non concernées sont celles de la Dren1 à savoir Cocody, Adjamé, Williamsville qui s'inscrivent aussi en ligne mais via MTN money à raison de 5500 Fcfa. Par Celpaid, l'inscription s'élève à 6000 Fcfa. Pourtant, l’insuffisance d’agence d'agences Celpaid dans les communes est sû de tous.

Quelques exemples :

« A Koumassi Prodomo, la seule agence assez exigüe d'ailleurs, recevait tous les élèves de la zone. Désormais, elle est transférée au Lycée municipal de la même commune. Une situation qui n'arrange les élèves du Lycée moderne de Koumassi obligés de parcourir de longues distances pour pouvoir s'y inscrire. Cela occasionne des bousculades, de longues attentes devant les guichets qui ont souvent des problèmes de réseaux. Toute chose qui a provoqué un début tardif des inscriptions le jeudi 27 octobre 2011 au lycée municipal. La rentrée scolaire prévue pour le 24 octobre 2011 devient alors une illusion. Car plus de 70% des élèves passent deux à trois jours devant les guichets sans pouvoir s'inscrire. C'est le cas de T. Ali, élève admis en classe de 1ère A dans le semi-privé. Il affirme être dans le rang depuis trois jours sans être reçu. Car habitant un peu loin du lieu d'inscription, il est fréquemment confronté à des rangs kilométriques ». (Source Nouveau Navire)

« A Daloa, la rentrée tarde à être effective une dizaine de jours après la date officielle, suite à, explique-t-on au niveau des responsables administratifs, des difficultés pour effectuer le paiement des frais d’inscription en ligne.

Si au plan purement administratif tout est prêt (les personnels, les enseignants sont en place et disposent les emplois du temps), les élèves tardent à prendre le chemin des classes en raison, a soutenu un chef d’établissement, de la non maîtrise du système d’inscription en ligne.

A ce sujet, le proviseur du lycée 2 de Daloa, M. Diomandé Zibo Sopoudé, a évoqué des insuffisances d’information tant chez les parents que sur la procédure.

Il est reproché aux structures chargées de l’opération une certaine lenteur, a-t-il ajouté (…) » (Source AIP)

Un deal de « gré à gré » ?

Les rumeurs fusent de partout. Accusant le ministère de l’éducation national d’avoir offert ce marché à Celpaid, alors que les marchés de l’Etat devraient faire l’objet d’appel d’offre. Sans doute avec des ristournes et retro-commissions conséquentes.

Vrai ou faux, le journal français la lettre du continent met les pieds dans le plats.  « Le ministre ivoirien de l’Education nationale, Kandia Camara, vient de confier à la société Celpaid le marché du paiement en ligne des frais d’inscription de quelque 5 millions d’élèves ivoiriens », révèle le journal en ligne (et en PDF). Le journal continue pour écrire que « (.) le principal actionnaire de Celpaid n’est autre que son collègue, le ministre de la Construction et de l’Urbanisme Mamadou Sanogo », précisant que « ce contrat, obtenu de gré à gré, fait déjà grincer des dents au sein de la Banque mondiale », toujours selon La Lettre du Continent.

31 octobre 2011

Festival de Garba, FlashMob & CO...

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Deux évènements ont retenu mon attention durant ce week end de fin d’octobre. D’abord le festival de Garba (célèbre plat national fait à base de semoule de manioc accompagné de poisson thon frit et de légumes – oignon et piment surtout).

C’est sur twitter que j’ai eu l’information. Je me suis donc rendu sur les lieux, à Treichville. J’ai aimé l’ambiance, le décor. Il y avait du beau monde et c’était agréable à voir. A côté des "Garbaman" - ou "garbatigui" (vendeurs et vendeuses de Garba), il y avait également des marques de boissons (alcoolisées ou non) qui s’étaient invitées afin d’étancher la soif des éventuels « Paumeurs » (appellation populaire de celui qui « paume » mange le garba).

festival de garba dr roucou.JPGDans le fond, je trouve que c’est un superbe concept que de mettre en valeur cet met national. Car le garba, c’est aussi notre identité culinaire, qui a transcendé les générations et qui s’est installé dans toutes les classes sociales. (Même si j’avoue que le garba des quartiers chics est bien différent de celui des autres communes. Avec beaucoup plus de légumes et parfois de la mayonnaise ou même du Ketch up). C’est une initiative à saluer et à encourager.

Mauvais points : J’ai noté un réél manque de communication autour d’un évènement aussi important. Il devrait y avoir beaucoup plus de monde.

Sur la forme j’ai vu beaucoup d’improvisation dans la gestion de la scène. Il y avait parfois deux Mc qui se disputaient presque sur le podium. Par exemple, lors du concours du « meilleur dabasseur mangeur de garba », l’animatrice souhaitait que ce soit le jury qui désigne le vainqueur tandis que son collègue voulait un choix du public. Un vrai tintamarre. Comme dans un vrai garbadrôme (lieux où on vend du garba).

Bons points : Bonne sonorisation, belle occupation de l’espace. Mets délicieux, ambiance agréable.

[ah pendant que j'y pense, on parlait garba en 2008 ici non ?]

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La deuxième actu forte qui a retenu mon attention est le « Flash Mob » organisé pour sensibiliser à la lutte contre le cancer du sein. Je salue ici l’initiative d’Anicet le chorégraphe mais également le Docteur Judith Coulibaly pour avoir réussi à associer la danse à un problème de santé qui préoccupe de plus en plus. De ce point de vue on peut crier : "Pari réussi".

Mauvais points : Pour un tel évènement et pour l’objectif visé je m’attendais à une plus grande mobilisation. Les organisateurs ont rassemblé moins de personnes que lors du récent flash mob d’Abidjan. C'est dommage !

Autre chose. Gros soucis d’organisation et de coordination. Prévu pour 16 heures, c’est autour de 17 heures 15 qu’on a véritablement démarré avec la première chorégraphie. J’ai eu la net impression qu’on nous faisait (volontairement ?) patienter pour attendre une « personnalité » ( ?). En plus au lieu de se faire en pleine rue comme annoncé et comme prévu initialement (ce qui aurait été bien mieux), les danseurs ont dû squatter l’espace et la (sonorisation) du festival de Garba. Du coup, des soucis de synchronisation avec le technicien du son. Au final on n’entendait presque pas la chanson.

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Il nous faut sortir de l’improvisation (je vous épargne les détails) et commencer à organiser des choses (aussi petites soient-elles) en vrais professionnels.

Bons points. J’ai adoré les chorégraphies mais surtout l’ardeur et la joie des danseurs sur la pelouse. Malgré le mauvais son, ils dansaient avec une telle énergie qu’on était réellement scotché. Il y avait un très bel alliage du rose et du blanc. Ça faisait joli et ça donnait un côté glamour à tous ces « paumeurs » de Garba.

 

14 octobre 2011

Chauffards, gare à vous !

accident.jpgBonne nouvelle (pour nous en tout cas)! Désormais tous les « chauffards » et ceux qui ne respectent rien (ni personne) sur les routes vont subir les représailles de la loi. Si on en croit le communiqué du district d’Abidjan paru dans plusieurs journaux ces derniers jours.

« La circulation automobile dans le district d’Abidjan est devenue préoccupante en raison du comportement de certains usagers de la route qui ne respectent pas les règles élémentaires de conduites et causent ainsi des dégâts corporels et matériels regrettables », se plaint le communiqué.

Et c’est vrai. Des wôrô-wôrôs (taxis communaux) et autres « gbaka » (minibus) qui utilisent les trottoirs pour circuler, des conducteurs de véhicules de l’état qui ne respectent pas les feux, des chauffeurs de voitures personnels qui parfois utilisent les sens interdit comme raccourcis…

Le « district d’Abidjan » semble être cette fois-ci être décidé (on espère) à mettre fin au désordre en invitant « impérativement tous les usagers de la route à l’observation desdites règles et particulièrement au respect strict des espaces et trottoirs réservés à la circulation (je vois d'ici la joie des piétons), des feux tricolores et permanentes signalisations, des lignes de conduites, des sens interdits, de la priorité à droite (pour l'heure c'est la loi du plus fort qui l'emporte), de l’obligation de circuler à droite sur la chaussée à multiples voies, de dépasser à gauche, de l’interdiction de stationner sur la chaussée».

Et pour ceux qui ne voudront pas respecter ces règles (qui ne sont pas nouvelles mais qui n’ont jamais été respectées) le district se veut menaçant : «Le non respect de ces règles expose le contrevenant à l’application de mesures coercitives conformément à la loi ». Mieux, « des actions vigoureuses seront bientôt menées à l’encontre des usagers (quand précisément ?) en ruptures avec les dites règles ».

Alors vous êtes prévenus…nous sommes prévenus.

09 octobre 2011

Si le BarcampAbidjan 2011 m’était compté…

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Un, deux, et … TROIS ! le Barcamp Abidjan 2011 a tenu toutes ses promesses. Pour cette troisième édition l’équipe d’Akendewa que préside JP Ehouman, n’a pas lésiné sur les moyens, ni sur les speakers encore moins sur l’organisation de façon globale. On a des entendu des rires, on vu des larmes, on a senti des silences, on a touché des stars, on a goûté de bons plats (au sens réel comme intellectuel). On a vécu tout simplement à ce BArcamp.

De 1 ! choix d’un "directeur-araignée"

Je reste convaincu que le choix de Cyriac Gbogou (le Chef du village #kpakpatoya) n’était pas fortuit ni le fruit d’un hasard. C’est un homme à 6 bras et à 6 pieds. Véritable chef d’orchestre, il ne manque pas de se mettre lui-même à la tâche quand il le faut. Au four et au moulin, « Krikri » (ou Siriki) a été la pièce maîtresse de la réussite de cette 3e édition du Barcamp Abidjan. Tantôt en pagne traditionnel, tantôt en tee shirt, c’était lui, l’homme de la situation. Le capitaine du bateau. A l’écoute de certains et au secours des autres.

De 2 ! Des Speakers de qualité…

…venus d’ici et (parfois de très) loin, les intervenants tous aussi intéressants les uns que les autres ont enseigné, conseillé, orienté et souvent évangélisé. Pour ma part, ici en Côte d’Ivoire, je retiens la participation du ministre de la jeunesse, Alain Lobognon, qui les jours ouvrables était sous le costume de ministre et le samedi dans son jean de geek. Il n’a pas manqué de suivre physiquement ou on line les différentes articulations de cette rencontre. Les organisateurs le diront, il a été d’un appui fort (et concret) dans l’organisation.

Je ne parlerai même pas des activistes du web qui se sont entassés dans la salle devenue trop petite depuis le premier jour pour contenir tout le monde. (Bon sur toutes les lèvres semblent se dessiner le palais de la culture pour le #BarcampAbidjan2012).

Je ne parle même pas de ces orateurs de talents qui ont suscité ovation et cris d’admiration dans la salle. Je ne parle même pas de ces speakers qui ont imposé le silence par leur démonstration, qui ont tenu en haleine l’assemblée parfois pendant plus d’une heure. Je ne parlerai même pas enfin, de ces simples utilisateurs et curieux qui sont entrés dans la grande famille Web de Babi (mot pour désigner « Abidjan » en nouchi, argot ivoirien).

Et de 3 ! Lieux de rencontre et de découverte

S’il y a un élément fascinant qu’on observe dans chaque rassemblement de ce genre, c’est le côté découverte. Un peu comme à la fin d’un jeu d’invisibilité. Sauf que dans les rassemblements d’acteurs ou d’utilisateurs du web, on a l’impression de se connaitre depuis longtemps. J’étais heureux de voir Nnenna, Francis Pisani. De rencontrer Anicet le Chorégraphe et toutes ces personnes qui de façon rapide te disent (avec un large sourire) "bonjour je suis …". Et tout de suite vous vous mettez à raconter vos vies. Parce que vous êtes « e-potes » depuis de longues années sur la toile.

Le BarcampAbidjan2011 a réussi à resserrer les liens entre les membres de la webcommunauté ivoirienne, mais aussi avec d’autres amis d’ailleurs.

Ce que je retiens :

« Innovation » ! A n’en point douter, c’est le mot qui est revenu le plus souvent. J’ai suivi avec beaucoup d’attention l’intervention de Mohamed Diaby. Et la définition que j’en garde : « L’innovation, c’est prendre des choses futiles pour en faire quelque chose d’utile ». Je salue donc tous les innovateurs ivoiriens, qui ont réussi à transformer notre vie, nos habitudes par ce qu’ils ont apporté. Quand j’entends (par exemple) #CIVSocial, je vois des vies sauvées, je vois des catastrophes évitées.

La Côte d’Ivoire a amorcé une ascension fulgurante depuis ces 3 dernières années… de grandes choses nous attendent en 2012 : l’année du Web ivoirien.

05 octobre 2011

BarCamp Abidjan, Saison 3

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Lorsqu’en 2009 l’Ong Akendewa lançait le premier Barcamp à Abidjan, on en était fier et on avait espéré que les années à venir verraient elles aussi leurs barcamp. Et puis il y a eu 2010. Marquée par la présence de grandes figures du Web comme Google Afrique.

Nous voici en 2011. Une année marquée par une dynamique nouvelle dans la webosphère ivoirienne avec la tenue de nombreux évènements dont le Barcamp Abidjan 2011. La tradition sera encore respectée.

Une autre rencontre grandeur nature qui va rassembler sur deux jours (du 7 au 8 octobre) les participants autour du thème : les TIC au service de la communauté. Un rendez vous, qui verra la participation de grande figure du web en Côte d’Ivoire, en Afrique et même dans le monde. J’en veux pour preuve, Le ministre Alain Logbognon, Jean Patrick Ehouman, Diaby Mohamed, John James, Edith Brou, Manassé Dehe, Boukary Konaté du Mali, Edward Armatey, King Israël, Yannik Rey, Francis Pisani pour ne citer que ceux-la...[Mais qui sont donc tous ces gens et d’où viennent-ils ?]

Assurément au regard du programme qui nous été envoyé, on ne va pas s’ennuyer à cette 3e édition du Barcamp d’Abidjan. Des conférences et des workshops (mais aussi des surprises) vont meubler ces 48 heures de Barcamp. [Lire aussi l'interview de Cyriac Gbogou, directeur de cette édition].

Rendez vous donc est pris pour (à partir de ) ce vendredi 7 octobre dès 8 heures à Hollywood Boulevard situé aux 2-Plateaux sur la rue des jardins.

 

 

20 septembre 2011

Petit constat dans un centre du BAC 2011

bac2011.JPGEt c’est parti pour les écrits du baccalauréat 2011 en Côte d’Ivoire. Le moins que l’on puisse dire au regard de ce que j’ai pu observer dans quelques centres à Cocody et à Yopougon, c’est que les dispositions ont été prises pour que cela se fasse dans le calme et dans la sérénité mais surtout loin des fraudes.

Une petite visite ce matin au Collège Koné Idrissa à Yopougon pétro ivoire, histoire de voir comment les choses se déroulent. [Il y a certaines années où dans certains centres c'étaient des ambiances surchauffées dehors, des va-et-vient des élèves et parents d’élèves entre la cour (et parfois même les classes) et l’extérieur du centre].

Un impressionnant dispositif (dissuasif) de sécurité assuré par des policiers. Les élèves entrent en rang dans la cour de l’école en présentant la convocation et une pièce d’identité. Dehors, les quelques rares parents venus accompagner et encourager leurs enfants repartent aussitôt. « Je ne cherche pas affaire je rentre chez moi. Je viendrai chercher ma fille le soir », lance ce père de famille avec un éclat de rire.

Sur les 660 élèves prévus 130 manquent à l’appel. « Sinon dans l’ensemble tout s’est bien déroulé » se réjouit, Seka Aka, le chef de centre en ajoutant « la ministre (de l’éducation nationale) a été ferme sur les mesures à prendre. Nous appliquons ».

Les quelques élèves interrogés à la pause de midi ont sorti l’habituel « c’était abordable » en parlant de la première épreuve de philosophie.

Au collège moderne de Cocody. Le dispositif de policiers est un peu plus impressionnant qu’à Yopougon. L’ambiance dehors aussi. De nombreux vendeurs ambulants ont envahi la voie qui passe devant ledit collège. Attendant impatiemment les premiers élèves à finir les épreuves de cette première journée.

Le moins qu’on puisse dire est que cette journée était celle de l’enseignement. Dans la foulée, débutaient les oraux du BTS (Brevet de Technicien Supérieur). Il y a avait également les réultats du CEPE (certificat d’étude primaire) avec un résultat global de 58,22%.

Lire aussi le reportage complet d'un Avenant dans le Centre de Yopougon.

FRCI, nouvelles causes d'accidents

J’ai encore en mémoire l’accident qu’a eu un de mes amis ce week-end sur l’axe Abidjan-Bassam. J’y pense encore surtout que ce matin il m’apprend que l’histoire restera « sans suite ». « Parce que ce sont des éléments des FRCI ».

Pour rappelle. Dimanche 18 septembre après midi, alors qu’il se rendait à Bassam (avec son père, sa femme et son fils de 4mois), un véhicule venant dans l’autre sens, percute violemment leur voiture. Le choc est terrible.

Quand j’ai vu la carcasse de la voiture j’ai crié « C’est un miracle ! ». Il n’y a eu aucune perte en vies humaines. Quelques blessés légers dans la voiture de mon pote. Et de l’autre côté, les quatre occupants s’en sortent sains et saufs. C’est une voiture occupée par des jeunes ( je leur donne en moyenne 22 ans) qui se réclament être des FRCI (Forces républicaines de Côte d’Ivoire). Jean, tee-hirt près le corps, baskette, et casquettes, ils ressemblaient plus à des artistes qu'à des militaires. Leur « chef » qui dit se nommer « Caporal N’CHO », ne peut pourtant pas identifier l’unité à laquelle il appartient. Il jure cependant qu’il est du « Corps ».

Lire la suite

07 mai 2011

Maintenant allons de l’avant

Hier vendredi 6 mai 20111, Alassane Ouattara a prêté serment comme « Président de la république de Côte d’Ivoire ». Au nombre des invités présent à cette cérémonie brève mais « pleine d’émotions » (selon les participants), on a aperçu le président de l’Assemblée Nationale, Mamadou Koulibaly, le président du Conseil constitutionnel, Yao Paul N'dré, le président du Conseil économique et social, Laurent Donat Fologo, le président de la Cour suprême, TIa Koné, le Grand Chancelier, le Chef d’Etat Major des armées (et tous les généraux), le doyen des diplomates, le Nonce Apostolique, (une partie de) la presse nationale et internationale.

Désormais, je l’espère en tout cas, le film d’horreur « crise Post-électoral » doit être loin derrière nous. Quelqu’un me disait au téléphone, « si on aime ADO, on doit se mettre au travail pour l’accompagner dans son programme. Et si on ne l’aime pas, on doit lui accorder le bénéfice du doute et si c’est trop dur pour nous, alors vengeons-nous dans le travail en travaillant plus ». J’en ai rit. Mais je trouve que mon interlocuteur avait raison.

Il nous faut nous mettre rapidement au travail. Nous avons perdu trop de vies humaines, trop de temps, trop d’argent et surtout trop de confiance réciproque entre Ivoiriens. Et tout ça « grâce » au Conseil constitutionnel. Pendant 4 mois les deux camps (LMP Vs RHDP) se sont bagarrés à coup de médias, de menaces et d’armes (très souvent ) lourdes.

Aujourd’hui avec cette prestation de serment, Ouattara prend officiellement la fonction suprême de la Côte d’Ivoire. Qu’on le veuille ou pas, il va falloir faire avec. Et c’est dans l’intérêt de la Cöte d’Ivoire que nous avancions tous les mains dans les mains. Sinon, on peut choisir de continuer encore de se bagarrer et de faire davantage reculer la Côte d’Ivoire. Ou alors on peut décider de mettre tout en œuvre (chacun à son niveau et dans son domaine) pour que l’éléphant d’Afrique se remette sur ces pattes.

C’est sûr Ouattara tout comme Gbagbo ont beaucoup de chose à nous expliquer. J’espère que la plateforme « Vérité & réconciliation » nous permettra de mieux comprendre ces quatre mois de crises profondes, dont on en garde encore les stigmates.

La pensée de la semaine : "Satan nous a possédé", Yao Paul N'dré, président du conseil constitutionnel de Côte d'Ivoire, à propos de la crise.

18 avril 2011

Abidjan retrouve ses lundis

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La vie est en train de reprendre, on ne peut plus en douter. Ce matin j’ai entendu les nombreux klaxons des taxis et autres wôrôs wôrôs (taxis communaux). J'ai vu les gbakas (mini bus) et leur apprentis-accrobates. J'ai revu la vendeuse de "pain-condiments". Oui, elle aussi est de retour. Sur les trottoirs, des personnes attendaient patiemment des taxis pour certainement se rendre au travail. Dans les véhicules, les discussions sont bonne enfant. On revient sur les derniers évènements en Côte d’Ivoire, le changement de régimes, les peurs, les craintes mais aussi les espoirs pour demain.

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Pour certains, c’est leur première sortie après 3 semaines de « réclusions » rythmées de tirs, de bombardements, de rumeurs et de souffrances. «ça chauffé ici on dirait », s’exclame une dame à bord d’un véhicule qui l’emmène de Treichville à Bassam en montrant du doigt un bâtiment littéralement saccagé.. «Ce sont les bureaux de Côte d'Ivoire télécom», rétorque le chauffeur du véhicule.

Par moment j'aperçois à certains arrêts de bus des gens adossés sur les bords de l’abri. «Ils attendent le bus », lance quelqu’un. Dans la rue j'en vois très peu d’ailleurs. Mais il y en a quand même. La vie à Abidjan est en train de reprendre on ne peut pas plus en douter. Désormais, il faut que les banques ouvrent et il faut que le Plateau (centre administratif et des affaires) se mette en marche.

Finalement, je pense qu’il est important de se (re)mettre rapidement au travail. Laissons aux politicienx de régler les questions politiques, aux militaires et policiers de s’occuper de l’aspect militaire et sécuritaire. Mais nous, réconcilions-nous avec le travail et mettons de côté nos rancœurs car comme on aime bien le dire ici à Abidjan « Nous sommes obligés de vivre ensemble ». Si pour une fois de plus, nous avons l’occasion de relever la Côte d’Ivoire, n’hésitons pas. La vie continue et elle peut être meilleure pour tous, si et seulement nous décidons de mettre fin à tout sorte de belligérance.

Dieu bénisse la Côte d’Ivoire !

Crédit photo 1: Abidjan.net