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12 décembre 2011

RTI. Aka Sayé Lazare sur le départ ?

aka saye lazare.jpg

L’actuel Directeur général de la radio télévision ivoirienne compte t-il ses jours à la tête du plus grand média d'Etat ? Tout porte à le croire. En effet, un « appel à candidature pour le poste de Directeur Général de la RTI » circule depuis quelques temps sur la toile. Celui qui a succédé à Brou Aka Pascal, devra certainement céder son fauteuil dans les semaines à venir, à moins de soumettre sa candidature à cet appel.

Les missions du futur directeur seront entre autre de "viabiliser la RTI et d’assurer son efficacité de l’action commerciale". Au niveau des opérations, le futur patron de la maison bleue devra « structurer l’ensemble des chaînes (programmes et prestations), fixer les objectifs de chacune, allouer les ressources (budget, ressources humaines et moyens techniques) et améliorer les méthodes, l’organisation et la performance en matière de qualité et de productivité".

Pour être l’heureux élu, il faudra au-delà d'un BAC +5 en école de commerce ou d'un BAC + 4 en communication ou en journalisme, disposer d’au moins « 15 années d’expérience professionnelles pertinente dans la gestion  d’entreprises publiques ou privées… ».

Visiblement, il y a une volonté d’avoir du sang neuf et de finir définitivement avec les « DG » de la crise post électoral qui ont été bien récompensés en « fauteuil de direction ».

Une question me chiffonne cependant. Où va atterrir Aka Saye Lazare s’il quitte son poste ? La chaise de PCA est déjà prise par son prédécesseur. Il sera peut être "conseillé du président", non ?

Le poste vous intéresse ? cliquez  ici pour davantage d’informations

 

30 novembre 2011

Sales temps pour les journalistes ivoiriens

Cote-Ivoire-m.jpg

Alors qu’on avait annoncé qu’ils seraient libérés, les trois journalistes du quotidiens « Notre Voie » croupissent toujours en prison pour un délit que j’ai du mal à comprendre : « "incitation au vol, pillage et destruction de biens d`autrui par voie de presse ». Selon les propos tenu par Me Serge Essouo à l’Agence France Presse.

César Etou, directeur de publication, Boga Sivori, chef du service politique, et Didier Dépry, secrétaire général de la rédaction ont été placés sous mandat de dépôt et devaient être "jugés dans une quinzaine de jours", ajoute Me Essouo.

Au départ, les trois journalistes convoqués le 24 novembre par la police avaient été placés en garde à vue pour « offense au chef de l`Etat » Alassane Ouattara dans un article et « atteinte à l`économie nationale » dans un autre.

Dans le premier article en cause, le journal affirmait que, "pendant que les Ivoiriens meurent de faim et de maladies, Ouattara s`offre 40 Mercedes à 1,04 milliard de FCFA" (1,6 million d`euros). Selon Notre voie, les véhicules sont destinés aux membres du gouvernement.

L`autre article incriminé évoquait une prochaine dévaluation du franc CFA, malgré les démentis des banques centrales d`Afrique de l`Ouest et Centrale. "Le franc CFA sera bel et bien dévalué. Voici les preuves", titrait en Une le quotidien.

La lueur d’espoir qu’avait apporté la décision du procureur d’Abidjan, s’est bien vite éteinte. « J'ai ordonné aux enquêteurs de la direction de la police criminelle de les relâcher », avait confié à jeuneafrique.com le procureur de la République, près le tribunal de première instance du Plateau, Simplice Kouadio Koffi, dans un entretien téléphonique. « La loi sur la presse protège en effet les journalistes pour ce qui est du délit de presse, ce qui est le cas de l'offense au chef de l'État » précisait le procureur.

Cela n’a rien changé.

Les dénonciations des institutions internationales des droits des journalistes n’ont également rien apporté. Reporter Sans frontière dresse un bilan négatif. «Le constat est amer. Six mois après l’arrivée d’Alassane Ouattara au pouvoir, Reporters sans frontières estime que le nouveau gouvernement ivoirien porte des atteintes régulières à la liberté de la presse. Mais pas n’importe laquelle : celle qui soutient ou est supposée proche de l’ancien président Laurent Gbagbo » écrit le site de Radio France International.

«On pouvait anticiper qu’il y aurait des sanctions contre des médias qui avaient soutenu ouvertement Gbagbo (...) mais là, ça tourne au règlement de compte », rapporte à Ambroise Pierre, responsable du bureau Afrique de RSF.

hermane aboua.jpgEt cela ne date pas d’aujourd’hui. Alors qu’intervient ce nouvel épisode de l’arrestation des journalistes proche de l’ancien Chef de l’Etat, Laurent Gbagbo, un autre croupis en prison depuis des mois : Hermane Aboua, journaliste de la Radio Télévision ivoirienne (RTI).

RSF, qui a donc publié un communiqué s’inquiétant de la situation le 25 novembre, a été rejoint le même jour par la mission de l’ONU en Côte d’Ivoire, l’ONUCI, qui a dit « observer depuis quelques jours des développements peu rassurants sur le front médiatique avec des interpellations de journalistes suite à leurs écrits ».

Mais RSF pointe également la situation de quatre autres journalistes. Deux travaillent pour L’Inter, un quotidien connu pour ses sympathies pro-Gbagbo. Son rédacteur en chef Félix Bony aurait ainsi « été invité à se rendre dans les bureaux de Konaté Sidiki pour une "mise au point" ». Le même Konaté Sidiki aurait, toujours selon RSF, proféré des « menaces verbales » à l’encontre d’un correspondant de L’Inter, Achille Kpan.

D’autres voix se sont levées pour dénoncer cette arrestation des journalistes. Notamment celle du célèbre écrivain Serge Bilé. « C'est scandaleux qu'un président, qui se dit démocrate, puisse faire fi de la liberté élémentaire de la presse et laisser sa justice, forcément aux ordres, et son ministre de l’Intérieur, museler ainsi les médias », s’indignait-il.

La requalification des faits pour nos trois confrères inculpés, cache mal une réelle volonté de les inculper coûte que coûte alors que l’on approche vers la date fatidique des élections législatives. De telles actions sont de nature à créer un climat de tension.

J’ai encore en mémoire une « demande » d’Alassane Ouattara en 2010 alors que des journalistes du « Nouveau Courrier » étaient arbitrairement incarcérés. « Je demande la libération de ces journalistes », scandait-il, affirmant partout que la liberté de la presse devrait être respectée. Et pourquoi aujourd’hui en tant que Chef de l’Etat, Alassane Ouattara est-il si silencieux ?

["Les Etats-Unis s'étaient dits "troublés" par la "détention continue" des trois journalistes, dont l'opposant Alassane Ouattara avait réclamé la libération" (Source France 24 du 27 juillet 2010)].

C'est sûr, tous les journaux ne sont pas logés à la même enseigne. Et d’ailleurs où sont passés les organisations et associations de journalistes. C’est bizarre, il y a un grand silence autour de la situation de nos confrères. Qu’est devenu le si bavard Comité Ivoirien de protection des journalistes (CIPJ) ? Où sont passés les bouillants CNP (le Conseil National de la Presse), UNJCI (Union Nationale des Journalistes de Côte d’Ivoire) et GEPCI (Groupement des Editeurs de Presse de Côte d’Ivoire). ET où est passée la solidarité des autres journalistes ?

Pour l’heure nos trois confrères de "Notre voie" sont derrière les barreaux à faire la grève de la faim et à ruminer toute cette histoire qui de toutes les façons cache bien des raisons inavoués par le pouvoir en place. Qui seront les prochains ?

17 février 2010

Treichville ou treich'Farwest

Les habitants de la commune de Treichville ont vécu une journée de mercredi assez mouvementée. Une marche du RHDP qui s'est transformée en casse et en bus incendiés. Puis en chasse à l'homme entre les Forces de défense et de sécurité et les manifestants...

L'envoyé spécial d'Avenue225 était sur les lieux il rend compte avec des photos qui témoignent bien de la violence de cette manifestation.

Lire l'article

26 septembre 2008

Article sur l'expulsion d'hier en France

"Insalubrité". C'est le titre de l'article lié aux évènements d'hier à Paris.

article.JPG


Et pour télécharger l'article cliquez sur meci.PDF ou lire aussi ceci

25 septembre 2008

Evacuation à Paris d'un immeuble squatté par des Ivoiriens

maison des étudiants.jpgLa police a procédé jeudi matin à l'évacuation partielle d'un immeuble squatté par des Ivoiriens dans le 13e arrondissement de Paris, soit 84 personnes concernées dont 19 enfants, "pour des motifs de sécurité", a annoncé la Préfecture de police de Paris (PP) dans un communiqué.
"Il a été procédé ce jour à l'évacuation partielle pour des motifs de sécurité bâtimentaire de l'immeuble situé 148/150 boulevard Vincent Auriol à Paris 13e", objet d'une expropriation, selon la PP qui a précisé que les occupants "squattaient les lieux".
Le bâtiment, anciennement Maison des étudiants de Côte d'Ivoire, abrite au total 182 personnes, dont 36 enfants, toutes ivoiriennes, dont certaines sans papiers, selon le Comité de soutien aux squatters qui dénonce le fait que le relogement ne soit pas intervenu en préalable à toute expulsion.

Lire la suite

21 juin 2008

C'est tout eux !

Un orphelin de mère privé de son père expulsé. Lire ici

23 mai 2008

Expulsion des Ivoiriens: C'est la mode !?

Un autre cas vient s'ajouter à la liste des Ivoiriens (et autres Africains) qui seront chassés (évitons les euphémismes avec le terme "expulser") de la France.

Selon l'article puisé sur le blog de Libé Lyon, "Le préfet du Rhône veut à tout prix expulser le jeune Landry, quitte à régulariser sa situation plus tard.

"Le lycée La Martinière connait ces jours-ci une mobilisation exemplaire. Elèves et enseignants soudés, nombreux, pour défendre un étudiant ivoirien menacé d'expulsion. Leur engagement est tel qu'il a poussé le préfet du Rhône à sortir de sa réserve, vendredi après-midi. Le représentant de l'Etat a justifié sa décision, et s'est engagé, dans un communiqué, à régulariser Landry, étudiant en BTS de gestion informatique dans ce lycée de la Duchère. Mais auparavant... le préfet maintient qu'il faut expulser le garçon samedi. "Pour régulariser sa situation, explique-t-il, il doit d'abord retourner dans son pays afin de demander aux autorités consulaires françaises un visa de long séjour étudiant." Puis le préfet ajoute : "Après obtention de ce visa, il pourra revenir sur le territoire français et obtiendra un titre avec la mention étudiant". Les enseignants et les professeurs sont un peu rassurés par cet engagement écrit. Mais ils restent, comme les lycéens, indignés par cette expulsion inutile..."


Lire l'intégralité de l'article

22 mai 2008

Un Ivoirien (élève , sans-papier) en France ménacé d'expulsion

Au lycée La Martinière-Duchère de Lyon, personne ne se doutait que Landry, 23 ans, élève en informatique, était sans papiers et risquait de se faire expulser à tout moment vers la Côte d'Ivoire. Désormais, tous sont mobilisés.

Quatre jours plus tôt, au cours d'un contrôle de police dans le métro de Lyon le 8 mai, le jeune homme avait été arrêté puis placé en centre de rétention.

Sans titre de séjour, il risque d'être renvoyé en Côte d'Ivoire, pays qu'il a définitivement quitté en 2003 après l'assassinat de son père, opposant politique. Autant de faits que Landry a toujours tus dans son environnement scolaire.

Alerté, un enseignant, M. Sanchez fait signer dès le lendemain une pétition à ses collègues et aux élèves. Mille signatures sont recueillies en deux heures et une demande de régularisation est faxée à la préfecture dans la foulée par la proviseure du lycée, Stanie Lor-Sivrais. Rassemblés cette semaine devant la préfecture de Lyon, les proches et quelque 200 lycéens et enseignants tentent une nouvelle fois de se faire entendre.

La famille vient d'apprendre qu'un laissez-passer pour la Côte d'Ivoire a été délivré.


Source : AFP

12 mai 2008

Une histoire édifiante de chasse aux... Noirs

"Admirons" comment la police française réprime les sans abris...

13:20 Publié dans A la chasse ! | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : expulsion, france, sdf