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17 décembre 2012

5 ans de vie de blogueurs: quelle belle aventure !

le blog de yoro,yoroba,israël guébo,israël yoroba,israel yoroba gueboMa vie de blogueur (professionnel) a véritablement commencé ce 16 décembre 2007 avec ce post : Noël, un blog nous est né. Ce qui était alors un simple espoir, s’est au fil du temps aiguisé pour devenir une réalité. "Quand à nous autres jeunes plumes, nous nous forgerons avec le temps - et nous l'espérons - sur cet espace que nous offre ivoire blog", écrivais-je il y a 5 ans tout juste. 5 ans après les choses ont fortement évolué sur le web en Côte d'Ivoire. La blogosphère ivoirienne s’est accrue et s’est diversifiée.  Avec des blogs et des contenus de qualités.

Comment je le faisais ici-même en 2009 voici quelques chiffres.  

Sur les 5 années le blog totalise 804 articles publiés (soit environs 14 articles par mois) avec 3287 commentaires (soit 4 commentaires par articles). Pour les visiteurs le compteur affiche 1 260 000 visiteurs uniques en moyenne (soit près de 800 visiteurs uniques par jour). Pour les pages vues faut comptabiliser en moyenne 4 500 000 pages vues (soit 75 000 pages vues en moyenne par mois).

Qu’est ce que mon blog m’a apporté depuis 2007 ?

Tout pourrait se résumer en cette biographie. Mais je vous livre ici quelques points forts de ce que Le Blog de Yoro a apporté à mon existence.

Trois prix : En 2008, le prix du « Meilleur blog Francophone » à la coupe du monde des Blogs (Best Of Blog, BOBS) organisé par la Deutsche Welle.  En 2009, je recevais à Dakar, le « Prix Spécial Waxxal du meilleur Blog de Journaliste d’Afrique de l’Ouest » par l’Institut Panos Afrique de l’Ouest (Ipao)

2011. C’est en Belgique que je reçois le « Prix Harubuntu », catégorie Communication, par l’ONG Belge Echos Communication.

Des opportunités.

Après deux ans d’étude à l’Ecole Supérieure de Journalisme de Lille, je suis sorti avec un diplôme de JOurnalisme, spécialité Radio et Web.

J'ai reçu de nombreuses invitations pour participer comme invité ou orateur à des conférences, des workshops ou tout autre rencontre. Afrique du Sud, Benin, Burkina Faso, Ethiopie, Ghana, Mali, Maroc, Niger, Togo, Tunisie, Sénégal, Allemagne, Belgique, France, Suède, Turquie pour ne citer que ces pays-là.

Il m'est arrivé d’être sollicité comme pigiste. J’ai travaillé pour le site Web de TV5 comme correspondant à Abidjan. Cette aventure a d’ailleurs commencé avec des articles que j’ai produits lors des élections américaines de 2008. J’ai aussi fait un tour sur la blogosphère de France24 où j’ai commencé comme Observateurs. Quelques piges aussi à la rédaction en Français de la Deutsche Welle. Aujourd'hui je suis formateur média en Afrique pour la DW Akademie.

Des projets.

Le blog de Yoro, Yoroba, israël guébo, israël yoroba, israel yoroba guebo

Il y en a énormément qui sont nés (et il un grand nombre qui attend). Je citerai pêle-mêle Avenue225, le premier site ivoirien d’information de proximité. Désormais on retrouve des Avenues un peu partout. Sénégal (Avenue221), Mali (Avenue223) Guinée Conakry (Avenue224) Togo (Avenue228) Burkina Faso (Avenue226) Benin (en cours Avenue229) et le Cameroun (en cours Avenue237).

Mais il y a aussi Ouest Afrika Blog. Un projet initié en 2010 avec le Soutien de l’ESJ-Lille et qui vise à former et à encadrer les journalistes des radios communautaires d’Afrique de l’Ouest quand à la pratique du web mais surtout à la délocalisation via le web des informations de proximité. 5 Pays sont engagés : Sénégal, Mali, Burkina Faso, Togo et la Côte d’Ivoire. Ce projet va d’ailleurs bénéficier du Fond Francophone des Inforoutes pour l’année 2013.

Ma vie de blogueur s’est transformée en une vie de Jeune Chef d’entreprise. En 2011, j’ai lancé E-Voir, qui est une agence de Web Marketing et qui propose des solutions médias taillées sur mesure pour les entreprises, les Institutions et les personnalités. E-Voir s’est un peu un incubateur qui gère désormais tous les projets en cours et à venir.

Le blog ça paie ?

Ce n’est pas tant le blog qui m’a rapporté de l’argent. Quoique de plus en plus, cet espace accueille des articles sponsorisés et des publicités. Mais je dirai que c’est plutôt ma vie de blogueur. Écrire ça et là, ou donner ses articles pour diffusion. Faire des formations par-ci, être consultant par-là etc…

Et je le dis à qui veut l’entendre, que « Oui, on peut vivre de son blog ». Il suffit d’avoir un peu de patience, de l’ardeur au travail et surtout être passionné.

C'est quoi la suite ?

Continuer à bloguer en entretenant mes espoirs d'antan. Le 14 décembre 2008, dans une interview sur GlobalVoicesOnline je disais ceci:

"Je souhaite qu’il soit plus professionnel. Vous savez, je travaille par exemple avec un petit appareil photo qui n’est pas le mien. Je cherche actuellement à en acquérir un plus professionnel. Quand vous écoutez la qualité de son de mes interviews, c’est catastrophique. Je vais également chercher à avoir un microphone plus pro. Bref, il faut que mon blog devienne professionnel avec un nom de domaine. Et j’ai en tête un projet concernant les blogs en Côte d’Ivoire. Mais souffrez que je ne vous en dise pas plus. Retenez que j’espère qu’après ce prix je vais rencontrer d’autres blogueurs dans le monde entier afin de profiter de leurs expériences et de partager avec eux ma petite expérience de blogueur ivoirien. J’espère fortement que je serai invité et présent à de grand rendez-vous de blogueurs".

Quelques années plus tard, je suis bien content d'avoir réaliser une partie de ces rêves de jeune passionné. Mon idéal n'a pas disparu. Je continu d'écrire et de faire de la sensibilisation afin que de plus en plus le web devienne l'arme idéale pour une liberté d'expression plus accrue. D'ailleurs pour 2013, on pourrait voir la sortie de mon premier livre.

Ma plus grande bataille pour 2013 sera d'emmener tous ceux qui ont une idée de blog ou qui veulent bloguer à voir bien au-delà et d'arriver à les trasnformer en StartUp.

Le Blog de Yoro, lui va continuer à vivre. Même si désormais mon nouvel espace de rédaction sera Yoroba.net.

Alors que j'écris les dernières lignes de ce post-anniversaire, mes pensées vont vers deux personnes qui m'ont poussé avec force pour que je survive jusqu'ici. Aujourd'hui.  Théophile Kouamouo, Edgar Yapo.

Je ne saurai même un point final sans vous dire MERCI. Vous mes chers lecteurs. Grâce à qui ces pages sont lues, connues. Vous qui contribuez ainsi chaque jour à l'amélioration de cet espace.

L'Aventure continue !!!

19 octobre 2012

Ricardo Xama, star par la langue française

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A l’issue du match Côte d’Ivoire/Sénégal, le journaliste ivoirien Ricardo Xama est devenu une véritable star sur la toile. La raison : son vocabulaire utilisé pour commenter ledit match. Des mots, des verbes, des expressions, qui ont surpris plus d’un. Pour ne pas dire qui ont fait rigoler le grand nombre. Et pour ce grand nombre, le commentateur distillait des néologismes ou déformait des mots que certainement il ne connaissait pas ou dont il avait oublié l’orthographe. On l’a même surnommé « le Petit Ricardo », pour faire allusion au « Petit Robert », dictionnaire de langue française. Je me suis amusé à vérifier l’existence de "ses" mots et leurs sens. Voici ce que ça donne.

1- L’Attaque Rustaude : Rustaude signifie qui a une allure paysanne, des manières gauches ou grossières, qui ignore la politesse et les usages. (Source)

2- « Quelque peu dubitatif ». Dubitatif signifie qui exprime le doute. Incrédule, sceptique. (Source)

3- « Il s’était laissé plutôt prendre dans un schéma trapézoïdal … ». l’adjectif trapézoïdal signifie tout simplement En forme de trapèze. (Source)

4- « ça va être une mission difficultueuse ». (J'en vois encore qui en rient). L’adjectif "difficultueuse" signifie qui présente des difficultés . Synonyme : pointilleuse, incommode, susceptible, ardu, malaisé, exigeante, laborieux, difficile, rude, vétilleuse, pénible . (Source)

Lire la suite de ce lexique...

18 octobre 2012

On parle d’Avenue225 sur la Radio Suisse

Petits Matins est une émission (très) matinale sur la Radio Suisse. Une émission diffusée à partir de 5 heures du mat’ (3 heures GMT) et dans laquelle il y a cette rubrique : « Décalage horaire ». Portion de cette matinale « donne la parole à un journaliste de l’étranger, qui plonge (les auditeurs) dans la réalité quotidienne de son pays », peut-on lire sur le site web.
Et pour cette semaine, c’est le site Avenue225 qui est à l'honneur. "En Côte d'Ivoire, les journaux parlent essentiellement de politique de manière partisane: les quotidiens sont la propriété de partis politiques, voire même d'hommes politiques. Pour tenter de dépasser cette situation, un trentenaire a créé un site internet d'information de proximité: pas de politique politicienne, mais des sujets proches des Ivoiriens. Par la correspondante de RTSinfo à Abidjan, Aurélie Fontaine".
 

Écouter l'émission

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Toute l'émission est ici

15 août 2012

CivRoute, le citoyen au coeur du trafic routier

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"Vous souhaitez informer les autres automobilistes de l’état du traffic routier à votre dernier passage ? Vous souhaitez profiter des avantages d’un réseau d’informations routières constamment mises à jour par ses utilisateurs ?" s'interroge ce matin la blogueuse Edith Brou. Voici CivRoute : le nouveau service web et mobile qui va définitivement résoudre ces problématiques. En quoi cela va t-il consister? 

Loin de se substituer à la Brigade de régulation routière, « Civroute » se veut être la première plateforme collaborative d’informations routières en Côte d’Ivoire.  Elle a pour objectif principal de donner des informations sur ce qui se fait sur la route. Sur l’état de nos voies.

« Civroute » vise également à géolocaliser en temps réel le trafic et les activités qui pourraient s’y tenir.

Aussi, « CivRoute » va servir d’indicateur sur le trafic ivoirien de façon générale mais aussi de plateforme d’alerte pour les forces de l’ordre (Police, Gendarmerie et Pompiers) et pour les citoyens.

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14 août 2012

Joseph Siaba, Sage-Femme malgré tout

joseph Siabo.jpg

Joseph Simone Siaba s’empresse de renfiler son vieux chemisier rose  presque qu’élimé qui contraste avec son petit bureau peint en bleu et blanc. « Il me faut une nouvelle blouse rose » rigole t-elle les deux mains posées sur sa table de travail. Une table sur laquelle traîne son stéthoscope, ses stylos de couleurs et son registre de suivi. En face, un lit d’examen encore en état, refroidit par la climatisation de la salle. A terre, une balance à laquelle il faut donner des coups pour qu’elle fonctionne. «Je lui fait confiance tout de même » (se) rassure la Sage-femme de la maternité de Samatiguila.

Un sourire au coin des lèvres, les bouts des cheveux entre les doigts, Joseph se perd parfois dans ses souvenirs. Elle n’avait pas prévu de devenir une « accoucheuse ». Elle qui a fait des études de marketing à Abidjan et qui est bilingue. Elle n’avait même pas imaginé que pour son premier poste on l’enverrait loin. Très loin. A Samatiguila. «Je ne m’en plains pas vraiment, c’est un bon test pour moi », renchérit-elle pourtant avec le sourire quand on semble la plaindre. « Sauver les vies, ici ou ailleurs c’est l’essentiel » lance t-elle. Et pour elle, tous les jours (et les nuits) c’est la même gymnastique pour assister des femmes ou faire venir au monde des enfants.  « Parfois à 23 heures, il y a des femmes qui frappent à ma fenêtre pour demander une assistance », témoigne t-elle en montrant du doigt sa maison séparée du dispensaire par une clôture.

Depuis près de 9 mois que Joseph est arrivée au dispensaire de Samatiguila, elle sent les choses évoluer.


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15 à 20 accouchements par mois. Un vrai record, dans cet établissement sanitaire où les femmes semblaient fuir la présence masculine… par pudeur sans doute.          


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Malgré son ardeur et son dévouement au travail, Joseph semble être ralentie dans son élan. Seule et sans matériels adéquats pour fonctionner. Ajouter à cela, la gratuité ciblée des soins qui finalement ne sert pas à grand-chose vu le manque cruel de médicaments pour les femmes enceintes qui n’ont pas de moyens financiers.


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Désormais, Joseph attend avec impatience que le ministère de tutelle veuille jeter un œil bienveillant vers la maternité du dispensaire de Samatiguila. « Et en attendant le ministère de la santé et de la lutte contre le Sida, les bonnes volontés peuvent réagir et sauver des vies », indique Joseph.

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[« Ce post fait partie d’une série d’articles qui illustrent ce que j’ai vu lors de mon voyage à Samatiguila. Carte postale d’une belle cité située à près de 870 kilomètres d’Abidjan et 35 kilomètres d’Odiénné, la capitale de la région du Denguélé. Samatiguila sur Wikipedia »]

11 juillet 2012

Difficile d'être blogueur à Gao

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Le Mali n’a pas fini de faire la Une des journaux radio, télévisé et d’alimenter les grandes discussions dans les forums sur internet ou même dans les salons. Au milieu d’une situation jugée chaotique, il y a ceux qui continuent de rester sur place afin d’informer l’opinion internationale. Oumarou fait partie de ceux-là. Oumarou Mohamed Lamine est animateur, producteur et journaliste en langue songhoï à la Radio AADAR-FM KOÏMA de GaoIl est depuis un an blogueur sur la plateforme Ouest Afrika Blog. Il raconte sa vie, son quotidien et ce qu’il voit à Gao. Et la crise ne l’a pas fait changé. Toujours en poste, s’intéressant au sort des populations. Oumarou continue de bloguer avec frénésie. « Je veux que le monde entier sache ce qui se passe ici à Gao ». Au milieu d’une chariat de plus en plus dure, d’une ville de plus en plus vide, Oumarou court le risque de rester. Muni de son dictaphone et de son appareil photo. La situation n’est pas du tout rose.


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Le jeune blogueur, ne veux pas rater une seule seconde de qui se fait dans sa région. Il ose même faire les voyages entre Gao et Bamako.


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Si Oumarou parvient à rédiger des articles, il ne peut cependant plus les illustrer par de la photo. C’est interdit ! D’ailleurs sont appareil photo à subi les affres des islamistes. Dans ces conditions, difficiles d’écrire sur tous les sujets.


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Mais alors comment, ce jeune blogueur arrive à alimenter le blog ? Où trouve t-il la connexion Internet ?


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La situation est difficile. Et pour le jeune blogueur, au-delà des conditions de travaille pénible, sa vie est constamment en danger.  


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Témoignage émouvant qui en même temps montre que les blogueurs ont toute leur place en tant de paix comme en période de guerre. Là où les médias classiques fuient, ce sont les citoyens via leurs blogs et les réseaux sociaux qui restent en place pour informer le monde. Même quand la connexion est défaillante. Même quand l’électricité se fait rare.

Tous les articles de Oumarou. 

[Communiqué] Startup Week end, une opportunité pour les jeunes entrepreneurs

startup weekend.JPG54 heures ! C’est le temps que va durer le Startup Weekend. Un évènement où des développeurs, des commerciaux, des financiers se rencontrent pour partager leurs idées, créer des équipes, concevoir des produits et lancer des startups.

Le Startup Weekend est une rencontre exceptionnelle entre étudiants et professionnels intéressés voire passionnés par le monde de l’entreprenariat.

Designers, développeurs, spécialistes du marketing, profils business et porteurs de projet sont conviés. Et pour la première fois, la Côte d’Ivoire va accueillir cette rencontre importante. Du 20 au 22 juillet donc, au Tech Hub d’Akendewa  [2Plateaux (quartier Mobile) – Abidjan] tous ces acteurs vont collaborer, échanger, partager et créer. Ils uniront leurs talents au service d’une idée pour la transformer en projet concret de création d’entreprise. Les porteurs de projet seront entourés d’une équipe complémentaire et compétente pour les aider à enrichir l’idée de départ et la rendre efficace et effective. En plus, les meilleurs Start up seront récompensées.

Pour toute info complémentaire : http://abidjan.startupweekend.org/

09 juillet 2012

Besoin de vous pour le Projet Mekooa !

A la suite de Philippe Couve (dont je reprends l'article intégralement depuis Samsa et) avec qui je  lance l'idée (il n'y a pas que nous deux), je voudrais sollicter vos voix. Il s'agit du projet Mekooa que nous lançons à l’occasion de l’African News Innovation Challenge.

Mekooa, c’est quoi ?

Mekooa est une plateforme d’information communautaire et locale conçue pour la Côte d’Ivoire dans un premier temps et pour l’ensemble de l’Afrique ensuite. Sur un continent où l’exode rural se poursuit chaque jour et où les migrations intra-africaines sont massives (bien plus que les migrations en direction de l’Europe), Mekooa offre un service d’alertes via SMS concernant tous les événements de sa communauté/village d’origine (naissances, décès, événements culturels ou autres). Les informations peuvent être mises en ligne également via SMS. Pour assurer la qualité de l’information recueillie, le réseau Avenue225 qui compte déjà une cinquantaine de journalistes en Côte d’Ivoire sera mobilisé pour sillonner le pays et former des correspondants dans chaque village.

Mekooa, c’est qui ?

Mekooa est un projet initié par

Mekooa, ça vient d’où ?

Le nom lui-même vient de Côte d’Ivoire. En attié (langue parlée au sud de la Côte d’Ivoire), ça signifie « ici » ou « chez moi ». On peut aussi l’entendre comme « Mais quoi ? », interpellation largement utilisée en Afrique francophone pour savoir ce qu’il y a de nouveau.

L’idée vient du parcours et des expériences des partenaires qui sont convaincus, comme en témoigne Francis Pisani dans son tour du monde de l’innovation, que les développements les plus intéressants des nouvelles technologies dans les prochaines années viendront des pays en développement.

L’African News Innovation Challenge, c’est quoi ?

african challenge.JPGCe concours est directement inspiré du Knight News Challenge américain qui détecte et appuie depuis plusieurs années aux États-Unis les projets les plus prometteurs dans la perspective d’un renouvellement du journalisme, de ses moyens et de ses méthodes.
L’African News Innovation Challenge a récolté un million de dollars auprès de donateurs privés (Bill et Melinda Gates Foundation, Google, IFCJ, Knight Foundation Omidyar Network, Konrad Adenauer Stiftung, Wan-Ifra) et également auprès du Département d’État américain.
Les lauréats de cette première édition se verront attribuer des bourses de 12 000 à 100 000 dollars pour développer leur projet.

Comment nous aider ?

Pour l’instant, il suffit de vous rendre sur la page qui décrit le projet Mekooa et de cliquer sur le coeur en haut à gauche (mais pour cela, il faudra vous connecter avec votre compte Tumblr). Pour la suite, et si tout se passe bien, nous aurons sans doute besoin de renforts, mais nous vous tiendrons au courant. Les résultats de la première phase de sélection devrait être connus le 10 août 2012.

 

26 juin 2012

J’ai lu « Mon pays, ce soir » de Josué GUEBO

 

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Même s’il n’avait pas été mon père, j’en aurai parlé. J’ai lu presque tous les livres de mon « Oncle-idole ». Puisqu’il m’en donne un exemplaire chaque fois, renforçant l’héritage qu’il n’a cessé de m’offrir depuis ma tendre adolescence. Il ne m’a pas habitué au roman, même si ces chansons laissaient transparaitre parfois, ses histoires vécues, ressenties, ses amours et ses déboires. J’ai appris de lui la poésie. Et c’est ce que j’en garde d’ailleurs. La vie est poésie. Simple et complexe à la fois. Facile à parcourir, avec des codes pour la déchiffrer.  La vie qui part comme elle vient au rythme des vers et des rimes du destin.

J’ai donc reçu une copie de « Mon pays, ce soir ». L’un de ces derniers Opus. Un Livre qui s’ouvre comme le « Cahier d’un retour au pays natal » d’un homme choqué, d’un père meurtri, d’un fils déboussolé, et qui au loin sourit, en apercevant l’horizon. 

« À travers l’artère ouverte

De la ville

Le pays

A cette heure

N’est plus qu’un vaste bruit

Bruit d’heures

Bruit de jours

Bruit d’ombres

Rien qu’un vaste bruit

Où meurt

La quiétude du vaisseau ciselé »

J’ai lu « Mon pays, ce soir »  d’un trait, le doigt constamment humecté par ma langue, les yeux de gauche à droite, comme ce pays qui tangue. Je tourne les pages.  

Zone de turbulences. Nos ceintures sont bien attachées. La poésie résiste à l’histoire. Les ver(be)s de Josué, n’ont pas peur d’être étourdis par les nuages obscurcis. L’auteur se veut soft mais engagé. Poète à l’écriture feutrée mais tranchante dont les lignes épousent la prose, et dont l’épaisseur s’accouple aux vers. Rien de formel dans « ce pays, ce soir ». Mais des cris formés, des poings biens fermés. Des souvenirs entrelacés au rythme d’une justice difficile à délacer.

Josué GUEBO, dans son  « pays, ce soir »-là se rend compte que tout n’est que rêve… là où le cauchemar a du mal à trépasser.

« Cette race rêve

Rêve

De fers à ses

Pieds

Comme rêve

De ballerines

Un monceau de pierre

Auxiliaire

De prédation

(…)

Elle rêve

Rêve contremaitre

Du maître

Croyant contrer

Nos éveils… »

J’ai lu dans le silence, les 54 pages de rimes, dans la vitrine de sa mémoire. A 10 000 mètres d’altitude et 965 km/heure, je me souviens de cette saison inédite de l’histoire notre « pays »… ce soir-là. J’ai été poète, dans une vie pas très lointaine. Normal, Josué, mon père, en est un.  Depuis ma tendre enfance j’ai lu, relu et appris par cœur ces titres célèbres devenues aujourd’hui de belles chansons inconnues. Mais…« Mon pays, ce soir » tranche. Il a un goût amer. De gens qu’on sacrifie à la mer ; Des enfants arrachés « au nombril d’une mère ».  Où est passé l’amour ? Notre pays pourra-t-il survivre sans amour ? De Bouaké à Kinshasa, d’Abidjan à Gorée, Josué  trouve des correspondances.

« Un nègre qui

Tue un nègre

Le coupé décalé

Où ferme

Boutique

La parole

Larmoyante

De mémoires

En chaînes ! »

Le poète sanglote. Il sait que «les  mots s’en vont comme ils viennent » et que les maux sont têtus. Il faut une plume et de l’encre pour graver tout cela, pour nous, sa postérité...

 

« Bienvenu à Abidjan. Température 27 degrés ». Je viens d’arriver dans mon pays. Et ce soir :

« Je me ceins d’une main

De saccage

Et contre le fort de Joux

Je frappe

Frappe

D’une force d’ouragan

Délacée

La gueule du Fort-de-Joux ».

 

J’entends dans les baffles du Boeing, l’auteur chanter :

 «  Louverture

Ne mourra pas

Il ne mourra pas

Dans le cœur

De ma voix

Il ne mourra pas dans le sang

De ma foi ».

Je souris, tape des deux mains

Je regarde depuis mon hublot : « Il pleut », me dit la voisine qui s’était endormie le long du trajet. « Il pleut ». Je me le répète. Je comprends mieux pourquoi Josué GUEBO nous donne  « la plume d’un tel orage », pourquoi nous sonne t-il « l’index d’une tel audace ».

Il est 19h05… nous avons atterri dans ce pays. Il fait soir. Je referme le livre ce 25 juin 2012. Comme il y a un an,  Josué l’ouvrait. Il venait d’être édité.

 

Alors que je trimbale ma valise hors de l’aéroport Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan, je regarde les gens fuir la pluie et s’abriter sous des arbres perforés. Le décor est le même. Ce sont les mêmes taxis qui attendent un éventuel « Gaou à couper », les mêmes flics qui vous lancent « Eh, tu m’as envoyé quoi de là-bas », les mêmes douanières aux formes diversifiées qui vous sourient : « Papa choco, tu n’as des euros qui te gênent-là » ? Les mêmes escrocs qui prétendent travailler sur le tarmac, les mêmes speakerines qui vous accueillent dans un anglais appris à la volée. Et voilà qu’en moi, ce soir, surfe cette chanson célèbre : « Bonsoir ça va, bonne arrivée ! ». Je souris et laisse la pluie sur mon corps se prélasser. Je suis bien dans « mon Pays, ce soir ».

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Josué Guébo, Mon pays, ce soir

Editions Panafrika - Silex / Nouvelles du Sud

Première parution en 2011, 54 pages

Source photo - Jacques Kouao

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12 juin 2012

Yakro E-School 2012 : que retenir ?

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Et nous revoilà de retour à Abidjan après 3 ou 4 jours passés à Yamoussoukro, dans la capitale politique de Côte d’Ivoire. Fatigués, exténués, courbaturés, mais heureux d’avoir tenu le pari et d’avoir rencontré des personnes engagées et passionnées. Après deux (courtes nuits de sommeil) je ressasse encore les jours et les nuits passés dans les chambres, les salles, les couloirs de l’Institut National Polytechnique (INP) de la ville. C’est là que se tenait le YES 2012.

Le choix du thème « Le Web sur l’air du temps » était fait à dessein. L’idée derrière, était de montrer comment internet et les TIC en général pouvait soutenir et aider les étudiants, les futurs entrepreneurs ou les futurs étudiants. C’est pourquoi le choix d’une ville autres qu’Abidjan nous paraissait nécessaire. Les élèves et étudiants, ainsi les populations des autres villes de la Côte d’Ivoire ont besoin d’être informés et formés sur ce  qui se fait sur la toile. Sur les nouveaux outils des TIC, utiles pour eux. Nous avons voulu les sensibiliser. Et Yakro n’est que le départ de ce qui se prépare pour 2013. J’y reviendrai vers la fin de ce post.

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05 juin 2012

Guillaume Soro soutient le Yakro E-School 2012

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La nouvelle circulait déjà sur la toile. Cette fois elle est bien officielle. Le président de l'Assemblée Nationale (PAN) de Côte d'Ivoire, Guillaume Soro a décidé d’être le parrain du YES 2012. C’est l’un des évènements majeurs de cette année 2012. En tout cas, pour ce qui concerne le web et les Tic. Après la première édition du (Summer) E-School, l’Agence E-Voir entend réitérer la rencontre. Cette fois à Yamoussoukro sous l’appellation Yakro E-School abrégé YES2012. L’E-School est une rencontre d’informations et de formations pratiques qui met en rapport le web et le quotidien des citoyens.

IMG_2067.JPGLe parrainage du PAN est apprécié à un double niveau. « D’abord de façon individuelle, c’est un citoyen, un jeune qui décide d’aider les jeunes dans leurs perspectives de sensibilisation autour des outils du web », indique Touré Moussa son responsable de Communication. « Ensuite, derrière Guillaume Soro, c’est toute l’institution qu’est l’Assemblée Nationale, qui accompagne le YES2012 », conclut-il.

Nous ne pouvons qu’applaudir des deux mains cette attitude du PAN. C’est bon signe. Car c’est bien le témoignage d’une prise de conscience de l’importance du web dans notre environnement aujourd’hui par les autorités, fussent-elles exécutives ou legislatives. A ce propos voici ce que dit, Guillaume Soro dans cette interview qu’il a bien voulu nous accorder.

Pour cette deuxième édition le « Yamoussoukro E-School » va s’articuler autour du thème : « la formation sur l’aire du Web ». Les conférences et ateliers pratiques qui vont meubler ce Yes 2012 vont permettre aux élèves et à toute la population de saisir les opportunités qu’offrent internet en termes de formation et de possibilités d’obtention de bourse d’études et de formation à l’étranger. (Voir le programme détaillé).

Pourquoi avoir choisi Yakro ?

La raison est toute simple. Tous les évènements relatifs au web et au TIC ont lieu à Abidjan. Et bien souvent les populations des villes de l’intérieur se sentent oubliées… abandonnées. Alors que nous crions sur tous les toits que nous voulons réduire la fracture numérique, il était temps et important de marquer faire un geste. Et Yamoussoukro constitue le centre de la Côte d’Ivoire. D’ailleurs, des blogueurs viendront d’un peu partout. Bouaké, Daloa, Abengourou et Abidjan, pour ne citer que ces villes là.

Et pour demain ?

Pourquoi pas un Bouaké E-School, un Korhogo E-School, un Daloa E-School, un Man E-School, un San- Pedro E-School, un Gagnoa E-School etc…

L’idée est que le concept fasse tâche d’huile et contamine toute la Côte d’Ivoire. Les Ivoiriens et tous ceux qui vivent en Côte d’Ivoire ont le droit d’être informés et d’être formés aux outils des TIC et du Web en particulier. Et de plus en plus, nous sommes en train de passer de l’utopie à une VRAIE réalité.

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Yakro E-school 2012

Contact et inscriptions

Angré, Les Oscars - Abidjan

Tel: +225 (22 50 18 19)

Tel: +225 (02 50 39 32)

Tel: +225 (45 05 97 57)

contact@e-voir.net

http://e-voir.net/yes12/ 

29 mai 2012

CivBlogs, mon coup d'coeur

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Lorsqu'on parle de web utile, il faut bien entendre et comprendre ces outils (ou ces infos) qui sont mises à la disposition des internautes gratuitement, mais surtout qui servent à quelque chose. Et en la matière j'ai trouvé un "objet de grandes valeurs": CivBlogs. (Pour ceux qui ne le savent pas "CIV" est le (Hash)Tag  sur Twitter pour retrouver le fil des infos en Côte d'Ivoire). Et c'est l'oeuvre de l'ONG Akendewa qui de toutes les façons a démontré à maintes reprises qu'elle est très utile pour la société ivoirienne. Et ce n'est pas uniquement dans le monde virtuel. Bref ! Pour revenir à CivBlog, retenons que c'est "est un annuaire qui indexe les billets provenant de la blogosphere ivoirienne". "CivBlogs vous permet de suivre vos blogs favoris et d'en découvrir de nouveaux". 

Je reçois souvent de nombreux mails, de journalistes ou de spécialistes de nouveaux médias qui s'intéressent au développement du web en Côte d'Ivoire. Ils veulent savoir qui blogue dans tel ou tel domaine. Là, ils sont servis.... gracieusement. Avec un bonus: Akendewa met à disposition le code source de cette application pour toutes les autres blogosphères. Merci les gars, j'ai (re)découverts des blogs vraiment intéressants.

20 mai 2012

Fesnami 2012, la cuisine ivoirienne célébrée

fesnami.jpgLa sauce Tchon de Katiola, le riz soumara de Séguéla, l’attiéké huile rouge de Dabou ou encore la sauce kôpè de Bongouanou ou même le Gouagouassou de Bodokro. Et pourquoi pas le Kedjénou de crabe poilu de San Pedro, le N’Douan (poisson avec écaille) pêché dans les eaux d’Adiaké, ou le foutou igname de Yamoussoukro ou même la sauce Avicam gambas de Grand Lahou.

Le menu était aussi varié que les régions représentées à la première édition du Festival National des Mets Ivoiriens, le FESNAMI. A l’initiative de jeunes ivoiriens – conduit par Paterne N’Zi. Une rencontre sur 3 jours; du 18 au 20 mai. Curieux par le caractère original de ces festivités et au vu des témoignages dont les échos me sont parvenus ça et là sur toile, je me suis rendu sur place au 2e jour à l’espace vert situé en face de SOLIBRA.

J’arrive donc le samedi autour de 11 heures. Les sièges sont renversés, quelques femmes s’activent ça et là sous des hangars, l’air est encore frais et la pelouse mouillée. La pluie est passée par là.

Cela n’enlève rien à la détermination du comité d’organisation et à l’optimisme de ses membres. Galvanisés par la première journée et le succès rencontré.

Vers midi, le soleil réapparait, la musique est de mise, le monde s’installe. Les plats sont dégustés avec délices par les visiteurs qui n’hésitent pas à passer un coup de fil à leurs connaissances pour partager leur satisfaction. J’en fais de même. Il n’y a pas très grand monde, mais c’est super bien organisé. Vous achetez un ticket à 1000 francs, cela vous donne droit à un repas dans la « région » de votre choix. Les quelques personnes interrogées après le repas ce jour, n’hésitent pas à jubiler.


podcast

Quand aux organisateurs, le pari est réussi. On parle même déjà de la 2e édition en 2013.


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Personnellement, j’ai salué cette initiative qui vise à faire découvrir la richesse gastronomique de la Côte d’Ivoire. Il fallait y penser. Mais au-delà de cet aspect gastronomique c’est un bon moyen de rassembler les Ivoiriens. « La nourriture rassemble » lançait un des visiteurs, originaires du Nord et qui dégustait à pleine dent un plat de l’ouest. Dans cet élan de réconciliation, chacun y met du sien. Chacun apporte sa contribution. A sa façon, et selon son style. Le FESNAMI l’a fait. Et c’est à encourager.

Mauvais points.

Cet évènement a manqué de communication dans les canaux classiques. Cela est certainement dû aux faibles moyens des organisateurs et au manque de gros sponsors.

Le programme n’était pas clairement défini à l’avance. Au-delà du fait qu’on vient manger, on ne savait pas trop à l’avance ce qu’on ferait après. Autre mauvais point, il y avait des Mc improvisés qui ne maitrisaient pas le micro et dont les discours étaient mal préparés. (A corriger donc !)

Au regard de cette première édition, je reste convaincu que les échos de la réussite du Fesnami 2012 vont susciter beaucoup plus d’enthousiasme et d’engouement pour les années à venir.

Bravo aux organisateurs et rendez-vous est pris pour l’année prochaine. 

Voir toutes les photos du FESNAMI (tout en bas de cette page qui va s'ouvrir)

 Crédit (de ma) Photo: John James

 

03 mai 2012

Eynulla Fatullayev reçoit le prix Unesco de la liberté de la presse

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« Une minute de silence pour ceux et celles qui paient de leurs vies, le droit de nous informer ». C’est en ces termes que Irina Bokova, Directrice Générale de l’Unesco a honoré tous les journalistes du monde entier. Et il n’y avait pas meilleures occasions que celles de la journée de la liberté de la presse et de la cérémonie de remise du Prix Unesco/Guillermo de la liberté de la presse 2012 qui s’est tenue ce jeudi 3 mai au palais présidentiel de Carthage.

Tunis, « ce pays que a été utilisé comme une forteresse pour faire taire les voix du peuple et des médias» a rappelé le Président de la République de la Tunisie, Dr Moncef Marzouki. « L’organisation d’un tel événement ici chez nous, est la preuve que la démocratie est réellement en marche » s’est-il réjouit, rappelant à l’assemblée (constituée d’ambassadeurs et de journalistes venus du monde entier) que plus que jamais les pays ont besoin d’une presse libre, « responsable et professionnelle ». « Nous devons aider les journalistes pour que leur pouvoir soit prospère et puissant » a renchérit, la secrétaire d’Etat américain Hillary Clinton, dans une vidéo diffusée pour l’occasion. « Les Etats Unis restent les défenseurs de la presse dans le monde entier » s’est vantée Esther Brimmer, Secrétaire d’Etat adjointe des Etats Unis pour les organisations internationales. Pour elle il faut « que les blogueurs et les médias sociaux prospèrent ».

2010_Azerbaijan_Fatullayev_0.jpgLe prix mondial Unesco/Guillermo Cano de la liberté de la presse 2012 a donc été remis à Eynulla Fatullayev, journaliste en Azerbaïdjan « pour son courage et sa détermination à montrer la vérité » a indiqué Diana Senghor, directrice de l’Institut Panos Afrique de l’Ouest (IPAO) et Présidente du Jury. « Eynulla est le symbole – comme de nombreux autres journalistes emprisonnés ou assassinés – d’une presse puissante qui dérange parfois » a-t-elle fait remarquer.

Qui est Eynulla Fatullayev ?

Eynulla Fatullayev, 35 ans, est l'ancien rédacteur en chef et fondateur de l'hebdomadaire populaire indépendant en langue russe Realny Azerbaijan (l'Azerbaïdjan réel) et du quotidien en langue azérie Gundalik Azarbaycan (Le quotidien d'Azerbaïdjan). Tout au long de sa carrière, il a défendu résolument et sans relâche la liberté de la presse et la liberté d'expression. Emprisonné en 2007, il a été libéré l'année dernière à la faveur d'une grâce présidentielle accordée à l'occasion du Jour de la République d'Azerbaïdjan, le 26 mai. Cette décision a été saluée par la communauté internationale. En juillet 2011, Eynulla Fatullayev a créé l'Union publique pour les droits de l'homme, une organisation non gouvernementale de défense des droits de l'homme.

16 février 2012

Abidjan fait sa 3D

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Abidjan va accueillir le 25 février prochain à l'Hôtel Ivotel du Plateau, la journée de la 3D et du multimédia organisée par l’Agence E-Voir et le Saf’ir Group Internationale: 3Days.

Sans qu’on s’en rende compte notre vie quotidienne tourne de plus en plus au rythme de la 3D. Du cinéma (c’est ce qu’on connaît le plus) au web en passant par l’architecture, les médias, l’industrie et désormais la médecine (on parle d’échographie en 3D) cette technologie est bien présente. Et les choses ne vont pas tarder à arriver en Côte d'Ivoire. (Quelqu'un me souffle que sont vendus actuellement des écrans de télé 3D).

Mais au fait qu’est ce que c’est ?

De façon brève je peux affirmer que c'est un "ensemble de techniques qui permet la représentation d'objets en perspective sur un moniteur d'ordinateur...". "La dénomination images tridimensionnelles est le nouveau nom donné à ce qu'on appelait dessin ou peinture en perspective", indique Wikipedia. Ceci n’est qu’une petite explication sur cette technologie. Mais pour approfondir nos connaissances et pour sensibiliser les Ivoiriens à se l’approprier, deux experts de l’école Cavalier Animation de Bangalore en Inde seront à Abidjan dès ce week end, pour une tournée dans les écoles. Un programme qui sera clôs le samedi 25 février.

Au programme donc de cette journée de la 3D et du multimédia, démo, conférence et atelier pratique. Les chefs d’établissements et chefs de productions visuelle ou cinématographique devraient être intéressés. Mais surtout les élèves et étudiants qui ont envie de poursuivre leurs études à l’extérieur pour se perfectionner en informatique, en multimédia… l’Inde est une excellente destination.

Rendez vous donc samedi 25 février 2012 de 9 h à 15 à l’Hôtel IVOTEL, au Plateau à Abidjan. l'Entrée est libre et gratuite.

Contact

Plus loin dans la lecture.

l'Histoire de la 3D

La 3D en question.

 

 

19 janvier 2012

Sylver Konan présente sa « Raison d’Etat »

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Un stylo à bille signant « Nadia » dans un livre. Sylver Konan, n’hésite pas à lancer à sa lectrice du jour : « J’aime les critiques, parce que moi-même je touche des thèmes à polémiques ». Cela fait rire la jeune femme. Son « amie de facebook » qui n’hésite pas à être un peu dur avec lui en ligne. Pourtant, ce mercredi 18 janvier, elle a tenu à rejoindre les locaux de la Librairie Aleph, au Plateau (centre des affaires d’Abidjan) où le journaliste dédicace son tout nouveau roman : « Raison d’Etat ».

Un titre provocateur ? Non, répond Sylver. « Au moment où j’annonçais mon ouvrage en mars 2010 aucune émission n’était à l’antenne », précise t-il en levant légèrement le ton. « Je ne regarde pas la télé pour les mêmes raisons d’hier qu’aujourd’hui. Et donc je ne pouvais pas savoir qu’une telle émission existait». Le titre de l’œuvre, rappelle une émission de la télévision ivoirienne de la période post-crise électorale.

Pourtant, Sylver n’hésite pas à sourire quand on revient à son livre. Un roman dans lequel « un mort, Eric Moyé, raconte sa vie ». Le journaliste ne veut pas faire comme les autres. «C’est un ouvrage d’outre-tombe » souligne l’actuel reporter de Jeune Afrique. « La vie ce n’est pas un film brésilien. Parfois, les méchants triomphent, les gentils et les honnêtes meurent pauvres …» constate t-il en justifiant pourquoi son livre peut sembler un peu triste. «Les lecteurs auraient voulu que Eric ne meurt pas » affirme t-il avec un sourire.

« Écrivain prometteur, auteur au style particulier et vigilant dans le traitement des thèmes ». Les éloges ne manquent pas de la part de Charles Pemont, le directeur de « Encre Bleu » la maison qui a édité le roman. Sylver, c’est aussi la langue acerbe et le verbe tranchant. Et pour lui, ça ne risque pas de s’arrêter. Il faut continuer à dénoncer les tares des dirigeants africains. Et tous les moyens sont bons. Dans un journal ou dans un roman. « Il nous faut des sociétés fortes qui influencent les décisions politiques. En Europe on en trouve, ici en Afrique ça manque », dénonce l’écrivain. « Je suis du côté du peuple. Je ne suis ni pour un groupe politique ni pour un autre. J’ai dénoncé ce qui se faisait hier, je dénonce ce qui se fait aujourd’hui et je dénoncerai les mauvais agissements des dirigeants de demain ».

Un prochain ouvrage bientôt ? « Oui » répond l’auteur avec force en se réjouissant de l’affluence à la librairie Aleph ce mercredi. Lui qui souhaite être le plus proche possible de ses lecteurs. « Depuis 9 heures que je suis là je vois du monde » jubile t-il. « Dans quelques temps, je ferai sortir de mes manuscrits un autre ouvrage. Peut être un roman qui revient sur les évènements de 2002» annonce Sylver Konan en donnant des pistes sur le titre : « 19 septembre ».

Il est 15 heures à la librairie Aleph. Sylver profite de quelques minutes de calme pour souffler quelques minutes en attendant d’autres lecteurs. L’occasion pour lui et ses amis venus le soutenir et assis autour de « sa » table de revenir sur les derniers développements de l’actualité en Côte d’Ivoire. Le journaliste n’aura le temps d’aller bien loin dans les discussions, un autre lecteur se présente avec « Raison d’Etat » en main. Sylver Konan doit expliquer la belle femme en face du monsieur en prison sur la couverture du livre.

Lire aussi cet article ici

 

27 décembre 2011

Moi, en documentaire

A l’occasion du Prix Harubuntu que j’ai reçu à Bruxelles en décembre 2011 dernier, ce documentaire a été fait sur mon parcours, ce(ux) qui me passionne(nt) et les projets qui m’ont ramené en Côte d’Ivoire après 2 ans d’études en France. Notamment Avenue225.

Pour Olivier et Olivier (oui, ils portent le même prénom, et ils sont Belges comme les Duponts) les deux réalisateurs de ce film c’était un challenge. Réaliser un PAD de 3 minutes après 3 jours passés avec moi à Abidjan. Et je trouve qu’ils l’ont bien réussi. Ils ont opté pour un « Sans commentaire » un « Tout image ». Et ça donne ceci.

08 décembre 2011

Clin d'oeil du "Journal des enfants" sur le Prix Harubuntu

Merci au "Journal des Enfants" (hebdo de Bruxelles) pour ce bel article. Cliquez sur l'image pour lire le PDF.

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31 octobre 2011

Amédée Pierre, le « Dopé » ne chantera plus

C’est une nouvelle bien triste. Celle du décès de Amédée Pierre, artiste chanteur que nous autres jeunes (de cette génération) avons connu seulement ces dernières années. Le « Dopé national » (Dopé signifie en langue Bété rossignol) s’est éteint ce dimanche à l’âge de 74 ans.

Je garde de lui la célèbre chanson « Moussio Moussio » qui a bercé mes pères et ma génération. Je suis sûr que ceux qui l’ont connu plus jeune ont de lui des souvenirs encore plus grands et plus vivaces. Lire la biographie du « doyen de la musique ivoirienne ».

Je me souviens l’avoir vu chanter en live au « Nandjelet », un restaurant de la commune de COcody. C’était en 2009. Ça voix n’avait pris aucun ride. Malgré son corps fatigué, il chantait avec la force et la justesse qu’on lui connaissait à son jeune âge.

C’est drôle cette mauvaise manie qu’ont les artistes de s’en aller les week-ends et de nous laisser un mauvais goût en début de semaine. Ce n’est pas cool du tout. Le monde des artistes est encore en pleurs. Et nous aussi.

 

24 octobre 2011

Bocanda, début de restauration ?

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«Absence de pressing et de supermarché. Aucune trace d’une banque commerciale. Manque totale ou partielle d’infrastructures de première nécessité dans la ville. Et celles qui existent ne sont que l’ombre d’elles mêmes », c’est en ces mots que le 9 janvier 2011, notre Avenant (rédacteur du site Avenue225) décrivait le « Coma » de Bocanda, cette localité du centre de la Côte d’Ivoire.

«Pourtant, écrivait-il cette ville qui fut dans le temps un pôle économique de l’ancienne boucle du cacao ».

Ceux comme Alain Richard Koffi qui ont lu l’article et qui connaissent la souffrance de Bocanda, en témoignent avec des commentaires.

«Quand je résidais dans la ville, c’était très difficile de pouvoir mener une activité rentable. Les cadres de cette localité se foutent pas mal de son développement », se lamentait Alain Koffi un internaute.

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D’autres sont nostalgiques : «J’y ai vécu de 1960 à 1963 certainement. Je n’avais que 2 ans à l’époque mais j’en ai gardé de très bons souvenirs : le défilé de l’indépendance, la fête chez le sous-préfet. Nous avions même ce que je voyais comme un supermarché ‘’la chaine avion’’ ».

Et voilà que le 9 août 2011 un autre commentaire est laissé en bas de l’article. Annonçant de bonnes nouvelles.

« Un container de 40′ préparé par notre association SERVI INUTILI (Italie) est prévu arriver demain à Abidjan. Une grand partie du matériel est destiné à l’hôpital de Bocanda, au village de Goli pour mettre les membres de la coopérative constituée la bas en condition de mieux cultiver le riz et aux écoles de Goli et du village a coté ».

 

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Chose annoncée, chose faite. Le lundi 10 octobre dernier, «un important don de matériel médical dont un échographe et une couveuse ont été remis aux autorités de la ville des mains de Roberto Mantovani, représentant/résident de l’ONG ASI-CI (Association des serviteurs inutiles-Côte d’Ivoire) à l’Hôpital Général de Bocanda ».

Espérons que cette action va susciter d’autres pour le bonheur des populations de Bocanda.

Personnellement, je reste convaincu que l'information de proximité n'a pas seulement pour but de témoigner des réalités de nos régions mais de susciter des actions et des réactions comme ce fut le cas à Bocanda. Merci encore à l'ONG ASI-CI.

 

12 octobre 2011

Anne Schumann, eine Leidenschaft für Zouglou Musik

Sie ist 33 Jahre alt, charmant und hat eine große Liebe zur Côte d’Ivoire – vor allem für ivorische Musik, und ganz besonders für die Musikrichtung Zouglou. Sie erzählt von den grossen Namen der Geschichte dieses Musikstils: Didier Bilé, „Les Poussins Chocs“, „Espoir 2000“... Mit ihrem gemischt deutsch-englisch- und ivorischem Akzent erhält Zouglou den Status von „Weltmusik“.

Weltmusik, so sieht Anne Schumann diese ivorische Musikrichtung in 20 Jahren. „Dann gibt es vielleicht Zouglou-Jazz, Zouglou-Zouk oder ähnliches“, überlegt sie. Anne redet von Zouglou als ein Musikstil, der die kulturellen Entwicklungen weltweit beeinflussen könnte.

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09 octobre 2011

Si le BarcampAbidjan 2011 m’était compté…

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Un, deux, et … TROIS ! le Barcamp Abidjan 2011 a tenu toutes ses promesses. Pour cette troisième édition l’équipe d’Akendewa que préside JP Ehouman, n’a pas lésiné sur les moyens, ni sur les speakers encore moins sur l’organisation de façon globale. On a des entendu des rires, on vu des larmes, on a senti des silences, on a touché des stars, on a goûté de bons plats (au sens réel comme intellectuel). On a vécu tout simplement à ce BArcamp.

De 1 ! choix d’un "directeur-araignée"

Je reste convaincu que le choix de Cyriac Gbogou (le Chef du village #kpakpatoya) n’était pas fortuit ni le fruit d’un hasard. C’est un homme à 6 bras et à 6 pieds. Véritable chef d’orchestre, il ne manque pas de se mettre lui-même à la tâche quand il le faut. Au four et au moulin, « Krikri » (ou Siriki) a été la pièce maîtresse de la réussite de cette 3e édition du Barcamp Abidjan. Tantôt en pagne traditionnel, tantôt en tee shirt, c’était lui, l’homme de la situation. Le capitaine du bateau. A l’écoute de certains et au secours des autres.

De 2 ! Des Speakers de qualité…

…venus d’ici et (parfois de très) loin, les intervenants tous aussi intéressants les uns que les autres ont enseigné, conseillé, orienté et souvent évangélisé. Pour ma part, ici en Côte d’Ivoire, je retiens la participation du ministre de la jeunesse, Alain Lobognon, qui les jours ouvrables était sous le costume de ministre et le samedi dans son jean de geek. Il n’a pas manqué de suivre physiquement ou on line les différentes articulations de cette rencontre. Les organisateurs le diront, il a été d’un appui fort (et concret) dans l’organisation.

Je ne parlerai même pas des activistes du web qui se sont entassés dans la salle devenue trop petite depuis le premier jour pour contenir tout le monde. (Bon sur toutes les lèvres semblent se dessiner le palais de la culture pour le #BarcampAbidjan2012).

Je ne parle même pas de ces orateurs de talents qui ont suscité ovation et cris d’admiration dans la salle. Je ne parle même pas de ces speakers qui ont imposé le silence par leur démonstration, qui ont tenu en haleine l’assemblée parfois pendant plus d’une heure. Je ne parlerai même pas enfin, de ces simples utilisateurs et curieux qui sont entrés dans la grande famille Web de Babi (mot pour désigner « Abidjan » en nouchi, argot ivoirien).

Et de 3 ! Lieux de rencontre et de découverte

S’il y a un élément fascinant qu’on observe dans chaque rassemblement de ce genre, c’est le côté découverte. Un peu comme à la fin d’un jeu d’invisibilité. Sauf que dans les rassemblements d’acteurs ou d’utilisateurs du web, on a l’impression de se connaitre depuis longtemps. J’étais heureux de voir Nnenna, Francis Pisani. De rencontrer Anicet le Chorégraphe et toutes ces personnes qui de façon rapide te disent (avec un large sourire) "bonjour je suis …". Et tout de suite vous vous mettez à raconter vos vies. Parce que vous êtes « e-potes » depuis de longues années sur la toile.

Le BarcampAbidjan2011 a réussi à resserrer les liens entre les membres de la webcommunauté ivoirienne, mais aussi avec d’autres amis d’ailleurs.

Ce que je retiens :

« Innovation » ! A n’en point douter, c’est le mot qui est revenu le plus souvent. J’ai suivi avec beaucoup d’attention l’intervention de Mohamed Diaby. Et la définition que j’en garde : « L’innovation, c’est prendre des choses futiles pour en faire quelque chose d’utile ». Je salue donc tous les innovateurs ivoiriens, qui ont réussi à transformer notre vie, nos habitudes par ce qu’ils ont apporté. Quand j’entends (par exemple) #CIVSocial, je vois des vies sauvées, je vois des catastrophes évitées.

La Côte d’Ivoire a amorcé une ascension fulgurante depuis ces 3 dernières années… de grandes choses nous attendent en 2012 : l’année du Web ivoirien.

05 octobre 2011

BarCamp Abidjan, Saison 3

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Lorsqu’en 2009 l’Ong Akendewa lançait le premier Barcamp à Abidjan, on en était fier et on avait espéré que les années à venir verraient elles aussi leurs barcamp. Et puis il y a eu 2010. Marquée par la présence de grandes figures du Web comme Google Afrique.

Nous voici en 2011. Une année marquée par une dynamique nouvelle dans la webosphère ivoirienne avec la tenue de nombreux évènements dont le Barcamp Abidjan 2011. La tradition sera encore respectée.

Une autre rencontre grandeur nature qui va rassembler sur deux jours (du 7 au 8 octobre) les participants autour du thème : les TIC au service de la communauté. Un rendez vous, qui verra la participation de grande figure du web en Côte d’Ivoire, en Afrique et même dans le monde. J’en veux pour preuve, Le ministre Alain Logbognon, Jean Patrick Ehouman, Diaby Mohamed, John James, Edith Brou, Manassé Dehe, Boukary Konaté du Mali, Edward Armatey, King Israël, Yannik Rey, Francis Pisani pour ne citer que ceux-la...[Mais qui sont donc tous ces gens et d’où viennent-ils ?]

Assurément au regard du programme qui nous été envoyé, on ne va pas s’ennuyer à cette 3e édition du Barcamp d’Abidjan. Des conférences et des workshops (mais aussi des surprises) vont meubler ces 48 heures de Barcamp. [Lire aussi l'interview de Cyriac Gbogou, directeur de cette édition].

Rendez vous donc est pris pour (à partir de ) ce vendredi 7 octobre dès 8 heures à Hollywood Boulevard situé aux 2-Plateaux sur la rue des jardins.

 

 

21 septembre 2011

Yoro, Lauréat Harubuntu 2011

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En ce matin pluvieux sur Abidjan voici une nouvelle qui me réjouit et me rend fier des jeunes avec lesquels je travaille.
Je viens d’être désigné Lauréat par le jury du concours Harubuntu dans la catégorie « Communication ».

Pour, l'ONG belge, Echos Communication organisatrice dudit concours, il s’agit de repenser l’acte de coopération en mettant en lumière, d’une part, la réciprocité qui existe entre le Nord et le Sud et en promouvant, d’autre part, les potentialités de chacune des parties. « C’est pour cela, affirment les initiateurs, qu’un réseau de partenaires euro-africains composé d’ONG, de médias et de personnes indépendantes s’est levé pour lancer ensemble ce projet ».
« Parce que nous croyons qu’il est temps de réinventer la relation entre l’Afrique et l’Europe,... Que l’Afrique recèle de trésors humains, de savoir faire, de manières de vivre, de compétences, de cultures et de ressources naturelles. Et que si les ressources naturelles sont connues, les trésors humains sont encore souvent cachés... » peut-on lire sur le site du concours

.
IMG_6181.JPGC'est sur ce post de la blogueuse Yehni Djidji, que j'ai vu l'annonce de la compétition. En avril donc j’ai soumis ma candidature avec en main tous les projets que j’ai initiés (Avenue225, Ouest Afrika Blog et l’Agence E-voir ). J’ai été présélectionné en juillet et une mission s’est rendu à Abidjan pour une évaluation de ce que j’ai avancé dans mon dossier de candidature. Pendant 3 jours (du 5 au 7 septembre), les deux membres du jury ont suivit mon équipe et moi-même dans nos différentes activités et actions.

Pour remporter il fallait : « être porteurs d’espoir et créateurs de richesses africains, Etre une personne qui ouvre de nouveaux horizons et mettent en place des projets pour le développement de l’Afrique ».

Et comme préréquis il fallait "être d’origine africaine, résider en Afrique, être porteur d’un projet déjà mis en oeuvre concrètement (plus de 6 mois). Enfin, être issus d’une des catégories suivantes : entreprenariat, autorité locale, société civile, communication".

Merci donc au comité d’organisation et le jury pour son choix mais aussi et surtout à toutes les Teams des Avenants (anciens comme nouveaux, d’ici et d’ailleurs) et des "Voyeurs" pour le soutien en tout temps.
Bientôt je vous donnerai la suite du programme concernant le prix.
Les lauréats des années antérieurs. En 2009, une ivoirienne avait été désigné coup d’cœur du Jury.

ça me rapelle où j'ai été désigné "Meilleur Blogueur Francophone 2008" et "Meilleur blog de journaliste d'Afrique de l'Ouest".

19 septembre 2011

Anna Schumann, a passion proved for Zouglou

IMG_9220.JPG"World" is the global view of Anna Schumann as far as the Zouglou music is concerned in 20 years. " I believe in a mixture of this rhythm with others for exemple a Zouglou-Jazz , Zouglou of carraïbes etc. ", she says .Anne (also Anna as she demands) speaks about the zouglou as an typical music that can influence the cultural world in a global way ".

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Anna Schumann, le Zouglou dans la peau

Elle a 33 ans, du charme mais aussi plein d’amour pour la Côte d’Ivoire. Pour la musique ivoirienne aussi. Pour le Zouglou surtout. Dans sa voix, résonnent encore des noms comme « Bilé Didier, Poussin Choc, Espoir 2000 ». Avec son accent hybride entre l’anglais, l’allemand et « l’ivoirien », le mot « zouglou » prend une couleur plus « world ».

« World » ! C’est comme ça que Anne Schumann voit cette musique ivoirienne dans 20 ans. « Je vois le zouglou-jazz, le zouglou des carraïbes etc.. », lance t-elle. Anne (on prononce « Anna », elle y tient) parle du zouglou comme « la musique qui doit et qui peut influencer le monde culturel de façon global ».

IMG_9208.JPGUne Allemande, qui étudie la culture et la littérature africaine à l’université de Londre (Angleterre) ? Elle en rit lorsqu’on lui demande pourquoi le zouglou. « Ça été le coup d’foudre la première fois que je suis venu en Côte d’Ivoire. C’était en 1996 », se souvient-elle. A cette époque, elle est en vacance à Abidjan (et à Daloa) pour voir des amies. C’est alors qu’elle entend pour la première fois de sa vie « cette sonorité particulière pleine d’humour et de vérité ». A cette époque, elle ne comprend pas le français, mais le rythme lui plaît. « En boîte je regardais les gens danser et j’imitais ». Son aventure « 96 » va réveiller en elle le désir d’aller plus loin que danser au son des « Salopards » ou de « Esprit Wôyô ». « J’ai voulu comprendre les fondements de cette musique et comment elle influence son peuple, sa génération, le monde en général ».


podcast

10 ans plus tard, « Anna » revient en Côte d’Ivoire, débordante d’idées et parlant un peu français. Peu importe ! Elle a son idée en tête : « Faire une thèse sur le zouglou ». «Pendant une année (de 2007 à 2008) j’ai rencontré des personnalités comme le professeur Zadi Zahourou, mais aussi de nombreux artistes qui m’ont ouvert leurs portes afin que je comprenne mieux leurs motivations, leurs inspirations, leurs visions. Ça m’a beaucoup aidé », avoue t-elle pleine de reconnaissance à l’endroit du « milieu zouglou ». Elle passe son temps entre les différentes bibliothèques de l’université et les musiques zouglou de tous les temps. « J’ai écouté presque toutes les époques. Depuis Bilé Didier jusqu’à ‘‘Sign’Zo’’ de Yodé et Siro », raconte t-elle. Au final : « The Social and political Dynamics of Zouglou Music in Abidjan (Côte d’Ivoire), 1998-2008 ». Une thèse de 320 pages qui lui donne désormais le titre de  Docteur Langue et Littérature Africaine. [Elle a soutenu à Londres en janvier 2011].

Mais pour Anna l’aventure ne s’arrêtera pas là. «Je pars en Afrique du sud pour travailler sur un nouveau projet au tour du thème, les nouveaux médias et les dynamiques des musiques africaines » annonce t-elle. Un projet qui prend en compte le Web et les musiques africaines.  En attendant, elle « distribue » sa thèse autour d’elle. «C’est ma façon à moi d’apporter ma contribution scientifique à la culture ivoirienne » se réjouit Anne Schumann. Pour elle, plus que jamais, le zouglou à besoin d’aller plus loin que le monde francophone. « Le Zouglou doit conquérir le monde anglophone. C’est dommage qu’une si grande richesse reste limitée dans une seule sphère. Peut être que le jour où les chanteurs zouglou ajouteront l’anglais aux langues locales, ils se feront aussi entendre de ce côté du monde », lance t-elle avec un large sourire.

[Cette entrevue m'a rappelé un débat qu'on avait eu sur le zougou en 2008]

Version anglaise

11 juillet 2011

Polman s’expose à Abidjan

 

affiche expo.jpgLa galerie « CRYO » des 2-plateaux (Abidjan-Cocody) va accueillir une exposition tout à fait particulière, organisée par l’Agence E-Voir. L’exposition du Blogueur et dessinateur Polman.

Depuis quelques années, il nous a habitués à ses dessins qui se veulent le miroir de notre société actuelle. Polman est le premier Bd-blogueur ivoirien. Il a été désigné en avril dernier « meilleur blogueur 2011 » aux Ivoire Blog Awards.

Ce jeune homme a un sacré coup de crayon au point certains de ses dessins ont fait le tour du monde. A la lisière de l’humour et des faits réels, Roland N’Dekploman (de son vrai nom) a imposé sa marque : « Les Carnets de Polman ».

Des projets, il en a énormément, et cette exposition sera l’occasion pour ce juriste de formation, de les présenter mais aussi de permettre à ceux qui aiment ses dessins de les redécouvrir. Et pour ceux qui ne les connaissent pas encore, ce sera l’occasion de voir ces caricatures qui nous ont fait sourire et parfois rire aux éclats tout en nous emmenant à réfléchir.

Polman, va au cours de cette exposition, parler de lui, de comment il travaille. Les visiteurs auront l’occasion de voir des brouillons mais aussi des dessins qui n’ont jamais été publiés.

Notez donc dans vos agendas : «Samedi 6 août 2011 à partir de 10 heures à la galerie CRYO » Passez soutenir ce talent.

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Info service

Entrée Libre

Agence E-Voir

contact@e-voir.net

+225 02 50 39 32

 

05 juin 2011

Communiqué de Presse - "Une Minute de Silence"

une minnute de silence.jpg

Soutenons le Projet « Une minute de Silence »

Montrer les inconvénients et incidences des conflits armés sur les populations civiles. Tel est l’objectif du projet de court métrage « Une Minute de silence » initié par Armand Bray un jeune ivoirien de 23 ans qui vit à Abidjan en Côte d’Ivoire. « Une minute de Silence » est un récit de fiction mais les faits qui y sont relatés (en dehors de la mort du personnage principal), sont inspirés d’une histoire vécue.

Ce court métrage tient à présenter les faits sans parti pris et appréhender de la façon la plus simple possible (à la façon d’un civil apolitique qui y a laissé sa peau) la journée du 04 avril 2011 qui fût une grande première dans l’histoire de la Côte d’Ivoire.

Synopsis :

Quatre jours après de violents combats, les activités semblaient reprendre. Innocent K, muet de naissance, fils ainé d’une femme divorcée ayant deux enfants à sa charge, sort se ravitailler en vivres à l’instar des habitants de son quartier et en profite pour rendre visite à certains proches dont il était resté sans nouvelles depuis un long moment.

Il ignore qu’il prend rendez-vous avec la mort…

 

Le coût total de la production est estimé à 3000 euros. En moins de 72 heures, le projet a déjà rassemblé 150 euros. Soit 4% du montant total. Arman Brey se dit confiant même s’il reconnaît que le temps est court.

«J’ai jusqu’au 30 juin pour rassembler cette somme sinon ça tombe à l’eau », précise t-il. Pour aider et soutenir ce projet c’est simple. Il suffit de se rendre sur http://fr.ulule.com/minute-de-silence/. Les montants varient entre 3 et 100 euros ou plus.

A quoi va servir le financement ?

Afin de mettre toutes les chances du coté du projet, entre système D et méthode « pédagogique », le financement servira à garantir la bonne production du court métrage.

Depuis le casting, la distribution des rôles, les répétitions, la location de la camera, du matériel de son, de lumière, la machinerie, la création des décors, le tournage en lui-même, les déplacements, le cartering, la paie des acteurs et figurants, des techniciens, le montage, le mixage et l’exportation définitive sur support de diffusion.

La plupart des films qui sont réalisés en Afrique, par des réalisateurs Africains ne sont pas toujours de belles factures. Mauvaise préparation, mauvaise logistique, manque de moyens, les raisons diffèrent d’un réalisateur à un autre mais l’alibi du manque de moyens revient assez souvent. Et pourtant beaucoup d’entre nous, réalisateurs Africains avons de bonnes intentions pour nos films mais le résultat se fait toujours attendre.

Le message que véhicule Une minute de Silence et l’objectif de carrière visé pour ce court métrage (festivals de cinéma en priorité) sont si sérieux, si important qu’il serait préjudiciable de retomber dans le piège classique du « j’ai fais de mon mieux » pour justifier un résultat d’une piètre qualité au moment de l’aboutissement du projet.

Aussi l’idée n’est pas non plus de s’inscrire dans le schéma de ce qu’on peut appeler la haute bourgeoisie cinématographique (camera red one ou autre chose du genre ça serait l’idéal) afin de ne pas se retrouver avec un immense budget. Non.

Ce projet est une aventure passionnante. En le subventionnant ou en le faisant circuler autour de vous, vous contribuez à l’expansion du message qu’il véhicule et lui donnez plus de chance de voir le jour…

 

A propos du porteur de projet

Armand Brey est un réalisateur ivoirien de 23 ans, vivant en Côte d’ivoire.

Il est employé dans une agence d’événementiel depuis Janvier 2010. Mais actuellement, il a décidé de se consacrer pleinement à l’élaboration et à la préparation de son futur court métrage. Mais Armand n’est pas un nouveau venu dans le cinéma.

COURT METRAGE

Octobre 2010, assistant opérateur sur le court métrage BABI de la réalisatrice SIAM MARLEY.

REPORTAGE

  • Réalisateur d’une d’interview-reportage d’environ 15 min dénommé 2009, LE BIILAN, film qui retrace l’activité culturelle HIP HOP en cote d’ivoire depuis son apogée en 96-99 jusqu'à 2OO9 et qui a vu la participation d’activistes du milieu (Artistes, animateurs…) http://lnp.sn/Zcf http://lnp.sn/ZcY
  • Cadreur Making of pour le concerto festival (un festival de musique qui a lieu chaque année à l’occasion de la fête de l’indépendance de la Côte d’Ivoire), édition 2009 et 2010.

CLIP VIDEO

  • Octobre 2010, réalisateur du clip TEGUE LE SON du groupe de rap AFROVIZION dont voici le Teaser. http://lnp.sn/Zcg
  • Chargé de la coordination et du repérage, participation à la réalisation du clip vidéo RAP FRANC CFA de l’artiste franco-congolais YOUSSOUPHA, de passage à Abidjan dans le cadre de sa tournée internationale en début du mois d’octobre 2010. http://lnp.sn/ZcM
  • Réalisateur du clip ON EST FATIGUE de l’artiste rappeur SMATCHY courant 2008. http://lnp.sn/ZcQ

SERIE TV

En 2008, assistant réalisateur sur 24 épisodes du téléfilm SIGNATURE, déjà passé sur la chaine Nationale ivoirienne, certaines chaines de la sous région, sur Cfi et peu être bientôt sur TV5. Un téléfilm du réalisateur Alain GUIKOU.

Arman Brey explique davantage dans cette interview

15 avril 2011

Paypal va débloquer les fonds du #civsocial

Dans mon précédent post, on parlait de comment les fonds du #civsocial avait été bloqués par l'entreprise Paypal. Aujourd'hui 15 avril 2011 les choses semblent avoir bougé dans le bon sens.

Je vous propose l'article de Jean Patrick Ehouman qui nous explique comment "Paypal s’est rachetée une image en Côte d’Ivoire grâce à Akendewa et ".

09 avril 2011

Chœurs unis pour la Paix en Côte d'Ivoire

choeur unis pour la paix.jpg

L’objectif était de réunir des jeunes ivoiriens qui vivent à l’extérieur, épris de paix et qui voulaient poser leurs voix sur le projet : Un Chœur pour la Paix. Un véritable Coeur à Choeur... avec des jeunes de divers pays de résidence, mais surtout sans considération religieuse, ni ethnique ou sociale.

Le jour même où l’idée a germé, j’ai lancé un appel sur Facebook. J’ai automatiquement reçu une dizaine de réponses d’au moins 5 pays différents et 3 continents différents. Amérique, Europe, Asie. 10 jeunes ivoiriens en tout ont particpé de façon bénévole mais avec leur cœur à ce projet.

L’idée était aussi de réussir avec des moyens amateurs à faire passer le message de paix. Les arrangements ont donc été fait sur un Yamaha MM3 avec comme logiciel le basic Audacity. La table de mixage qui a servie a capter le son est un Behringer Xenyx 1204USB avec une option USB. Je prenais donc directement les sons comme dans un vrai studio.

J’ai écris le texte et j’y ai mis la mélodie. J'ai voulu les paroles simples et la mélodie facile à retenir.

Refrain:

Tu es mon frère, prends-moi dans tes bras

Tu es ma soeur, j'ai besoin de toi

d'un même accord, cultivons la paix

d'un même choeur (ou choeur) préparons demain

Après un premier jet, chaque participant a reçu la chanson mais aussi le script avec les parties où chacun devait intervenir. Selon leur sensibilité mais avec talents, ils m’ont renvoyé leur voix (sans la musique). J’ai donc simplement collé sur ce qui existait au fur et à mesure que ça tombait.

En une semaine, on avait tous les éléments en place. Puis, deux longues nuits pour le mixage, histoire d’ajuster les sons et voilà !

Le clip !

Faire le clip était un autre challenge. J’ai donc décidé de prendre des vidéos amateurs de chaque chanteur. Les films ont été faits parfois avec des téléphones portables, souvent avec des webcams parfois aussi avec des appareils photos numériques ou des caméscopes.

L’une des difficultés étaient de rassembler ces vidéos parfois très lourdes. Nous avons donc utilisé deux services. Sendspace.com ou, pour les fichiers plus lourds, sendbox.fr.

Une fois rassemblés, les éléments ont été mis sur Dvd puis envoyé par la Poste à Paris pour le Mastering et la conception du clip par les soins de Sotty.

La conception de l’Affiche a été faite à Abidjan par mon p’tit frère qui me sert d’infographe (Son blog) et m'a été envoyée par mail via Gmail.

Voici donc le résultat de tout ce processus qui aura duré un peu plus de 15 jours et qui au final m’a été envoyé de la France à Abidjan via Internet grâce à Free..

C’est quoi la suite ?

Le Chœur unis pour la Paix avait souhaité au-delà d’une large diffusion sur Internet vendre le Dvd qui sera conçu et de reverser les bénéfices des ventes à une bonne œuvre. Finalement, nous mettrons cette vidéo en Open Source pour une plus large diffusion. Mais l'idée est de réaliser plus tard un bien meilleur clip et arriver à réunir tous ces jeunes qui ont participé à ce projet. Alors pour ceux qui voudraient contribuer à notre action nous accepterons vos dons. (Contacter le + 225 02 50 39 32 ) ou isyoroba@gmail.com

Crédit :

C’est l’occasion pour moi de remercier

Joelle Coulibaly, à Bangalore en Inde

Prisca Toti à Paris en France

Joas Adou à Bangalore en Inde

Tanguy Anegbele Indianapolis aux Usa

Armel Zadi à Fès au Maroc

Gerarld Kouassi à Rabat au Maroc

Le Chœur Zélikazé à Paris en France

Dany Assounh à Lyon en France

Landry Kouakou à Bruxelles en Belgique

Edja Marius à Paris en France

Israël Yoroba à Lille en France

Samuel G, pour la belle affiche

Guyguy pour les longues nuits à travailler sur le mastering et le Clip

Valerie pour ses encouragements