17 janvier 2012
Un virus infecte votre twitter
Tout a commencé pour moi le 15 janvier. Je reçois su twitter en « DM » (Direct Message, message personnel) ce message de @fbaillot.
Je le connaît très bien. Et donc je clique sur le lien qu’il me propose. Je tombe sur un site qui s’appelle Tivviter.com. Il m’indique que c’est une application pour savoir ce qui se dit sur moi. Je dois entrer mon login et mon mot de passe twitter pour accéder à cette application. C’est ce que je fais. Et puis, plus rien. La page ne fonctionne pas.
Je venais ainsi d’être infecté par ce virus. A partir de ce moment tous mes contacts twitter reçoivent des messages de moi avec un lien vers un site qui semble ne pas fonctionner. En cliquant, ils sont également infectés. Et eux à leur tour vont spamé involontairement leurs "followers".

Aujourd’hui tout le monde s’en plaint. C’est insupportable d’être spamé à longueur de journée et de savoir que tu spam les autres également.

Twitter n'est pas à sa première infection. je citerai entre autre, celles de 2009 et de 2011 Alors utilisateurs de twitter, en attendant qu’une solution soit trouvée, n’ouvrez aucun lien en « DM ».
Des solutions ? @Swat_twit propose d'utiliser ComboFix. "Un programme(...) qui recherche sur votre ordinateur certains nuisibles, et qui, s'il les trouve, essaie de nettoyer ces infections automatiquement".
09:58 Publié dans (Petit) Constat, Bizarrrrrre, Bon à savoir, Coup d'main, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : twitter, virus, dm, infection, spam, abidjan, côte d'ivoire
03 janvier 2012
3G en Côte d'Ivoire oui, mais qu’est ce que c’est ?
C’est en grande pompe que les médias ont annoncé l’avènement de la 3G en Côte d’Ivoire.
« Dès ce mois de janvier 2012, les services de troisième génération du mobile (3G) seront disponibles en Côte d’Ivoire". L’annonce a été faite, la semaine dernière, par Bruno Koné, ministre de la Poste et des Technologies de l'information et de la communication.
Au cours d’une conférence de presse, il a affirmé que « le président de la République a pris le jeudi dernier [26 décembre 2011] un décret relativement à l'établissement et l'exploitation des réseaux mobiles de troisième génération en Côte d'Ivoire. Il s'agit de la 3G. Nous avons 16 millions d'abonnements au téléphone mobile en Côte d'Ivoire. (…) Le téléphone offre une grande possibilité. La Côte d'Ivoire, qui était 2G, passe avec ce décret à la 3G qui offre plus de débit. »
Selon Bruno Koné, les Ivoiriens pourront avoir accès aux services de l'Internet avec leur téléphone mobile au cours de ce mois de janvier. (Source Agence Eco fin.com]
Mais la 3G qu’est ce que c’est ?
Comme vous le savez certainement, les téléphones mobiles fonctionnent avec des cartes SIM (appellées aussi communément à Abidjan des « Puces »). Celles-ci sont 2G, 2.5G, 2.75G, 3G. Ce sont tout simplement les générations de téléphonie mobile. Résumons leurs caractéristiques:
1G: fonctionnement analogique et donc totalement obsolète!
2G: début du numérique dans la téléphonie mobile, avec l'apparition du standard GSM (Europe et Etats-Unis notamment). Grâce à ces nouveaux réseaux, les SMS (Short Message Service pour les textos) ou MMS (Multimedia Message Service pour envoyer notamment des photos) sont créés. Le débit maximum des données est alors de 9,6 kbps. Des améliorations du standard GSM ont ensuite été faites pour accélérer le transfert des données. C'est la création de la norme GPRS. Comme il s'agit toujours de la même génération, GPRS correspond à 2.5G, et non pas 3G, réservé à la génération suivante. De GPRS, on est ensuite passé à EDGE, ou 2.75G. De 9,6 kbps (GSM), on est arrivé à 384 Kbps en réseau EDGE (en passant par l'étape GPRS de moins de 100 Kbps).
[En principe un petit signe « G » apparaît sur votre téléphone pour indiquer le GPRS ou un « E » pour le « EDGE »]
3G: la 3e génération, compatible avec les réseaux 2G dont on a parlé ci-dessus, propose un haut débit de transmission (potentiellement jusqu'à 2 millions de bits/seconde!) et une compatibilité universelle. Cette norme très répandue dans les pays comme la France (je cite des lieux que je connais) était jusqu’actuellement absente de notre pays, la Côte d'Ivoire. Grâce à ce nouvel "arrivage", l'utilisation de médias tels que la télévision numérique et les vidéo-conférences va se généraliser. Elle permet en outre, bien entendu, de surfer sur internet confortablement et de télécharger à grande vitesse des fichiers.
Le standard s'appelle désormais UMTS et offre des débits de 384 kbps à 2 Mbps. La norme 3.5G est déjà connue, il s'agit de HSDPA. Cela correspond à des débits allant jusqu'à 10 Mbits/s, soit 10.000.000 d'octets par seconde, comparés aux misérables 9600 du simple GSM. Pour l’heure sur la terre d’Eburnie, on en est pas encore là. Mais je suis sûr qu’on va très vite arriver à ce niveau.
Petits rappels des acronymes à retenir (ou pas):
1G: ONEPMP (On N'En Parle Même Pas)
2G: GSM: Global System for Mobile communications
2.5G: GPRS: General Packet Radio System
2.75: EDGE: Enhanced Data Rates for Global Evolution
3G: UMTS: Universal Mobile Telecommunications System
3.5G: HSDPA: High-Speed Downlink Packet Access
Et pour ceux qui en fin de compte n’ont pas compris toutes ces explications techniques, retenez simplement que votre téléphone mobile actuel est probablement compatible GPRS, voire EDGE. Et cela va encore fonctionner pendant un moment. Mais rapidement, si vous voulez transférer des fichiers de plus en plus lourds et ne pas être ''à la traîne'', vous aurez besoin d’un téléphone à la norme UMTS (ou HSDPA) c'est-à-dire 3G.
Le ministre ivoirien de la Poste et des Technologies de l’information et de la communication (PTIC) Koné Nabagné Bruno a indiqué que grâce au haut débit que la ‘’3G’’ induit, les utilisateurs de téléphonie mobile qui auront désormais tous les services offerts par l’Internet sur leurs téléphones appareils, vont gagner en termes de possibilités, de temps et même de coût, eu égard à la concurrence qui va se faire entre les opérateurs.
Et moi je réponds : « J’espère que les coûts seront à la portée de tous les Ivoiriens ».
Article réalisé avec l'aide de Le POst.fr/ Crédit photo King-Commerce
08:42 Publié dans (Petit) Constat, Bigo Club, Bon à savoir, Tchié !, Tout nouveau tout beau! | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : téléphone mobile 3g, 3g, edge, gprs, gsm, côte d'ivoire, abidjan
14 décembre 2011
Pièce lisse « on ne prend plus » !
C’est la psychose à Abidjan. Elle circule de plus en plus ces pièces rendues lisses par on ne sait qu'elle gymnastique. Je suis toujours stressé quand un chauffeur de taxi ou un boutiquier me rend des pièces de monnaie. Je m’assure désormais qu’aucun de ces métaux lisses ne me reste entre les mains.
Je me suis rendu compte que ces « 100 francs », « 200 francs », « 250 francs » sont refusées par tous et partout. Et chacun use de stratégie pour se débarrasser de celles-ci. Dans les taxis, le chauffeur les « écoule » la nuit en faisant la monnaie à ses clients, les gérants de boutique de quartiers les mettent entre deux billets de mille à votre insu. et nous les clients, on guette un moment d'inattention des vendeurs pour "larguer" cet argent. Certains vont jusqu'à offrir ces monnaies à des mendiants.
Mais en fait, pourquoi ces pièces sont tant détestées. La réponse est partout la même. « Personne ne veut prendre, donc moi je ne prendrai pas non plus ». Et la chaîne ne s'arrête pas. En fin de compte je n’ai trouvé aucune réponse solide.
A cela, il faut ajouter qu’Abidjan, il y a une vraie pénurie de pièces de monnaie. Autant transformer toutes ces piècettes en billets. Là encore c’est un autre combat. Vue l’indélicatesse avec laquelle certains d'entre nous tiennent les billets de banque.
16:53 Publié dans (Petit) Constat, Abidjan de maintenant, Coup d'poing, Fatigué de parler... | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : monnaie, pièce, cfa, abidjan, côte d'ivoire
12 décembre 2011
Résultats législatives 2011. La CEI devancée par le web
Tous les regards sont tournés vers la CEI (commission électorale indépendante) pour les résultats des élections législatives 2011 qui se sont tenues hier dimanche 11 décembre. Des résultats pour le taux de participations mais aussi pour connaître les futurs parlementaires ivoiriens.
Sur la toile, certains candidats (très web) annoncent déjà les couleurs en "proclamant" leurs victoires. Le ministre Alain Lobognon, s’est empressé dimanche nuit de rendre publiqe sa victoire à Fresco. « C'est confirmé ! Nous avons gagné à Fresco », s’exclamait-il sur twitter. Recevant de nombreuses félicitations des internautes.
Ce lundi matin, c’est la candidate Yasmina Ouegnin de Cocody qui annonce que « La victoire de la liste PDCI renouveau est confirmée ».
Finalement, la CEI risque d’être déphasée si elle ne se dépêche pas face aux réseaux sociaux qui ont la force de l’instantanée et la puissance de la rapidité de l’information.
Quelques "résultats officiels" diffusés sur le web
07:49 Publié dans (Petit) Constat, Abidjan de maintenant, Affairage, Elections, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : résulats élections législatives 2011, réseaux sociaux, alain lobognon, yasmina ouegnin, pdci, côte d'ivoire, abidjan
08 décembre 2011
Ils sortent d’où ces candidats ?
La campagne pour les élections législatives en Côte d'ivoire bat son plein. Timidement, mais elle se tient néanmoins. Mais ce n’est pas ce qui me frappe. C’est plutôt la tronche des candidat(e)s. Ces INCONNUS. Pour moi qui suis dans la commune de Cocody, je vois des visages que je n’ai jamais connus auparavant. J’ai demandé à quelques amis s’ils en connaissaient. Peu d’entre eux savent quelques choses sur ces prétendants à la députation.
Mais alors sur quelle base veulent-il qu’on les choisissent ? Sur quels critères doit-on désigner celui qui parlera en notre nom ?
Je ne vous connais pas, je ne vous ai jamais vu à l’œuvre nulle part et vous débarquez à travers les rues de mon quartier pour balancer des tee-shirts, nous parler par affiches et pancartes interposés. Je ne sais pas de quoi vous êtes capables. Pendant 10 ans, je ne vous ai pas aperçu vous rapprocher des populations que vous courtisez tant aujourd’hui. Et subitement, vous arrivez à la tête de longs cortèges pour quémander ma voix.
Désolé, je ne suis pas dupe. Deux semaines, c’est trop court pour que j’aie confiance en vous. Votre belle affiche et votre campagne bruyante (avec fanfare et majorette) sont trop insuffisantes pour que vous me représentiez à l’assemblée nationale. Ce dimanche, je ne voterai pour personne.
10:16 Publié dans (Petit) Constat, Abidjan de maintenant, Ce que je crois, Duo ou duel | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : election législative, côte d'ivoire, abidjan, civleg11
04 novembre 2011
Inscription en ligne via Celpaid, galère et rumeur au rendez vous
Cette année les responsables de l’éducation nationale ont décidé d’installer une nouvelle donne concernant les inscriptions. Elles se feront en ligne. « Cette procédure permettra d’avoir des données fiables sur le nombre des élèves, mais aussi d’avoir une gestion transparente de la gestion du fonds que constituent les frais d’inscription », indiquait Kouyaté Abdoulaye, chef de cabinet du ministre de l’Education nationale Kandia Camara. C’était durant le mois d’octobre lors de la signature dune convention entre le ministère et une entreprise de paiement en ligne. (Nous y reviendrons). Concrètement, l'Etat dit vouloir avoir une idée sur le nombre d'élèves, mieux gérer les fonds que constituent les frais d'inscription. Bref, lutter contre les recrutements parallèles.
Personnellement je trouve que la procédure d’inscription en ligne est une gymnastique de trop pour les parents d’élèves ou les élèves eux-mêmes, pas forcément habituez à ces nouveaux moyens de paiment. Jugez-en vous-même ce que j’ai pu lire sur le site de Celpaid.
Pour les villes ou communes où il n'existe pas d'établissement financier partenaire de CELPAID.
Etape1:
Le parent d'élève ou l'élève fait le versement des 6.000 F à l'économat de l'étabissement. Un reçu CELPAID d'une valeur de 6.000 f lui sera remis.
Etape2:
Le parent d'élève muni du reçu de versement + le numéro matricule de l'enfant se rend chez le Représentant CELPAID de sa localité:
Mlle/Mme/Mr:.................................................................
Contact:..........................................................................
Pour procéder à l'inscription en ligne de son enfant.
Etape3:
A la fin de l'opération d'inscription, le Représentant CELAPID imprime le reçu électronique qu'il remet au parent d'élève ou à l'élève pour faire les formalités administratives à la scolarité de son établissement.
Pour les villes ou communes où il existent la COOPEC et la CECP.
Etape1:
Le parent d'élève ou l'élève fait le versement des 6.000 F sur le compte bancaire de CELPAID.
Compte COOPEC N°............................................
Compte Caisse d'Epargne de Côte d'Ivoire (CECP): 01201 10952990001 48
Etape2:
Le parent d'élève muni du reçu de versement + le numéro matricule de l'enfant se rend chez le Représentant CELPAID de sa localité:
Mlle/Mme/Mr:.................................................................
Contact:..........................................................................
Pour procéder à l'inscription en ligne de son enfant.
Etape3:
A la fin de l'opération d'inscription, le Représentant CELAPID imprime le reçu électronique qu'il remet au parent d'élève ou à l'élève pour faire les formalités administratives à la scolarité de son établissement.
Et l’entreprise de préciser que :
« Toute inscription qui ne se fera pas selon les prescriptions ci-dessus ne sera pas prise en compte ».
Celpaid se fait de la pub. La galère pour les utilisateurs
"S’il y a une structure qui n'a plus besoin de publicité depuis l'annonce de la rentrée scolaire, c'est bien la Celpaid. Cette maison spécialisée dans les transferts d'argent et achats électroniques vient de décrocher un gros marché" écrivait un journal de la place. Et elle marque le coup. Affiche publicitaire, branding, insertion dans les jounaux, spot radio et télé, bannière sur le web…
Mais finalement, est ce que la procédure d’inscription en ligne a été admise par les concernés ? Et si oui, ont-ils bien perçu la procédure ? Pas si sûr.
Les écoles non concernées sont celles de la Dren1 à savoir Cocody, Adjamé, Williamsville qui s'inscrivent aussi en ligne mais via MTN money à raison de 5500 Fcfa. Par Celpaid, l'inscription s'élève à 6000 Fcfa. Pourtant, l’insuffisance d’agence d'agences Celpaid dans les communes est sû de tous.
Quelques exemples :
« A Koumassi Prodomo, la seule agence assez exigüe d'ailleurs, recevait tous les élèves de la zone. Désormais, elle est transférée au Lycée municipal de la même commune. Une situation qui n'arrange les élèves du Lycée moderne de Koumassi obligés de parcourir de longues distances pour pouvoir s'y inscrire. Cela occasionne des bousculades, de longues attentes devant les guichets qui ont souvent des problèmes de réseaux. Toute chose qui a provoqué un début tardif des inscriptions le jeudi 27 octobre 2011 au lycée municipal. La rentrée scolaire prévue pour le 24 octobre 2011 devient alors une illusion. Car plus de 70% des élèves passent deux à trois jours devant les guichets sans pouvoir s'inscrire. C'est le cas de T. Ali, élève admis en classe de 1ère A dans le semi-privé. Il affirme être dans le rang depuis trois jours sans être reçu. Car habitant un peu loin du lieu d'inscription, il est fréquemment confronté à des rangs kilométriques ». (Source Nouveau Navire)
« A Daloa, la rentrée tarde à être effective une dizaine de jours après la date officielle, suite à, explique-t-on au niveau des responsables administratifs, des difficultés pour effectuer le paiement des frais d’inscription en ligne.
Si au plan purement administratif tout est prêt (les personnels, les enseignants sont en place et disposent les emplois du temps), les élèves tardent à prendre le chemin des classes en raison, a soutenu un chef d’établissement, de la non maîtrise du système d’inscription en ligne.
A ce sujet, le proviseur du lycée 2 de Daloa, M. Diomandé Zibo Sopoudé, a évoqué des insuffisances d’information tant chez les parents que sur la procédure.
Il est reproché aux structures chargées de l’opération une certaine lenteur, a-t-il ajouté (…) » (Source AIP)
Un deal de « gré à gré » ?
Les rumeurs fusent de partout. Accusant le ministère de l’éducation national d’avoir offert ce marché à Celpaid, alors que les marchés de l’Etat devraient faire l’objet d’appel d’offre. Sans doute avec des ristournes et retro-commissions conséquentes.
Vrai ou faux, le journal français la lettre du continent met les pieds dans le plats. « Le ministre ivoirien de l’Education nationale, Kandia Camara, vient de confier à la société Celpaid le marché du paiement en ligne des frais d’inscription de quelque 5 millions d’élèves ivoiriens », révèle le journal en ligne (et en PDF). Le journal continue pour écrire que « (.) le principal actionnaire de Celpaid n’est autre que son collègue, le ministre de la Construction et de l’Urbanisme Mamadou Sanogo », précisant que « ce contrat, obtenu de gré à gré, fait déjà grincer des dents au sein de la Banque mondiale », toujours selon La Lettre du Continent.
16:42 Publié dans (Petit) Constat, Abidjan de maintenant, Ce que je crois, Education, Fatigué de parler..., On dit quoi ? | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note | Tags : celpaid, inscription en ligne, éducation nationale, côte d'ivoire, abidjan, dren, kandia camara
25 octobre 2011
Moov change les règles de la « Flotte »
Je sais que vous êtes nombreux comme moi en Côte d'Ivoire à être dans une « flotte ». Ce type de solutions que proposent les opérateurs de téléphonie mobile, permet à des personnes qui ont des affinités (professionnelle, amicale, religieuse, ou familiale) de s’appeler gratuitement entre-elles.
Le principe est simple, il faut juste recharger du crédit chaque mois (selon votre abonnement ça peut être 5000/mois ou 10 000FCFA/mois). Cela vous donne le droit de rester dans la flotte et d’appeler vos « membres » GRATUITEMENT. L’avantage avec cette solution est que même quand vous n’avez plus de crédits vous pouvez continuer à joindre tous ceux qui figurent dans votre « flotte ».
Mais voilà, l’opérateur Moov - auquel je suis abonné - a décidé de changer les règles du jeu. Désormais, le premier appel de la journée vers la « flotte » est à « 80 F CFA ». Et si vous n’avez pas de crédits, vous ne pouvez plus joindre personne. Autrement dit, il faut avoir un minimum de 80 francs de crédit dans votre téléphone par jour. [C'est pas cool du tout Grrrrrrrrrr]
Je trouve que ce n’est pas sérieux de leur part de changer la façon de procéder au moment où des milliers de personnes ont désormais adopté la « flot’attitude ».
08:41 Publié dans (Petit) Constat, Bigo Club, Bon à savoir, Coup d'poing | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : moov côte d'ivoire, côte d'ivoire, abidjan, téléphonie mobile
13 octobre 2011
Ces Unes qui tuent
Pour ceux qui ont acheté le journal « L’inter » de ce jeudi 13 octobre, Ils ont dû être deçu par l'attitude adoptée par le quotidien en question. En effet, il y avait "une affiche" qui annonçait : «Camp des réfugiés ivoiriens : 2 présumés espions de Ouattara tués au Ghana ».
Avec un tel titre étalé de la sorte à la Une, le lecteur s’attend à ce que le reporter lui explique ce qui s’est passé dans ce camp et dans quelles conditions ces « deux présumés espions » ont été assassinés. Mais en fait, voici en quoi se résume ce qui nous a valu une telle « affiche publicitaire ».
« (…) C'est d'ailleurs cette psychose qui a été fatale à deux individus taxés d' « espions de Ouattara » : ils ont été tués en septembre dans le camp d'Elubo, à la frontière ivoiro-ghanéenne (…). ».
Et c’est tout. Rien sur le sujet annoncé comme vous pourrez vous en rendre compte en lisant l’intégralité du papier.
Dans un climat où les cœurs peinent à être consolés, où les mémoires gardent encore les stigmates de la guerre qu’à connue la Cöte d’Ivoire, dans une période où l’on parle de réconciliation, je pense que de telles actions sont de nature à jeter l’huile sur le feu et à attiser les tensions.
Dans ce processus de réconciliation et reconstruction de la paix en Côte d’Ivoire les journalistes ont un rôle important à jouer. Et ils le savent. L'excuse de "c'est pour vendre" n'est pas bonne. Elle est à bannir. Surtout que ici, sous nos tropics, la "Titrologie" (néologisme du jargon ivoirien signifiant l'action de regarder les titres de journaux) règne en maître absolu.
Assumons notre mission sérieusement en évitant de jouer avec les mots, avec les "Unes". Surtout pas maintenant. Surtout plus maintenant. Voilà, j’ai dit.
19:14 Publié dans (Petit) Constat, Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : l'inter, journal, quotidien, côte d'ivoire, abidjan, presse écrite
11 octobre 2011
De l’abus de nos numéros
Un ami vient de recevoir cette pub sur son mobile. Elle proviendrait de la LONACI :
« Gagne une Bmw318 en envoyant par sms au 98040 ta proposition de prix de la BMW18l. TROUVE LE PRIX ET GAGNE.TIRAGE CHAQUE SOIR AVANT LE JT DE 20 H ».
Mon ami est tout en colère d'autan plus que selon ces dires, "ce n'est pas la première". Et il a raison.
Je suis également client chez deux opérateurs et je reçois ce genre de message qui s’apparentent à des spams. Je n’ai rien demandé pour qu’on m’envoie ce genre de pub. D’ailleurs [je me le demande bien] de quels droits les opérateurs de téléphonie mobile s’autorisent à communiquer nos numéros à d’autres entreprises. De quel droit eux-mêmes, nous surchargent-ils nos mobiles sans notre consentement.
Je suis peut être mal informé. Mais j’ai besoin de comprendre. Surtout que je commence à regretter de m’être fait identifier.
13:45 Publié dans (Petit) Constat, Bigo Club, Fatigué de parler... | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : mtn, orange, moov, koz, green, téléphonie mobile, abidjan, côte d'ivoire
Nouveaux bacheliers, bienvenus dans la galère !
Il y a des jours comme ça où l’optimisme fout le camp. Surtout quand on parle d’éducation nationale et quand les résultats du baccalauréat sont à 80% d’échec. Les raisons d’une telle contre-performance ? On peut en trouver des tonnes et des tonnes toutes aussi fondées les unes que les autres. On peut rejeter la faute sur les élèves eux-mêmes qui préfèrent les maquis et autres loisirs aux études. On peut accuser le système éducatif d’être mal construit. On peut s’en prendre à la crise post-électorale qui a fait de nos élèves des traumatisés, qui les a empêché d’étudier, qui a obligé certains à devenir des « élèves-déplacés » ou « élèves-exilés ». La liste des raisons qu’on voudra trouver et imaginer est longue.
Pourtant, il faut bien se rendre à l’évidence, jamais des résultats n’avaient été aussi catastrophiques pour les élèves en classe de terminale. Et pour emprunter la « Une » de « Fraternité matin » (le journal gouvernemental) de ce jour : « BAC, la débâcle ». Le mal est là. De plus en plus profond au fil des années. Touchant même les classes du cycle primaire.
« Les résultats de la session 2011 de l’examen du Certificat d’Etudes Primaires Elémentaires (CEPE) ont été proclamés le mardi 20/09/2011 et ont donné un taux d’admission de 58, 22%. Selon Madame le Ministre de l’Education Nationale, Kandia CAMARA, ces résultats ne sont pas fameux comparés à ceux de la session 2010 qui étaient de 68, 90%. » (Source site du ministère de l’éducation nationale)
Je me demande bien ce qu’il en sera pour les résultats prochains du BEPC (Brevet d'étude du premier cycle) et du BTS (Brevet de Techniciens supérieurs) ? Certainement, dans la même mouvance.
Pourtant, les nouveaux bacheliers ne sont pas forcément les plus heureux. Vers qu’elles universités iront-ils ? Certainement pas vers celles de Cocody ou d’Abobo-Adjamé. Elles sont (officiellement) fermées pour rénovation. Pour combien de temps ? Nul ne le sait. De nombreux étudiants, sont donc là, à attendre impatiemment qu’une date leur soit communiquée. « C’est une année blanche qui ne dit pas son nom » me lançait un étudiant en communication avant de tenter de me démontrer que « pour les tenants du pouvoir actuel, annoncer une année blanche est mauvais pour leur communication et pour leur image. Eux qui ont voulu montrer et prouver qu’en dépit de tout il pouvait sauver l’école ivoirienne ».
Je demandais à un de mes jeunes amis son année d’étude. Il m’a répondu avec un éclat de rire : « Je suis année de maitrise, si l’université ouvre. Sinon considérons que je suis en Licence de droit ». Derrière ce rire, se cachait une grosse angoisse. Celle d’un avenir académique incertain.
Pour les nouveaux bacheliers donc, rien de rassurant les attends. « A part ceux dont les parents ont les moyens pour une université privée –dont la scolarité est au bas mot à 700 000 Francs CFA (un peu plus de 1000 euros) - ou pour les envoyer à l'étranger ».
Il est donc temps de se poser un peu pour que tous les acteurs du système éducatif ivoirien fassent un vrai diagnostic. COGES, Parents d’élèves, associations estudiantine et scolaire, ministère de l’éducation nationale, partenaires de notre système éducatif. Et qu'à ce diagnostic on y apporte de vraies réponses et des solutions durables. Parce qu’avec de tels scores ne soyons pas étonnés qu’à l’extérieur nos diplômes perdent de la valeur.
08:51 Publié dans (Petit) Constat, Ce que je crois, Education, On dit quoi ? | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : baccalauréat 2011, bac 2011, côte d'ivoire, abidjan examen














