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09 janvier 2013

Air France lance une offre à bas coût

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La compagnie aérienne française s'apprête à lancer des billets à bas coût sur 58 vols court et moyen-courriers effectués dès le 6 février et ouverts à la réservation dès lundi 7 janvier. Objectif : lutter contre une concurrence toujours plus forte dans ce secteur.

Selon le journal français Le Parisien, cette nouvelle offre est double et permet au passager d'opter "pour une classe éco Classic, telle qu'il la connaît aujourd'hui, ou une classe éco MiNi, environ 20 euros moins chère que la précédente".

“Le prix plancher de la classe éco MiNi est de 49 euros l'aller simple sur près de 40 destinations au départ d'Orly, de Marseille, de Toulouse et de Nice. Une dizaine d'autres destinations sont proposées à partir de 79 euros, comme Marseille-Marrakech. Enfin, Air France propose trois vols vers Moscou et Tel-Aviv à partir de 139 euros” precise l’AFP.

“En contrepartie, le billet n'est ni modifiable ni remboursable, ne permet pas de cumuler des miles ni de choisir son siège lors de l'enregistrement en ligne, seulement une fois arrivé à l'aéroport. Le passager ne devra pas enregistrer de bagage en soute, sous peine de payer un supplément de 15 euros. La restauration à bord et la mise à disposition des journaux demeurent incluses dans l'offre de base”.

Il est clair que cette bonne nouvelle ne concerne pas nos pays africains ou pour l’heure aucune concurrence ne peut être tolérée acceptée pour les vols directs. Par exemple pour un Abidjan/Paris en aller et retour vous ne débourserez pas moins de entre 400 000 et près de 700 000 pour les classes éco. Lire la suite

 Avec Le Monde.fr - Crédit photo Europe 1

10 septembre 2012

A nos si chers frais de dossiers

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A la fin de l’offre de recrutement de l’ESATIC, on peut lire les pièces à fournir.

« • Une demande de candidature manuscrite adressée au Ministre de l’enseignement supérieur et de la Recherche Scientifique.

• Un Curriculum Vitae.

• Une photocopie légalisée du diplôme, du certificat du diplôme, ou de l’attestation du diplôme.

• Un exemplaire de la thèse pour les titulaires du Doctorat, plus le résumé de la thèse.

• Une photocopie du dernier acte administratif pour les fonctionnaires.

• Une photocopie de la CNI.

Le reçu du paiement des frais d’analyse de dossier (20 000 frs) »

Cette liste de dossiers me rappelle une histoire que j’ai vécue ici à Abidjan. C’était en 2008. Une école qui dépend d’un ministère recrutait, entre autre, un « responsable de la communication ». A la liste des pièces à fournir, il fallait y joindre « 40 000 Francs CFA pour des frais de dossiers ». Et cette fois, il n’y avait pas de reçu.

Gombo* après gombo, j’ai obtenu mes sous, rassemblés mes dossiers et je suis allé déposer. Et 4 ans plus tard, on na m’a jamais rappelé ou même donné de suite. Je suis retourné de nombreuses fois, on m’a toujours dit de revenir. Peut être que mon dossier n'était pas convaincant. J'en convient ! Mais finalement, combien de personnes comme moi ont postulé, 40 000 francs à l'appui. 

4 ans après, je revois une telle annonce avec (cette fois-ci) des « frais d’analyse des dossiers ». Pour quoi faire ? Et le mot « reçu de paiement » n’enlève rien à mon étonnement.

A quoi va servir cet argent ? Surtout que le comité de sélection est composé de fonctionnaires de l’Etat. A priori en tout cas. Pourquoi alors c’est aux candidats de cotiser pour que leurs dossiers soient analysés ? Le ministère de la Poste et TIC, n’a-t-il pas plus les moyens ? 

On a critiqué les structures qui recrutent et qui font payer des frais de dossiers aux postulants. Et venant d’un Etablissement Public National (EPN), c’est vraiment gênant. Ou alors, c’est moi qui n’y comprend rien à la procédure de recrutement ?  

*Mot tiré du langage de rue ivoirien signifiant débrouillardise, petit métier pour arrondir ces fins de mois. 

Crédit photo

24 août 2012

Grève de taxis compteurs. Le piège se referme t-il sur les chauffeurs ?

taxi compteur, grève, transporteurs, abidjan, côte d'ivoire4 jours que nous sommes privés de taxis compteurs. Les conducteurs de ces véhicules oranges sont rentrés en grève depuis le début de la semaine parce que leurs collèges, les wôrô-wôrô (taxis communaux) font des lignes intercommunales. « En plus, ils ne paient pas de taxes », expliquaient en colère un chauffeur de « compteur ».

« On pourrait croire que les chauffeurs de taxis-compteurs ont volontairement poursuivi leur grève de 72 heures entamée depuis le mardi à l’appel de leur association, l’Actc, et cela, au mépris de l’accord signé mardi et mercredi avec leurs ministères de tutelle » se plaint ce matin le quotidien Le Nouveau Réveil.  

Et donc depuis 4 jours, le décor des Abidjanais se retrouvent sans ces taxis.

Les populations se sont donc rapidement accommodés. Gbaka puis Wôrô Wôrô, bus ou bateau-bus. De fil en aiguille elles arrivent à relier leurs domiciles à leurs lieux de travail. Et ce plus rapidement que d’habitude. Parce qu’en plus, les rues sont fluides sans les taxis compteurs. Pas d’embouteillages, pas de stationnements désinvoltes etc.

In fine, les syndicats de taxis compteurs risquent de se laisser prendre à leurs propres pièges.  Parce qu’enfin de compte, au fur et à mesure que les jours passent, ils ne font pas de recettes. Pendant ce temps, les autres transporteurs se remplissent les poches.

Seule solution : Reprendre le service pour montrer leur volonté de civisme, mais aussi leur bonne foi dans les négociations avec l’Etat. Parce que si ça perdure, nous citoyens, on va prendre une nouvelle habitude : se passer des taxis-compteurs.  

Crédit photo : Abidjan.net

25 mai 2012

Axe Bouaflé-Daloa, voici le pont de tous les dangers

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[Article mis à jour le 25 mai à 9h27] Suite au post ci-dessous, le ministre Alain lobognon, ministre de la jeunesse et de la promotion du service civique a réagi sur son compte twitter. "Le financement de ce pont est bouclé depuis 2011... Longtemps avant les Législatives. Appel d'Offres en coursLire l'appel d'offre. ]

bouaflé, daloa, pont, danger, catastrophe

Cela ne semble préoccuper personne. Ça fait des années que ça dure. Aucun drame n’a été signalé. Et donc on laisse (per)durer les choses. 16 ans après, je suis revenu sur le tronçon qui relie Bouaflé à Daloa, deux villes du Centre-Ouest de la Côte d’Ivoire. J’ai été frappé par la même peur d’antan. Par les mêmes craintes d'alors. En fait, rien a changé depuis toutes ces années.

C'est un pont à voie unique dont le bitume aux deux extrémités s’est fortement dégradé. Une grande frayeur s’empare de vous lorsque votre voiture le traverse. C’est pire avec les cars de transport en commun. Les glissières de sécurité de part et d’autre de la voie ne tiennent que par miracle. Le risque d’un drame est imminent. En dessous du pont c’est un fleuve dont le courant est fort. Très fort. Je n’ose même pas imaginer un engin se renverser dans l’eau. Ça serait une catastrophe !

Dans ce pays on aime bien attendre les catastrophes avant de prendre les choses en main. Les autorités qui traversent ce « pont de la mort » attendent patiemment qu’un car de 70 places fasse le grand saut. On pourra alors décréter (tambour battant) 3 jours de deuil, et prendre en charge les parents de victimes. Alors qu’une simple décision politique peut nous éviter ces gymnastiques funéraires.

Je sais que toute notre attention est focalisée sur le « 3e Pont » à Abidjan. Mais n’oublions pas que quelque part au centre-ouest, il y a pont qui mérite d’être refait entièrement… au nom des promesses de campagnes électorales mais surtout au nom de la sécurité des usagers et du droit à la vie. 

05 mai 2012

De nationalité « Africaine » !

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Je suis tombé sur ce «Plan de location » (liste des résidents) de l’Hotel El Mouradi de Tunis où je suis logé avec d’autres amis sénégalais, liberien etc. C’est un hôtel 5 étoiles. Mais ça ne change rien à des attitudes qui frise un racisme à peine camouflé.

En face de chaque nom de cette liste vous pourrez voir les nationalités «Américains », « Japonais » « Lybiens » « Anglais » « Marocains » ou même « résident Tunisien » pour bien indiquer que l’individu vit dans ce en Tunisie. Et en face du nom de « Israël Yoroba GUEBO » et de « Basile Niane»  c’est mentionné « AFRICAINS ». Ah bon ? Et depuis quand l’Afrique est un pays ? En plus les réservations ont été fait avec nos passeports.

Je vois que sur la même aire géographique certains ne se considèrent pas comme de la même race. Tout ce qui n'est pas "blanc" est... Africain. Mais bon, ça ne date pas d’aujourd’hui. Et puis, je vais pas trop me plaindre. Il y a des noms devant lesquels c'est écrit "Divers". 

26 avril 2012

Moov replonge ses abonnés dans la Flotte

Moov, abonné flotte, Flotte Moov, côte d'ivoire, Abidjan, téléphonie mobileBonne nouvelle ! Moov a décidé de se racheter. Vous vous souvenez certainement je me plaignais ici lorsque La compagnie de téléphonie mobile avait décidé de changer les règles de jeu sans avertir ses clients.

Une attitude qui a suscité de nombreux mécontentements et de désabonnements de clients (à commencer par moi). Moov a dû commencer à ressentir cela. Surtout que ses conccurents directes « Orange » et « Mtn » ont passé le temps à gâter leur abonnés en cadeau et à attirer de nouveaux membres (dont moi). Mais encore, une sixième maison de téléphonie mobile a pris ses quartiers dans la capitale ivoirienneCafé Mobile

Moov l'a bien compris. Le risque de perdre davantage de clients est grand si la politique de "censure" persite à l'endroit des abonnés « Flotte ».

Retour à la raison; bonjour la flotte

Depuis le 17 avril dernier, les clients Moov ont dû recevoir ce message.

« CHER ABONNE, DESORMAIS APPELEZ GRATUITEMENT TOUS LES MEMBRES DE VOTRE FLOTTE ET PROFITEZ DES APPELS VERS LES No MOOV A 70F/MIN DE 20H A 06H. INFO 1011”

Si vous êtes dans une flotte, vous n’aurez simplement qu’à payer vos “5000” ou “10 000” francs par mois et parler en toute liberté avec vos proches. Cette fois, voici une action qui devrait reconquérir le cœur des clients Moov. Pas moi... pour l’instant. Il est trop tôt pour revenir à eux. Je vais observer encore pendant un mois ou deux. Je ne sais pas si vous avez constaté le retour dans la flotte. Tenez-moi informé. 

30 mars 2012

Déclaration d’Association à la préfecture d’Abidjan : Pièces et billets à fournir

dossier-a-fournir-pour-association.jpgJ’écris ces lignes parce que je trouve inadmissible qu’on prenne de l’argent aux citoyens qui souhaitent créer une ONG. D’autant plus que cet argent n’arrive même pas dans les caisses de l’Etat. Au début comme à la fin du processus, vous aurez à débourser.

Tout commence le jour où vous vous rendez à la « Préfecture d’Abidjan » pour obtenir des informations sur les dossiers à fournir. « C’est 1000 francs (ou 2000 selon les humeurs) », vous réclamera t-on. Avant de vous donner une pile de documents photocopiés. (cliquez sur le lien à la fin de ce post).

Le pire c’est que vous aurez à ressaisir à l’ordinateur toutes les données qui vous ont été remises sur papier. Pfff !

Et donc une fois les dossiers prêts (il y en a certains que vous devez légaliser à la mairie) vous vous rendrez à la préfecture d’Abidjan pour les déposer. (Heureusement, à cette étape on ne vous demandera rien).  On vous donnera un reçu pour bien attester que vous êtes sur la voie de la reconnaissance officielle.

Ces évènements se déroulent (au moins) 7 jours plus tard

Une jeune fille au bout du fil vous informe que votre récépissé est prêt. « Vous pourrez donc passer le récupérer dès à présent » vous indiquera t-elle avant de préciser avec insistance « les frais de retrait s’élèvent à 3000 francs CFA ». Votre joie est un peu altérée. Mais vous n’avez pas le choix. Vous vous empressez de vous rendre à la Préfecture pour retirer votre précieux sésame. Vous paierez donc 3000 francs… et c’est sans reçu.

Elle vous remettra alors un récépissé provisoire avec lequel vous pouvez exercer. « Repassez dans 2 semaines pour prendre un autre document que vous déposez à la police pour l’enquête de moralité ». (A suivre).

Récapitulons donc. Prévoyez 10 000 francs en tout et pour tout (si j’inclus les frais de transports et les frais de « légalisation rapide »).

Temps d’exécution : 7 jours minimum

Voici la liste des dossiers à fournir que vous pourrez télécharger gratuitement et partager à tous.

-Liste des pièces à fournir

27 mars 2012

The Tourist !

[J'ai écrit cet article (décalé) il y a quelques semaines alors que je collaborais encore pour un guide touristique. En général voici comment on reconnait un touriste. Est ce le cas pour vous ? ]

touriste.gifLe regard perdu derrière ses lunettes noires, décryptant chaque visage qu’il croise, chaque scène inattendue, chaque expression qu’il tente de comprendre.

On le reconnaît au loin. Chemise pagne manche courte, bracelet traditionnel au poignet, histoire de se sentir bien intégré. Sur sa tête, un chapeau ou une casquette. Il faut bien se protéger du soleil ardent qui l’oblige à boire une gorgée d’eau toute les 5 minutes. C’est d’ailleurs pour cela qu’il se promène tout le temps avec une bouteille d’eau minérale en main (oui, il faut éviter de boire une eau dont on ignore l’origine) ou dans son sac à dos. Un sac qui ne le quitte presque jamais. A l’intérieur : appareil photo – pour marquer chaque instant de ses ballades – trousse de pharmacie (si, si), un petit livre-guide sur les villes et cultures du pays, un carnet (de voyage ?) dans lequel il y a des numéros d’urgence (Pompier, Samu, Ambassade, 43e BIMA etc.), mais aussi des notes de voyage, et surtout… une carte de la Côte d’Ivoire. Même si elle n’est pas adaptée aux réalités actuelles du terrain, il faut l’avoir.

Son fric, il le dépense sans compter (euh, pour la plupart en tout cas). De l’euro (ou dollar) au Francs CFA, la poche se rempli vite, vite. Tout semble tellement moins cher. Même si les prix sont multipliés par trois voire par cinq lorsqu’il débarque dans un marché (ou dans un maquis) avec son air émerveillé.

Son argent, il le garde dans l’une de ses nombreuses poches de sa culotte-chasseur kaki. Le regard toujours méfiant, car « la ville est remplie de délinquant qui dépouillent les pauvres blancs » lui a-t-on soufflé. C’est d’ailleurs pour cela qu’il se fait toujours accompagner par un guide local qui connaît bien le pays et qui l’aidera au bout de quelques jours à dire ses premiers mots nouchi : « Yafoyi » ou « la Go-là » !

 

17 janvier 2012

Un virus infecte votre twitter

Tout a commencé pour moi le 15 janvier. Je reçois su twitter en « DM » (Direct Message, message personnel) ce message de @fbaillot.

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Je le connaît très bien. Et donc je clique sur le lien qu’il me propose. Je tombe sur un site qui s’appelle Tivviter.com. Il m’indique que c’est une application pour savoir ce qui se dit sur moi. Je dois entrer mon login et mon mot de passe twitter pour accéder à cette application. C’est ce que je fais. Et puis, plus rien. La page ne fonctionne pas.

Je venais ainsi d’être infecté par ce virus. A partir de ce moment tous mes contacts twitter reçoivent des messages de moi avec un lien vers un site qui semble ne pas fonctionner. En cliquant, ils sont également infectés. Et eux à leur tour vont spamé involontairement leurs "followers".

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Aujourd’hui tout le monde s’en plaint. C’est insupportable d’être spamé à longueur de journée et de savoir que tu spam les autres également.

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Twitter n'est pas à sa première infection. je citerai entre autre, celles de 2009 et de 2011 Alors utilisateurs de twitter, en attendant qu’une solution soit trouvée, n’ouvrez aucun lien en « DM ».

Des solutions ? @Swat_twit propose d'utiliser ComboFix. "Un programme(...) qui recherche sur votre ordinateur certains nuisibles, et qui, s'il les trouve, essaie de nettoyer ces infections automatiquement".

 

03 janvier 2012

3G en Côte d'Ivoire oui, mais qu’est ce que c’est ?

mobile3G.jpg

C’est en grande pompe que les médias ont annoncé l’avènement de la 3G en Côte d’Ivoire.

« Dès ce mois de janvier 2012, les services de troisième génération du mobile (3G) seront disponibles en Côte d’Ivoire". L’annonce a été faite, la semaine dernière, par Bruno Koné, ministre de la Poste et des Technologies de l'information et de la communication.

Au cours d’une conférence de presse, il a affirmé que « le président de la République a pris le jeudi dernier [26 décembre 2011] un décret relativement à l'établissement et l'exploitation des réseaux mobiles de troisième génération en Côte d'Ivoire. Il s'agit de la 3G. Nous avons 16 millions d'abonnements au téléphone mobile en Côte d'Ivoire. (…) Le téléphone offre une grande possibilité. La Côte d'Ivoire, qui était 2G, passe avec ce décret à la 3G qui offre plus de débit. »

Selon Bruno Koné, les Ivoiriens pourront avoir accès aux services de l'Internet avec leur téléphone mobile au cours de ce mois de janvier. (Source Agence Eco fin.com]

Mais la 3G qu’est ce que c’est ?

Comme vous le savez certainement, les téléphones mobiles fonctionnent avec des cartes SIM (appellées aussi communément à Abidjan des « Puces »). Celles-ci sont 2G, 2.5G, 2.75G, 3G. Ce sont tout simplement les générations de téléphonie mobile. Résumons leurs caractéristiques:

1G: fonctionnement analogique et donc totalement obsolète!

2G: début du numérique dans la téléphonie mobile, avec l'apparition du standard GSM (Europe et Etats-Unis notamment). Grâce à ces nouveaux réseaux, les SMS (Short Message Service pour les textos) ou MMS (Multimedia Message Service pour envoyer notamment des photos) sont créés. Le débit maximum des données est alors de 9,6 kbps. Des améliorations du standard GSM ont ensuite été faites pour accélérer le transfert des données. C'est la création de la norme GPRS. Comme il s'agit toujours de la même génération, GPRS correspond à 2.5G, et non pas 3G, réservé à la génération suivante. De GPRS, on est ensuite passé à EDGE, ou 2.75G. De 9,6 kbps (GSM), on est arrivé à 384 Kbps en réseau EDGE (en passant par l'étape GPRS de moins de 100 Kbps).

[En principe un petit signe « G » apparaît sur votre téléphone pour indiquer le GPRS ou un « E » pour le « EDGE »]

3G: la 3e génération, compatible avec les réseaux 2G dont on a parlé ci-dessus, propose un haut débit de transmission (potentiellement jusqu'à 2 millions de bits/seconde!) et une compatibilité universelle. Cette norme très répandue dans les pays comme la France (je cite des lieux que je connais) était jusqu’actuellement absente de notre pays, la Côte d'Ivoire. Grâce à ce nouvel "arrivage", l'utilisation de médias tels que la télévision numérique et les vidéo-conférences va se généraliser. Elle permet en outre, bien entendu, de surfer sur internet confortablement et de télécharger à grande vitesse des fichiers.

Le standard s'appelle désormais UMTS et offre des débits de 384 kbps à 2 Mbps. La norme 3.5G est déjà connue, il s'agit de HSDPA. Cela correspond à des débits allant jusqu'à 10 Mbits/s, soit 10.000.000 d'octets par seconde, comparés aux misérables 9600 du simple GSM. Pour l’heure sur la terre d’Eburnie, on en est pas encore là. Mais je suis sûr qu’on va très vite arriver à ce niveau.

Petits rappels des acronymes à retenir (ou pas):

1G: ONEPMP (On N'En Parle Même Pas)

2G: GSM: Global System for Mobile communications

2.5G: GPRS: General Packet Radio System

2.75: EDGE: Enhanced Data Rates for Global Evolution

3G: UMTS: Universal Mobile Telecommunications System

3.5G: HSDPA: High-Speed Downlink Packet Access

Et pour ceux qui en fin de compte n’ont pas compris toutes ces explications techniques, retenez simplement que votre téléphone mobile actuel est probablement compatible GPRS, voire EDGE. Et cela va encore fonctionner pendant un moment. Mais rapidement, si vous voulez transférer des fichiers de plus en plus lourds et ne pas être ''à la traîne'', vous aurez besoin d’un téléphone à la norme UMTS  (ou HSDPA) c'est-à-dire 3G.

Le ministre ivoirien de la Poste et des Technologies de l’information et de la communication (PTIC) Koné Nabagné Bruno a indiqué que grâce au haut débit que la ‘’3G’’ induit, les utilisateurs de téléphonie mobile qui auront désormais tous les services offerts par l’Internet sur leurs téléphones appareils, vont gagner en termes de possibilités, de temps et même de coût, eu égard à la concurrence qui va se faire entre les opérateurs.

Et moi je réponds : « J’espère que les coûts seront à la portée de tous les Ivoiriens ».

Article réalisé avec l'aide de Le POst.fr/ Crédit photo King-Commerce

14 décembre 2011

Pièce lisse « on ne prend plus » !

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C’est la psychose à Abidjan. Elle circule de plus en plus ces pièces rendues lisses par on ne sait qu'elle gymnastique. Je suis toujours stressé quand un chauffeur de taxi ou un boutiquier me rend des pièces de monnaie. Je m’assure désormais qu’aucun de ces métaux lisses ne me reste entre les mains.

Je me suis rendu compte que ces « 100 francs », « 200 francs », « 250 francs » sont refusées par tous et partout. Et chacun use de stratégie pour se débarrasser de celles-ci. Dans les taxis, le chauffeur les « écoule » la nuit en faisant la monnaie à ses clients, les gérants de boutique de quartiers les mettent entre deux billets de mille à votre insu. et nous les clients, on guette un moment d'inattention des vendeurs pour "larguer" cet argent. Certains vont jusqu'à offrir ces monnaies à des mendiants.

Mais en fait, pourquoi ces pièces sont tant détestées. La réponse est partout la même. « Personne ne veut prendre, donc moi je ne prendrai pas non plus ». Et la chaîne ne s'arrête pas. En fin de compte je n’ai trouvé aucune réponse solide.

A cela, il faut ajouter qu’Abidjan, il y a une vraie pénurie de pièces de monnaie. Autant transformer toutes ces piècettes en billets. Là encore c’est un autre combat. Vue l’indélicatesse avec laquelle certains d'entre nous tiennent les billets de banque.

12 décembre 2011

Résultats législatives 2011. La CEI devancée par le web

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Tous les regards sont tournés vers la CEI (commission électorale indépendante) pour les résultats des élections législatives 2011 qui se sont tenues hier dimanche 11 décembre. Des résultats pour le taux de participations mais aussi pour connaître les futurs parlementaires ivoiriens.

legislativelobognon.jpgSur la toile, certains candidats (très web) annoncent déjà les couleurs en "proclamant" leurs victoires. Le ministre Alain Lobognon, s’est empressé dimanche nuit de rendre publiqe sa victoire  à Fresco. « C'est confirmé ! Nous avons gagné à Fresco », s’exclamait-il sur twitter. Recevant de nombreuses félicitations des internautes.

Ce lundi matin, c’est la candidate Yasmina Ouegnin de Cocody qui annonce que « La victoire de la liste PDCI renouveau est confirmée ».

Finalement, la CEI risque d’être déphasée si elle ne se dépêche pas face aux réseaux sociaux qui ont la force de l’instantanée et la puissance de la rapidité de l’information.

Quelques "résultats officiels" diffusés sur le web

 

08 décembre 2011

Ils sortent d’où ces candidats ?

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La campagne pour les élections législatives en Côte d'ivoire bat son plein. Timidement, mais elle se tient néanmoins. Mais ce n’est pas ce qui me frappe. C’est plutôt la tronche des candidat(e)s. Ces INCONNUS. Pour moi qui suis dans la commune de Cocody, je vois des visages que je n’ai jamais connus auparavant. J’ai demandé à quelques amis s’ils en connaissaient. Peu d’entre eux savent quelques choses sur ces prétendants à la députation.

Mais alors sur quelle base veulent-il qu’on les choisissent ? Sur quels critères doit-on désigner celui qui parlera en notre nom ?

Je ne vous connais pas, je ne vous ai jamais vu à l’œuvre nulle part et vous débarquez à travers les rues de mon quartier pour balancer des tee-shirts, nous parler par affiches et pancartes interposés. Je ne sais pas de quoi vous êtes capables. Pendant 10 ans, je ne vous ai pas aperçu vous rapprocher des populations que vous courtisez tant aujourd’hui. Et subitement, vous arrivez à la tête de longs cortèges pour quémander ma voix.

Désolé, je ne suis pas dupe. Deux semaines, c’est trop court pour que j’aie confiance en vous. Votre belle affiche et votre campagne bruyante (avec fanfare et majorette) sont trop insuffisantes pour que vous me représentiez à l’assemblée nationale. Ce dimanche, je ne voterai pour personne.

 

04 novembre 2011

Inscription en ligne via Celpaid, galère et rumeur au rendez vous

celpaid.jpgCette année les responsables de l’éducation nationale ont décidé d’installer une nouvelle donne concernant les inscriptions. Elles se feront en ligne. « Cette procédure permettra d’avoir des données fiables sur le nombre des élèves, mais aussi d’avoir une gestion transparente de la gestion du fonds que constituent les frais d’inscription », indiquait Kouyaté Abdoulaye, chef de cabinet du ministre de l’Education nationale Kandia Camara. C’était durant le mois d’octobre lors de la signature dune convention entre le ministère et une entreprise de paiement en ligne. (Nous y reviendrons). Concrètement, l'Etat dit vouloir avoir une idée sur le nombre d'élèves, mieux gérer les fonds que constituent les frais d'inscription. Bref, lutter contre les recrutements parallèles.

Personnellement je trouve que la procédure d’inscription en ligne est une gymnastique de trop pour les parents d’élèves ou les élèves eux-mêmes, pas forcément habituez à ces nouveaux moyens de paiment. Jugez-en vous-même ce que j’ai pu lire sur le site de Celpaid.

 

Pour les villes ou communes où il n'existe pas d'établissement financier partenaire de CELPAID.

Etape1:

Le parent d'élève ou l'élève fait le versement des 6.000 F à l'économat de l'étabissement. Un reçu CELPAID d'une valeur de 6.000 f lui sera remis.

Etape2:

Le parent d'élève muni du reçu de versement + le numéro matricule de l'enfant se rend chez le Représentant CELPAID de sa localité:

Mlle/Mme/Mr:.................................................................

Contact:..........................................................................

Pour procéder à l'inscription en ligne de son enfant.

Etape3:

A la fin de l'opération d'inscription, le Représentant CELAPID imprime le reçu électronique qu'il remet au parent d'élève ou à l'élève pour faire les formalités administratives à la scolarité de son établissement.

Pour les villes ou communes où il existent la COOPEC et la CECP.

Etape1:

Le parent d'élève ou l'élève fait le versement des 6.000 F sur le compte bancaire de CELPAID.

Compte COOPEC N°............................................

Compte Caisse d'Epargne de Côte d'Ivoire (CECP): 01201 10952990001 48

Etape2:

Le parent d'élève muni du reçu de versement + le numéro matricule de l'enfant se rend chez le Représentant CELPAID de sa localité:

Mlle/Mme/Mr:.................................................................

Contact:..........................................................................

Pour procéder à l'inscription en ligne de son enfant.

Etape3:

A la fin de l'opération d'inscription, le Représentant CELAPID imprime le reçu électronique qu'il remet au parent d'élève ou à l'élève pour faire les formalités administratives à la scolarité de son établissement.

Et l’entreprise de préciser que :

« Toute inscription qui ne se fera pas selon les prescriptions ci-dessus ne sera pas prise en compte ».

Celpaid se fait de la pub. La galère pour les utilisateurs

"S’il y a une structure qui n'a plus besoin de publicité depuis l'annonce de la rentrée scolaire, c'est bien la Celpaid. Cette maison spécialisée dans les transferts d'argent et achats électroniques vient de décrocher un gros marché" écrivait un journal de la place. Et elle marque le coup. Affiche publicitaire, branding, insertion dans les jounaux, spot radio et télé, bannière sur le web…

Mais finalement, est ce que la procédure d’inscription en ligne a été admise par les concernés ? Et si oui, ont-ils bien perçu la procédure ? Pas si sûr.

Les écoles non concernées sont celles de la Dren1 à savoir Cocody, Adjamé, Williamsville qui s'inscrivent aussi en ligne mais via MTN money à raison de 5500 Fcfa. Par Celpaid, l'inscription s'élève à 6000 Fcfa. Pourtant, l’insuffisance d’agence d'agences Celpaid dans les communes est sû de tous.

Quelques exemples :

« A Koumassi Prodomo, la seule agence assez exigüe d'ailleurs, recevait tous les élèves de la zone. Désormais, elle est transférée au Lycée municipal de la même commune. Une situation qui n'arrange les élèves du Lycée moderne de Koumassi obligés de parcourir de longues distances pour pouvoir s'y inscrire. Cela occasionne des bousculades, de longues attentes devant les guichets qui ont souvent des problèmes de réseaux. Toute chose qui a provoqué un début tardif des inscriptions le jeudi 27 octobre 2011 au lycée municipal. La rentrée scolaire prévue pour le 24 octobre 2011 devient alors une illusion. Car plus de 70% des élèves passent deux à trois jours devant les guichets sans pouvoir s'inscrire. C'est le cas de T. Ali, élève admis en classe de 1ère A dans le semi-privé. Il affirme être dans le rang depuis trois jours sans être reçu. Car habitant un peu loin du lieu d'inscription, il est fréquemment confronté à des rangs kilométriques ». (Source Nouveau Navire)

« A Daloa, la rentrée tarde à être effective une dizaine de jours après la date officielle, suite à, explique-t-on au niveau des responsables administratifs, des difficultés pour effectuer le paiement des frais d’inscription en ligne.

Si au plan purement administratif tout est prêt (les personnels, les enseignants sont en place et disposent les emplois du temps), les élèves tardent à prendre le chemin des classes en raison, a soutenu un chef d’établissement, de la non maîtrise du système d’inscription en ligne.

A ce sujet, le proviseur du lycée 2 de Daloa, M. Diomandé Zibo Sopoudé, a évoqué des insuffisances d’information tant chez les parents que sur la procédure.

Il est reproché aux structures chargées de l’opération une certaine lenteur, a-t-il ajouté (…) » (Source AIP)

Un deal de « gré à gré » ?

Les rumeurs fusent de partout. Accusant le ministère de l’éducation national d’avoir offert ce marché à Celpaid, alors que les marchés de l’Etat devraient faire l’objet d’appel d’offre. Sans doute avec des ristournes et retro-commissions conséquentes.

Vrai ou faux, le journal français la lettre du continent met les pieds dans le plats.  « Le ministre ivoirien de l’Education nationale, Kandia Camara, vient de confier à la société Celpaid le marché du paiement en ligne des frais d’inscription de quelque 5 millions d’élèves ivoiriens », révèle le journal en ligne (et en PDF). Le journal continue pour écrire que « (.) le principal actionnaire de Celpaid n’est autre que son collègue, le ministre de la Construction et de l’Urbanisme Mamadou Sanogo », précisant que « ce contrat, obtenu de gré à gré, fait déjà grincer des dents au sein de la Banque mondiale », toujours selon La Lettre du Continent.

25 octobre 2011

Moov change les règles de la « Flotte »

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Je sais que vous êtes nombreux comme moi en Côte d'Ivoire à être dans une « flotte ». Ce type de solutions que proposent les opérateurs de téléphonie mobile, permet à des personnes qui ont des affinités (professionnelle, amicale, religieuse, ou familiale) de s’appeler gratuitement entre-elles.

Le principe est simple, il faut juste recharger du crédit chaque mois (selon votre abonnement ça peut être 5000/mois ou 10 000FCFA/mois). Cela vous donne le droit de rester dans la flotte et d’appeler vos « membres » GRATUITEMENT. L’avantage avec cette solution est que même quand vous n’avez plus de crédits vous pouvez continuer à joindre tous ceux qui figurent dans votre « flotte ».

Mais voilà, l’opérateur Moov - auquel je suis abonné - a décidé de changer les règles du jeu. Désormais, le premier appel de la journée vers la « flotte » est à « 80 F CFA ». Et si vous n’avez pas de crédits, vous ne pouvez plus joindre personne. Autrement dit, il faut avoir un minimum de 80 francs de crédit dans votre téléphone par jour. [C'est pas cool du tout Grrrrrrrrrr]

Je trouve que ce n’est pas sérieux de leur part de changer la façon de procéder au moment où des milliers de personnes ont désormais adopté la « flot’attitude ».

 

13 octobre 2011

Ces Unes qui tuent

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Pour ceux qui ont acheté le journal « L’inter » de ce jeudi 13 octobre, Ils ont dû être deçu par l'attitude adoptée par le quotidien en question. En effet, il y avait "une affiche" qui annonçait : «Camp des réfugiés ivoiriens : 2 présumés espions de Ouattara tués au Ghana ».

Avec un tel titre étalé de la sorte à la Une, le lecteur s’attend à ce que le reporter lui explique ce qui s’est passé dans ce camp et dans quelles conditions ces « deux présumés espions » ont été assassinés. Mais en fait, voici en quoi se résume ce qui nous a valu une telle « affiche publicitaire ».

« (…) C'est d'ailleurs cette psychose qui a été fatale à deux individus taxés d' « espions de Ouattara » : ils ont été tués en septembre dans le camp d'Elubo, à la frontière ivoiro-ghanéenne (…). ».

Et c’est tout. Rien sur le sujet annoncé comme vous pourrez vous en rendre compte en lisant l’intégralité du papier.

Dans un climat où les cœurs peinent à être consolés, où les mémoires gardent encore les stigmates de la guerre qu’à connue la Cöte d’Ivoire, dans une période où l’on parle de réconciliation, je pense que de telles actions sont de nature à jeter l’huile sur le feu et à attiser les tensions.

Dans ce processus de réconciliation et reconstruction de la paix en Côte d’Ivoire les journalistes ont un rôle important à jouer. Et ils le savent. L'excuse de "c'est pour vendre" n'est pas bonne. Elle est à bannir. Surtout que ici, sous nos tropics, la "Titrologie" (néologisme du jargon ivoirien signifiant l'action de regarder les titres de journaux) règne en maître absolu.

Assumons notre mission sérieusement en évitant de jouer avec les mots, avec les "Unes". Surtout pas maintenant. Surtout plus maintenant. Voilà, j’ai dit.

 

11 octobre 2011

De l’abus de nos numéros

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Un ami vient de recevoir cette pub sur son mobile. Elle proviendrait de la LONACI :

« Gagne une Bmw318 en envoyant par sms au 98040 ta proposition de prix de la BMW18l. TROUVE LE PRIX ET GAGNE.TIRAGE CHAQUE SOIR AVANT LE JT DE 20 H ».

Mon ami est tout en colère d'autan plus que selon ces dires, "ce n'est pas la première". Et il a raison.

Je suis également client chez deux opérateurs et je reçois ce genre de message qui s’apparentent à des spams. Je n’ai rien demandé pour qu’on m’envoie ce genre de pub. D’ailleurs [je me le demande bien] de quels droits les opérateurs de téléphonie mobile s’autorisent à communiquer nos numéros à d’autres entreprises. De quel droit eux-mêmes, nous surchargent-ils nos mobiles sans notre consentement.

Je suis peut être mal informé. Mais j’ai besoin de comprendre. Surtout que je commence à regretter de m’être fait identifier.

 

Nouveaux bacheliers, bienvenus dans la galère !

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Il y a des jours comme ça où l’optimisme fout le camp. Surtout quand on parle d’éducation nationale et quand les résultats du baccalauréat sont à 80% d’échec. Les raisons d’une telle contre-performance ? On peut en trouver des tonnes et des tonnes toutes aussi fondées les unes que les autres. On peut rejeter la faute sur les élèves eux-mêmes qui préfèrent les maquis et autres loisirs aux études. On peut accuser le système éducatif d’être mal construit. On peut s’en prendre à la crise post-électorale qui a fait de nos élèves des traumatisés, qui les a empêché d’étudier, qui a obligé certains à devenir des « élèves-déplacés » ou « élèves-exilés ». La liste des raisons qu’on voudra trouver et imaginer est longue.

Pourtant, il faut bien se rendre à l’évidence, jamais des résultats n’avaient été aussi catastrophiques pour les élèves en classe de terminale. Et pour emprunter la « Une » de « Fraternité matin » (le journal gouvernemental) de ce jour : « BAC, la débâcle ». Le mal est là. De plus en plus profond au fil des années. Touchant même les classes du cycle primaire.

« Les résultats de la session 2011 de l’examen du Certificat d’Etudes Primaires Elémentaires (CEPE) ont été proclamés le mardi 20/09/2011 et ont donné un taux d’admission de 58, 22%. Selon Madame le Ministre de l’Education Nationale, Kandia CAMARA, ces résultats ne sont pas fameux comparés à ceux de la session 2010 qui étaient de 68, 90%. » (Source site du ministère de l’éducation nationale)

Je me demande bien ce qu’il en sera pour les résultats prochains du BEPC (Brevet d'étude du premier cycle) et du BTS (Brevet de Techniciens supérieurs) ? Certainement, dans la même mouvance.

Pourtant, les nouveaux bacheliers ne sont pas forcément les plus heureux. Vers qu’elles universités iront-ils ? Certainement pas vers celles de Cocody ou d’Abobo-Adjamé. Elles sont (officiellement) fermées pour rénovation. Pour combien de temps ? Nul ne le sait. De nombreux étudiants, sont donc là, à attendre impatiemment qu’une date leur soit communiquée. « C’est une année blanche qui ne dit pas son nom » me lançait un étudiant en communication avant de tenter de me démontrer que « pour les tenants du pouvoir actuel, annoncer une année blanche est mauvais pour leur communication et pour leur image. Eux qui ont voulu montrer et prouver qu’en dépit de tout il pouvait sauver l’école ivoirienne ».

Je demandais à un de mes jeunes amis son année d’étude. Il m’a répondu avec un éclat de rire : « Je suis année de maitrise, si l’université ouvre. Sinon considérons que je suis en Licence de droit ». Derrière ce rire, se cachait une grosse angoisse. Celle d’un avenir académique incertain.

Pour les nouveaux bacheliers donc, rien de rassurant les attends. « A part ceux dont les parents ont les moyens pour une université privée –dont la scolarité est au bas mot à 700 000 Francs CFA (un peu plus de 1000 euros) - ou pour les envoyer à l'étranger ».

Il est donc temps de se poser un peu pour que tous les acteurs du système éducatif ivoirien fassent un vrai diagnostic. COGES, Parents d’élèves, associations estudiantine et scolaire, ministère de l’éducation nationale, partenaires de notre système éducatif. Et qu'à ce diagnostic on y apporte de vraies réponses et des solutions durables. Parce qu’avec de tels scores ne soyons pas étonnés qu’à l’extérieur nos diplômes perdent de la valeur.

20 septembre 2011

Petit constat dans un centre du BAC 2011

bac2011.JPGEt c’est parti pour les écrits du baccalauréat 2011 en Côte d’Ivoire. Le moins que l’on puisse dire au regard de ce que j’ai pu observer dans quelques centres à Cocody et à Yopougon, c’est que les dispositions ont été prises pour que cela se fasse dans le calme et dans la sérénité mais surtout loin des fraudes.

Une petite visite ce matin au Collège Koné Idrissa à Yopougon pétro ivoire, histoire de voir comment les choses se déroulent. [Il y a certaines années où dans certains centres c'étaient des ambiances surchauffées dehors, des va-et-vient des élèves et parents d’élèves entre la cour (et parfois même les classes) et l’extérieur du centre].

Un impressionnant dispositif (dissuasif) de sécurité assuré par des policiers. Les élèves entrent en rang dans la cour de l’école en présentant la convocation et une pièce d’identité. Dehors, les quelques rares parents venus accompagner et encourager leurs enfants repartent aussitôt. « Je ne cherche pas affaire je rentre chez moi. Je viendrai chercher ma fille le soir », lance ce père de famille avec un éclat de rire.

Sur les 660 élèves prévus 130 manquent à l’appel. « Sinon dans l’ensemble tout s’est bien déroulé » se réjouit, Seka Aka, le chef de centre en ajoutant « la ministre (de l’éducation nationale) a été ferme sur les mesures à prendre. Nous appliquons ».

Les quelques élèves interrogés à la pause de midi ont sorti l’habituel « c’était abordable » en parlant de la première épreuve de philosophie.

Au collège moderne de Cocody. Le dispositif de policiers est un peu plus impressionnant qu’à Yopougon. L’ambiance dehors aussi. De nombreux vendeurs ambulants ont envahi la voie qui passe devant ledit collège. Attendant impatiemment les premiers élèves à finir les épreuves de cette première journée.

Le moins qu’on puisse dire est que cette journée était celle de l’enseignement. Dans la foulée, débutaient les oraux du BTS (Brevet de Technicien Supérieur). Il y a avait également les réultats du CEPE (certificat d’étude primaire) avec un résultat global de 58,22%.

Lire aussi le reportage complet d'un Avenant dans le Centre de Yopougon.

FRCI, nouvelles causes d'accidents

J’ai encore en mémoire l’accident qu’a eu un de mes amis ce week-end sur l’axe Abidjan-Bassam. J’y pense encore surtout que ce matin il m’apprend que l’histoire restera « sans suite ». « Parce que ce sont des éléments des FRCI ».

Pour rappelle. Dimanche 18 septembre après midi, alors qu’il se rendait à Bassam (avec son père, sa femme et son fils de 4mois), un véhicule venant dans l’autre sens, percute violemment leur voiture. Le choc est terrible.

Quand j’ai vu la carcasse de la voiture j’ai crié « C’est un miracle ! ». Il n’y a eu aucune perte en vies humaines. Quelques blessés légers dans la voiture de mon pote. Et de l’autre côté, les quatre occupants s’en sortent sains et saufs. C’est une voiture occupée par des jeunes ( je leur donne en moyenne 22 ans) qui se réclament être des FRCI (Forces républicaines de Côte d’Ivoire). Jean, tee-hirt près le corps, baskette, et casquettes, ils ressemblaient plus à des artistes qu'à des militaires. Leur « chef » qui dit se nommer « Caporal N’CHO », ne peut pourtant pas identifier l’unité à laquelle il appartient. Il jure cependant qu’il est du « Corps ».

Lire la suite

02 mai 2011

Western Union de retour en Côte d'Ivoire

trans_western.jpgCe matin sur mon mobile je reçois ce message du 10044 (je suis abonné à la newsletter de Western Union): "Flash Info Western Union: Le service transfert d'argent vers  la Côte d'Ivoire est de nouveau disponible!". Très heureux donc, je porte le message à la connaissance de tous via mon profil Facebook et Twitter. Mais les commentaires et autres interrogations sur la véracité de cette info m'emmènent à rechercher confirmation.

[Un ami m'a dit inbox: "Yoro, pardon, il y a trop rumeurs maintenant à Abidjan. Donc confirme-moi s'il te plait"].

J'appelle donc le siège de Western Union en France au 08 00 900 407. J'ai au bout du fil le sevice client à qui je demande confirmation de l'information. "Pour quelle(s) ville(s) Monsieur ?", me demande la dame au bout du fil. Je lui indique que je voudrais savoir s'il est possible d'envoyer de l'argent à Abidjan, où à partir d'Abidjan. Elle me repond que oui en ajoutant "pour Abidjan, mais aussi Yamoussoukro et quelques villes du pays".

C'est une assez bonne nouvelle. Bientôt donc, ce sera l'ensemble des (Plus de) 570 points de vente en Côte d'Ivoire qui seront disponibles "pour envoyer et recevoir de l'argent rapidement et avec fiabilité".

18 avril 2011

Abidjan retrouve ses lundis

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La vie est en train de reprendre, on ne peut plus en douter. Ce matin j’ai entendu les nombreux klaxons des taxis et autres wôrôs wôrôs (taxis communaux). J'ai vu les gbakas (mini bus) et leur apprentis-accrobates. J'ai revu la vendeuse de "pain-condiments". Oui, elle aussi est de retour. Sur les trottoirs, des personnes attendaient patiemment des taxis pour certainement se rendre au travail. Dans les véhicules, les discussions sont bonne enfant. On revient sur les derniers évènements en Côte d’Ivoire, le changement de régimes, les peurs, les craintes mais aussi les espoirs pour demain.

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Pour certains, c’est leur première sortie après 3 semaines de « réclusions » rythmées de tirs, de bombardements, de rumeurs et de souffrances. «ça chauffé ici on dirait », s’exclame une dame à bord d’un véhicule qui l’emmène de Treichville à Bassam en montrant du doigt un bâtiment littéralement saccagé.. «Ce sont les bureaux de Côte d'Ivoire télécom», rétorque le chauffeur du véhicule.

Par moment j'aperçois à certains arrêts de bus des gens adossés sur les bords de l’abri. «Ils attendent le bus », lance quelqu’un. Dans la rue j'en vois très peu d’ailleurs. Mais il y en a quand même. La vie à Abidjan est en train de reprendre on ne peut pas plus en douter. Désormais, il faut que les banques ouvrent et il faut que le Plateau (centre administratif et des affaires) se mette en marche.

Finalement, je pense qu’il est important de se (re)mettre rapidement au travail. Laissons aux politicienx de régler les questions politiques, aux militaires et policiers de s’occuper de l’aspect militaire et sécuritaire. Mais nous, réconcilions-nous avec le travail et mettons de côté nos rancœurs car comme on aime bien le dire ici à Abidjan « Nous sommes obligés de vivre ensemble ». Si pour une fois de plus, nous avons l’occasion de relever la Côte d’Ivoire, n’hésitons pas. La vie continue et elle peut être meilleure pour tous, si et seulement nous décidons de mettre fin à tout sorte de belligérance.

Dieu bénisse la Côte d’Ivoire !

Crédit photo 1: Abidjan.net

 

14 avril 2011

Quand Paypal "sabote" #civsocial

 

paypal.jpgL'opération #civsocial lancé par l'Ong Akendewa risque de prendre un sacré coup. Et si tel est le cas, ce sont des milliers de personnes en detresses qui souffriront encore plus dans ce climat de crise humanitaire aigue. A l'origine du frein de cette action humanitaire, Paypal.

Depuis ce matin de nombreux messages circulent sur la toile, nous invitant à signer une pétition, mieux à demander à paypal de débloquer les fonds d'Akendewa qu'ils retiennent. Pour mieux comprendre ce qui se passe, j'ai demandé à Jean Patrick Ehouman, président de l'Ong, de m'éclairer. Je partage avec vous l'état des lieux et les conséquences si rien n'est fait.

Combien avez vous "entre les mains" de Paypal ?

"Nous n'avons pas grand chose. Il reste environs 3 000€ lorsqu'on enleve les taxes et aussi les premiers achats que j'ai réussi à faire juste avant qu'ils ne bloquent le compte"

Paypal n'était-il pas au courant du fait qu'Akendewa n'est pas une association française quand vous les sollicitiez pour ce projet ?

Comme mentionné dans la pétition, Akendewa n'est pas de droit français. Mais en attendant de créer une asso affiliée, dans l'urgence, j'ai utilisé mon compte et je les ai eu au téléphone lors d'un premier blocage pour leur expliquer le problème. Car nous ne pouvions pas créer un compte pour Akendewa vu que le système bancaire ivoirien est hors service. J'ai eu paypal au téléphone hier (mardi 12 avril, ndb) qui m'avait assuré que compte tenu de la situation bancaire en Côte d'Ivoire et de l'urgence humanitaire, les fonds seraient débloqués dans les heures qui suivaient. Et aujourd'hui, je les appelle ils me disent qu'en fait non".

Peux-tu expliquer aux internautes ce à quoi devrait servir cet argent ?

Oui. Avant que nous commençions la collecte, nous avions utilisé notre propre argent (qui n'appartient pas à Akendewa car les banques ivoiriennes fermées) pour acheter les premiers téléphones + 2 ordinateurs + 600 cedis d'unité téléphonique pour commencer. Mais les dons qui ont été octroyés par des personnes de bonnes volontés (et je les en remercie) servent à payer des unités téléphoniques. C'est avec ces unités que nous arrivons à (re)contacter les personnes qui ont besoin de secours soit pour les localiser ou pour trouver quelqu'un qui peut les aider. Les dons servent aussi à acheter des denrées de premières nécessité tels que le lait, le pain que nous donnons aux victimes lorsque nous arrivons sur place".

En conclusion, tant que Paypal bloque cet argent, ce sont de nombreuses personnes victimes de balles perdues, de manques de médicaments, en attente d'accouchement, qui meurent de faim ou de soif etc... qui seront livrées à elles-mêmes dans un environnement d'insécurité digne d'un film western. Je nous exhorte à signer la pétition et pour ceux qui le peuvent à harceler Paypal, au nom de toutes ces vies que cette entreprise va mettre en danger.

 

14 février 2011

Avec des mots (bien) de chez nous

mortderire.jpgCes dernières semaines de nouvelles expressions sont apparues sur facebook pour exprimer les joies, les rires, les étonnements et les colères. Avec cette mention en prime «mintnan la on fè en ivoirien, c bouclé sur les...» (Traduction : Maintenant on fait en version ivoirienne. Fini les…) lol, Mdr, vdr, ptdr...

Pour ceux qui ont raté le train il n’est pas tard. Je vous propose de vous abreuver de ces nouvelles lettres qui traduiront tout ce que vous ressentez. Avec des mots tirés des expressions quotidiennes et urbaines des Ivoiriens. Lool. Euh, je voulais dire ysvdrrrrrrr

YR = yé ri (je ris)

YRJYM = yé ri jikaaaa yé mourir (Je vais rire jusqu’à je vais mourir)

YRJYMOV = yé ri jikaaa yé mal o ventre (Je ris jusqu’à j’ai mal au ventre)

......TMD = ta me dja ou ta me douf (tu me tue)

TMK : ta me kill ou tu me kill (Tu vas me Kill, tu me tue)

YREF = ya rien en face (Il y a rien en face) à completer avec CM : cé maïs (C’est maïs, je sais pas comment traduire ça hein)

YRJYC = yé ri jikaaa yé chiéééé (Je ris jusqu’à je chie)

YRJYP= yé ri juska y péter (Je ris jusqu’à je pète)

YSV= yé si versé (Je suis versé, euh je crois que ça veut dire je suis dépassé non ?)

YSVDR = yé si versé de rire (Je suis versé de rire)

YSF = yé si fan - yé si fier (Je suis Fan, Je suis fier)

CPA = cé pa affaire (C’est pas affaire, à comprendre aussi par « C’est terrible ! »)

MD = Mal doux (Très intéressant)

CCS = Cè Cohan SAHé (C’est comme ça ça y est, on peut pas (le) changer)

RML= Rehade Mogo La (Regarde Môgô là, regarde ce gars là)

CR= Ca Roule (ça roule)

YSE= Ye sui enjailéé (Je suis enjaillé, je suis content)

CG= Cè Gatéé (C’est gâté, tout est mélangé ou C'est du bon selon les cas)

La liste n’est pas exhaustive et je laisse à votre imagination le soin de nous dénicher de nouvelles trouvailles que je completerai volontiers.

22 avril 2010

Le ciel se dégage, les habitudes reprennent

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Ce mercredi soir j’ai pris mon vol d’Abidjan à Paris via Tripoli en Libye. Pourtant, jusqu’à la veille rien ne laissait prévoir que mon voyage aurait effectivement lieu. L’épisode du volcan islandais avait créé la panique chez de nombreux voyageurs qui craignaient d’être bloqués à Abidjan. Moi en premier. Jusqu’au Mardi matin, l’agence de la compagnie que je devais emprunter ne pouvait me confirmer l’effectivité du vol.

Finalement, tout semble rentré dans l’ordre. Mon avion décolle d'Abidjan avec quelques heures de retard (comme d'habitude). Je retrouve les fouilles intempestives de l’aéroport de Tripoli, les longues files d’attentes, les questions dans un français avec une dose d’arabe. Je retrouve la même ambiance dans les files d’attente. Des voyageurs énervés qui se crient dessus...

Je survole comme d’habitude le désert puis la mer. Je ne sais pas si nous avons emprunté un de ces couloirs aériens pour atterrir enfin à l’aéroport Roissy Charles De Gaulle de Paris. Là, tout est normal. Comme s’il n’y avait jamais eu cette semaine difficile. L’effet du volcan semble s’être dissipé. L’ambiance est la même. Avec des voyageurs qui arrivent et d’autres qui sont sur le point d’embarquer. Avec des quidams qui cherchent des voyageurs « légers » pour leur confier des colis à transporter vers l'Afrique. La « vie aéroportuaire » a bien repris.

 

 

20 avril 2010

Abidjan a son « nuage »

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16 heures 30. Dans le ciel de certains quartiers d’Abidjan, de nombreux nuages grisâtres rencontrent. Les réverbères s’allument. Rien de grave. Seulement le ciel qui annonce de la pluie et l’air qui rafraichi l’atmosphère surchargé par la chaleur. Mais rien de bien méchant dans le ciel. Ici, les avions circulent librement et les nuages mêmes capricieux nous apaisent.

 

15 avril 2010

Fin de bras de fer

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Tout est bien qui fini bien. La crise aura duré 4 longs jours. 4 jours de galères pour les ménagères tant les prix des denrées alimentaires ont flambé. 4 jours de marche sous un soleil de plomb. 4 jours d’autostop et de covoiturage.
Finalement après le rendez vous manqué du mercredi, le ministre des transports et des syndicats de transporteurs ont pu se rencontrer pour échanger…trouver (au moins) un accord.
Le porte parole du comité de crise a fait l’annonce ce après midi incitant les transporteurs à reprendre le travail «immédiatement».


podcast

Mais jusqu’au soir, aucun mouvement de reprise n’avait été observé dans les communes d’Abidjan. Albert Flindé, le ministre des transports a confirmé l’information sur le plateau du 20 heures de la première chaîne de télévision ivoirienne.
Lire la suite et écouter les différents discours.

Petite chanson de Daouda pour nous rappeler combien les Gbaka (minibus de transport en commun) nous tiennent à coeur...

 

26 février 2010

Fin des manifestations annoncée par le RHDP

L'opposition ivoirienne a annoncé vendredi qu'elle mettrait fin aux manifestations des deux dernière semaines, à la suite de nomination d'une nouvelle commission électorale dirigée par un de ses représentants. "Il importe maintenant d'organiser des élections qui soient honnêtes et transparentes, et dont les résultats pourront être acceptés par tous", a déclaré Youssouf Bakayoko, ancien ministre des Affaires étrangères, qui préside depuis jeudi soir la nouvelle commission.

Source JDD.fr / vidéo Afreekelection.com

22 août 2009

Le calvaire des passagers de la R.A.M

Dur dur aujourd'hui d'effectuer un voyage par avion avec certaine compagnie telle que la Royale Air Maroc (R.A.M). J'en ai vécu l'expérience lors de mes différents déplacement hors de la Côte d'Ivoire. C'est une compagnie que plusieurs préfèrent parce qu'elle offre des tarifs très intéressants.

Pourtant les passagers qui empruntent cette compagnie gardent toujours de très mauvais souvenirs de leurs voyages à bord des avions de la R.A.M. bJ'en veux pour preuve le témoignage d'un de mes amis qui a fait le parcours Paris-Abidjan en 24 heures de vol.

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"En route vers Abidjan pour une dizaine de jours, j'ai cru que je n'y arriverais jamais. Tout commence le 19 août vers 12H au métro château d'eau à Paris. La Compagnie Royal Air Maroc m'appelle pour m'annoncer que le vol de 19H30 est annulé. 2 choix s'offrent à moi.

Tenter celui de 15H15 ou attendre celui de 21H. J'opte pour la première option. Un taxi me lâche à Roissy. 24 euros. Tout ça pour entendre que le vol de 15H15 a été finalement annulé. On nous annonce que le vol de 21 heures est aussi compromis. La raison: une grêve importante des pilotes de la RAM.

Direction Orly en bus pour attendre celui de 21H. Là, une hôtesse de l'air de la RAM nous informe très tranquillement qu'un avion pour Casablaca va décoller dans 20 min. "Mais vous êtes en retard messieurs", nous dit elle.
Je lui deverse toute la rage que j'ai en moi. Histoire de me défouler même rien n'est régler. J'aurais pu lui faire une version Joey Starr, sans problème.

Finalement, on embarque à 22H30 pour Casa. Le temps passe plus vite. On arrive à 00H30 à Casablanca. Un douanier nous apprend que la liaison est assurée sur Abidjan. Un vol est prévu pour 5H30. Ceux qui doivent aller à Brazzaville (Congo) devront attendre 3 jours ici.

Les passagers d'Abidjan reprennent le sourire. FOUTAISE !!! Il est 7H00 rien a bougé. Nous sommes toujours là à dormir, écouter les annonces, fumer des clopes, boire des cafés ( à nos propres frais). Tout est figé. Avec nous 400 pèlerins qui doivent s'envoler pour Médine.

Les esprits s'échauffent. Un des passagers pour Abidjan, motive les troupes et appel au rassemblement. Une course à l'interlocuteur de la RAM est lancée. On s'unit. Ensuite, on commence à menacer les quelques petits pions envoyés au charbon pour l'occasion. Ils sont pris en otages.
Au bout du compte, vers 9H00 nous décollons enfin.

Je pensais que nous avions tout vécu mais..arrivé à Abidjan, nous sommes 20 personnes à qui il manque des Bagages.

Pendant ces 24 heures de transit, pas de communication de la part de la RAM. Des hotesses qui racontent des choses contradictoires. 3 pauvres tranches de pains saumonnés et une gazzouze pas fraiches. Aucun ravitaillement d'eau.
Pas un sourire d'encouragement, les enfants des passagers laisser pour compte à même le sol. Pas un remboursement opéré pour ces longues heures d'attentes. RIEN !

C'est certain. La prochaine fois j'irai voir ailleurs...

Le problème c'est que cette compagnie à le monopole des destinations vers l'Afrique de l'ouest. Un autre problème!"

13 août 2009

Le Mabef News se met au plagia

yoh.JPGAprès la récente sortie du quotidien "Le Jour Plus" que nous avons décriée ici, c’est le support-journal du Mabef (marché des assurances, banques et établissements financiers) qui fait parler de lui. La petite équipe avec laquelle je travaille sur un petit mag’ en ligne, m’a informé qu’un de nos articles avait été piqué par le Mabef News. Le pire, c’est que, mot pour mot, l’article a été copié et placardé avec les photos et porte la signature d’un journaliste dudit journal.

Vous pourrez vous-même en juger en lisant l’article et en cliquant sur les photos pour les agrandir et constater. Ils auraient pu avoir l’honnêteté de reconnaitre le travail à risque (quand on connait les dangers de la zone de la casse) en donnant simplement la source. Mais comme d’habitude et comme on le voit de plus en plus dans bon nombre d’organes de presse, le journaliste prend des articles sur internet (croyant que sa ruse ne sera jamais découverte) et les brandit comme siens. C’est triste !

 

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Je vous laisse ici une réaction de ces jeunes qui souhaitent «un peu de respect» pour leur plume, aussi fine soit-elle.

«(...) Grande fut notre surprise de découvrir lors d’une revue de presse le jeudi 23 juillet 2009 un acte de plagiat de la part d’un hebdomadaire de "Mabef news" (marché des assurances, banques et établissements financiers) dans son numéro 67 en date du jeudi en question. Dans sa page «Enquête»; le journal  a carrément repris un article écrit Lionel VEH sur Avenue 225 et mis en ligne depuis le vendredi 12 Juin 2009 sur le site d’information en ligne.
De son titre initial « Dans l’univers de la Casse d’Abobo» l’article a été rebaptisé «La casse, une mine d’or». Et il est signé de Bruno KOUASSI.
Si les usages du journalisme permettent qu’un confrère reprenne dans son journal un article issu d’un autre magazine, l’étique et la déontologie du métier exige un minimum de respect de la propriété intellectuelle. Aussi  les sources véritables de l’article repris doivent-elles être précisées. Ce que Bruno KOUASSI et le "Mabef news" ont totalement ignorés.
De plus, de tels actes nous amènent à penser d’un journal, qu’il manque de sérieux. Les responsables des journaux devraient donc s’assurer de l’authenticité des sources et des informations qu’ils publient dans leurs journaux. Cela éviterait à un hebdomadaire qui se dit" panafricain" de plagier le travail des autres.»
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